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les mafieux de la Finance

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les mafieux de la Finance

Message par maxi le Ven 25 Nov - 9:09

Révélations. Les bandits de la finance
Éric Branca le jeudi, 24/11/2011 - Valeurs Actuelles



Manifestation devant le siège de Goldman SachsParce qu’ils ruinent la confiance, ils sont les pires ennemis du capitalisme. Une équipe coordonnée par Xavier Raufer dévoile dans un livre choc, “la Finance pousse-au-crime”, le rôle majeur joué par la délinquance financière dans la crise actuelle.

Et si le crime financier (fraude, escroquerie, trafics en tout genre) était au moins aussi important que “la main invisible des marchés” pour expliquer le déclenchement du cataclysme économique que nous traversons ? Xavier Raufer, que nos lecteurs connaissent bien, a réuni une équipe de choc pour étudier la “scène de crime” d’où tout est parti, le Wall Street des dix dernières années : un policier, spécialiste du renseignement criminel international, Jean-François Gayraud, un universitaire spécialisé dans les sciences de gestion, Pascal Junghans, un inspecteur des impôts, spécialiste du blanchiment, Noël Pons, et un magistrat, spécialiste des questions douanières, Charles Prats. À eux cinq, ils ont dépouillé une montagne de rapports et de documents à la fois judiciaires et financiers, et consulté les sources les plus fiables, des rapports du Congrès américain aux archives de l’Onu DC (Onu Drogue and Crime) qui constatent l’effet d’aubaine créé par la crise des subprimes au profit de l’argent sale, d’origine criminelle ou terroriste, lequel s’est engouffré dans l’économie légale, en manque de liquidités…

Dans le scandale des subprimes lui-même, ils mettent au jour les éléments d’une “escroquerie systémique” qui, profitant de la grande dérégulation de Wall Street, sous Bill Clinton, a mis le feu aux poudres : le détournement, via une ingénierie financière “high-tech”, de l’argent des banques jusqu’alors destiné à l’économie réelle vers des montages frauduleux qui allaient contaminer le monde entier.

Des bénéficiaires de cette escroquerie (une poignée de prédateurs ayant revendu à temps la dette de leurs clients insolvables) jusqu’à leurs victimes (les 20 millions de ménages incapables de rembourser), en passant par le contexte législatif et réglementaire ayant permis à ces mêmes prédateurs d’agir sans contrôle, Raufer et ses coauteurs offrent en moins de 150 pages une synthèse lumineuse de la question. Sans oublier quelques portraits instructifs : on découvre les liens structurels qui existaient entre Madoff et des figures de premier plan de la mafia (Robert Jaffe, en particulier) ; on apprend surtout que, bien avant le déclenchement de la crise, des voix s’étaient élevées pour prévoir le pire et que les politiques les ont méthodiquement négligées.

Les auteurs sont particulièrement sévères pour l’Administration démocrate : celle de Bill Clinton, sous lequel, écrit Jean-François Gayraud, « Washington (présidence, Congrès) s’est incliné devant New York (Wall Street) » ; mais aussi et surtout l’Administration Obama qui, loin de tirer les leçons de la crise de 2007-2008, a assoupli les derniers obstacles réglementaires qui auraient pu empêcher la fraude de prospérer. Résultat : « La crise a affecté à peu près tout le monde, sauf ses opérateurs directs » dont aucun, à l’exception notoire de Madoff, que le choix du “plaider coupable” a dispensé de s’expliquer, n’a été durablement inquiété par la justice.

Or, rappellent les auteurs, « un marché récompensant les pratiques douteuses conduit à une allocation biaisée des ressources. Un marché ne peut fonctionner sans un certain niveau de confiance entre ses acteurs : la méfiance conduit les opérateurs économiques et financiers à la timidité. L’efficacité, à moyen terme, pour l’intérêt général, penche plus du côté des bonnes pratiques que des mauvaises ».

La confiance, matériau de base du capitalisme, de l’investissement et de la croissance, voilà bien ce qu’ont détruit les “pousse-au- crime” de la finance. Et pourtant, plaide Raufer, on ne peut se passer des financiers ! C’est aussi à eux que s’adresse ce livre, qui plaide pour la lucidité. « Le monde financier doit prendre conscience de l’existence d’une autre main invisible, celle du crime, capable d’intimider, de menacer, de truquer, d’éliminer, et ce dans une discrétion et un silence de mort… Il doit réaliser que le crime organisé transnational n’est pas un agacement mineur, un zéro au bout de la ligne, mais la seule force structurée au monde sachant, depuis quatre ou cinq décennies, manipuler, diriger et dissimuler à travers la planète des centaines de milliards de dollars et d’euros. » Or il en va de la délinquance économique comme de la délinquance tout court. Comme l’écrit Jean-François Gayraud, « moins un système est perçu comme capable de sanctions crédibles et effectives, plus il encourage ses acteurs en situation d’opportunités criminelles à passer à l’acte et à récidiver ». Ce qui est vrai pour un caïd de banlieue l’est aussi pour les candidats à la succession de Madoff. Eric Branca

La Finance pousse-au-crime, sous la direction de Xavier Raufer, Choiseul, 144 pages, 17 €.




J'ai tj pensé que c'était la mafia qui avait assassiné JFK


Dernière édition par maxi le Ven 25 Nov - 10:21, édité 1 fois

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Re: les mafieux de la Finance

Message par Personne le Ven 25 Nov - 9:50

On ne bâtira rien de neuf si l'on sort indemne de cette crise.
Je ne crois pas au complot organisé, chacun dans son coin "profite" comme il peut, en fonction des hasards de sa naissance.
Aucun homme ne devrait pouvoir disposer de bien plus de dix fois supérieurs à celui d'un autre homme. Un principe simple qui me tient à coeur et dont je suis bien incapable d'en prédire les conséquences funestes s'il venait à être appliqué Razz

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Re: les mafieux de la Finance

Message par maxi le Ven 25 Nov - 10:22

La mafia c'est une organisation, c'est tout sauf de l'amateurisme

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