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Des troubles plus important que Mai 68
POLITICLUB :: ARCHIVES :: Banlieues 2005
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Des troubles plus important que Mai 68
Vu l'exceptionnelle gravité de ces troubles, qui ne sont qu'apparemment résolus
vu les risques de répétition de ces émeutes
vu le nombre de gens que ça concerne
il est préferable de regrouper içi tout ce qui s'y rapporte
ce qui permet de revivre à froid, ces moments si pénibles
en esperant que ce forum reste le moins actif possible
>NB: pas de jugements à posteriori de ce qui a était dit ds l'émotion et l'inquiétude.
>
vu les risques de répétition de ces émeutes
vu le nombre de gens que ça concerne
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>NB: pas de jugements à posteriori de ce qui a était dit ds l'émotion et l'inquiétude.
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Dernière édition par le Ven 27 Jan - 15:01, édité 1 fois

maxi- Francophonomaniaque

-

Nombre de messages: 10760
Date d'inscription: 11/09/2005
Re: Des troubles plus important que Mai 68
Ce que nous avons appris sur les nuits de novembre, de Hugues Lagrange
LE MONDE | 24.01.06
Les émeutes de novembre 2005 ont un caractère inédit en France. Les épisodes analogues n'ont jamais eu cette extension ni dans le temps ni dans l'espace. Ceux du début des années 1980 portaient une adresse aux politiques, notamment à travers ce qui se passait dans les quartiers de Lyon. Ceux du début des années 1990 ont marqué une rupture avec la gauche municipale et les institutions. Ensuite, nous avons connu deux phases de violences urbaines diffuses. La première, de 1993 à 1997, voit l'affrontement des jeunes avec la police se durcir. Au cours de la deuxième, de 1998 à 2002, la violence s'enfonce dans la délinquance : c'est le moment des rixes entre bandes, du développement des violences envers les filles.
Les nuits de novembre marquent un retour de l'exigence politique. La plupart des acteurs mineurs de ces émeutes ne sont pas connus des services de police, et les 20 % suivis par l'autorité judiciaire le sont dans la moitié des cas au titre de l'enfance en danger, de problèmes familiaux. S'il y a eu des actes graves comme des tirs au fusil à grenaille, des violences envers des personnes — parfois criminelles —, nous ne sommes pas dans un épisode de délinquance. Les pillages ont été peu nombreux. Les jeunes ont brûlé des gymnases ou des écoles d'abord parce que c'étaient les institutions les plus accessibles à leur colère.
Les acteurs des nuits de novembre ne sont pas des groupes cherchant à faire masse, plutôt de petites bandes qui ont appris à tendre des guet-apens qu'une police extérieure aux cités peine à déjouer. Beaucoup d'entre eux font l'objet de contrôles d'identité quotidiens, on a vu s'élever les jugements pour outrage et rébellion. L'abandon de la police de proximité, la réduction des crédits aux associations qui font de la médiation ont confirmé cette éviction du tiers entre les jeunes et la police d'ordre public. Ces jeux de force viennent renforcer l'idéologie viriliste qui se développe parallèlement à la ségrégation des filles.
Contrairement à certaines analyses, il ne semble pas que l'on puisse dessiner à partir des émeutes la carte en creux des zones de deal. Les incidents ont été relativement peu nombreux à Gennevilliers, Colombes, Asnières, Bagneux ou Nanterre, lieux de deal importants. Pour autant, il n'y a pas eu une sorte de couvre-feu opéré par le business, car des communes où le deal est avéré comme Aulnay et d'autres comme Grigny, Evry, Corbeil, Villiers-le-Bel ont été impliquées dans les violences. De fait, l'on n'a guère entendu parler pendant les émeutes de ces "grands frères" qui devaient servir de médiateurs. Les animateurs ont joué un rôle, mais ils n'étaient pas en position d'être entendus, ce qui est un aspect important de la crise actuelle. Quant aux caïds, qui auraient pu avoir de l'autorité en dehors des responsables religieux, ils ne se sont pas impliqués. Les appels à une mobilisation civique des élus locaux ont révélé le défaut des médiations associatives et politiques.
Les incendies n'auraient pas eu une telle ampleur si les discriminations et la ségrégation spatiale ne s'étaient approfondies. La suppression des emplois-jeunes et la restriction des contrats emploi- solidarité n'a pas été compensée par l'ensemble des contrats jeunes en entreprise, des contrats initiative-emploi : en même temps qu'elles privaient les villes de médiateurs, elles ont engendré un déficit de 100 000 emplois qui auraient pu profiter aux jeunes des cités. Les pouvoirs publics ont constamment sous-estimé les effets ravageurs du chômage des aînés diplômés. En Seine-Saint-Denis, les communes les plus touchées par les incendies sont celles où les taux de chômage des 15-24 ans diplômés sont très élevés (Clichy, Montfermeil, Aulnay, Villepinte, Le Tremblay). Ce n'est pas seulement l'ascenseur social qui est en panne, mais le modèle de socialisation : le grand frère qui a fait des études mais se trouve sans emploi met en déroute toutes les bonnes paroles sur la réussite scolaire. Du coup, les modèles qui fonctionnent sont les figures négatives, celles du caïd, du business, parce que leur posture a plus de cohérence que celle des animateurs sociaux au chômage.
L'idée la plus souvent défendue devant les difficultés scolaires, le chômage et la délinquance dans les quartiers d'habitat social les plus stigmatisés est celle de l'échec du creuset français. Cette vision concentre tous les maux sur l'école et tous les espoirs sur elle. Nous serions face à une société enkystée dans des difficultés auxquelles vingt-cinq ans de politique de la ville n'auraient fait qu'ajouter des pansements. Cela ne rend pas justice à la diversité des situations dans les quartiers d'habitat social. C'est précisément avec l'élévation des niveaux scolaires — les progrès ont été notables dans les zones urbaines sensibles (ZUS) entre 1990 et 1999 — que les enjeux se sont déplacés vers les discriminations à l'embauche.
Les émeutes de novembre renvoient à la problématique du dernier arrivant dans une société qui se "pluriculturalise". Elles ont révélé les dimensions territoriales des inégalités sociales et leurs effets ségrégatifs, plus marqués en France que chez beaucoup de nos voisins. Il nous appartient de trouver les moyens de permettre à ces adolescents de "sortir", de rencontrer d'autres jeunes, de voir d'autres lieux.
Ce faisant, il faut éviter deux écueils : une politique exclusivement axée sur les personnes, qui conduirait au départ des quartiers de ceux qui s'en sortent le mieux et annulerait l'effet d'entraînement qu'ils pourraient susciter ; une politique visant exclusivement le traitement social des territoires, qui durcit leur séparation au lieu de rendre leurs frontières poreuses. Il faut diversifier l'offre scolaire dans les quartiers pauvres, prolonger la symbolique de l'accès aux meilleures écoles des meilleurs élèves des zones d'éducation prioritaires (ZEP), l'effet positif des contrats aidés qui favorisent l'accès à des emplois dans le secteur marchand.
Les émeutiers de novembre ont envoyé un message de désespoir qui est apparu d'une telle légitimité qu'il a amené en moins de dix jours les pouvoirs publics à renverser leur propre politique (financement des associations, internats scolaires, bourses). On ne prend pas la mesure des émeutes de novembre si l'on ne se demande pas comment les jeunes des quartiers peuvent reconquérir l'estime de soi. Le retour de l'ordre est précaire. Si l'on veut renouer les fils, il faut instaurer un autre fonctionnement de la police, reconstruire les médiations associatives, établir une nouvelle solidarité des espaces urbains les mieux dotés.
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Sociologue, Hugues Lagrange est chercheur au CNRS.
lemonde.fr
LE MONDE | 24.01.06
Les émeutes de novembre 2005 ont un caractère inédit en France. Les épisodes analogues n'ont jamais eu cette extension ni dans le temps ni dans l'espace. Ceux du début des années 1980 portaient une adresse aux politiques, notamment à travers ce qui se passait dans les quartiers de Lyon. Ceux du début des années 1990 ont marqué une rupture avec la gauche municipale et les institutions. Ensuite, nous avons connu deux phases de violences urbaines diffuses. La première, de 1993 à 1997, voit l'affrontement des jeunes avec la police se durcir. Au cours de la deuxième, de 1998 à 2002, la violence s'enfonce dans la délinquance : c'est le moment des rixes entre bandes, du développement des violences envers les filles.
Les nuits de novembre marquent un retour de l'exigence politique. La plupart des acteurs mineurs de ces émeutes ne sont pas connus des services de police, et les 20 % suivis par l'autorité judiciaire le sont dans la moitié des cas au titre de l'enfance en danger, de problèmes familiaux. S'il y a eu des actes graves comme des tirs au fusil à grenaille, des violences envers des personnes — parfois criminelles —, nous ne sommes pas dans un épisode de délinquance. Les pillages ont été peu nombreux. Les jeunes ont brûlé des gymnases ou des écoles d'abord parce que c'étaient les institutions les plus accessibles à leur colère.
Les acteurs des nuits de novembre ne sont pas des groupes cherchant à faire masse, plutôt de petites bandes qui ont appris à tendre des guet-apens qu'une police extérieure aux cités peine à déjouer. Beaucoup d'entre eux font l'objet de contrôles d'identité quotidiens, on a vu s'élever les jugements pour outrage et rébellion. L'abandon de la police de proximité, la réduction des crédits aux associations qui font de la médiation ont confirmé cette éviction du tiers entre les jeunes et la police d'ordre public. Ces jeux de force viennent renforcer l'idéologie viriliste qui se développe parallèlement à la ségrégation des filles.
Les jeunes de 16 ans à 20 ans qui ont affronté pendant plus de quinze jours les forces de l'ordre ne sont pas un échantillon représentatif des jeunes Français. Ce sont d'abord des enfants d'ouvriers, d'employés précaires et de chômeurs. Pour la première fois, la part prise par les jeunes issus de l'immigration africaine subsaharienne semble importante. Aujourd'hui, les dernières vagues migratoires sont celles qui posent le plus de problèmes de socialisation.
Contrairement à certaines analyses, il ne semble pas que l'on puisse dessiner à partir des émeutes la carte en creux des zones de deal. Les incidents ont été relativement peu nombreux à Gennevilliers, Colombes, Asnières, Bagneux ou Nanterre, lieux de deal importants. Pour autant, il n'y a pas eu une sorte de couvre-feu opéré par le business, car des communes où le deal est avéré comme Aulnay et d'autres comme Grigny, Evry, Corbeil, Villiers-le-Bel ont été impliquées dans les violences. De fait, l'on n'a guère entendu parler pendant les émeutes de ces "grands frères" qui devaient servir de médiateurs. Les animateurs ont joué un rôle, mais ils n'étaient pas en position d'être entendus, ce qui est un aspect important de la crise actuelle. Quant aux caïds, qui auraient pu avoir de l'autorité en dehors des responsables religieux, ils ne se sont pas impliqués. Les appels à une mobilisation civique des élus locaux ont révélé le défaut des médiations associatives et politiques.
Les incendies n'auraient pas eu une telle ampleur si les discriminations et la ségrégation spatiale ne s'étaient approfondies. La suppression des emplois-jeunes et la restriction des contrats emploi- solidarité n'a pas été compensée par l'ensemble des contrats jeunes en entreprise, des contrats initiative-emploi : en même temps qu'elles privaient les villes de médiateurs, elles ont engendré un déficit de 100 000 emplois qui auraient pu profiter aux jeunes des cités. Les pouvoirs publics ont constamment sous-estimé les effets ravageurs du chômage des aînés diplômés. En Seine-Saint-Denis, les communes les plus touchées par les incendies sont celles où les taux de chômage des 15-24 ans diplômés sont très élevés (Clichy, Montfermeil, Aulnay, Villepinte, Le Tremblay). Ce n'est pas seulement l'ascenseur social qui est en panne, mais le modèle de socialisation : le grand frère qui a fait des études mais se trouve sans emploi met en déroute toutes les bonnes paroles sur la réussite scolaire. Du coup, les modèles qui fonctionnent sont les figures négatives, celles du caïd, du business, parce que leur posture a plus de cohérence que celle des animateurs sociaux au chômage.
Isolée, l'action des jeunes des cités est pourtant apparue légitime à une large fraction de la population de ces quartiers. Ceux ou celles qui auraient pu le faire légitimement n'ont pas lancé d'appel au calme. Les mamans n'ont rien dit, elles ont laissé faire. Dans les cités, ce sont souvent des "mères courage" qui tentent d'assumer des situations qui les dépassent : combien d'entre elles ont ressenti une fierté secrète, peu avouable devant ces incendiaires si proches ? Les pères de famille se sont aussi montrés plutôt solidaires des jeunes émeutiers, tout en restant à distance.
L'idée la plus souvent défendue devant les difficultés scolaires, le chômage et la délinquance dans les quartiers d'habitat social les plus stigmatisés est celle de l'échec du creuset français. Cette vision concentre tous les maux sur l'école et tous les espoirs sur elle. Nous serions face à une société enkystée dans des difficultés auxquelles vingt-cinq ans de politique de la ville n'auraient fait qu'ajouter des pansements. Cela ne rend pas justice à la diversité des situations dans les quartiers d'habitat social. C'est précisément avec l'élévation des niveaux scolaires — les progrès ont été notables dans les zones urbaines sensibles (ZUS) entre 1990 et 1999 — que les enjeux se sont déplacés vers les discriminations à l'embauche.
Les émeutes de novembre renvoient à la problématique du dernier arrivant dans une société qui se "pluriculturalise". Elles ont révélé les dimensions territoriales des inégalités sociales et leurs effets ségrégatifs, plus marqués en France que chez beaucoup de nos voisins. Il nous appartient de trouver les moyens de permettre à ces adolescents de "sortir", de rencontrer d'autres jeunes, de voir d'autres lieux.
Ce faisant, il faut éviter deux écueils : une politique exclusivement axée sur les personnes, qui conduirait au départ des quartiers de ceux qui s'en sortent le mieux et annulerait l'effet d'entraînement qu'ils pourraient susciter ; une politique visant exclusivement le traitement social des territoires, qui durcit leur séparation au lieu de rendre leurs frontières poreuses. Il faut diversifier l'offre scolaire dans les quartiers pauvres, prolonger la symbolique de l'accès aux meilleures écoles des meilleurs élèves des zones d'éducation prioritaires (ZEP), l'effet positif des contrats aidés qui favorisent l'accès à des emplois dans le secteur marchand.
Les émeutiers de novembre ont envoyé un message de désespoir qui est apparu d'une telle légitimité qu'il a amené en moins de dix jours les pouvoirs publics à renverser leur propre politique (financement des associations, internats scolaires, bourses). On ne prend pas la mesure des émeutes de novembre si l'on ne se demande pas comment les jeunes des quartiers peuvent reconquérir l'estime de soi. Le retour de l'ordre est précaire. Si l'on veut renouer les fils, il faut instaurer un autre fonctionnement de la police, reconstruire les médiations associatives, établir une nouvelle solidarité des espaces urbains les mieux dotés.
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Sociologue, Hugues Lagrange est chercheur au CNRS.
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Bruno- Retiarivs Virtvalis

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Nombre de messages: 5377
Age: 39
Localisation: Bruxelles (Département de Chère-et-Vilaine)
Date d'inscription: 13/09/2005
Re: Des troubles plus important que Mai 68
Moi je veux bien entendre les messages de désespoir, et je conçois qu'être discriminé soit absolument insupportable
Mais dans la vie il faut aussi de la réciprocité, et ces habitants de ces quartiers seraient bien inspirés de se mettre en question afin de comprendre aussi que s'ils sont discriminés à l'embauche, à l'entrée des boites de nuit, pour l'attribution de location ou l'achat de logement ça n'est que rarement du à un racisme pur et dur qui existe mais qui est minoritaire, mais plutôt à un rejet de comportements, d'exploitation abusive du système judiciaire, d'attitudes antipathiques et à un manque d'éducation minimale, etc...
Dans la vie il est aisé de critiquer les autres et très difficile de voir ses défauts, pourtant nul n'y échappe.
Qu'ils y réfléchissent aussi et fassent un pas vers nous
Mais dans la vie il faut aussi de la réciprocité, et ces habitants de ces quartiers seraient bien inspirés de se mettre en question afin de comprendre aussi que s'ils sont discriminés à l'embauche, à l'entrée des boites de nuit, pour l'attribution de location ou l'achat de logement ça n'est que rarement du à un racisme pur et dur qui existe mais qui est minoritaire, mais plutôt à un rejet de comportements, d'exploitation abusive du système judiciaire, d'attitudes antipathiques et à un manque d'éducation minimale, etc...
Dans la vie il est aisé de critiquer les autres et très difficile de voir ses défauts, pourtant nul n'y échappe.
Qu'ils y réfléchissent aussi et fassent un pas vers nous
Dernière édition par AdminF24 le Mer 14 Mar - 11:47, édité 1 fois

maxi- Francophonomaniaque

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Nombre de messages: 10760
Date d'inscription: 11/09/2005
Re: Des troubles plus important que Mai 68
6 ans après cet incendie généralisé, croyez vous que cela pourrait reprendre ?
avec le recul n'est ce pas aussi l'expression du culte du mâle tout puissant ?
avec le recul n'est ce pas aussi l'expression du culte du mâle tout puissant ?
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"Il n'y a pas pire ennemi, qu'un ami trahi" - maxi 2012

maxi- Francophonomaniaque

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Nombre de messages: 10760
Date d'inscription: 11/09/2005
Re: Des troubles plus important que Mai 68
Tout dépendra du résultat des élections à mon avis. Mais, surtout, si ça reprend, ce sera bien plus violent.
_________________
"Selon l'éthique capitaliste, il est tout à fait normal de laisser un homme mourir de faim après 40 ans de service ; au contraire, c'est sans doute du bon business, une réduction nécessaire des dépenses qui fait partie des obligations envers les actionnaires" (G. Orwell)
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