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Autisme: un syndrome ignoré
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Re: Autisme: un syndrome ignoré
Wallace propose une thèse qui m'apparait crédible sur l'autisme ou toute pathologie semblable à l'autisme. Il considère que seul les soins sont probants ,de type psy et surtout appliqué dès la naissance et la prim enfance... Un avis que je partage, car contrairement à un ado normal ,ma petite fille possède une maturité certes totalement dépendante des parents ,mais parfaitement affirmée et celle ci s'avère dorénavant inapte à évoluer...Son monde est construit , mais avec une évolution anormale ,cela s'accompagne par exemple , par le fait qu'à 16 ans ,elle a toujours ses dents de lait , ses préoccupations se concentrant sur deux pôles ,d'une part manger et d'autre part les Puzzles....
Elle ne sait ni lire ni écrire ,cependant capable de déchiffer oralement des mots maintes fois répétés.
L'équilibre et la démarche sont précaires ,la vue déficiente etc etc.
Trop d'handicaps réels pour ne serait ce qu'envisager un semblant d'auronomie.
Elle ne sait ni lire ni écrire ,cependant capable de déchiffer oralement des mots maintes fois répétés.
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un artisan- Gd Officier de la francophonie

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Re: Autisme: un syndrome ignoré
Autisme: des psychanalystes attaquent en justice une documentariste
Par Estelle Saget, publié le 18/11/2011
Le packing, pratique qui consiste à envelopper l'enfant dans des couvertures humides est considéré comme "barbare" par les associations.
Par Estelle Saget, publié le 18/11/2011
Le packing, pratique qui consiste à envelopper l'enfant dans des couvertures humides est considéré comme "barbare" par les associations.
Une bataille judiciaire s'engage autour du film Le mur, ou la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme qui conclut à l'échec de la psychanalyse chez les enfants autistes.
La bataille judiciaire autour du documentaire Le mur, ou la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme est engagée. Une première audience s'est tenue le 15 novembre devant le tribunal de grande instance de Lille. Trois des psychanalystes interviewés dans ce film, disponible sur Internet depuis deux mois, demandent que celui-ci soit interdit d'exploitation. Ils réclament à la documentariste et productrice indépendante, Sophie Robert, la somme de 290 000 euros, pour l'essentiel des dommages et intérêts.
Ce documentaire de 52 minutes est présenté, sur le site de l'association Autistes sans frontières, comme une "véritable démonstration par l'absurde de l'inefficacité de l'approche psychanalytique de l'autisme." Les plaignants, Eric Laurent, Esthela Solano et Alexandre Stevens, membres de l'Ecole de la cause freudienne fondée par Jacques Lacan, estiment avoir été "piégés". Le projet, qui leur a été présenté sous le titre Voyage dans l'inconscient, s'est révélé, selon eux, une "entreprise polémique destinée à ridiculiser la psychanalyse". Dans leur requête, ils écrivent: "On a dénaturé la pensée et les propos des intervenants en les réduisant ou en déformant leur sens par des commentaires."
"Les propos ne sont pas sortis de leur contexte"
Cette affaire survient alors que la plupart des associations représentant les autistes et leurs familles dénoncent l'approche psychanalytique du traitement de la maladie en France. Elles réclament en vain, depuis des années, l'accès à des thérapies dites "éducatives" largement développées à l'étranger. Citée par Rue 89, la déléguée générale d'Autistes sans frontières, Delphine Piloquet souligne la rudesse de leur combat: "On a l'impression qu'on attaque une religion d'Etat, c'est une fatwa qui s'abat sur ce film." Un site parodique de la pensée des Lacaniens reprend d'ailleurs, avec humour, l'essentiel de la polémique sous un titre explicite, Sang sur le Mur!
Les juges doivent rendre, le 29 novembre, une première décision concernant la demande de saisie des rushes, c'est-à-dire les séquences brutes du tournage. Interrogé par L'Express, l'avocat des plaignants, Me Christian Charrière-Bournazel, justifie cette demande en expliquant que "ses clients veulent pouvoir visionner les rushes afin de voir le montage qui en a été fait." De fait, l'affaire a commencé quand la documentariste, Sophie Robert, a découvert un post-it collé sur sa boîte aux lettres, dans l'immeuble du vieux Lille qu'elle habite - sa société, Océan invisible production, y est également domiciliée. Le papier indiquait qu'elle devait rappeler un huissier dont le numéro était mentionné.
L'huissier, qu'elle a reçu le 25 octobre, l'a informée de la procédure en cours et lui a demandé les rushes. Sophie Robert a refusé, considérant que cette demande était "attentatoire au secret des sources des journalistes." Hormis les 3 plaignants, 24 autres personnes ont en effet été interviewées pour ce documentaire. Par la suite, elle a communiqué à l'huissier les transcriptions écrites des séquences dont sont tirés les propos des trois plaignants. "Je n'ai rien à cacher, affirme-t-elle. Les propos tenus par les intéressés ne sont pas sortis de leur contexte, ils sont d'ailleurs conformes aux thèses psychanalytiques connues et mises en oeuvre de longue date."
Les psychanalistes dans l'impasse face à l'autisme
Le fond de l'affaire, avec la question de l'interdiction d'exploitation, sera abordé lors d'une seconde audience, fixée au 8 décembre. L'avocat de la documentariste, Me Benoît Titran, alerte sur l'importance des débats. "On n'est pas dans la diffamation mais dans la question du droit à l'image, analyse-t-il. Les plaignants ont livré de l'information en connaissance de cause. Ils se sont rendu compte après-coup de la portée de leurs propos, ne les assument plus et voudraient pouvoir revenir sur les autorisations qu'ils ont données. Si le tribunal accédait à leur demande, ce serait la base même du travail journalistique qui serait sapée."
Au-delà du sort de ce documentaire, c'est la question du traitement des enfants autistes qui est posée, une nouvelle fois, dans ce procès. Leur pathologie est aujourd'hui considérée par la majorité de la communauté scientifique comme un trouble neurologique, sans doute d'origine génétique. Des associations de parents se battent pour que des programmes destinées à pallier ce handicap, comme ABA ou Pecs, soient développés en France. Mais pour les psychanalystes, l'autisme s'explique toujours par une mauvaise relation avec la mère, qui serait soit trop fusionnelle, soit trop distante.
Dès lors, que peuvent attendre les autistes de la psychanalyse? Les thérapeutes renommés interrogés dans le film donnent, avec une sincérité confondante, le sentiment d'être dans l'impasse. "Le plaisir de s'intéresser à une bulle de savon, répond l'un d'eux après un long silence. Je ne peux pas vous répondre autre chose." Un autre explique: "Avec un enfant autiste, j'en fais très peu. Très peu, ça veut dire quoi? Que je pose mes fesses, que je me mets à côté de lui et j'attends qu'il se passe quelque chose." Un troisième: "J'essaie d'apprivoiser l'enfant, je me tiens en retrait." Aucun ne cite la méthode du packing, pourtant basée sur des fondements psychanalytiques, mais sans doute trop décriée pour être mentionnée. Celle-ci consiste à envelopper l'enfant dans des couvertures froides et humides avec l'objectif de l'apaiser, un traitement considéré comme "barbare" par plusieurs associations.
En demandant l'interdiction du documentaire litigieux, les trois psychanalystes ont pris un risque. Celui d'attirer l'attention générale sur un film dont l'audience est restée confinée, jusqu'ici, aux militants de la cause des enfants autistes.
La bataille judiciaire autour du documentaire Le mur, ou la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme est engagée. Une première audience s'est tenue le 15 novembre devant le tribunal de grande instance de Lille. Trois des psychanalystes interviewés dans ce film, disponible sur Internet depuis deux mois, demandent que celui-ci soit interdit d'exploitation. Ils réclament à la documentariste et productrice indépendante, Sophie Robert, la somme de 290 000 euros, pour l'essentiel des dommages et intérêts.
Ce documentaire de 52 minutes est présenté, sur le site de l'association Autistes sans frontières, comme une "véritable démonstration par l'absurde de l'inefficacité de l'approche psychanalytique de l'autisme." Les plaignants, Eric Laurent, Esthela Solano et Alexandre Stevens, membres de l'Ecole de la cause freudienne fondée par Jacques Lacan, estiment avoir été "piégés". Le projet, qui leur a été présenté sous le titre Voyage dans l'inconscient, s'est révélé, selon eux, une "entreprise polémique destinée à ridiculiser la psychanalyse". Dans leur requête, ils écrivent: "On a dénaturé la pensée et les propos des intervenants en les réduisant ou en déformant leur sens par des commentaires."
"Les propos ne sont pas sortis de leur contexte"
Cette affaire survient alors que la plupart des associations représentant les autistes et leurs familles dénoncent l'approche psychanalytique du traitement de la maladie en France. Elles réclament en vain, depuis des années, l'accès à des thérapies dites "éducatives" largement développées à l'étranger. Citée par Rue 89, la déléguée générale d'Autistes sans frontières, Delphine Piloquet souligne la rudesse de leur combat: "On a l'impression qu'on attaque une religion d'Etat, c'est une fatwa qui s'abat sur ce film." Un site parodique de la pensée des Lacaniens reprend d'ailleurs, avec humour, l'essentiel de la polémique sous un titre explicite, Sang sur le Mur!
Les juges doivent rendre, le 29 novembre, une première décision concernant la demande de saisie des rushes, c'est-à-dire les séquences brutes du tournage. Interrogé par L'Express, l'avocat des plaignants, Me Christian Charrière-Bournazel, justifie cette demande en expliquant que "ses clients veulent pouvoir visionner les rushes afin de voir le montage qui en a été fait." De fait, l'affaire a commencé quand la documentariste, Sophie Robert, a découvert un post-it collé sur sa boîte aux lettres, dans l'immeuble du vieux Lille qu'elle habite - sa société, Océan invisible production, y est également domiciliée. Le papier indiquait qu'elle devait rappeler un huissier dont le numéro était mentionné.
L'huissier, qu'elle a reçu le 25 octobre, l'a informée de la procédure en cours et lui a demandé les rushes. Sophie Robert a refusé, considérant que cette demande était "attentatoire au secret des sources des journalistes." Hormis les 3 plaignants, 24 autres personnes ont en effet été interviewées pour ce documentaire. Par la suite, elle a communiqué à l'huissier les transcriptions écrites des séquences dont sont tirés les propos des trois plaignants. "Je n'ai rien à cacher, affirme-t-elle. Les propos tenus par les intéressés ne sont pas sortis de leur contexte, ils sont d'ailleurs conformes aux thèses psychanalytiques connues et mises en oeuvre de longue date."
Les psychanalistes dans l'impasse face à l'autisme
Le fond de l'affaire, avec la question de l'interdiction d'exploitation, sera abordé lors d'une seconde audience, fixée au 8 décembre. L'avocat de la documentariste, Me Benoît Titran, alerte sur l'importance des débats. "On n'est pas dans la diffamation mais dans la question du droit à l'image, analyse-t-il. Les plaignants ont livré de l'information en connaissance de cause. Ils se sont rendu compte après-coup de la portée de leurs propos, ne les assument plus et voudraient pouvoir revenir sur les autorisations qu'ils ont données. Si le tribunal accédait à leur demande, ce serait la base même du travail journalistique qui serait sapée."
Au-delà du sort de ce documentaire, c'est la question du traitement des enfants autistes qui est posée, une nouvelle fois, dans ce procès. Leur pathologie est aujourd'hui considérée par la majorité de la communauté scientifique comme un trouble neurologique, sans doute d'origine génétique. Des associations de parents se battent pour que des programmes destinées à pallier ce handicap, comme ABA ou Pecs, soient développés en France. Mais pour les psychanalystes, l'autisme s'explique toujours par une mauvaise relation avec la mère, qui serait soit trop fusionnelle, soit trop distante.
Dès lors, que peuvent attendre les autistes de la psychanalyse? Les thérapeutes renommés interrogés dans le film donnent, avec une sincérité confondante, le sentiment d'être dans l'impasse. "Le plaisir de s'intéresser à une bulle de savon, répond l'un d'eux après un long silence. Je ne peux pas vous répondre autre chose." Un autre explique: "Avec un enfant autiste, j'en fais très peu. Très peu, ça veut dire quoi? Que je pose mes fesses, que je me mets à côté de lui et j'attends qu'il se passe quelque chose." Un troisième: "J'essaie d'apprivoiser l'enfant, je me tiens en retrait." Aucun ne cite la méthode du packing, pourtant basée sur des fondements psychanalytiques, mais sans doute trop décriée pour être mentionnée. Celle-ci consiste à envelopper l'enfant dans des couvertures froides et humides avec l'objectif de l'apaiser, un traitement considéré comme "barbare" par plusieurs associations.
En demandant l'interdiction du documentaire litigieux, les trois psychanalystes ont pris un risque. Celui d'attirer l'attention générale sur un film dont l'audience est restée confinée, jusqu'ici, aux militants de la cause des enfants autistes.
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Re: Autisme: un syndrome ignoré
AUTISME: Dès l’âge de 6 mois, des structures cérébrales différentes
SANTELOG extrait de American Journal of Psychiatry
Cette nouvelle étude vient s’ajouter, aux récents résultats* qui permettent d’espérer une détection de plus en plus précoce de l’autisme. Menée par Autism Speaks, cofinancée par le National Institutes of Child Health and Development (NICHD-NIH), cette étude d'imagerie cérébrale infantile, à paraître dans l’édition en ligne du 17 février de l’American Journal of Psychiatry, confirme l’espoir de parvenir prochainement à identifier les enfants à risque d’autisme avant l‘apparition de symptômes comportementaux et dès l’âge de 6 mois.
Car les changements dans le développement cérébral qui sous-tendent les troubles du spectre autistique (TSA) peuvent être détectés bien plus tôt que les comportements associés aux TSA, généralement identifiés après le premier anniversaire d'un bébé.
L’auteur principal de l’étude Infant Brain Imaging Study (IBIS), le Dr Joe Piven, directeur de l’Institute for Developmental Disabilities à Chapel Hill (Université de Caroline du Nord), et ses collègues ont étudié le cerveau et le développement des comportements chez 92 nourrissons. Ces enfants avaient frères et sœurs aînés atteints d’autisme et présentaient donc un risque plus élevé de développer un TSA.
L'objectif est de pouvoir intervenir le plus tôt possible pour prévenir ou réduire l'apparition des symptômes invalidants, rappellent les chercheurs. Un domaine prioritaire de la recherche est donc d'identifier les mécanismes génétiques et biologiques spécifiques, pouvant expliquer les différences observées dans le développement cérébral. En évaluant par imagerie médicale les cerveaux des nourrissons à 6 mois, 1 an et 2 ans, les chercheurs ont créé une base d’images tridimensionnelles montrant l'évolution de la substance blanche du cerveau de chaque enfant. La substance blanche, particulièrement riche en fibres nerveuses comporte les principales voies de communication entre les différentes régions du cerveau.
Des différences cérébrales à 6 mois : Les 28 nourrissons qui ont développé l’autisme, ont montré des types de développement de la substance blanche pour 12 des 15 voies cérébrales majeures étudiées par rapport aux 64 autres nourrissons qui n’ont pas développé de TSA. A 6 mois, les chercheurs ont constaté des différences puis, au fil du temps, un ralentissement dans le développement de la substance blanche.
Il est trop tôt pour affirmer que les techniques d'imagerie cérébrale utilisées dans l'étude pourront identifier les enfants à risque de TSA dans la petite enfance mais ces résultats vont permettre de développer de meilleurs outils de diagnostic des TSA et de mesure d’efficacité biologique des thérapies d'intervention précoce.
Source: American Journal of Psychiatry 2012 10.1176/appi.ajp.2011.11091447
SANTELOG extrait de American Journal of Psychiatry
Cette nouvelle étude vient s’ajouter, aux récents résultats* qui permettent d’espérer une détection de plus en plus précoce de l’autisme. Menée par Autism Speaks, cofinancée par le National Institutes of Child Health and Development (NICHD-NIH), cette étude d'imagerie cérébrale infantile, à paraître dans l’édition en ligne du 17 février de l’American Journal of Psychiatry, confirme l’espoir de parvenir prochainement à identifier les enfants à risque d’autisme avant l‘apparition de symptômes comportementaux et dès l’âge de 6 mois.
Car les changements dans le développement cérébral qui sous-tendent les troubles du spectre autistique (TSA) peuvent être détectés bien plus tôt que les comportements associés aux TSA, généralement identifiés après le premier anniversaire d'un bébé.
L’auteur principal de l’étude Infant Brain Imaging Study (IBIS), le Dr Joe Piven, directeur de l’Institute for Developmental Disabilities à Chapel Hill (Université de Caroline du Nord), et ses collègues ont étudié le cerveau et le développement des comportements chez 92 nourrissons. Ces enfants avaient frères et sœurs aînés atteints d’autisme et présentaient donc un risque plus élevé de développer un TSA.
L'objectif est de pouvoir intervenir le plus tôt possible pour prévenir ou réduire l'apparition des symptômes invalidants, rappellent les chercheurs. Un domaine prioritaire de la recherche est donc d'identifier les mécanismes génétiques et biologiques spécifiques, pouvant expliquer les différences observées dans le développement cérébral. En évaluant par imagerie médicale les cerveaux des nourrissons à 6 mois, 1 an et 2 ans, les chercheurs ont créé une base d’images tridimensionnelles montrant l'évolution de la substance blanche du cerveau de chaque enfant. La substance blanche, particulièrement riche en fibres nerveuses comporte les principales voies de communication entre les différentes régions du cerveau.
Des différences cérébrales à 6 mois : Les 28 nourrissons qui ont développé l’autisme, ont montré des types de développement de la substance blanche pour 12 des 15 voies cérébrales majeures étudiées par rapport aux 64 autres nourrissons qui n’ont pas développé de TSA. A 6 mois, les chercheurs ont constaté des différences puis, au fil du temps, un ralentissement dans le développement de la substance blanche.
Il est trop tôt pour affirmer que les techniques d'imagerie cérébrale utilisées dans l'étude pourront identifier les enfants à risque de TSA dans la petite enfance mais ces résultats vont permettre de développer de meilleurs outils de diagnostic des TSA et de mesure d’efficacité biologique des thérapies d'intervention précoce.
Source: American Journal of Psychiatry 2012 10.1176/appi.ajp.2011.11091447
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maxi- Francophonomaniaque

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Re: Autisme: un syndrome ignoré
Entre inquiétudes et félicitations : réactions après le rapport sur l'autisme de la Haute autorité de santé
LEMONDE.FR | 08.03.12
Catherine Vincent
LEMONDE.FR | 08.03.12
Recours intensif aux méthodes éducatives et comportementales "recommandé", approches psychanalytiques et psychothérapie institutionnelle "non consensuelles", "opposition formelle" à la technique des enveloppements humides (packing), à l'exception des essais cliniques autorisés. Les recommandations de bonnes pratiques sur la prise en charge des enfants et adolescents souffrant de troubles envahissants du développement (TED), publiées jeudi 8 mars,par la Haute Autorité de santé (HAS) et l'Agence nationale de l'évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (Anesm), suscitent des réactions dans le milieu associatif, politique et psychiatrique.
Le Collectif Autisme, qui rassemble les six fédérations d'associations de parents d'enfants autistes les plus représentatives en France (Asperger Aide France, Autisme France, Autistes sans frontières, Sésame Autisme, Pro Aid Autisme et La Fondation Autisme), note que "seules sont recommandées par la HAS dans le cadre de l'accompagnement des personnes autistes les approches éducatives ayant fait la preuve de leur efficacité". Il regrette cependant "que les approches psychanalytiques soient seulement qualifiées de 'non consensuelles', alors qu'aucune étude scientifique ne valide ces pratiques et qu'elles ne correspondent en rien aux besoins des usagers, pourtant un pilier de la construction des recommandations". Le Collectif précise qu'il sera "particulièrement attentif à ce que des approches dites 'intégratives', sans aucun contenu, ne servent pas à imposer indirectement la psychanalyse ou la psychothérapie institutionnelle, qui ne figurent pas dans les pratiques recommandées".
L'association Vaincre l'autisme, qui a fait de l'interdiction du packing son cheval de bataille, "félicite la HAS pour la sortie de son rapport". Elle estime que celui-ci, "respectueux des droits et besoins des personnes atteintes et, surtout, tenant compte des dernières avancées scientifiques, médicales et pédagogiques internationales, doit désormais être diffusé à large échelle pour ne pas rester lettre morte". Et appelle les pouvoirs publics à en tirer "les conclusions qui s'imposent, à commencer par donner une suite à notre demande de moratoire contre le packing".
Daniel Fasquelle, député (UMP) du Pas-de-Calais, auteur d'une proposition de loi visant à interdire l'approche psychanalytique dans le champ de l'autisme, constate que la HAS "donne enfin raison aux parents, qui revendiquent depuis de nombreuses années la possibilité de recourir à des stratégies éducatives ou comportementales". Il déplore cependant "que la HAS ait reculé sous les pressions corporatistes du lobby psychanalytique, puisqu'elle a simplement choisi de classer les pratiques d'inspiration psychanalytique dans les 'interventions globales non consensuelles'". L'absence de données sur leur efficacité, à la différence des méthodes éducatives et comportementales, aurait dû, selon lui, "les faire figurer dans les pratiques non recommandées, au même titre que les régimes sans gluten, certains sédatifs et d'autres méthodes n'ayant pas fait la preuve scientifique de leur utilité".
La Fédération française de psychiatrie (FFP-CNPP), "dans le contexte actuel de mise en cause de la pédopsychiatrie et de la psychanalyse", rappelle "l'importance, dans le processus médical, de la remise en question constante des connaissances et leur fragilité". Elle précise que "toute affirmation concernant des thérapies, quelles qu'elles soient, même présentées comme ayant une efficacité prouvée ou réfutée a priori, demande à être confrontée à la pratique sur la durée et à de nouvelles études envisageant l'ensemble de la complexité de la question".
Le professeur Pierre Delion, chef du service de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent du CHRU de Lille et principal promoteur français du packing, estime que le rapport de l'HAS est "une catastrophe pour les enfants autistes qui bénéficient du packing et leurs parents". Considérant cette décision "contraire à la réalité scientifique, clinique et thérapeutique", il précise que l'HAS "se disqualifie gravement", et empêche la réalisation de la recherche entreprise pour évaluer l'efficacité de cette technique, "en soumettant les chercheurs concernés à un paradoxe difficile à dépasser, puisqu'il les oblige à demander à des parents l'autorisation d'inclure leur enfant dans une recherche visant à prouver l'efficacité d'une technique qu'elle interdit par ailleurs".
Le Collectif Autisme, qui rassemble les six fédérations d'associations de parents d'enfants autistes les plus représentatives en France (Asperger Aide France, Autisme France, Autistes sans frontières, Sésame Autisme, Pro Aid Autisme et La Fondation Autisme), note que "seules sont recommandées par la HAS dans le cadre de l'accompagnement des personnes autistes les approches éducatives ayant fait la preuve de leur efficacité". Il regrette cependant "que les approches psychanalytiques soient seulement qualifiées de 'non consensuelles', alors qu'aucune étude scientifique ne valide ces pratiques et qu'elles ne correspondent en rien aux besoins des usagers, pourtant un pilier de la construction des recommandations". Le Collectif précise qu'il sera "particulièrement attentif à ce que des approches dites 'intégratives', sans aucun contenu, ne servent pas à imposer indirectement la psychanalyse ou la psychothérapie institutionnelle, qui ne figurent pas dans les pratiques recommandées".
L'association Vaincre l'autisme, qui a fait de l'interdiction du packing son cheval de bataille, "félicite la HAS pour la sortie de son rapport". Elle estime que celui-ci, "respectueux des droits et besoins des personnes atteintes et, surtout, tenant compte des dernières avancées scientifiques, médicales et pédagogiques internationales, doit désormais être diffusé à large échelle pour ne pas rester lettre morte". Et appelle les pouvoirs publics à en tirer "les conclusions qui s'imposent, à commencer par donner une suite à notre demande de moratoire contre le packing".
Daniel Fasquelle, député (UMP) du Pas-de-Calais, auteur d'une proposition de loi visant à interdire l'approche psychanalytique dans le champ de l'autisme, constate que la HAS "donne enfin raison aux parents, qui revendiquent depuis de nombreuses années la possibilité de recourir à des stratégies éducatives ou comportementales". Il déplore cependant "que la HAS ait reculé sous les pressions corporatistes du lobby psychanalytique, puisqu'elle a simplement choisi de classer les pratiques d'inspiration psychanalytique dans les 'interventions globales non consensuelles'". L'absence de données sur leur efficacité, à la différence des méthodes éducatives et comportementales, aurait dû, selon lui, "les faire figurer dans les pratiques non recommandées, au même titre que les régimes sans gluten, certains sédatifs et d'autres méthodes n'ayant pas fait la preuve scientifique de leur utilité".
La Fédération française de psychiatrie (FFP-CNPP), "dans le contexte actuel de mise en cause de la pédopsychiatrie et de la psychanalyse", rappelle "l'importance, dans le processus médical, de la remise en question constante des connaissances et leur fragilité". Elle précise que "toute affirmation concernant des thérapies, quelles qu'elles soient, même présentées comme ayant une efficacité prouvée ou réfutée a priori, demande à être confrontée à la pratique sur la durée et à de nouvelles études envisageant l'ensemble de la complexité de la question".
Le professeur Pierre Delion, chef du service de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent du CHRU de Lille et principal promoteur français du packing, estime que le rapport de l'HAS est "une catastrophe pour les enfants autistes qui bénéficient du packing et leurs parents". Considérant cette décision "contraire à la réalité scientifique, clinique et thérapeutique", il précise que l'HAS "se disqualifie gravement", et empêche la réalisation de la recherche entreprise pour évaluer l'efficacité de cette technique, "en soumettant les chercheurs concernés à un paradoxe difficile à dépasser, puisqu'il les oblige à demander à des parents l'autorisation d'inclure leur enfant dans une recherche visant à prouver l'efficacité d'une technique qu'elle interdit par ailleurs".
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Re: Autisme: un syndrome ignoré
Une affaire de spécialistes qui nous touche dans le sens ou notre rapport à l'autre procède quelquefois d'un autisme présent en chacun de nous.

Personne- ♥ Grand Maitre ♥

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Journée de sensibilisation
Autisme : Journée mondiale de sensibilisation ce lundi
France-Soir

France-Soir

Le 2 avril est la date de la journée mondiale de sensibilisation à l'autisme, reconnu grande cause nationale pour cette année. A cette occasion, de nombreux monuments seront illuminés de bleu partout dans le monde.
L’autisme touche près de 440.000 personnes en France. Et de trop nombreux préjugés continuent à peser sur ce handicap. Pour mettre fin à ceux-ci et sensibiliser les populations, le 2 avril est désigné comme la journée mondiale de l'autisme. A cette occasion, l'association Ensemble pour l'autisme lance cette semaine une campagne de sensibilisation pour mieux faire connaître cette maladie dont les Français sous-estiment la fréquence. Des spots radios de témoignages d'autistes (écoliers, musicienne mère de famille) et un spot TV, illustrant les difficultés de perception de l'autiste, seront diffusés jusqu'au 5 avril grâce au label Grande cause nationale 2012.
Et ce lundi, de nombreux monuments dans le monde seront illuminés en bleu avec notamment en France, le Louvre, le Musée Orsay, Chenonceau, le pont d'Avignon, le Château de Versailles ou encore la mairie de Paris. Selon un sondage OpinionWay, 85% des Français sous-estiment le nombre d'autistes et considèrent presque ce handicap comme une maladie rare. Avant l'âge de 20 ans, l'autisme et autres troubles envahissants du développement touche un enfant sur 150.
Grande cause nationale 2012
L'enquête OpinionWay dévoile des statistiques inquiétantes concernant la vision des Français vis-à-vis de cette maladie. Dans le détail, un Français sur quatre pense que les autistes ont une intelligence supérieure à la normale alors que 30% ont un retard mental. 87% savent qu'un autiste ne parvient pas à communiquer avec les autres. 54% pensent qu'il souffre de troubles neurologiques mais pour 37% c'est une personne qui souffre de troubles psychologiques. Pour 79% des sondés, une personne autiste peut vivre comme les autres, majoritairement avec une aide et plus de 8 sur 10 déclarent que son état peut s'améliorer.
Pourtant un Français sur deux considère qu'un milieu protégé (établissements spécialisés...) est le meilleur environnement pour l'autiste. La très grande majorité (90%) voit dans les techniques éducatives un moyen d'améliorer l'état des autistes. Les Français sont plus partagés concernant les thérapies psychanalytiques : un peu plus d'un sur deux (54%) leur accordent la capacité d'améliorer l'état des autistes, 9% sont d'avis contraire et 36% ne savent pas. Bref la France a du retard et c'est pour le combler que l'autisme a été nommé par François Fillon grande cause nationale de cette année.
Par Maxime Ricard
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Re: Autisme: un syndrome ignoré
Mères obèses : risques d'autisme
Les mères obèses ou diabétiques durant la grossesse sont plus susceptibles de donner naissance à un enfant autiste ou rencontrant des retards de développement, révèle une étude américaine publiée aujourd'hui.
Les résultats de cette étude, parue dans la revue Pediatrics, "sont porteurs de sérieuses préoccupations en termes de santé publique", soulignent les chercheurs. Le mois dernier, les autorités sanitaires américaines avaient révélé que le nombre de cas d'autisme diagnostiqués chez les enfants américains avait augmenté de 23% de 2006 à 2008, pour s'établir à un sur 88 en moyenne.
Les auteurs de l'étude ont ainsi examiné 1.004 couples mère-enfant issus d'horizons socio-économiques les plus divers en Californie (ouest des Etats-Unis). Environ la moitié des enfants du groupe étaient autistes, 172 étaient atteints de troubles du développement et 315 étaient considérés comme normaux.
Problème d'oxygène
Les chercheurs ne disent pas si l'obésité ou le diabète de la mère sont à l'origine des problèmes psychologiques de l'enfant, mais ils établissent une nette corrélation.
Il est ainsi 67% plus probable qu'une mère obèse mette au monde un enfant autiste qu'une femme au poids considéré comme normal. Elle est aussi deux fois plus susceptible d'avoir un enfant atteint d'un trouble quelconque du développement qu'une mère au poids normal et qui ne souffre pas de diabète.
Selon l'étude, plus de 20% des mères ayant un enfant autiste ou atteint d'un retard de développement étaient obèses pendant la grossesse. Tandis que 14% des mères ayant eu des enfants normaux étaient obèses lors de la grossesse.
Le lien entre l'état de santé de la mère et "les problèmes de développement neurologiques de l'enfant est préoccupant et pourrait avoir des répercussions en termes de santé publique," souligne Paula Krakowiak, de l'Université de Californie, dans l'étude.
Les chercheurs estiment que les problèmes rencontrés par le foetus lors de son développement pourraient être engendrés par une trop longue exposition à de forts taux d'insuline absorbés par la mère diabétique, qui nécessite une plus grande quantité d'oxygène et pourrait de ce fait restreindre l'accès de l'enfant à naître à ce même oxygène.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/04/09/97001-20120409FILWWW00375-meres-obeses-risques-d-autisme.php
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Certains souhaitent interdire la psychanalyse pour avoir pointé les mères dépressives comme cause possible de l'autisme. En fera-t-on autant avec la diététique?
Les mères obèses ou diabétiques durant la grossesse sont plus susceptibles de donner naissance à un enfant autiste ou rencontrant des retards de développement, révèle une étude américaine publiée aujourd'hui.
Les résultats de cette étude, parue dans la revue Pediatrics, "sont porteurs de sérieuses préoccupations en termes de santé publique", soulignent les chercheurs. Le mois dernier, les autorités sanitaires américaines avaient révélé que le nombre de cas d'autisme diagnostiqués chez les enfants américains avait augmenté de 23% de 2006 à 2008, pour s'établir à un sur 88 en moyenne.
Les auteurs de l'étude ont ainsi examiné 1.004 couples mère-enfant issus d'horizons socio-économiques les plus divers en Californie (ouest des Etats-Unis). Environ la moitié des enfants du groupe étaient autistes, 172 étaient atteints de troubles du développement et 315 étaient considérés comme normaux.
Problème d'oxygène
Les chercheurs ne disent pas si l'obésité ou le diabète de la mère sont à l'origine des problèmes psychologiques de l'enfant, mais ils établissent une nette corrélation.
Il est ainsi 67% plus probable qu'une mère obèse mette au monde un enfant autiste qu'une femme au poids considéré comme normal. Elle est aussi deux fois plus susceptible d'avoir un enfant atteint d'un trouble quelconque du développement qu'une mère au poids normal et qui ne souffre pas de diabète.
Selon l'étude, plus de 20% des mères ayant un enfant autiste ou atteint d'un retard de développement étaient obèses pendant la grossesse. Tandis que 14% des mères ayant eu des enfants normaux étaient obèses lors de la grossesse.
Le lien entre l'état de santé de la mère et "les problèmes de développement neurologiques de l'enfant est préoccupant et pourrait avoir des répercussions en termes de santé publique," souligne Paula Krakowiak, de l'Université de Californie, dans l'étude.
Les chercheurs estiment que les problèmes rencontrés par le foetus lors de son développement pourraient être engendrés par une trop longue exposition à de forts taux d'insuline absorbés par la mère diabétique, qui nécessite une plus grande quantité d'oxygène et pourrait de ce fait restreindre l'accès de l'enfant à naître à ce même oxygène.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/04/09/97001-20120409FILWWW00375-meres-obeses-risques-d-autisme.php
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Certains souhaitent interdire la psychanalyse pour avoir pointé les mères dépressives comme cause possible de l'autisme. En fera-t-on autant avec la diététique?
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Bruno- Retiarivs Virtvalis

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Re: Autisme: un syndrome ignoré
"Certains souhaitent interdire la psychanalyse pour avoir pointé les mères dépressives comme cause possible de l'autisme. En fera-t-on autant avec la diététique?."
je ne vois pas ce qu'il y a de révoltant à mettre en cause des dérèglements psychiques chez la mère. On évoque bien l'hérédité, les mauvais gènes, l'obésité. Pourquoi une dépression sévère chronique de la mère ne serait-elle pas à l'origine de l'autisme de l'enfant. ?
De toutes façons une dépression est une maladie. Ce qui est idiot c'est de culpabiliser une mère.
D'autre part, pour un psychanalyste qui a un don, il y en a mille qui peuvent quitter leur fauteuil pour faire un autre métier.
je ne vois pas ce qu'il y a de révoltant à mettre en cause des dérèglements psychiques chez la mère. On évoque bien l'hérédité, les mauvais gènes, l'obésité. Pourquoi une dépression sévère chronique de la mère ne serait-elle pas à l'origine de l'autisme de l'enfant. ?
De toutes façons une dépression est une maladie. Ce qui est idiot c'est de culpabiliser une mère.
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Re: Autisme: un syndrome ignoré
Arrêt des pratiques psychanalytiques dans l'accompagnement des personnes autistes, la généralisation des méthodes éducatives et comportementales et la réaffectation de tous les financements existants à ces méthodes
(Les informations concernant les réunions à venir ont un caractère prévisionnel et sont susceptibles d'être modifiées)
Travaux préparatoires
Assemblée nationale 1ère lecture
Assemblée nationale - 1ère lecture
Proposition de loi de M. Daniel FASQUELLE, Mme Brigitte BARÈGES et M. Jean-Marie BINETRUY et plusieurs de leurs collègues visant l'arrêt des pratiques psychanalytiques dans l'accompagnement des personnes autistes, la généralisation des méthodes éducatives et comportementales et la réaffectation de tous les financements existants à ces méthodes, n° 4211, déposée le 24 janvier 2012 (mis en ligne le 25 janvier 2012 à 15 heures 30)et renvoyée à la commission des affaires sociales
http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/pratiques_psychanalytiques_accompagnement_autistes.asp
___________
Du nouveau sur la proposition de loi FASQUELLE / autisme / psychanalyse
• 36 Députés signataires au 2012-04-12.
Dont :
• 4 Socialistes et apparentés,
• 31 UMP et
• 1 n'appartenant à aucun Groupe
ont désormais signé la Proposition de loi
Dans l'ordre des signatures :
M. Daniel FASQUELLE — UMP
Mme Brigitte Barèges — UMP
M. Jean-Marie Binetruy — UMP
M. Claude Birraux — UMP
M. Loïc Bouvard — UMP
Mme Françoise Branget — UMP
M. Dino Cinieri — UMP
M. Marc-Philippe Daubresse — UMP
Mme Cécile Dumoulin — UMP
Mme Annick Girardin — Apparentée Socialiste, radical, citoyen et divers gauche
M. Michel Grall — UMP
M. David Habib — Socialiste, radical, citoyen et divers gauche
M. Michel Herbillon — UMP
Mme Jacqueline Irles — UMP
M. Paul Jeanneteau — UMP
M. Jean Lassalle — Député n'appartenant à aucun groupe
M. Thierry Lazaro — UMP
M. Jacques Le Nay — UMP
M. Richard Mallié — UMP
Mme Muriel Marland-Militello — UMP
M. Christian Ménard — UMP
M. Philippe Meunier — UMP
M. Bertrand Pancher — UMP
M. Bernard Perrut — UMP
Mme Bérengère Poletti — UMP
M. Arnaud Robinet — UMP
M. Jean-Marc Roubaud — UMP
M. Gwendal Rouillard — Socialiste, radical, citoyen et divers gauche
M. René Rouquet — Socialiste, radical, citoyen et divers gauche
M. Jean-Marie Sermier — UMP
M. Fernand Siré — UMP
M. Jean-Charles Taugourdeau — UMP
M. Michel Terrot — UMP
M. Christian Vanneste — UMP
M. Pierre Morange — UMP
M. Daniel Mach — UMP
Une honte française.
(Les informations concernant les réunions à venir ont un caractère prévisionnel et sont susceptibles d'être modifiées)
Travaux préparatoires
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Proposition de loi de M. Daniel FASQUELLE, Mme Brigitte BARÈGES et M. Jean-Marie BINETRUY et plusieurs de leurs collègues visant l'arrêt des pratiques psychanalytiques dans l'accompagnement des personnes autistes, la généralisation des méthodes éducatives et comportementales et la réaffectation de tous les financements existants à ces méthodes, n° 4211, déposée le 24 janvier 2012 (mis en ligne le 25 janvier 2012 à 15 heures 30)et renvoyée à la commission des affaires sociales
http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/pratiques_psychanalytiques_accompagnement_autistes.asp
___________
Du nouveau sur la proposition de loi FASQUELLE / autisme / psychanalyse
• 36 Députés signataires au 2012-04-12.
Dont :
• 4 Socialistes et apparentés,
• 31 UMP et
• 1 n'appartenant à aucun Groupe
ont désormais signé la Proposition de loi
Dans l'ordre des signatures :
M. Daniel FASQUELLE — UMP
Mme Brigitte Barèges — UMP
M. Jean-Marie Binetruy — UMP
M. Claude Birraux — UMP
M. Loïc Bouvard — UMP
Mme Françoise Branget — UMP
M. Dino Cinieri — UMP
M. Marc-Philippe Daubresse — UMP
Mme Cécile Dumoulin — UMP
Mme Annick Girardin — Apparentée Socialiste, radical, citoyen et divers gauche
M. Michel Grall — UMP
M. David Habib — Socialiste, radical, citoyen et divers gauche
M. Michel Herbillon — UMP
Mme Jacqueline Irles — UMP
M. Paul Jeanneteau — UMP
M. Jean Lassalle — Député n'appartenant à aucun groupe
M. Thierry Lazaro — UMP
M. Jacques Le Nay — UMP
M. Richard Mallié — UMP
Mme Muriel Marland-Militello — UMP
M. Christian Ménard — UMP
M. Philippe Meunier — UMP
M. Bertrand Pancher — UMP
M. Bernard Perrut — UMP
Mme Bérengère Poletti — UMP
M. Arnaud Robinet — UMP
M. Jean-Marc Roubaud — UMP
M. Gwendal Rouillard — Socialiste, radical, citoyen et divers gauche
M. René Rouquet — Socialiste, radical, citoyen et divers gauche
M. Jean-Marie Sermier — UMP
M. Fernand Siré — UMP
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Bruno- Retiarivs Virtvalis

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Re: Autisme: un syndrome ignoré
Criquette a écrit:"Certains souhaitent interdire la psychanalyse pour avoir pointé les mères dépressives comme cause possible de l'autisme. En fera-t-on autant avec la diététique?."
je ne vois pas ce qu'il y a de révoltant à mettre en cause des dérèglements psychiques chez la mère. On évoque bien l'hérédité, les mauvais gènes, l'obésité. Pourquoi une dépression sévère chronique de la mère ne serait-elle pas à l'origine de l'autisme de l'enfant. ?
De toutes façons une dépression est une maladie. Ce qui est idiot c'est de culpabiliser une mère.
D'autre part, pour un psychanalyste qui a un don, il y en a mille qui peuvent quitter leur fauteuil pour faire un autre métier.
La question ici est que pour un psychanalyste exécrable, on veut interdire par loi tout un courant de pensée. Je trouve que c'est choquant d'en arriver là dans une démocratie.
Les lobbies pharmaceutiques ont bien de la chance d'avoir sous la main une poignée de médecins fanatisés qui parviennent à conditionner de plus en plus de parents pour vendre leurs produits. La majorité des médecins aujourd'hui sont davantage réticents à l'idée d'user de la médication à outrance, mais certains donc bourrent le mou de parents déçus de la psychanalyse, comme si celle-ci avait jamais prétendu un jour guérir l'autisme.
Dernière édition par Bruno le Jeu 12 Avr - 22:55, édité 1 fois
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Bruno- Retiarivs Virtvalis

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Re: Autisme: un syndrome ignoré
une loi peut être annulée, ceci semble effectivement incompréhensible, si les "Psys" ne s'occupent plus des autistes , qui le fera ? les députés ?
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Re: Autisme: un syndrome ignoré
Je suis d'accord qu'on questionne des pratiques bizarres quand il y en a, mais quel est le but de cette fatwa, si ce n'est de favoriser les marques de médicaments qui vont dans le sens des thérapies comportementalistes (anti psychanalytiques, donc)?
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Bruno- Retiarivs Virtvalis

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Re: Autisme: un syndrome ignoré
A-t-on examiné la relation entre autisme et apnée du sommeil chez la mère? L'apnée du sommeil a d'énormes conséquences sur la santé de la personne, au coeur desquelles se trouvent les effets d'une carence d'oxygénation de l'organisme. On découvre maintenant que cette maladie, inconnue en fait il y a 30 ans, est très répandue, beaucoup plus qu'on ne l'a cru au départ. Si le manque d'oxygénation durant la grossesse a du sens, il en est probable que l'apnée du sommeil pourrait y jouer un rôle très important. Au fait, a-t-on aussi évalué l'incidence de l'apnée du sommeil dans les populations d'autistes?

Bruno- Retiarivs Virtvalis

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Re: Autisme: un syndrome ignoré
"Les premiers signes de l’autisme apparaissent avant l'âge de 3 ans. Dans 70 % des cas les enfants présentent un retard de développement mental avec un Quotient Intellectuel (QI) inférieur à 70. Par ailleurs, 30 % d’entre eux sont sujets à l'épilepsie.
La communauté scientifique internationale et l’OMS décrivent l’autisme comme un trouble du développement du cerveau pendant sa période de maturation " (doctissimo)
Hallucinant !
" En avril 2012, la revue Nature publie une série de trois articles qui, avec le soutien de la fondation Simons, étudient les exomes de plusieurs familles dont de nombreux membres sont autistes. Les études concluent que l’autisme serait lié à 1034 gènes différents et que les effets de la mutation spontanée ne sont pas négligeables "
Les psychiatres disent que l'autisme est une psychose.
Or, on m'a toujours appris que les psychoses ne devaient pas faire l'objet d'une cure analytique, mais d'une prise en charge médicamenteuse.
Article à lire dont extrait :
"Mais pire, on apprend que toujours selon ces professionnels, la mère est reste la principale responsable de l’autisme de l’enfant (la « mère crocodile », « les dents de la mère ») de par ses pulsions psychiques incestueuses, et que c’est le « phallus du père » qui permet de l’en empêcher. Ou encore, que « mieux vaut un inceste paternel qu’un inceste maternel, parce qu’un père incestueux, ça donne une fille juste un peu débile, alors qu’une mère incestueuse ça fait un garçon psychotique »…
Mais on est où là ?
surtout quand tout laisse penser que l'autisme est une maladie qui a son siège dans les gènes défectueux, les circuits de neuro-transmission défaillants et peut-être l'ingestion par la mère enceinte de substances nocives.
http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/autisme-les-psychanalystes-dans-le-100754
La communauté scientifique internationale et l’OMS décrivent l’autisme comme un trouble du développement du cerveau pendant sa période de maturation " (doctissimo)
Hallucinant !
" En avril 2012, la revue Nature publie une série de trois articles qui, avec le soutien de la fondation Simons, étudient les exomes de plusieurs familles dont de nombreux membres sont autistes. Les études concluent que l’autisme serait lié à 1034 gènes différents et que les effets de la mutation spontanée ne sont pas négligeables "
Les psychiatres disent que l'autisme est une psychose.
Or, on m'a toujours appris que les psychoses ne devaient pas faire l'objet d'une cure analytique, mais d'une prise en charge médicamenteuse.
Article à lire dont extrait :
"Mais pire, on apprend que toujours selon ces professionnels, la mère est reste la principale responsable de l’autisme de l’enfant (la « mère crocodile », « les dents de la mère ») de par ses pulsions psychiques incestueuses, et que c’est le « phallus du père » qui permet de l’en empêcher. Ou encore, que « mieux vaut un inceste paternel qu’un inceste maternel, parce qu’un père incestueux, ça donne une fille juste un peu débile, alors qu’une mère incestueuse ça fait un garçon psychotique »…
Mais on est où là ?
surtout quand tout laisse penser que l'autisme est une maladie qui a son siège dans les gènes défectueux, les circuits de neuro-transmission défaillants et peut-être l'ingestion par la mère enceinte de substances nocives.
http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/autisme-les-psychanalystes-dans-le-100754

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Re: Autisme: un syndrome ignoré
Il n'y a encore aucune preuve formelle de l'origine neurologique de l'autisme, mais quand elle sera découverte cela ne remettra pas pour autant en cause la prise en charge psy des personnes autistiques.
Les manifestations de l'autisme de plus, sont si différentes d'un sujet à l'autre qu'il est encore difficile à l'heure actuelle de définir clairement ce qu'est ce syndrome, cela vaut pour les psycha et pour les neurologues. Il est impossible de dire quelle est la cause d'un phénomène qu'on ne sait pas encore définir.
Les manifestations de l'autisme de plus, sont si différentes d'un sujet à l'autre qu'il est encore difficile à l'heure actuelle de définir clairement ce qu'est ce syndrome, cela vaut pour les psycha et pour les neurologues. Il est impossible de dire quelle est la cause d'un phénomène qu'on ne sait pas encore définir.
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Bruno- Retiarivs Virtvalis

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Re: Autisme: un syndrome ignoré
Le fait que ce soit une maladie dont les symptomes sont visibles dès l'âge d'1 ou 2 ans, signe une origine non psychologique mais bien neuro-physiologique.
Attention Bruno : je ne dis pas que la psychanalyse vaut rien ou que ce soit une discipline de charlatan. Non. Je suis convaincue qu'une cure psy bien menée a une utilité et peut être une aventure intellectuelle extraordinairement enrichissante pour certains patients.
Mais dans le cas des petits autistes, je suis perplexe.
Question : est-ce que les autistes peuvent exprimer des sentiments d'affection, gratitude etc ?
Attention Bruno : je ne dis pas que la psychanalyse vaut rien ou que ce soit une discipline de charlatan. Non. Je suis convaincue qu'une cure psy bien menée a une utilité et peut être une aventure intellectuelle extraordinairement enrichissante pour certains patients.
Mais dans le cas des petits autistes, je suis perplexe.
Question : est-ce que les autistes peuvent exprimer des sentiments d'affection, gratitude etc ?

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Re: Autisme: un syndrome ignoré
Les enfants de moins d'un an ont des affects et peuvent souffrir de dépression grave, par exemple. C'est un fait clinique établi depuis plus de 50 ans et pas seulement par la psychanalyse. Donc, l'âge seul a priori n'exclut pas une co-origine psy de l'autisme, vu que rien ne prouve avec certitude une origine physique unique.
J'ai travaillé 13 ans dans le secteur de l'autisme avec une approche lacanienne. Nous ne nous prononcions pas sur les causes sans exclure une influence neurologique toutefois. C'est, il me semble l'attitude la plus proche de la réalité de l'état de la science actuellement.
Pour Lacan, il y a trois grandes instances psy, en gros: Le Réel (l'ensemble des éléments qui nous entourent avant que nous puissions les percevoir et dont nous n'avons jamais accès consciemment), l'Imaginaire (l'ensemble des contenus de pensées qui s'organisent entre eux selon une logique spéculaire et qui structurent le Moi) et le Symbolique (l'ensemble des contenus de pensées qui s'organisent selon une logique métaphorique).
Dans le cas d'autisme, nous faisions l'hypothèse que le registre Imaginaire était fortement endommagé voire carrément absent. C'est à dire que l'enfant autistique était en proie à des sensations physiques et des émotions primaires -Réel- (coliques, ou grosses peurs) ou des contraintes sociales -Symboliques- et qu'ils n'avaient pas les outils psychiques pour les articuler en parole subjective. Leurs comportements aberrants étaient pour eux une façon Réelle de les exprimer pour palier au défaut Imaginaire. Les autistes n'ont pas de Moi structuré, en bref.
J'ai travaillé 13 ans dans le secteur de l'autisme avec une approche lacanienne. Nous ne nous prononcions pas sur les causes sans exclure une influence neurologique toutefois. C'est, il me semble l'attitude la plus proche de la réalité de l'état de la science actuellement.
Pour Lacan, il y a trois grandes instances psy, en gros: Le Réel (l'ensemble des éléments qui nous entourent avant que nous puissions les percevoir et dont nous n'avons jamais accès consciemment), l'Imaginaire (l'ensemble des contenus de pensées qui s'organisent entre eux selon une logique spéculaire et qui structurent le Moi) et le Symbolique (l'ensemble des contenus de pensées qui s'organisent selon une logique métaphorique).
Dans le cas d'autisme, nous faisions l'hypothèse que le registre Imaginaire était fortement endommagé voire carrément absent. C'est à dire que l'enfant autistique était en proie à des sensations physiques et des émotions primaires -Réel- (coliques, ou grosses peurs) ou des contraintes sociales -Symboliques- et qu'ils n'avaient pas les outils psychiques pour les articuler en parole subjective. Leurs comportements aberrants étaient pour eux une façon Réelle de les exprimer pour palier au défaut Imaginaire. Les autistes n'ont pas de Moi structuré, en bref.
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Re: Autisme: un syndrome ignoré
A' l'heure qu'il est, il n'existe strictement aucune preuve de l'origine neurologique de l'autisme.
Les techniques médicales contemporaines nous permettent de visualiser le dysfonctionnement du traitement de certaines informations dans le cerveaux des autistes, bref de voir comment ça ne va pas dans le cerveau, mais pas pourquoi ça ne va pas.
De la même manière, il est possible de visualiser comment le cerveau d'un pianiste virtuose gère différemment les communications entre les aires corticales quand il joue de son instrument, mais on ne sait pas pour autant ce qui a fait de lui un être musical exceptionnel.
Les techniques médicales contemporaines nous permettent de visualiser le dysfonctionnement du traitement de certaines informations dans le cerveaux des autistes, bref de voir comment ça ne va pas dans le cerveau, mais pas pourquoi ça ne va pas.
De la même manière, il est possible de visualiser comment le cerveau d'un pianiste virtuose gère différemment les communications entre les aires corticales quand il joue de son instrument, mais on ne sait pas pour autant ce qui a fait de lui un être musical exceptionnel.
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Bruno- Retiarivs Virtvalis

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Re: Autisme: un syndrome ignoré
AUTISME et X FRAGILE: Même mécanisme génétique, même espoir de traitement?
Neuron et Science Transational Medicine
Voila un début de compréhension, même si la fréquence des maladies mentales liées à la consanguinité nous avait déjà mis sur une piste génétique
Neuron et Science Transational Medicine
Dans l’édition du 25 avril de la revue Neuron, une étude identifie un mécanisme génétique sous-jacent commun à l’autisme et au syndrome du X fragile, la cause génétique la plus fréquente de déficience intellectuelle. L’étude démontre en effet une association frappante entre des gènes perturbés identifiés chez les enfants autistes et les gènes cibles de FMRP, la protéine produite par le gène FMR1, dont le dysfonctionnement entraîne le syndrome X. Au même moment, des chercheurs du National Institute of Mental Health (NIMH) américain, filiale des NIH, viennent de démontrer l’efficacité d’une nouvelle molécule, le GRN-529 pour traiter le comportement autistique chez la souris. Une molécule à l’essai pour le traitement du syndrome de l’X fragile…Leurs conclusions sont publiées dans la revue Science Transational Medicine.
Le syndrome X fragile est la cause la plus fréquente de déficience intellectuelle héréditaire. Il est aussi inclus dans les troubles du spectre autistique (TSA) en raison de la cooccurrence des symptômes de l'autisme chez des patients atteints d’X fragile. L’ X fragile se produit lorsque le gène FRM1 ne parvient plus à inciter les cellules nerveuses à fabriquer la protéine FMRP, codée par le gène FMR1, qui joue un rôle vital dans le développement neuronal et la plasticité synaptique.
Or l’équipe, dirigée par le Dr Michael Wigler du Cold Spring Harbor Laboratory (New York), auteur de la première étude, montre que 20% des gènes candidats identifiés sur un échantillon de 343 familles d'enfants autistes semblent être régulés par la protéine FMRP. Ces familles étaient des familles simplex, c’est-à-dire avec au moins deux enfants mais dont un seul présente un trouble du spectre autistique ou TSA. Les chercheurs se sont attachés à étudier les mutations « de novo », c’est-à-dire qui étaient présentes chez les enfants atteints, mais pas chez leurs parents. Alors que la recherche a identifié environ 60 gènes candidats à l'autisme, précédemment non identifiés et confirmé le rôle d'un certain nombre d'autres gènes déjà identifiés, ce lien génétique avec X fragile est peut-être le résultat le plus curieux.
Leurs travaux indiquent donc une convergence possible des mécanismes causant l'autisme et l’X fragile: L'association présentée dans l’étude n'est pas avec le gène FMR1 lui-même, mais avec les gènes qui sont «en aval» de celui-ci. Ce sont les gènes qui produisent des régulateurs du gène FMR1 et, en gros l’empêchent de produire correctement la protéine FMRP. « Nous avons aujourd’hui une forte preuve statistique sur le lien entre l'autisme et le syndrome de l'X fragile », explique le Dr Wigler. «Notre découverte a des implications importantes pour la thérapie des TSA et montre que l'autisme est en grande partie un désordre moléculaire de la neuroplasticité, le mécanisme par lesquel notre système nerveux s'adapte aux changements."
L’étude montre également que les enfants ayant des parents âgés présentent plus de mutations de novo. Un résultat cohérent avec d'autres études récentes qui explique peut-être pourquoi les parents plus âgés sont plus susceptibles d'avoir des enfants atteints de TSA. Plus généralement, ce travail souligne l'importance de ces nouvelles mutations, explique le Dr Wigler.
Au même moment…, des chercheurs du National Institute of Mental Health (NIMH) américain, filiale des NIH, viennent de démontrer l’efficacité d’une nouvelle molécule pour traiter le comportement autistique chez la souris. En injectant le produit dans le cerveau de souris modèles d’autisme, les chercheurs constatent une réduction des comportements répétitifs et du manque de sociabilité des animaux. En revanche, le traitement n'a pas amélioré la communication des souris mais le résultat obtenu est en faveur du développement d'essais cliniques pour tester l'effet de cette molécule chez des personnes atteintes d'autisme.
La molécule, le GRN-529, cible l'action du glutamate, une substance chimique du cerveau et parvient, chez la souris, à réduire 2 symptômes centraux de l'autisme, le comportement répétitif et le manque de sociabilité. Or, des inhibiteurs du glutamate sont déjà en cours d'essais cliniques chez l'homme pour d'autres troubles et notamment le syndrome de l'X fragile.
Ceci dit, il pourrait y avoir de nombreuses raisons pour qu'un médicament efficace chez l'animal ne le soit pas chez l'homme mais ces 2 études montrent des avancées considérables dans la recherche sur les TSA et les troubles associés.
Voila un début de compréhension, même si la fréquence des maladies mentales liées à la consanguinité nous avait déjà mis sur une piste génétique
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