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"The Artist": de Cannes aux Oscars, Historique !
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"The Artist": de Cannes aux Oscars, Historique !
The Artist
Sortie en salles le 12 Octobre
Synopsis : Hollywood 1927. George Valentin est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit. L'arrivée des films parlants va le faire sombrer dans l'oubli. Peppy Miller, jeune figurante, va elle, être propulsée au firmament des stars. Ce film raconte l'histoire de leurs destins croisés, ou comment la célébrité, l'orgueil et l'argent peuvent être autant d'obstacles à leur histoire d'amour.
Dernière édition par maxi le Jeu 1 Mar - 19:58, édité 3 fois
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"Il n'y a pas pire ennemi, qu'un ami trahi" - maxi 2012

maxi- Francophonomaniaque

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Re: "The Artist": de Cannes aux Oscars, Historique !
J'ai été le voir samedi, un film superbe. 
Si on apprécie l'ambiance de l'époque et le jazz, c'est irrésistible. Pour ma part ça m'a terriblement donné envie de revoir les Marx Brothers.
Si on apprécie l'ambiance de l'époque et le jazz, c'est irrésistible. Pour ma part ça m'a terriblement donné envie de revoir les Marx Brothers.
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"Savoir distinguer le mouvement qui vient des convoitises du mouvement qui vient des principes, combattre l'un et seconder l'autre, c'est là le génie et la vertu des grands révolutionnaires."
Victor Hugo, Quatrevingt-treize.
"Il est temps que l'on oublie qu'il y a eu des chefs. La République est un vaste atelier où il n'y a aucun chef : nous en sommes tous les ouvriers.
Jean-Marie Collot d'Herbois.

Tanityaël- "Le coup passa si près..."
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Re: "The Artist": de Cannes aux Oscars, Historique !
Initiative, casting et acteurs intéressants, me tarde de pouvoir le voir.
Mais il est tout à fait possible que ce soit un raté sans nom, auquel cas je déplorerais le fait qu'il ait été encensé par la presse car je souhaite que celui qui face de l'ombre à Chaplin face une belle ombre et ne soit pas une imposture.
Mais il est tout à fait possible que ce soit un raté sans nom, auquel cas je déplorerais le fait qu'il ait été encensé par la presse car je souhaite que celui qui face de l'ombre à Chaplin face une belle ombre et ne soit pas une imposture.
Re: "The Artist": de Cannes aux Oscars, Historique !
primé à Cannes et nominé aux Oscars, ça ne peut pas être un raté, il faut avoir du respect pour ce pari fou qui aurait pu être complètement mort-né, après il est clair que du N&B, muet ne peut pas plaire au plus grand nombre, surtout aux plus jeunes quasiment allergiques au "vieux"
Pourtant la plupart des joyaux du cinéma sont en N&B, ce film peut être un rite initiatique pour découvrir cet univers.
Avez vous vu Casablanca ? ou le Salaire de la Peur ? c'est du N&B mais pas muet, c'est un régal intemporel.
Etre réfractaire à la forme c'est comme détester Molière ou Mozart, ...
Pourtant la plupart des joyaux du cinéma sont en N&B, ce film peut être un rite initiatique pour découvrir cet univers.
Avez vous vu Casablanca ? ou le Salaire de la Peur ? c'est du N&B mais pas muet, c'est un régal intemporel.
Etre réfractaire à la forme c'est comme détester Molière ou Mozart, ...
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maxi- Francophonomaniaque

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Re: "The Artist": de Cannes aux Oscars, Historique !
J'ai finalement réussi à le voir, j'ai absolument adoré, il faut dire que je suis bon public pour le film N&B que j'adore, de plus j'avais vu récemment "les 3 mousquetaires" avec Douglas Fairbanks, le clin d'oeil, l'hommage est évident et réussi.

En tout cas je comprends que les ricains adorent puisqu'il s'agit d'un film qui pourrait tout à fait être américain et se passe chez eux ds les années 30, un cri d'amour de cette équipe franco-américaine, et un belle thématique sur la souffrance de l'après gloire, plus on est haut et plus la chute est rude !
Quant aux prix, évidemment la prestation est exceptionnelle, mais elle est muette, aussi je ne sais pas si les prix sont adaptés, en tout cas si le film remporte des oscars les professionnels du cinéma muet encore vivants, s'il en reste, vont pleurer de bonheur.

A quand un hommage au "Napoléon" de 1927 ?
Il va être diffusé à San Francisco en mars, et en France c'est pour quand ?
Merde !!!


En tout cas je comprends que les ricains adorent puisqu'il s'agit d'un film qui pourrait tout à fait être américain et se passe chez eux ds les années 30, un cri d'amour de cette équipe franco-américaine, et un belle thématique sur la souffrance de l'après gloire, plus on est haut et plus la chute est rude !
Quant aux prix, évidemment la prestation est exceptionnelle, mais elle est muette, aussi je ne sais pas si les prix sont adaptés, en tout cas si le film remporte des oscars les professionnels du cinéma muet encore vivants, s'il en reste, vont pleurer de bonheur.

A quand un hommage au "Napoléon" de 1927 ?
Il va être diffusé à San Francisco en mars, et en France c'est pour quand ?
Merde !!!
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maxi- Francophonomaniaque

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Re: "The Artist": de Cannes aux Oscars, Historique !
vu les critiques je vais lui redonner une chance alors. j'adore le noir et blanc mais j'ai un peu plus de mal avec le muet

antoinette21- Apprenti Francophone
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Re: "The Artist": de Cannes aux Oscars, Historique !
antoinette21 a écrit: j'ai un peu plus de mal avec le muet
Oui c'est exactement le sujet du film, le parlant a tué le muet
l'affiche est superbe

!! Moisson aux Golden Globes !!

Dernière édition par AdminF24 le Dim 11 Mar - 15:07, édité 1 fois
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"Il n'y a pas pire ennemi, qu'un ami trahi" - maxi 2012

maxi- Francophonomaniaque

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Re: "The Artist": de Cannes aux Oscars, Historique !
"The Artist" triomphe aux Bafta britanniques
LEMONDE.FR | 12.02.12

The Artist a largement dominé, dimanche soir, les Bafta (British Academy Film Awards), l'équivalent britannique des Oscars, qui récompensent traditionellement plutôt le cinéma britannique. Le film muet de Michel Hazanavicius, avec Jean Dujardin dans le rôle principal, était nominé dans douze catégories, et a récolté sept récompenses, dont trois des plus prestigieuses. Le film a obtenu le Bafta du meilleur long métrage ; Jean Dujardin est sacré meilleur acteur masculin ; et Michel Hazanavicius est décroche le titre de meilleur réalisateur.
Le film a également obtenu les récompenses pour le meilleur scénario original, la meilleure musique, les meilleurs costumes, et la meilleure photographie.
Le jury des Bafta a également récompensé Meryl Streep pour sa prestation dans La Dame de fer, où elle incarne Margaret Thatcher. L'actrice avait déjà reçue cette récompense en 1981 pour son rôle dans La Maîtresse du lieutenant français.
Ces récompenses sont de bon augure pour les deux comédiens à deux semaines de la cérémonie des Oscars, le 26 février à Los Angeles, où Jean Dujardin et Meryl Streep sont respectivement nommés dans les catégories "meilleur acteur" et "meilleure actrice". Des deux films, seul The Artist est en lice pour l'Oscar du meilleur film.
Formidable succès !!
LEMONDE.FR | 12.02.12

The Artist a largement dominé, dimanche soir, les Bafta (British Academy Film Awards), l'équivalent britannique des Oscars, qui récompensent traditionellement plutôt le cinéma britannique. Le film muet de Michel Hazanavicius, avec Jean Dujardin dans le rôle principal, était nominé dans douze catégories, et a récolté sept récompenses, dont trois des plus prestigieuses. Le film a obtenu le Bafta du meilleur long métrage ; Jean Dujardin est sacré meilleur acteur masculin ; et Michel Hazanavicius est décroche le titre de meilleur réalisateur.
Le film a également obtenu les récompenses pour le meilleur scénario original, la meilleure musique, les meilleurs costumes, et la meilleure photographie.
Le jury des Bafta a également récompensé Meryl Streep pour sa prestation dans La Dame de fer, où elle incarne Margaret Thatcher. L'actrice avait déjà reçue cette récompense en 1981 pour son rôle dans La Maîtresse du lieutenant français.
Ces récompenses sont de bon augure pour les deux comédiens à deux semaines de la cérémonie des Oscars, le 26 février à Los Angeles, où Jean Dujardin et Meryl Streep sont respectivement nommés dans les catégories "meilleur acteur" et "meilleure actrice". Des deux films, seul The Artist est en lice pour l'Oscar du meilleur film.
Formidable succès !!
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maxi- Francophonomaniaque

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Re: "The Artist": de Cannes aux Oscars, Historique !
oui formidable succès mais aussi ce Jean Dujardin est un formidable ambassadeur de ce que devrait être la culture française, loin de l'image qu'en donnent la plupart des politiques et intellos , arrogante, coincée, antipathique et fortement complexée !
Enfin un type franc du collier, sympa, rigolo et charmeur ! Rien de tel pour promouvoir l'art de vivre à la française.
Enfin un type franc du collier, sympa, rigolo et charmeur ! Rien de tel pour promouvoir l'art de vivre à la française.

Criquette- ~ Maitre de la Francophonie ~

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Date d'inscription: 21/10/2009
USA: la Dujardin mania
Ils en sont fous:
Il écume les émissions de télé US
Jean Dujardin et Zooey Deschanel dans Saturday... par Gentside
Jean Dujardin fait le chameau dans un talk show... par puremedias
Il écume les émissions de télé US
Jean Dujardin et Zooey Deschanel dans Saturday... par Gentside
Jean Dujardin fait le chameau dans un talk show... par puremedias
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maxi- Francophonomaniaque

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Re: "The Artist": de Cannes aux Oscars, Historique !
Espérons qu'on sera pas déçu...
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"Selon l'éthique capitaliste, il est tout à fait normal de laisser un homme mourir de faim après 40 ans de service ; au contraire, c'est sans doute du bon business, une réduction nécessaire des dépenses qui fait partie des obligations envers les actionnaires" (G. Orwell)
Re: "The Artist": de Cannes aux Oscars, Historique !
Enfin bon c'est les récompenses américaines, avoir 10 nominations c'est déjà un exploit, même avec 1 ou 2 statuette ce film est déjà entré dans l'Histoire du 7e Art.


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maxi- Francophonomaniaque

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Re: "The Artist": de Cannes aux Oscars, Historique !
!! VICTOIRE - 5 Oscars !!
COCORICO, merci à 'Amérique du bon goût qui consacre toute l'équipe
"Oh, Putain, Génial, ..."
- Meilleur Film
- Meilleur Réalisateur
- Meilleur Artiste
- Meilleure Musique
- Meilleurs Costumes
"The Artist", roi des Oscars par ITELE
The Artist sacré meilleur film aux Oscars par BFMTV
Et Bravo à "Hugo cabret", le si poétique film de Scorcese qui remporte lui aussi 5 oscars,
et qui rend hommage ... à Georges Méliès et à la France.
Une soirée hollywoodienne nostalgique et francophile sur un air d'accordéon
Et tout ce qui est bon pour la France aide à la Francophonie
Dernière édition par AdminF24 le Mer 7 Mar - 23:16, édité 1 fois
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Re: "The Artist": de Cannes aux Oscars, Historique !
Entre un film français sur le cinéma américain et un film américain sur le cinéma français... 
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"Savoir distinguer le mouvement qui vient des convoitises du mouvement qui vient des principes, combattre l'un et seconder l'autre, c'est là le génie et la vertu des grands révolutionnaires."
Victor Hugo, Quatrevingt-treize.
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Tanityaël- "Le coup passa si près..."
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Re: "The Artist": de Cannes aux Oscars, Historique !
bravo ! Ne boudons pas notre plaisir.
Je suis atterée des réactions d'internautes qui viennent gâcher la fête avec des considérations qui n'ont rien à voir avec le 7e art.
Je suis atterée des réactions d'internautes qui viennent gâcher la fête avec des considérations qui n'ont rien à voir avec le 7e art.

Criquette- ~ Maitre de la Francophonie ~

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Re: "The Artist": de Cannes aux Oscars, Historique !
La musique du film a été enregistrée à deux pas de chez moi dans un studio construit dans les années 30 par un orchestre belge.
Bravo, chers voisins d'en bas.
Bravo, chers voisins d'en bas.
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Bruno- Retiarivs Virtvalis

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Re: "The Artist": de Cannes aux Oscars, Historique !
^ C'est fondamental, c'est un film muet, aussi la musique revêt une importance cruciale car elle aide à la compréhension, tantôt légère, tantôt d'époque, tantôt oppressante, elle est brillante, et Ludovic Bource mérite cet Oscar de la meilleure musique originale.
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maxi- Francophonomaniaque

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Re: "The Artist": de Cannes aux Oscars, Historique !




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maxi- Francophonomaniaque

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Re: "The Artist": de Cannes aux Oscars, Historique !
réalisation & bétisier
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The Artist – Bêtisier par Orangefr
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The Artist – Bêtisier par Orangefr

Denis- Ciné-Archéologue
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Localisation: aide toi, le ciel t'aidera
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Re: "The Artist": de Cannes aux Oscars, Historique !
Oscars: ma nuit avec l'équipe de The Artist
Par Denis Rossano (LEXPRESS.fr), publié le 27/02/2012
Par Denis Rossano (LEXPRESS.fr), publié le 27/02/2012
L'équipe du film The Artist, extatique, a fêté son triomphe jusqu'au bout de la nuit hollywoodienne. Notre correspondant aux Etats-Unis y était. Récit embrumé, mais heureux.
Quatre heures du matin, le Château Marmont, sur Sunset Boulevard. La fête privée organisée par le producteur Thomas Langman pour fêter le succès historique de The Artist aux Oscars, touche à sa fin. Gaspard Ulliel félicite Bérénice Béjo qui, épuisée mais heureuse, se dirige vers la sortie aux bras de Michel Hazanavicius, son compagnon et lauréat de l'Oscar du meilleur réalisateur.
Pendant quelques heures, des Français qui travaillent à Hollywood, l'équipe du film, les amis, sont venus célébrer dans le mythique hôtel, presque dans l'intimité, et loin des autres fêtes ultra bruyantes et luxueuses qui ont lieu à travers Los Angeles, le triomphe d'un film qui vient d'être sacré meilleure production de l'année par Hollywood.
Le champagne a coulé à flot. Mais c'est maintenant l'heure d'aller se coucher, la magie de la soirée s'éteint doucement. Bérénice Béjo a les yeux qui se ferment. Michel Hazanavicius ne peut pas aller dormir: il doit participer au Today's Show, émission matinale vue par des millions d'Américains. C'est la consécration.
Un rêve éveillé
Ce 27 février aura été la culmination d'une extraordinaire aventure, celle d'un petit film dont personne ne voulait, devenu un triomphe mondial, lauréat de 69 prix internationaux, et, maintenant, de 5 Oscars majeurs. Un couronnement historique. Oui, mais ça fait quoi, d'être aux Oscars? Avouons-le: c'est impressionnant. C'est Hollywood comme on le fantasme. Passer les différents barrages d'une sécurité colossale qui paralyse tout Hollywood et digne de la Maison Blanche (des snipers sont perchés sur les toits, au cas où), puis apercevoir les centaines de photographes et de cameramen attroupés le long du tapis rouge, rappelle à quel point l'événement demeure l'un des plus médiatisés du monde.
La réunion d'une communauté qui se retrouve pour célébrer sa vraie passion du cinéma
Les stars sont légion, les femmes immenses, les robes somptueuses, l'organisation gigantesque et sans accroc. L'affaire est très classe -ce qui, à Hollywood, n'est pas si courant. Il se passe en fait quelque chose d'étonnant, quand on assiste à la cérémonie dans la salle, entouré de "nominés", quelque chose que les spectateurs, derrière leur télévision, ne perçoivent peut-être pas vraiment: cette soirée est, très sincèrement, pour de bon, la réunion d'une communauté qui se retrouve pour célébrer sa vraie passion du cinéma. Une fête entre confrères, entre collègues, entre amis, entre artistes, certains très connus, d'autres moins, quelques-uns pas du tout. Le truc, c'est que cette fête entre camarades est suivie par toute la planète.
Pour l'amour du cinéma
Cette année, sous l'impulsion de The Artist, mais aussi d'autres films comme Hugo Cabret, Minuit à Paris ou Cheval de guerre, les Oscars auront été sous le signe de la nostalgie, et cette nostalgie revendiquée, cet amour du cinéma répété par les participants et les clips filmés, embuent pendant trois heures la cérémonie d'une émotion qui, dans la salle, est réelle.
Les cinq victoires du film français ne sont pas vraiment une surprise, mais elles n'en restent pas moins magnifiques, et surtout sans précédents: Premier film français, et premier acteur -non anglo-saxon- oscarisé de l'histoire de l'Académie. La joie éclatante de Jean Dujardin, la tendresse de Ludovic Bource, qui a signé la musique, l'émotion de Thomas Langman, qui évoque la mémoire de son père Claude Berri, ou le bonheur de Michel Hazanavicius, qui fait à Bérénice Béjo la plus belle des déclarations d'amour, résonnent parmi les spectateurs.
Le téléspectateur, lui, aura-t-il également perçu et éprouvé cela? La cérémonie, très classique dans son format et son concept, n'a pas été révolutionnaire, et a surtout joué la carte de l'efficacité déjà éprouvée plus que de la nouveauté. Mais au coeur du Hollywood & Highland (ex-Kodak Theater, qui a perdu son nom suite à la faillite de Kodak), le ressenti est forcément plus intense, et les émois plus palpables -même si, pour des raisons d'horaires, tout est réglé au millimètre près et avance tambours battants, sans laisser le temps aux imprévus de faire dérailler la bonne marche d'une superproduction préparée pendant des mois.
Jean Dujardin a des étoiles dans les yeux, Alexandra Lamy virevolte
Plus tard, au Governor's Ball, le dîner officiel organisé par l'Académie des Arts et des Sciences du Cinéma, le légendaire crooner Tony Bennett sérénade ce petit monde Hollywoodien. Jean Dujardin, des étoiles dans les yeux, n'en revient toujours pas, et le dit, et virevolte de tous côtés. Alexandra Lamy, son épouse, rayonne. La farandole effrénée des photographes, des interviews, des soirées, les entraîne, aux côtés de Bérénice Béjo et Michel Hazanavicius, pour toute la nuit.
The Artist aura réussi ce qu'aucun film français n'aura, jusqu'à ce jour, su faire. C'est beau, et c'est émouvant. On peut dire ce qu'on veut des Oscars, énorme machinerie sans équivalent dans le monde du spectacle: les critiques sont nombreuses, et parfois justifiées. Mais ces Oscars n'en demeurent pas moins au coeur même d'un mythe élaboré depuis l'âge d'or du cinéma américain, et, en tant que tels, ils continuent de jouer un rôle essentiel dans le fonctionnement de la machine hollywoodienne.
Si les Oscars sont, par un certain aspect, la grand-messe d'un petit monde privilégié qui célèbre sa propre gloire non sans narcissisme, ils sont aussi la célébration du cinéma, et de sa place dans notre culture et notre monde. Cela est indéniable, et cela donne une étrange dimension émotionnelle à la soirée. Surtout quand c'est un film français qui remporte la récompense suprême, prouvant aussi que Hollywood, si elle produit beaucoup de films abrutissants, sait reconnaître et saluer le vrai talent quand elle le voit.
Et la vie continue
Michel Hazanavicius tient son Oscar dans ses mains. La statuette est belle. Lourde. Rutilante. Dans un recoin du Governor's Ball, des graveurs inscrivent, sur le socle du bonhomme d'or, et sous les yeux des gagnants, leurs noms. La colossale soirée devient soudain un travail d'artisan. Bérénice Béjo regarde s'ils ne se sont pas trompés dans l'orthographe d'Hazanavicius. Non. Chaque lettre est à sa place. Elle sourit. Demain elle reprendra l'avion pour Paris, et jeudi sa vie d'actrice, avec un tournage commencé il y a peu. La vie continue, même pour des Français oscarisés devant des millions de gens à travers le monde. Mais le temps d'un soir, il est permis d'être au sommet du monde.
Quatre heures du matin, le Château Marmont, sur Sunset Boulevard. La fête privée organisée par le producteur Thomas Langman pour fêter le succès historique de The Artist aux Oscars, touche à sa fin. Gaspard Ulliel félicite Bérénice Béjo qui, épuisée mais heureuse, se dirige vers la sortie aux bras de Michel Hazanavicius, son compagnon et lauréat de l'Oscar du meilleur réalisateur.
Pendant quelques heures, des Français qui travaillent à Hollywood, l'équipe du film, les amis, sont venus célébrer dans le mythique hôtel, presque dans l'intimité, et loin des autres fêtes ultra bruyantes et luxueuses qui ont lieu à travers Los Angeles, le triomphe d'un film qui vient d'être sacré meilleure production de l'année par Hollywood.
Le champagne a coulé à flot. Mais c'est maintenant l'heure d'aller se coucher, la magie de la soirée s'éteint doucement. Bérénice Béjo a les yeux qui se ferment. Michel Hazanavicius ne peut pas aller dormir: il doit participer au Today's Show, émission matinale vue par des millions d'Américains. C'est la consécration.
Un rêve éveillé
Ce 27 février aura été la culmination d'une extraordinaire aventure, celle d'un petit film dont personne ne voulait, devenu un triomphe mondial, lauréat de 69 prix internationaux, et, maintenant, de 5 Oscars majeurs. Un couronnement historique. Oui, mais ça fait quoi, d'être aux Oscars? Avouons-le: c'est impressionnant. C'est Hollywood comme on le fantasme. Passer les différents barrages d'une sécurité colossale qui paralyse tout Hollywood et digne de la Maison Blanche (des snipers sont perchés sur les toits, au cas où), puis apercevoir les centaines de photographes et de cameramen attroupés le long du tapis rouge, rappelle à quel point l'événement demeure l'un des plus médiatisés du monde.
La réunion d'une communauté qui se retrouve pour célébrer sa vraie passion du cinéma
Les stars sont légion, les femmes immenses, les robes somptueuses, l'organisation gigantesque et sans accroc. L'affaire est très classe -ce qui, à Hollywood, n'est pas si courant. Il se passe en fait quelque chose d'étonnant, quand on assiste à la cérémonie dans la salle, entouré de "nominés", quelque chose que les spectateurs, derrière leur télévision, ne perçoivent peut-être pas vraiment: cette soirée est, très sincèrement, pour de bon, la réunion d'une communauté qui se retrouve pour célébrer sa vraie passion du cinéma. Une fête entre confrères, entre collègues, entre amis, entre artistes, certains très connus, d'autres moins, quelques-uns pas du tout. Le truc, c'est que cette fête entre camarades est suivie par toute la planète.
Pour l'amour du cinéma
Cette année, sous l'impulsion de The Artist, mais aussi d'autres films comme Hugo Cabret, Minuit à Paris ou Cheval de guerre, les Oscars auront été sous le signe de la nostalgie, et cette nostalgie revendiquée, cet amour du cinéma répété par les participants et les clips filmés, embuent pendant trois heures la cérémonie d'une émotion qui, dans la salle, est réelle.
Les cinq victoires du film français ne sont pas vraiment une surprise, mais elles n'en restent pas moins magnifiques, et surtout sans précédents: Premier film français, et premier acteur -non anglo-saxon- oscarisé de l'histoire de l'Académie. La joie éclatante de Jean Dujardin, la tendresse de Ludovic Bource, qui a signé la musique, l'émotion de Thomas Langman, qui évoque la mémoire de son père Claude Berri, ou le bonheur de Michel Hazanavicius, qui fait à Bérénice Béjo la plus belle des déclarations d'amour, résonnent parmi les spectateurs.
Le téléspectateur, lui, aura-t-il également perçu et éprouvé cela? La cérémonie, très classique dans son format et son concept, n'a pas été révolutionnaire, et a surtout joué la carte de l'efficacité déjà éprouvée plus que de la nouveauté. Mais au coeur du Hollywood & Highland (ex-Kodak Theater, qui a perdu son nom suite à la faillite de Kodak), le ressenti est forcément plus intense, et les émois plus palpables -même si, pour des raisons d'horaires, tout est réglé au millimètre près et avance tambours battants, sans laisser le temps aux imprévus de faire dérailler la bonne marche d'une superproduction préparée pendant des mois.
Jean Dujardin a des étoiles dans les yeux, Alexandra Lamy virevolte
Plus tard, au Governor's Ball, le dîner officiel organisé par l'Académie des Arts et des Sciences du Cinéma, le légendaire crooner Tony Bennett sérénade ce petit monde Hollywoodien. Jean Dujardin, des étoiles dans les yeux, n'en revient toujours pas, et le dit, et virevolte de tous côtés. Alexandra Lamy, son épouse, rayonne. La farandole effrénée des photographes, des interviews, des soirées, les entraîne, aux côtés de Bérénice Béjo et Michel Hazanavicius, pour toute la nuit.
The Artist aura réussi ce qu'aucun film français n'aura, jusqu'à ce jour, su faire. C'est beau, et c'est émouvant. On peut dire ce qu'on veut des Oscars, énorme machinerie sans équivalent dans le monde du spectacle: les critiques sont nombreuses, et parfois justifiées. Mais ces Oscars n'en demeurent pas moins au coeur même d'un mythe élaboré depuis l'âge d'or du cinéma américain, et, en tant que tels, ils continuent de jouer un rôle essentiel dans le fonctionnement de la machine hollywoodienne.
Si les Oscars sont, par un certain aspect, la grand-messe d'un petit monde privilégié qui célèbre sa propre gloire non sans narcissisme, ils sont aussi la célébration du cinéma, et de sa place dans notre culture et notre monde. Cela est indéniable, et cela donne une étrange dimension émotionnelle à la soirée. Surtout quand c'est un film français qui remporte la récompense suprême, prouvant aussi que Hollywood, si elle produit beaucoup de films abrutissants, sait reconnaître et saluer le vrai talent quand elle le voit.
Et la vie continue
Michel Hazanavicius tient son Oscar dans ses mains. La statuette est belle. Lourde. Rutilante. Dans un recoin du Governor's Ball, des graveurs inscrivent, sur le socle du bonhomme d'or, et sous les yeux des gagnants, leurs noms. La colossale soirée devient soudain un travail d'artisan. Bérénice Béjo regarde s'ils ne se sont pas trompés dans l'orthographe d'Hazanavicius. Non. Chaque lettre est à sa place. Elle sourit. Demain elle reprendra l'avion pour Paris, et jeudi sa vie d'actrice, avec un tournage commencé il y a peu. La vie continue, même pour des Français oscarisés devant des millions de gens à travers le monde. Mais le temps d'un soir, il est permis d'être au sommet du monde.

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