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Dépendance au Gaz russe: quelles alternatives ?

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Dépendance au Gaz russe: quelles alternatives ?

Message par maxi le Dim 2 Oct - 17:23


Compétition entre gazoducs autour de la Caspienne
Figaro.fr

INFOGRAPHIE - Le groupe BP soutient un nouveau projet de tuyau, concurrent de Nabucco, pour évacuer le gaz d'Azerbaïdjan.




Un embouteillage de tuyaux. L'annonce, en début de semaine, par la compagnie pétrolière britannique BP, d'un nouveau projet de gazoduc pour livrer à l'Europe de l'ouest le gaz de la Caspienne, a conforté cette impression de bousculade dans les projets pharaoniques de pipelines. C'est qu'un gisement de gaz, aussi vaste soit-il, ne vaut que par les moyens mis en place pour livrer sa production à des clients.

Le consortium mené justement par BP qui exploite le gisement stratégique de Shah Deniz en Azerbaïdjan avait fixé au 1er octobre - aujourd'hui donc - l'échéance à laquelle les candidats à la construction de gazoducs devaient déposer leurs offres. Le consortium devra en principe choisir, d'ici à la fin de l'année, le projet lui proposant les meilleures conditions économiques. Mais en matière de projets de gazoducs transfrontaliers, la géopolitique pèse toujours de tout son poids.

Parmi les projets destinés à évacuer le gaz de la Caspienne vers l'Europe figure le fameux Nabucco, soutenu par la Commission européenne. Deux concurrents étaient jusqu'à présent en lice. D'une part, le Trans Adriatic Pipeline, soutenu par le groupe norvégien Statoil, également partenaire du consortium de Shah Deniz. Il s'agit d'une branche qui se grefferait à des gazoducs existants pour relier la Bulgarie à l'Italie via l'Adriatique (voir carte). D'autre part, le IGI Poseidon, porté par l'italien Edison et le grec Depa. Là aussi, ce projet serait une branche supplémentaire raccordée à des tuyaux déjà opérationnels, entre Bulgarie et Italie.
Une quatrième route

BP a donc dévoilé en début de semaine une quatrième route possible, baptisée South East Pipeline. Ce gazoduc de 1300 kilomètres relierait la Turquie à l'Autriche. Pratiquement trois fois moins long que Nabucco (3860 km), il aurait une capacité annuelle trois fois moindre : 10 milliards de mètres cubes contre 31 milliards pour Nabucco. Principal avantage de cette offre de dernière minute: son coût, bien plus modeste.

Nabucco, à l'origine soutenu par les États-Unis pour bâtir une voie de contournement au gaz russe, traîne depuis le début des années 2000. Il souffre de ne pas être porté par les principales compagnies gazières du continent tels E.ON (Allemagne), Eni (Italie) ou GDF Suez, liés par des contrats d'approvisionnement avec le russe Gazprom. En outre, Nabucco est un projet cher. Officiellement, son coût est de 8 milliards d'euros, mais sans doute plus proche de 14 milliards selon des sources citées par le Financial Times.

Les détracteurs de Nabucco l'estiment surdimensionné. Le gaz d'Azerbaïdjan ne pourra à lui seul remplir le tube soutenu par Bruxelles. En effet, une partie de la phase 2 du développement du champ gazier de Shah Deniz, situé à 70 kilomètres au sud-est de Bakou en mer Caspienne, sera expédiée vers la Russie. La compagnie russe Loukoil participe à l'exploitation du gisement à hauteur de 10%, au même titre que le français Total.

Nabucco ne sera pas trop gros, rétorquent ses partisans car ils comptent bien utiliser leur tuyau pour livrer du gaz du Turkménistan et d'Irak. Les négociations sont toujours en cours.


Donc l'UE dépend de la Russie pour son gaz, et il faudra dépendre de la Turquie pour diversifier nos sources.
C'est ce genre d'article qui fonde la vraie politique étrangère

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