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Moins d'un Français sur trois prêt à acheter des obligations d'Etat
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Moins d'un Français sur trois prêt à acheter des obligations d'Etat
Moins d'un Français sur trois prêt à acheter des obligations d'Etat
Le Monde
Moins d'un tiers des Français se déclarent prêts à racheter de la dette publique française si on leur en donnait la possibilité, selon un sondage Harris pour le quotidien La Tribune à paraître mardi 29 novembre. Seuls 6 % des Français achèteraient "certainement" des obligations d'Etat à des taux comparables à ceux pratiqués par les banques, et 24 % "probablement", précise l'enquête. A l'inverse, 65 % des Français ne s'y risqueraient "certainement pas" (34 %) ou "probablement pas" (31 %).
Deux pays, l'Italie et la Belgique, ont récemment proposé aux particuliers d'acheter des emprunts d'Etat. La "journée des bons du Trésor", au cours de laquelle les Italiens étaient appelés lundi à acquérir la dette de leur pays, a rencontré un franc succès, tandis qu'en Belgique, le gouvernement a lancé jeudi un emprunt d'Etat qui a été bien accueilli par les particuliers.
En outre, seuls 16 % des Français jugent que les institutions européennes se sont montrées "très" ou "plutôt" efficaces pour limiter les effets de la crise financière et les dangers pesant sur la zone euro. Ils sont 78 % des Français à estimer que ces institutions ont été "plutôt pas" et "pas du tout" efficaces.
Une majorité (59 %) des sondés estime que le rachat, par la Banque centrale européenne (BCE), d'une partie importante des dettes des Etats de la zone euro ferait baisser la spéculation sur la dette. Mais 56 % jugent que cela dissuaderait les Etats de faire de réels efforts pour réduire leurs déficits et 53 % que cela pourrait favoriser l'inflation.
Près des deux tiers des personnes interrogées (64 %) estiment que les Etats de l'Union européenne doivent pouvoir prendre des mesures individuelles pour lutter contre leur dette publique sans nécessairement avoir l'accord des autres pays membres. Mais 45 % souhaitent que l'UE fasse évoluer son mode de fonctionnement vers plus de contrôle des budgets des Etats par la Commission européenne et une moindre autonomie de chacun des pays membres.
Le sondage a été réalisé du 25 au 28 novembre auprès de 1 567 individus représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.
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Très intéressant. Et vous?
Le Monde
Moins d'un tiers des Français se déclarent prêts à racheter de la dette publique française si on leur en donnait la possibilité, selon un sondage Harris pour le quotidien La Tribune à paraître mardi 29 novembre. Seuls 6 % des Français achèteraient "certainement" des obligations d'Etat à des taux comparables à ceux pratiqués par les banques, et 24 % "probablement", précise l'enquête. A l'inverse, 65 % des Français ne s'y risqueraient "certainement pas" (34 %) ou "probablement pas" (31 %).
Deux pays, l'Italie et la Belgique, ont récemment proposé aux particuliers d'acheter des emprunts d'Etat. La "journée des bons du Trésor", au cours de laquelle les Italiens étaient appelés lundi à acquérir la dette de leur pays, a rencontré un franc succès, tandis qu'en Belgique, le gouvernement a lancé jeudi un emprunt d'Etat qui a été bien accueilli par les particuliers.
En outre, seuls 16 % des Français jugent que les institutions européennes se sont montrées "très" ou "plutôt" efficaces pour limiter les effets de la crise financière et les dangers pesant sur la zone euro. Ils sont 78 % des Français à estimer que ces institutions ont été "plutôt pas" et "pas du tout" efficaces.
Une majorité (59 %) des sondés estime que le rachat, par la Banque centrale européenne (BCE), d'une partie importante des dettes des Etats de la zone euro ferait baisser la spéculation sur la dette. Mais 56 % jugent que cela dissuaderait les Etats de faire de réels efforts pour réduire leurs déficits et 53 % que cela pourrait favoriser l'inflation.
Près des deux tiers des personnes interrogées (64 %) estiment que les Etats de l'Union européenne doivent pouvoir prendre des mesures individuelles pour lutter contre leur dette publique sans nécessairement avoir l'accord des autres pays membres. Mais 45 % souhaitent que l'UE fasse évoluer son mode de fonctionnement vers plus de contrôle des budgets des Etats par la Commission européenne et une moindre autonomie de chacun des pays membres.
Le sondage a été réalisé du 25 au 28 novembre auprès de 1 567 individus représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.
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Très intéressant. Et vous?
Re: Moins d'un Français sur trois prêt à acheter des obligations d'Etat
Ça m'intéresserait peut-être mais j'avoue n'avoir aucune idée de la façon dont ça fonctionnerait.
_________________
"Savoir distinguer le mouvement qui vient des convoitises du mouvement qui vient des principes, combattre l'un et seconder l'autre, c'est là le génie et la vertu des grands révolutionnaires."
Victor Hugo, Quatrevingt-treize.
"Il est temps que l'on oublie qu'il y a eu des chefs. La République est un vaste atelier où il n'y a aucun chef : nous en sommes tous les ouvriers.
Jean-Marie Collot d'Herbois.

Tanityaël- "Le coup passa si près..."
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Re: Moins d'un Français sur trois prêt à acheter des obligations d'Etat
J' vous dis pas ce qu'en pensent les Allemands.....!

Clavier- Gd Officier de la francophonie

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Re: Moins d'un Français sur trois prêt à acheter des obligations d'Etat
Personnellement je serais prêt à prendre le risque à hauteur de mes moyens qui sont limités, la présence dans mon binôme gouvernementale d'un élément plus porté sur la quincaillerie ornementale et la préservation du maigre patrimoine à des fins post mortem semblent indiquer que la décision donnerait lieu à de vifs débats (sans pour autant que l'un des deux quitte l'hémicycle, on en vu d'autres !
)

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Re: Moins d'un Français sur trois prêt à acheter des obligations d'Etat
L'émission d'obligation ne règle rien au problème de fond. La crise est structurelle. A force de délocaliser en Chine ou dans d'autres pays de l'est, il y a de moins en moins de production, donc de moins en moins d'emploi. Or, pour relancer la croissance, il faut créer de l'emploi, donc relocaliser des activités industrielles, protéger notre marché et nos technologies. Nous en sommes très loin.
Selon mon point de vue, les obligations en question, qu'elles soient émises par la France, la Belgique ou l'Italie, sont comme les papiers russes du début du siècle précédent.
Cela ne résout rien, si ce n'est que donner un ballon d'oxygène pendant un court moment, et les épargnants - qui deviennent de moins en moins nombreux - risquent de ne plus voir la couleur de leurs économies.
Selon mon point de vue, les obligations en question, qu'elles soient émises par la France, la Belgique ou l'Italie, sont comme les papiers russes du début du siècle précédent.
Cela ne résout rien, si ce n'est que donner un ballon d'oxygène pendant un court moment, et les épargnants - qui deviennent de moins en moins nombreux - risquent de ne plus voir la couleur de leurs économies.

Ulmo- Gd Officier de la francophonie

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Re: Moins d'un Français sur trois prêt à acheter des obligations d'Etat
Tanityaël a écrit:Ça m'intéresserait peut-être mais j'avoue n'avoir aucune idée de la façon dont ça fonctionnerait.
On en vend au Canada depuis... 1943 si ma mémoire est bonne! Étonnant et même bizarre que cela n'existe pas en France. Vous êtes certains que ça n'existe pas???? L'État doit certainement offrir sa dette au financement local ce serait autrement assez invraisemblable.
Cela s'achète dans toute banque aussi facilement qu'un dépôt à terme. Rien de plus facile.
On peut même acheter tout cela par Internet au Québec : http://www.epq.gouv.qc.ca/principal.jsp
Chose certaine, la France serait moins sensible aux influences extérieures si sa dette lui "appartenait" au lieu d'appartenir (?) aux banques étrangères. Soit dit en passant, on dit partout que les Chinois sont les plus grands créanciers des É.U.. Il faut y aller mollo. Les Chinois ne détiennent que 10% de la dette à long terme des É.U. Faudrait voir le cas de la France. Je n'ai pas les données en tête, je vais creuser cela.
Dernière édition par Normand Choinière le Mar 29 Nov - 16:38, édité 1 fois
Re: Moins d'un Français sur trois prêt à acheter des obligations d'Etat
Ulmo a écrit:L'émission d'obligation ne règle rien au problème de fond. La crise est structurelle. A force de délocaliser en Chine ou dans d'autres pays de l'est, il y a de moins en moins de production, donc de moins en moins d'emploi. Or, pour relancer la croissance, il faut créer de l'emploi, donc relocaliser des activités industrielles, protéger notre marché et nos technologies. Nous en sommes très loin.
Selon mon point de vue, les obligations en question, qu'elles soient émises par la France, la Belgique ou l'Italie, sont comme les papiers russes du début du siècle précédent.
Cela ne résout rien, si ce n'est que donner un ballon d'oxygène pendant un court moment, et les épargnants - qui deviennent de moins en moins nombreux - risquent de ne plus voir la couleur de leurs économies.
Oui, cela ne règle rien en terme de solutions pour l'emploi. Mais cela rend le pays moins dépendant de l'extérieur... ce qui est souhaitable. D'autre part, il ne faut pas partir en peurs. Même si l'euro disparaissait, que le franc renaissait avec une moins grande valeur, il ne faut pas penser que l'épargnant ayant acheté des obligation de l'État français verrait son avoir tomber à zéro. La France même avec un déficit public... détestable et abusif, ce n'est quand même pas rien au point de vue économique... ni la Belgique. On ne parle pas d'obligations afghanes ou ou du Burkina Faso!
Re: Moins d'un Français sur trois prêt à acheter des obligations d'Etat
Normand Choinière a écrit:Oui, cela ne règle rien en terme de solutions pour l'emploi. Mais cela rend le pays moins dépendant de l'extérieur... ce qui est souhaitable. D'autre part, il ne faut pas partir en peurs. Même si l'euro disparaissait, que le franc renaissait avec une moins grande valeur, il ne faut pas penser que l'épargnant ayant acheté des obligation de l'État français verrait son avoir tomber à zéro. La France même avec un déficit public... détestable et abusif, ce n'est quand même pas rien au point de vue économique... ni la Belgique. On ne parle pas d'obligations afghanes ou ou du Burkina Faso!
Sans doute. Cependant, je préfère rester prudent. Même si les taux d'intérêt de ces obligations sont intéressants, l'inflation va passer par là.
Et aussi, que va faire les Etats avec l'argent récolté ? Si c'est pour investir et créer de l'emploi, d'accord. Dans ce cas c'est une bonne dette.
Par contre, si c'est pour payer les intérêts de dette existantes, c'est une mauvaise dette. Car après il faudra à nouveau faire appel à l'épargne des citoyens et/ou augmenter les impôts. Au final, l'épargne sera engloutie dans la dette.

Ulmo- Gd Officier de la francophonie

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Re: Moins d'un Français sur trois prêt à acheter des obligations d'Etat
Le remboursement des intérêts de la dette pèse aujourd'hui très lourd dans le budget de l'état, si nous étions de bons citoyens et confiant dans nos politiciens nous donnerions spontanément de l'argent pour regagner vis à vis des financiers de toutes sortes un peu d'indépendance et de fierté et aussi un bol d'air pour nos services publiques.
Mais notre naïveté ayant ses limites, des obligations d'état rémunérées faiblement, pourquoi pas ?
D'ailleurs les emprunts d'états régulièrement lancés aux fins d'investissements pour de grandes réalisations trouvent preneurs. Par contre je sais pas si le dernier, lancer par Sarko en 2009 était réservé aux voleurs (oups! pardon aux marchés) ou aux particuliers, j'aurais tendance, connaissant le bonhomme à parier pour un pudique "marchés".
Mais notre naïveté ayant ses limites, des obligations d'état rémunérées faiblement, pourquoi pas ?
D'ailleurs les emprunts d'états régulièrement lancés aux fins d'investissements pour de grandes réalisations trouvent preneurs. Par contre je sais pas si le dernier, lancer par Sarko en 2009 était réservé aux voleurs (oups! pardon aux marchés) ou aux particuliers, j'aurais tendance, connaissant le bonhomme à parier pour un pudique "marchés".

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Re: Moins d'un Français sur trois prêt à acheter des obligations d'Etat
Ulmo a écrit:Sans doute. Cependant, je préfère rester prudent. Même si les taux d'intérêt de ces obligations sont intéressants, l'inflation va passer par là.
1-L'infltion va effectivement passer par là et atitendez-vous à avoir des rendements négatifs. Mais cela dépend du produit financier choisi. Au Québec, il y a toutes sortes d'obligations de l'État. À terme fixes, à intérêt fixe, selon les indices boursiers. etc...
2= Si vous prenez des obligations disons classique avec terme d'un an ou de 5 ans, attendez-vous, en France, avec les évaluations des agences à avoir quelque chose se situant entre 1.5% et 3% maximum. Même avec une classe AA pesprective négative, les obligations d'états sont considérées comme un placement sécuritaire et ne rapportent pas groa. Pas de risque, pas de gros taux.
Et aussi, que va faire les Etats avec l'argent récolté ? Si c'est pour investir et créer de l'emploi, d'accord. Dans ce cas c'est une bonne dette.
Par contre, si c'est pour payer les intérêts de dette existantes, c'est une mauvaise dette. Car après il faudra à nouveau faire appel à l'épargne des citoyens et/ou augmenter les impôts. Au final, l'épargne sera engloutie dans la dette.
Ce genre de considérations "idéologiques" ou "philosophiques" sont considérées sans intérêt ou pertinence par celui qui place de l'argent dans les obligation d'un état (ou autres). Il n'y a qu'une chose qui compte : ce que ça rapporte par rapport au risque. Ce n'est que du verbiage de politiciens pour le capitaliste.
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