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Evariste Galois: un génie des mathématiques mort à 20 ans
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Evariste Galois: un génie des mathématiques mort à 20 ans
Évariste Galois : le génie des mathématiques mort à 20 ans
Par Laurent Sacco, Futura-Sciences
Évariste Galois n’avait pas encore 21 ans quand il est mort le 31 mai 1832. Pourtant, l’Institut Henri Poincaré et la Société mathématique de France s’associent pour célébrer le bicentenaire de l’un des plus grands mathématiciens de tous les temps, né le 25 octobre 1811. Fondateur de la théorie des groupes, il est à la racine des travaux les plus fondamentaux en mathématique et en physique théorique.
En 1957, Leopold Infeld, le collaborateur d’Albert Einstein avec lequel il a écrit L'évolution des idées en physique, publiait un livre au titre évocateur Whom the gods love, clairement inspiré d’une citation de l’auteur grec Ménandre, « Whom the gods love die young ». Il s’agissait d’une biographie romancée de la vie d’Évariste Galois. Hélas, la traduction française de cet ouvrage n’a pas conservé ce titre, ce qui aurait donné : Ceux que les dieux aiment meurent jeunes. Il était pourtant tout indiqué pour caractériser la vie d’un homme, mort en duel à presque 21 ans pour une femme, et dont les quelques dizaines de pages portant sur une obscure question de théorie des équations vont changer les mathématiques et la physique théorique à jamais.
Évariste Galois est né à Bourg-la-Reine le 25 octobre 1811. Symptomatiquement, comme bien des scientifiques de premier plan (Pierre-Gilles de Gennes, Erwin Schödinger ou Willard Boyle par exemple), il ne fréquentera l’école qu’au début de son adolescence, éduqué à la maison par sa mère, Adélaïde Marie Demante, qui le nourrit de culture latine.
Galois, le génie incompris
Il n’entrera au lycée qu’à 12 ans et ce sera à Louis-le-Grand. La découverte des mathématiques, avec le traité de géométrie de Legendre, sera décisive pour Galois et il finira par consacrer tout son temps et son énergie à la lecture des ouvrages des grands mathématiciens de son époque, Lagrange bien sûr mais aussi Euler, Gauss, Jacobi. Au grand désespoir de ses professeurs, c’est « la fureur des mathématiques qui le domine » désormais, comme l’écrit l’un d’entre eux...
En 1957, Leopold Infeld, le collaborateur d’Albert Einstein avec lequel il a écrit L'évolution des idées en physique, publiait un livre au titre évocateur Whom the gods love, clairement inspiré d’une citation de l’auteur grec Ménandre, « Whom the gods love die young ». Il s’agissait d’une biographie romancée de la vie d’Évariste Galois. Hélas, la traduction française de cet ouvrage n’a pas conservé ce titre, ce qui aurait donné : Ceux que les dieux aiment meurent jeunes. Il était pourtant tout indiqué pour caractériser la vie d’un homme, mort en duel à presque 21 ans pour une femme, et dont les quelques dizaines de pages portant sur une obscure question de théorie des équations vont changer les mathématiques et la physique théorique à jamais.
Évariste Galois est né à Bourg-la-Reine le 25 octobre 1811. Symptomatiquement, comme bien des scientifiques de premier plan (Pierre-Gilles de Gennes, Erwin Schödinger ou Willard Boyle par exemple), il ne fréquentera l’école qu’au début de son adolescence, éduqué à la maison par sa mère, Adélaïde Marie Demante, qui le nourrit de culture latine.
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Il n’entrera au lycée qu’à 12 ans et ce sera à Louis-le-Grand. La découverte des mathématiques, avec le traité de géométrie de Legendre, sera décisive pour Galois et il finira par consacrer tout son temps et son énergie à la lecture des ouvrages des grands mathématiciens de son époque, Lagrange bien sûr mais aussi Euler, Gauss, Jacobi. Au grand désespoir de ses professeurs, c’est « la fureur des mathématiques qui le domine » désormais, comme l’écrit l’un d’entre eux...
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