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Irak: l'après USA
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Irak: l'après USA
Irak: une femme et un imam décapités
AFP 09/09/2010
Bravo Bush, vive le "New Iraq", la dictature est remplacée par la guerre de religion, quel progrès !
AFP 09/09/2010
Un imam sunnite et l'épouse d'un policier ont été décapités aujourd'hui dans deux attaques distinctes dans la province de Diyala, au nord-est de Bagdad, ont annoncé des responsables de la police locale.
Imam de la mosquée sunnite de Sansal, près de Mouqdadiya, à 90 km de la capitale, Abdouljabbar Saleh al-Joubouri, 42 ans, a été décapité à l'aube par des inconnus qui ont ensuite brûlé sa dépouille devant sa maison, selon le commandant Firas al-Doulaïmi. Rentré il y a quelques mois seulement dans ce village, qu'il avait fui en raison des violences, l'imam Joubouri avait reçu de nombreuses menaces en raison des prêches qu'il prononçait contre les groupes islamistes, dans un village connu comme un ancien bastion d'Al-Qaïda en Irak.
A Baqouba, la capitale provinciale, quatre insurgés déguisés avec des habits féminins ont fait irruption dans la maison d'un policier, mais n'ont trouvé que sa femme, qu'ils ont décapitée, a indiqué le capitaine Mohaned Ibrahim.
La province de Diyala est une des plus dangereuses d'Irak en raison notamment des tensions ethno-confessionnelles entre les différentes communautés qui la peuplent.
La violence a globalement baissé en Irak par rapport aux niveaux observés pendant le pic des violences confessionnelles en 2007, mais un regain d'attaques a été observé ces deux derniers mois.
Bravo Bush, vive le "New Iraq", la dictature est remplacée par la guerre de religion, quel progrès !
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"Il n'y a pas pire ennemi, qu'un ami trahi" - maxi 2012

maxi- Francophonomaniaque

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Re: Irak: l'après USA
Je l'avais pourtant prévenu le GeorgeWB, que Saddam c'était mieux que RIEN
mais bon, le pétrole dirige les USA
mais bon, le pétrole dirige les USA

Jacques C- Résistant Francophone

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Re: Irak: l'après USA
Sans parler des attentats hebdomadaires, voire quotidiens...
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"Selon l'éthique capitaliste, il est tout à fait normal de laisser un homme mourir de faim après 40 ans de service ; au contraire, c'est sans doute du bon business, une réduction nécessaire des dépenses qui fait partie des obligations envers les actionnaires" (G. Orwell)
Re: Irak: l'après USA
Mais la dictature était déjà une guerre de "religion" des Sunnites contre les Chiites.
Malheureusement Bush, en inversant les rapports de force, a choisi les pires au nom de son christianisme...et de son incompétence.
Quand le pouvoir du pétrole aveugle, l'absence d'intelligence prend une dimension dramatique
GIBET
Malheureusement Bush, en inversant les rapports de force, a choisi les pires au nom de son christianisme...et de son incompétence.
Quand le pouvoir du pétrole aveugle, l'absence d'intelligence prend une dimension dramatique
GIBET

gibet- Résistant Francophone

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Bruno- Retiarivs Virtvalis

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Re: Irak: l'après USA
Bruno a écrit:Heureusement qu'Obamou est là
Oui, c'est clair que c'est lui qui a provoqué tout ce bordel...
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"Selon l'éthique capitaliste, il est tout à fait normal de laisser un homme mourir de faim après 40 ans de service ; au contraire, c'est sans doute du bon business, une réduction nécessaire des dépenses qui fait partie des obligations envers les actionnaires" (G. Orwell)
Re: Irak: l'après USA
Tofraziel a écrit:Bruno a écrit:Heureusement qu'Obamou est là
Oui, c'est clair que c'est lui qui a provoqué tout ce bordel...
Oui mais c'est à cause de sa couleur ...sans doute


gibet- Résistant Francophone

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Re: Irak: l'après USA
On a une idée du nombre de morts en Irak, d'abord les bombardements US et depuis les attentas ?
ça doit être énorme, vive la démocratie chez les arabes !
ça doit être énorme, vive la démocratie chez les arabes !

cambronne- ♥ Centurion de la Francophonie ♥

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Re: Irak: l'après USA
Les attentats des chiites contre les sunnites ont fait infiniment plus de morts innocents (et volontairement voulus) que les bombardements US
mais après tout la démocratie chez les arabes serait le problème des arabes sans la convoitise du pétrole par les financiers des Pays qui n'en ont pas!!
GIBET
mais après tout la démocratie chez les arabes serait le problème des arabes sans la convoitise du pétrole par les financiers des Pays qui n'en ont pas!!
GIBET

gibet- Résistant Francophone

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Re: Irak: l'après USA
Série d'attentats à Bagdad: 62 morts, 180 blessés
Bush peut être fier de son "new Irak "...
BAGDAD (AP) — Des attentats à l'explosif et tirs de mortiers ont fait mardi soir 62 morts et 180 blessés dans plusieurs quartiers, principalement chiites, de Bagdad selon la police et les hôpitaux.
Les attentats coordonnés, perpétrés à l'aide de voitures piégées, d'engins explosifs et des tirs de mortiers, ont eu lieu en dix endroits différents de la capitale irakienne. Aucune revendication n'a été formulée dans l'immédiat.
Ce nouveau carnage intervient deux jours après la mort de 58 personnes dimanche lors d'une prise d'otages dans une église catholique du centre de Bagdad, suivie de l'assaut des forces de sécurité irakiennes.
L'Etat islamiste d'Irak, lié à Al-Qaïda, a posté dimanche soir sur un site internet islamiste un message annonçant son intention d'"exterminer les Chrétiens irakiens si les femmes musulmanes en Irak ne sont pas libérées".
Bush peut être fier de son "new Irak "...
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"Il n'y a pas pire ennemi, qu'un ami trahi" - maxi 2012

maxi- Francophonomaniaque

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Re: Irak: l'après USA
Ce qui me fait penser que Bruno se fait rare.
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"Selon l'éthique capitaliste, il est tout à fait normal de laisser un homme mourir de faim après 40 ans de service ; au contraire, c'est sans doute du bon business, une réduction nécessaire des dépenses qui fait partie des obligations envers les actionnaires" (G. Orwell)
Re: Irak: l'après USA
La violence a globalement baissé en Irak par rapport aux niveaux observés pendant le pic des violences confessionnelles en 2007, mais un regain d'attaques a été observé ces deux derniers mois.
Pourquoi tu ne retiens que la dernière partie ? La première partie de cette phrase est beaucoup plus importante.
Virer Saddam et installer la démocratie est une très bonne chose pour l'Irak, il faut regarder à plus long terme et pas se laisser aveugler par la situation actuelle. Bien sûr grâce aux talents de Bush, le chantier va être très compliqué mais prendre ce genre d'article et affirmer que "avant c'était mieux" c'est tirer des conclusions, fausses, et hâtives.

Prim- Rillette libérale

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Date d'inscription: 29/09/2005
Re: Irak: l'après USA
Bébés malformés en Irak : l'armée US pointée du doigt
AFP 31/12/2010
AFP 31/12/2010
La ville de Fallujah a été le thaêtre des plus intenses combats menés en Irak par les troupes américaines. Crédits photo : © Reuters Photographer / Reuters/REUTERS
Une étude suppose un lien entre les assauts menées à Fallujah en 2004 et une hausse spectaculaire des fausses couches et des malformations congénitales. L'uranium appauvri pourrait en être à l'origine.
Depuis plusieurs années, la ville irakienne de Fallujah s'alarme du nombre inquiétant de fausses couches et de naissances de bébés difformes. Pour la première fois, une étude scientifique à paraître dans l'International Journal of Environmental Research and Public Health s'autorise à établir un lien entre les assauts américains meurtriers de 2004 et cette vague d'anomalies génétiques, révèle le Guardian. Les armes utilisées par les Américains, et en premier lieu les bombes et munitions à l'uranium appauvri, pourraient être responsables des taux particulièrement élevés de problèmes cardiaques, de cancers, et de problèmes osseux observés chez les nouveau-nés, estiment les chercheurs.
Selon eux, ces malformations sont 11 fois plus nombreuses ici que dans le reste du monde. En mai, 15% des 547 enfants nés à l'hôpital présentaient une anomalie et plus d'un sur dix naissait avant la fin du 7e mois de grossesse, relève un pédiatre irakien travaillant dans l'hôpital de la ville. Les chercheurs sont d'autant plus inquiets qu'ils estiment ces chiffres largement sous-estimés dans la mesure où une grande partie des habitants privilégient encore l'accouchement à domicile.
D'autre part, certaines coïncidences relevées dans l'étude systématique de 55 familles semblent très improbables. L'étude pointe notamment le cas d'une mère et d'une fille ayant toutes deux donné naissance à des enfants malformés après 2004. Dans le même temps la deuxième femme d'un des deux pères accouchait elle aussi d'un bébé difforme. «Il faut bien avoir à l'esprit qu'en temps normal, la probabilité d'une telle coïncidence est virtuellement nulle», explique au quotidien britannique le toxicologue Mozghan Savabiasfahani, un des auteurs.
Une étude de l'OMS doit être lancée en 2011
C'est notamment pour cette raison que les chercheurs pensent «que la population a été exposée de manière chronique à un agent environnemental». «Nous ne savons pas encore lequel, mais nous procédons à des tests complémentaires pour le déterminer», poursuit Savabiasfahani. Le rapport évoque la piste des métaux qui jouent un rôle notoire dans la stabilité du génome. «Ce sont de bons candidats potentiels à la survenue de malformations congénitales», est-il écrit.
Or en mai et en novembre 2004, les Etats-Unis ont lancé des assauts violents dans la ville de Fallujah et un métal lourd, l'uranium appauvri, est couramment utilisé dans l'armement américain. Plus solide que l'acier, celui-ci provient des déchets des centrales nucléaires américaines. Rapidement, des doutes se sont posés quant à leur nocivité et leur potentiel cancérigène pour les soldats et les populations. Aujourd'hui encore, le débat n'est pas définitivement tranché.
Les experts ne s'interdisent donc pas d'autres pistes. Ils appellent l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à lancer rapidement une étude indépendante sur les bébés de Fallujah afin de déterminer la cause de cette «épidémie d'anormalités». L'OMS avait prévu de lancer ces travaux en 2011, mais la situation encore instable dans la ville pourrait être un frein à leur bon déroulement.
Une étude suppose un lien entre les assauts menées à Fallujah en 2004 et une hausse spectaculaire des fausses couches et des malformations congénitales. L'uranium appauvri pourrait en être à l'origine.
Depuis plusieurs années, la ville irakienne de Fallujah s'alarme du nombre inquiétant de fausses couches et de naissances de bébés difformes. Pour la première fois, une étude scientifique à paraître dans l'International Journal of Environmental Research and Public Health s'autorise à établir un lien entre les assauts américains meurtriers de 2004 et cette vague d'anomalies génétiques, révèle le Guardian. Les armes utilisées par les Américains, et en premier lieu les bombes et munitions à l'uranium appauvri, pourraient être responsables des taux particulièrement élevés de problèmes cardiaques, de cancers, et de problèmes osseux observés chez les nouveau-nés, estiment les chercheurs.
Selon eux, ces malformations sont 11 fois plus nombreuses ici que dans le reste du monde. En mai, 15% des 547 enfants nés à l'hôpital présentaient une anomalie et plus d'un sur dix naissait avant la fin du 7e mois de grossesse, relève un pédiatre irakien travaillant dans l'hôpital de la ville. Les chercheurs sont d'autant plus inquiets qu'ils estiment ces chiffres largement sous-estimés dans la mesure où une grande partie des habitants privilégient encore l'accouchement à domicile.
D'autre part, certaines coïncidences relevées dans l'étude systématique de 55 familles semblent très improbables. L'étude pointe notamment le cas d'une mère et d'une fille ayant toutes deux donné naissance à des enfants malformés après 2004. Dans le même temps la deuxième femme d'un des deux pères accouchait elle aussi d'un bébé difforme. «Il faut bien avoir à l'esprit qu'en temps normal, la probabilité d'une telle coïncidence est virtuellement nulle», explique au quotidien britannique le toxicologue Mozghan Savabiasfahani, un des auteurs.
Une étude de l'OMS doit être lancée en 2011
C'est notamment pour cette raison que les chercheurs pensent «que la population a été exposée de manière chronique à un agent environnemental». «Nous ne savons pas encore lequel, mais nous procédons à des tests complémentaires pour le déterminer», poursuit Savabiasfahani. Le rapport évoque la piste des métaux qui jouent un rôle notoire dans la stabilité du génome. «Ce sont de bons candidats potentiels à la survenue de malformations congénitales», est-il écrit.
Or en mai et en novembre 2004, les Etats-Unis ont lancé des assauts violents dans la ville de Fallujah et un métal lourd, l'uranium appauvri, est couramment utilisé dans l'armement américain. Plus solide que l'acier, celui-ci provient des déchets des centrales nucléaires américaines. Rapidement, des doutes se sont posés quant à leur nocivité et leur potentiel cancérigène pour les soldats et les populations. Aujourd'hui encore, le débat n'est pas définitivement tranché.
Les experts ne s'interdisent donc pas d'autres pistes. Ils appellent l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à lancer rapidement une étude indépendante sur les bébés de Fallujah afin de déterminer la cause de cette «épidémie d'anormalités». L'OMS avait prévu de lancer ces travaux en 2011, mais la situation encore instable dans la ville pourrait être un frein à leur bon déroulement.
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maxi- Francophonomaniaque

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Re: Irak: l'après USA
Croyez-vous vraiment que les U.S. vont faire quelques choses..?..Ont-ils fait quelques choses après l' emploi de défoliant dans la forêt vietnamienne..?..
Arrangez-vous..?..
Arrangez-vous..?..
hendy- ~ Maitre de la Francophonie ~

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Re: Irak: l'après USA
Obama annonce le départ des troupes américaines en Irak d'ici à la fin 2011
LEMONDE.FR | 21.10.11
LEMONDE.FR | 21.10.11
Le président américain Barack Obama a annoncé, vendredi 21 octobre, que les troupes américaines encore présentes en Irak quitteront le pays d'ici à la fin de l'année. "Aujourd'hui, je suis en mesure d'annoncer, comme promis, que le reste de nos troupes présentes en Irak rentreront d'ici à la fin de l'année. Après près de neuf années, la guerre menée par les Etats-Unis en Irak sera finie", a dit M. Obama lors d'une allocution à la Maison Blanche.
Depuis la fin des opérations de combat des Etats-Unis, en 2010, 39 000 soldats américains étaient encore stationnés en Irak. 4 408 soldats américains y ont perdu la vie depuis le début des opérations, en mars 2003, selon les chiffres publiés par le ministère de la défense.
UN ACCORD DATANT DE 2008
L'annonce du chef de l'Etat américain est survenue après une visioconférence entre lui et le premier ministre irakien, Nouri Al-Maliki, et l'échec des négociations visant à maintenir des troupes américaines sur place. La date du départ des troupes à la fin de l'année faisait déjà l'objet d'un accord intervenu en 2008 entre les deux pays. L'accord avait été négocié sous l'administration de George W. Bush. Mais Washington et Bagdad négociaient afin de maintenir un contingent de quelques milliers d'hommes afin de former des soldats irakiens.
Les négociations butaient, entre autre, sur le statut juridique des troupes américaines après 2011, comme l'a souligné le Washington Post. Washington exigeait une immunité totale pour ses militaires, les mettant à l'abri de toute poursuite judiciaire en Irak, ce que Bagdad refusait.
L'annonce de M. Obama survient au lendemain de la "désactivation" de la division du Nord du dispositif américain en Irak, au cœur d'un conflit entre les autorités centrales du pays et celles de la région autonome du Kurdistan. Ce conflit est souvent présenté par les Américains comme l'un des principaux risques pesant sur la stabilité à long terme de l'Irak. M. Obama a annoncé que M. Al-Maliki se rendrait à la Maison Blanche en décembre, au moment où les deux pays reprendront des relations normales entre Etats souverains. Les Etats-Unis comptent encore 18 bases dans le pays.
"UN ŒIL SUR L'IRAN"
M. Obama a rappelé qu'il avait fait campagne en 2008 contre l'intervention de son pays à Bagdad. Il a depuis envoyé des dizaines de milliers de troupes en renfort en Afghanistan, dont les premières s'apprêtent à quitter le pays dans le cadre d'un transfert de la sécurité aux forces afghanes. "Les Etats-Unis avancent en position de force, a assuré le président américain. La longue guerre d'Irak prendra fin d'ici à la fin de l'année. La transition en Afghanistan prend forme et nos soldats rentrent enfin à la maison."
Aussitôt le retrait des troupes rendu public, le chef de la majorité démocrate du Sénat américain, Harry Reid, a indiqué qu'il soutenait la décision du président américain Barack Obama de retirer toutes les troupes américaines d'Irak. Interrogé sur une possible montée de l'influence de l'Iran en Irak après le départ des Américains, M. Reid a assuré que les Etats-Unis "gardaient vraiment un œil sur l'Iran", et que cela serait toujours vrai après le retrait américain.
En revanche, la décision du président n'est pas du goût de plusieurs élus républicains, notamment des habitués des questions de défense. "J'espère que j'ai tort et que le président a raison, mais j'ai bien peur que cette décision provoque des situations qui vont revenir hanter notre pays", a par exemple déclaré le sénateur Lindsey Graham.
George W. Bush avait déclenché l'invasion de l'Irak en 2003, sans l'aval des Nations unies. Officiellement, il souhaitait mettre hors d'état de nuire les armes de destruction massive que le dictateur Saddam Hussein était censé posséder. Ces armes ne seront jamais trouvées et Saddam Hussein sera finalement capturé par l'armée américaine en décembre 2003 puis exécuté par la justice irakienne en 2006.
Depuis la fin des opérations de combat des Etats-Unis, en 2010, 39 000 soldats américains étaient encore stationnés en Irak. 4 408 soldats américains y ont perdu la vie depuis le début des opérations, en mars 2003, selon les chiffres publiés par le ministère de la défense.
UN ACCORD DATANT DE 2008
L'annonce du chef de l'Etat américain est survenue après une visioconférence entre lui et le premier ministre irakien, Nouri Al-Maliki, et l'échec des négociations visant à maintenir des troupes américaines sur place. La date du départ des troupes à la fin de l'année faisait déjà l'objet d'un accord intervenu en 2008 entre les deux pays. L'accord avait été négocié sous l'administration de George W. Bush. Mais Washington et Bagdad négociaient afin de maintenir un contingent de quelques milliers d'hommes afin de former des soldats irakiens.
Les négociations butaient, entre autre, sur le statut juridique des troupes américaines après 2011, comme l'a souligné le Washington Post. Washington exigeait une immunité totale pour ses militaires, les mettant à l'abri de toute poursuite judiciaire en Irak, ce que Bagdad refusait.
L'annonce de M. Obama survient au lendemain de la "désactivation" de la division du Nord du dispositif américain en Irak, au cœur d'un conflit entre les autorités centrales du pays et celles de la région autonome du Kurdistan. Ce conflit est souvent présenté par les Américains comme l'un des principaux risques pesant sur la stabilité à long terme de l'Irak. M. Obama a annoncé que M. Al-Maliki se rendrait à la Maison Blanche en décembre, au moment où les deux pays reprendront des relations normales entre Etats souverains. Les Etats-Unis comptent encore 18 bases dans le pays.
"UN ŒIL SUR L'IRAN"
M. Obama a rappelé qu'il avait fait campagne en 2008 contre l'intervention de son pays à Bagdad. Il a depuis envoyé des dizaines de milliers de troupes en renfort en Afghanistan, dont les premières s'apprêtent à quitter le pays dans le cadre d'un transfert de la sécurité aux forces afghanes. "Les Etats-Unis avancent en position de force, a assuré le président américain. La longue guerre d'Irak prendra fin d'ici à la fin de l'année. La transition en Afghanistan prend forme et nos soldats rentrent enfin à la maison."
Aussitôt le retrait des troupes rendu public, le chef de la majorité démocrate du Sénat américain, Harry Reid, a indiqué qu'il soutenait la décision du président américain Barack Obama de retirer toutes les troupes américaines d'Irak. Interrogé sur une possible montée de l'influence de l'Iran en Irak après le départ des Américains, M. Reid a assuré que les Etats-Unis "gardaient vraiment un œil sur l'Iran", et que cela serait toujours vrai après le retrait américain.
En revanche, la décision du président n'est pas du goût de plusieurs élus républicains, notamment des habitués des questions de défense. "J'espère que j'ai tort et que le président a raison, mais j'ai bien peur que cette décision provoque des situations qui vont revenir hanter notre pays", a par exemple déclaré le sénateur Lindsey Graham.
George W. Bush avait déclenché l'invasion de l'Irak en 2003, sans l'aval des Nations unies. Officiellement, il souhaitait mettre hors d'état de nuire les armes de destruction massive que le dictateur Saddam Hussein était censé posséder. Ces armes ne seront jamais trouvées et Saddam Hussein sera finalement capturé par l'armée américaine en décembre 2003 puis exécuté par la justice irakienne en 2006.
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Re: Irak: l'après USA
Barack Obama : "Notre guerre en Irak prend fin ce mois-ci"
LEMONDE.FR avec AFP | 12.12.11
LEMONDE.FR avec AFP | 12.12.11
Des militaires américains dans une base au sud de Bagdad, le 11 décembre.
Moins de trois semaines avant la fin du retrait des troupes américaines d'Irak, et plus de huit ans après une invasion menée sans l'aval des Nations unies pour renverser Saddam Hussein, le président des Etats-Unis, Barack Obama, a recu, lundi 12 décembre à Washington, le premier ministre irakien, Nouri Al-Maliki.
M. Obama a affirmé lors de cette rencontre que les derniers soldats américains quitteraient l'Irak "la tête haute et avec honneur" d'ici à la fin de l'année 2011, ajoutant : "Après presque neuf ans, notre guerre en Irak prend fin ce mois-ci." "L'histoire jugera [la décision d'envahir l'Irak en 2003]", a-t-il déclaré. Barack Obama avait été très critique de l'invasion de ce pays en 2003, décidée par son prédécesseur républicain George W. Bush.
PARTENARIAT "SOLIDE"
Barack Obama a promis que son pays resterait un "partenaire solide et fiable" de Bagdad après le départ du dernier soldat américain. "Au moment où nous mettons fin à cette guerre, et au moment où l'Irak fait face à son avenir, les Irakiens doivent savoir qu'ils ne sont pas seuls", a déclaré M. Obama. La Maison Blanche a d'ores et déjà annoncé que les Etats-Unis comptent vendre 18 avions de chasse F-16 supplémentaires à l'Irak.
M. Obama a également mis en garde "d'autres pays" – qu'il n'a pas nommés – contre toute ingérence en Irak. "Nous établissons un partenariat [avec l'Irak] pour la sécurité dans la région, et tout comme l'Irak a promis de ne pas s'ingérer dans les affaires d'autres pays, des pays tiers ne doivent pas s'ingérer" dans les affaires irakiennes, a-t-il affirmé, en soulignant que "la souveraineté de l'Irak doit être respectée".
PLUS QUE QUATRE BASES MILITAIRES
Outre le président Obama, M. Maliki doit rencontrer le vice-président, Joe Biden, la secrétaire d'Etat Hillary Clinton et des membres du Congrès pour parler de sécurité, d'énergie, d'éducation et de justice. Plusieurs élus républicains ont émis des inquiétudes récemment quant à la sécurité en Irak, et l'influence de l'Iran après le départ des Américains.
Il ne reste actuellement que 6 000 militaires et employés du ministère de la défense américain dans quatre bases, contre 170 000 soldats et 505 bases en 2007-2008. Ils passeront la main d'ici au 31 décembre à quelque 900 000 membres des forces de sécurité irakiennes, considérées comme à même de faire face aux défis intérieurs, mais pas encore de défendre les frontières, l'espace aérien et les eaux territoriales. Le retrait était inscrit dans un accord bilatéral signé fin 2008. Les Etats-Unis laissent sur place 157 militaires et 763 contractuels civils qui formeront les forces irakiennes sous l'égide de l'ambassade américaine à Bagdad.
Moins de trois semaines avant la fin du retrait des troupes américaines d'Irak, et plus de huit ans après une invasion menée sans l'aval des Nations unies pour renverser Saddam Hussein, le président des Etats-Unis, Barack Obama, a recu, lundi 12 décembre à Washington, le premier ministre irakien, Nouri Al-Maliki.
M. Obama a affirmé lors de cette rencontre que les derniers soldats américains quitteraient l'Irak "la tête haute et avec honneur" d'ici à la fin de l'année 2011, ajoutant : "Après presque neuf ans, notre guerre en Irak prend fin ce mois-ci." "L'histoire jugera [la décision d'envahir l'Irak en 2003]", a-t-il déclaré. Barack Obama avait été très critique de l'invasion de ce pays en 2003, décidée par son prédécesseur républicain George W. Bush.
PARTENARIAT "SOLIDE"
Barack Obama a promis que son pays resterait un "partenaire solide et fiable" de Bagdad après le départ du dernier soldat américain. "Au moment où nous mettons fin à cette guerre, et au moment où l'Irak fait face à son avenir, les Irakiens doivent savoir qu'ils ne sont pas seuls", a déclaré M. Obama. La Maison Blanche a d'ores et déjà annoncé que les Etats-Unis comptent vendre 18 avions de chasse F-16 supplémentaires à l'Irak.
M. Obama a également mis en garde "d'autres pays" – qu'il n'a pas nommés – contre toute ingérence en Irak. "Nous établissons un partenariat [avec l'Irak] pour la sécurité dans la région, et tout comme l'Irak a promis de ne pas s'ingérer dans les affaires d'autres pays, des pays tiers ne doivent pas s'ingérer" dans les affaires irakiennes, a-t-il affirmé, en soulignant que "la souveraineté de l'Irak doit être respectée".
PLUS QUE QUATRE BASES MILITAIRES
Outre le président Obama, M. Maliki doit rencontrer le vice-président, Joe Biden, la secrétaire d'Etat Hillary Clinton et des membres du Congrès pour parler de sécurité, d'énergie, d'éducation et de justice. Plusieurs élus républicains ont émis des inquiétudes récemment quant à la sécurité en Irak, et l'influence de l'Iran après le départ des Américains.
Il ne reste actuellement que 6 000 militaires et employés du ministère de la défense américain dans quatre bases, contre 170 000 soldats et 505 bases en 2007-2008. Ils passeront la main d'ici au 31 décembre à quelque 900 000 membres des forces de sécurité irakiennes, considérées comme à même de faire face aux défis intérieurs, mais pas encore de défendre les frontières, l'espace aérien et les eaux territoriales. Le retrait était inscrit dans un accord bilatéral signé fin 2008. Les Etats-Unis laissent sur place 157 militaires et 763 contractuels civils qui formeront les forces irakiennes sous l'égide de l'ambassade américaine à Bagdad.
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Iraq: l'après USA
Une série d'attentats fait au moins 57 morts à Bagdad
Par lefigaro.fr Mis à jour le 22/12/2011
La guerre de Religions va t elle reprendre ?
Par lefigaro.fr Mis à jour le 22/12/2011
Dix attaques simultanées ont été perpétrées jeudi matin dans plusieurs quartiers de la capitale irakienne. Quelques jours après le départ des troupes US, il s'agit des premières violences depuis le début des tensions politiques entre sunnites et chiites.
C'est le premier attentat depuis le début de la crise politique en Irak. Il fait suite au départ des troupes américaines du pays. Une série de dix attaques à la bombe, probablement coordonnées, a fait au moins 57 morts et 176 blessés jeudi à Bagdad, d'après le porte-parole du ministère de la Santé, Ziad Tariq.
Les attentats ont été perpétrés à une heure de pointe, dans plusieurs quartiers très fréquentés de la capitale irakienne. Les sites visés ont été bouclés par les forces de l'ordre, et des hélicoptères survolaient ces zones jeudi matin, tandis que le renforcement des contrôles aux postes de sécurité rendait la circulation encore plus chaotique qu'à l'ordinaire dans la capitale irakienne.
Un an après la formation d'un gouvernement d'union et alors que l'Irak vient de sortir officiellement de neuf ans de guerre, ces violences interviennent au début d'une crise politique qui menace la fragile trêve entre les différentes forces du pays. Un retour des violences confessionnelles est à craindre, notamment entre les chiites (majoritaires) et les sunnites, qui craignent désormais d'être persécutés.
Des tensions entre sunnites et chiites
Ces derniers jours, un mandat d'arrêt a été lancé à l'encontre du vice-président sunnite Tarek al-Hachémi. En parallèle, le chef du gouvernement chiite, Nouri al-Maliki, a réclamé le limogeage de son vice-premier ministre sunnite, et le bloc parlementaire Irakiya, qui est lui soutenu par les sunnites, a décidé de boycotter l'Assemblée et le gouvernement.
Deuxième groupe parlementaire avec 82 députés, derrière la coalition chiite de l'Alliance nationale (159 députés), Irakiya a annoncé lundi un boycottage du gouvernement, deux jours après avoir suspendu sa participation aux travaux du Parlement, en dénonçant la «dictature» de Nouri al-Maliki. Le vice-premier ministre, Saleh Moutlak, n'a pas hésité à traiter à la télévision Maliki de «dictateur pire que Saddam Hussein.»
En représailles, le premier ministre a menacé de remplacer les neuf ministres appartenant à Irakya si leur boycott du gouvernement continuait. «Ces ministres seront considérés comme démissionnaires (...). S'ils ne reviennent pas, nous nommerons des remplaçants», a déclaré Nouri al-Maliki lors d'une conférence de presse organisée mercredi à l'occasion de la première année au pouvoir du gouvernement d'union nationale.
Un mandat d'arrêt contre le vice-président
Le premier ministre a aussi appelé les autorités du Kurdistan irakien à «prendre leurs responsabilités» et à remettre à la justice Tarek al-Hachémi, qui se trouve actuellement à Erbil, la capitale de cette région autonome. Le vice-président est soupçonné d'avoir financé et soutenu des attentats menés par ses gardes du corps. Il a rejeté ces accusations, estimant qu'elles avaient été montées de toutes pièces, et s'est dit prêt à être jugé, à condition que le procès se déroule au Kurdistan. «Nous avons donné au dictateur Saddam Hussein un procès équitable, et nous allons nous assurer que Tarek al-Hachémi ait lui aussi un procès équitable», a répliqué le premier ministre.
Cette crise intervient quelques jours après que les derniers soldats américains ont quitté le pays, laissant derrière eux un Irak «souverain, stable, autosuffisant, avec un gouvernement représentatif qui a été élu par son peuple», selon les termes du président américain Barack Obama. Les violences en Irak ont diminué ces dernières années après avoir atteint un pic en 2006 et 2007. Mais elles n'ont jamais cessé: en novembre, elles ont fait 187 morts, selon des chiffres officiels.
Les attentats de jeudi sont les plus meurtriers dans le pays depuis le 15 août, quand 74 personnes avaient été tuées et plus de 200 autres blessées dans une série d'attaques qui avait touché 17 villes.
La guerre de Religions va t elle reprendre ?
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Re: Irak: l'après USA
«Nous avons donné au dictateur Saddam Hussein un procès équitable, et nous allons nous assurer que Tarek al-Hachémi ait lui aussi un procès équitable», a répliqué le premier ministre.
Si Saddam avait été emprisonner mais on l 'a pendu..équitable dans la mort..
La violence va reprendre et s' intentifier .. deux mille douze sera une année de terreur pour cette nation.. Les différents groupes.. sunnite --chiite --kurde..vont s' affronter sans vraiment déterminer de vainqueur.. Ce sera la division du pays qui va probablement amener une certaine paix...au profit de nation limitrophe..
hendy- ~ Maitre de la Francophonie ~

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Re: Irak: l'après USA
Irak : la guerre a fait 162.000 morts depuis 2003
LeParisien.fr
Environ 162.000 personnes, essentiellement des civils, ont péri de mort violente en Irak depuis l'invasion américaine de mars 2003, dont plus de 4.000 au cours de la seule année 2011, a indiqué lundi l'ONG Iraq Body Count (IBC).
Environ 162.000 personnes, essentiellement des civils, ont péri de mort violente en Irak depuis l'invasion américaine de mars 2003, dont plus de 4.000 au cours de la seule année 2011, a indiqué lundi l'ONG Iraq Body Count (IBC).
Deux semaines après le départ d'Irak des derniers GI's, une ONG basée en Grande-Bretagne, Iraq Body Count, a publié un bilan des pertes survenues lors du conflit irakien. Depuis le début de l'invasion américaine, le 20 mars 2003, à l'initiative de George W. Bush, environ 162.000 personnes ont péri de mort violente. Pour établir ce bilan, IBC a croisé ses propres statistiques (les morts civils) avec celles des autorités irakiennes, les pertes américaines et les données révélées par Wikileaks (Iraq War Logs). Ce dernier a ainsi révélé l'existence de milliers de décès de civils dont l'ONG n'avait pas eu connaissance lorsqu'ils se sont produits.
Sur les 162.000 tués recensés, le rapport souligne que «79% étaient des civils», les autres étant des membres des forces de l'ordre irakiennes, des soldats américains et des insurgés. Les policiers irakiens ont payé un lourd tribut avec 9.019 décès, tandis que 4.474 soldats américains sont morts en Irak. Bagdad a été la zone la plus touchée par les violences sur les civils, avec 2,5 fois plus de décès que la moyenne du pays. Au moins 3.911 victimes recensées depuis 2003 étaient des enfants. «La violence a atteint son pic fin 2006», relève IBC.
Davantage de tués en 2011 qu'en 2010
Les forces de la coalition menée par les Etats-Unis sont directement responsables de la mort de 14.705 civils en huit ans, dont «plus de la moitié au cours de l'invasion de 2003 et des sièges de Fallouja en 2004», note IBC.
Si le pire semble passé, IBC ne se hasarde pas à parier sur une baisse des violences en Irak dans les années à venir. Selon l'organisation, 4.063 civils ont été tués en 2011, soit plus qu'en 2010 (4.045). «Il n'y a pas eu de tendance sensible à la baisse depuis la mi-2009», affirme IBC. Le chiffre 2011 d'IBC est nettement plus élevé que celui publié dimanche par les autorités irakiennes, qui faisait état de 2.645 Irakiens tués dont 1.578 civils, un chiffre en baisse par rapport aux années précédentes. Récemment, une série d'attentats à la bombe a fait 57 morts à Bagdad.
Le projet IBC a été lancé en janvier 2003 par des bénévoles britanniques et américains voulant "s'assurer que les conséquences humaines de l'intervention militaire en Irak ne seraient pas négligées".
Environ 162.000 personnes, essentiellement des civils, ont péri de mort violente en Irak depuis l'invasion américaine de mars 2003, dont plus de 4.000 au cours de la seule année 2011, a indiqué lundi l'ONG Iraq Body Count (IBC).
Deux semaines après le départ d'Irak des derniers GI's, une ONG basée en Grande-Bretagne, Iraq Body Count, a publié un bilan des pertes survenues lors du conflit irakien. Depuis le début de l'invasion américaine, le 20 mars 2003, à l'initiative de George W. Bush, environ 162.000 personnes ont péri de mort violente. Pour établir ce bilan, IBC a croisé ses propres statistiques (les morts civils) avec celles des autorités irakiennes, les pertes américaines et les données révélées par Wikileaks (Iraq War Logs). Ce dernier a ainsi révélé l'existence de milliers de décès de civils dont l'ONG n'avait pas eu connaissance lorsqu'ils se sont produits.
Sur les 162.000 tués recensés, le rapport souligne que «79% étaient des civils», les autres étant des membres des forces de l'ordre irakiennes, des soldats américains et des insurgés. Les policiers irakiens ont payé un lourd tribut avec 9.019 décès, tandis que 4.474 soldats américains sont morts en Irak. Bagdad a été la zone la plus touchée par les violences sur les civils, avec 2,5 fois plus de décès que la moyenne du pays. Au moins 3.911 victimes recensées depuis 2003 étaient des enfants. «La violence a atteint son pic fin 2006», relève IBC.
Davantage de tués en 2011 qu'en 2010
Les forces de la coalition menée par les Etats-Unis sont directement responsables de la mort de 14.705 civils en huit ans, dont «plus de la moitié au cours de l'invasion de 2003 et des sièges de Fallouja en 2004», note IBC.
Si le pire semble passé, IBC ne se hasarde pas à parier sur une baisse des violences en Irak dans les années à venir. Selon l'organisation, 4.063 civils ont été tués en 2011, soit plus qu'en 2010 (4.045). «Il n'y a pas eu de tendance sensible à la baisse depuis la mi-2009», affirme IBC. Le chiffre 2011 d'IBC est nettement plus élevé que celui publié dimanche par les autorités irakiennes, qui faisait état de 2.645 Irakiens tués dont 1.578 civils, un chiffre en baisse par rapport aux années précédentes. Récemment, une série d'attentats à la bombe a fait 57 morts à Bagdad.
Le projet IBC a été lancé en janvier 2003 par des bénévoles britanniques et américains voulant "s'assurer que les conséquences humaines de l'intervention militaire en Irak ne seraient pas négligées".
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Re: Irak: l'après USA
Quelle vision les irakiens ont-ils des US.. Je doute que les américains puissent se promener en Irak en sécurité pendant les 25 prochaines années..Attention à vous bénévoles, vous vous promenez avec un fusil dans le dos..
hendy- ~ Maitre de la Francophonie ~

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