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les madrassas de la Honte

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les madrassas de la Honte

Message par maxi le Ven 26 Mar - 7:50

Les élèves de ces écoles religieuses subissent souvent des abus sexuels en toute impunité.
Par Alice DRAPER mercredi 24 août 2005 Libération
Islamabad envoyée spéciale

l'article est ancien déjà (2005), mais il fait débat ds les forums musulmans:
mieux tard que jamais...
http://www.algerie-dz.com/forums/archive/index.php/t-128585.html




Abid, 14 ans, plaisait beaucoup à l'un des enseignants de l'école religieuse où il étudiait à Karachi en 2002. Un peu trop : le jeune mollah a commencé à lui faire des avances de plus en plus pressées dès qu'il se trouvait seul avec lui. Abid l'a menacé de se plaindre au directeur, avant de s'enfuir chez ses parents. C'est là que son professeur, fou de rage, a fait irruption armé d'un flacon d'acide. Depuis, Abid est défiguré et a quasiment perdu la vue. Son père, simple chauffeur de taxi, a voulu porter plainte, bien que la famille du mollah soit très puissante. Le procès n'a toujours pas eu lieu et, aujourd'hui encore, le chauffeur se sent menacé à chaque instant. A Lahore, il y a quelques mois, c'est la maman du petit Talha, 6 ans, qui a retrouvé son fils évanoui, les vêtements ensanglantés, sur le parvis d'une mosquée. Le petit y suivait des cours de Coran. Cet après-midi-là, son professeur a renvoyé tous les autres enfants chez eux. Il a enfermé Talha 6 ANS dans sa chambre, l'a menacé de le battre avant de le violer. Le père du petit garçon a fait placer le mollah en détention. La famille subit cependant les menaces de leaders religieux locaux, qui ont fait pression pour que la plainte soit retirée.

Silence. Ces faits divers terribles, rapportés par la presse pakistanaise, révèlent les sévices que peuvent subir les enfants dans les madrassas, les écoles religieuses. Et l'impunité dont bénéficient les mollahs. Dans un tel contexte, la majorité des victimes gardent le silence, et les abus ne peuvent être recensés bien qu'ils soient fréquents. Les madrassas assurent l'éducation des enfants des milieux pauvres au Pakistan, elles sont d'autant plus attractives que les élèves y sont logés et nourris gratuitement. Certaines proposent des cours de sciences, d'informatique et d'anglais, mais la plupart du temps l'éducation consiste à apprendre pendant des années le Coran en phonétique puisque les élèves ne parlent pas l'arabe. Les parents pensent aussi que si leur fils peut réciter le livre saint par coeur, la famille ira au paradis et sera lavée de ses péchés.

Malheureusement, c'est parfois l'enfer qui attend ces enfants. Dans certaines de ces madrassas, les élèves vivent dans des conditions insalubres et les maltraitances sont quotidiennes. A Faisalabad, Atif, 11 ans, a raconté que dans son école les élèves étaient souvent enchaînés et battus comme des animaux. Lorsqu'Atif s'est rebellé contre ces mauvais traitements, son maître a voulu le punir de manière exemplaire. Il l'a attaché avec des câbles électriques et l'a frappé à coup de barres de fer et de chaînes jusqu'à ce qu'il s'évanouisse. Les parents ont dû emmener aux urgences leur fils en train d'agoniser. Il a survécu, mais la presse locale a rapporté que lors de son séjour à l'hôpital, il était traumatisé au point de se mettre à pleurer des qu'il voyait un docteur avec une barbe.

Selon un analyste, basé à Islamabad, «dans ce milieu clos de pensionnats religieux, les gosses sont sous contrôle absolu, ce qui facilite les viols. C'est de notoriété publique qu'il y a des mollahs pédophiles, toutefois, personne n'en parlera. Une culture de l'impunité s'est établie. Et comme notre justice fonctionne avec les pots-de-vin et les réseaux d'influence, les mollahs sont donc rarement condamnés». Journaliste au quotidien national The Nation, N. * qui souhaite garder l'anonymat * assure qu'il reste difficile de publier des articles sur les cas de violences dans les madrassas : «La presse n'est pas si libre et quand les groupes religieux font pression, on est parfois obligé de réécrire le papier.»

L'omerta reste de mise, comme cela a longtemps été le cas en Europe, avant que l'Eglise ne soit contrainte de reconnaître le problème et que les prêtres pédophiles ne soient jugés devant les tribunaux. Le clergé pakistanais n'a pas encore entrepris ce type de «ménage», et cela n'est certainement pas pour demain. Il y a quelques mois, un homme a pourtant osé jeter un pavé dans la mare. Amir Liaquat Hussein, vice-ministre des Affaires religieuses, est aussi une vedette du petit écran. Il anime une émission sur l'islam, Alim On-line, et se revendique comme un prédicateur moderne. A l'occasion d'une conférence sur le sida, à Islamabad en décembre 2004, il a déclaré que les mollahs impliqués par le gouvernement dans la campagne de prévention du sida n'étaient pas les personnes les plus aptes, puisqu'ils se livraient à des abus réguliers sur leurs élèves... Le vice-ministre a aussi révélé que la police avait reçu plus de 400 plaintes pour viols d'enfants commis par des mollahs, en 2004. «J'ai été le premier à oser en parler», se félicite-t-il dans son bureau d'Islamabad. «Ce problème existe dans toutes les religions, mais ici on se voile la face. Je dirai la vérité aux Pakistanais et à la communauté internationale. C'est une question d'éthique. Ces abus ne surviennent pas dans toutes les madrassas, mais ça donne une mauvaise image de l'islam.»

Menaces. Depuis, Hussein a subi les foudres des leaders religieux, qui ont obtenu des excuses publiques de sa part. Il a même été attaqué dans la presse sur la validité de ses diplômes, des certificats nécessaires, selon la loi, pour pouvoir être élu au Parlement. Hussein assure pourtant que le président Pervez Mucharraf et le Premier ministre Shaukat Aziz sont de son côté, néanmoins ils se sont gardés de lui manifester leur soutien officiellement. «Je voudrais changer les choses, dit-il, mais j'aurais besoin du soutien de l'Amérique car c'est très délicat politiquement. J'ai reçu des menaces de mort, je me bats contre des extrémistes très puissants, des fascistes.» Un des chefs de la madrassa Binoria Site de Karachi * proche des talibans idéologiquement *, le mollah Gulam Rassoul, considère que «ce Hussein n'est qu'un présentateur paillettes. Il n'y a pas de maltraitance chez nous. Cela arrive peut-être ailleurs».

Lors, cette affaire est retombée dans l'indifférence générale. Hussein s'est retrouvé seul et aucune mesure n'a été prise. Le gouvernement * qui a lancé un plan de réforme des madrassas il y a deux ans, et se propose de les enregistrer pour les contrôler depuis les attentats de Londres attribués à des jeunes Britanniques passés par ces institutions * se heurte à un mur. Ces écoles indépendantes refusent de se faire enregistrer, alors même que le gouvernement leur propose des subventions si elles coopèrent. On ne connaît même pas leur nombre exact : de 10 000 à 30 000 écoles religieuses, qui accueilleraient un demi-million d'élèves.

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Re: les madrassas de la Honte

Message par Tofraziel le Ven 26 Mar - 8:16

Oui, on en entend pas assez parler. Rappelons aussi les positions très "libérales" de Khomeyni sur le sexe avec des petits garçons, je ne pense pas que les mollahs d'aujourd'hui, défendus par tant d'anti-américains et d'antisionistes (mais aussi d'anticathos), aient abrogé ses fatwas...

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Re: les madrassas de la Honte

Message par maxi le Ven 26 Mar - 8:22

il y a un silence et une chappe de plomb comme ce fût le cas pour nous


Un imam pédophile a été condamné hier à 15 ans de prison ferme par le tribunal criminel de Tizi Ouzou. Les faits pour lesquels S. Yacine a été jugé remontent au 4 avril de l'an dernier, dans le village Bounouh près de Boghni. Les parents de nombreux enfants ont déposé plainte contre le mis en cause qui s'est rendu coupable d'abus sexuels sur leur progéniture qui apprenait le Coran dans la mosquée dudit village. L'imam pédophile, natif de Batna, âgé de 26 ans, s'apprêtait à célébrer son mariage. Hier devant le tribunal, le prévenu a nié en bloc toutes les charges retenues contre lui. Le procureur de la République avait requis la peine capitale contre le mis en cause.

Hamid M.

Source : le jour d'Algérie

http://evangelique-kabyle.blog.monge...idblogp=652771

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Re: les madrassas de la Honte

Message par maxi le Ven 26 Mar - 20:55

et que dire de la pédophilie généralisée comme au yemen ?


Yémen : la longue croisade des enfants-épouses
Par Delphine Minoui le 24 mars 2010

Sana'a, une manifestation en cache une autre . Dimanche et mardi, opposants et défenseurs du mariage précoce des filles ont, tour à tour, défilé devant le parlement yéménite.

Au cœur de la controverse : une loi, votée en février 2009, sous la pression des associations féministes, qui fixe l'âge minimum du mariage à 17 ans pour les femmes (contre 15 ans à l'heure actuelle). Avec, à l'appui, une pénalité d'environ 350 euros aux familles qui dérogent à la règle. D'abord abrogée, cette loi est actuellement soumise à la révision du comité constitutionnel, sur demande des ultras conservateurs, qui l'accusent d'être à l'encontre des « préceptes religieux ».

Des arguments jugés rétrogrades par les organisations de défense des droits des femmes qui mettent en avant les risques qu'encourent les enfants-épouses : mortalité à l'accouchement (comme le cas récent de la petite Fawzia, décédée à 12 ans, avant d'accoucher), dépression psychologique, interruption de la scolarité... « «Non au mariage précoce »,

« Nous sommes des enfants, nous voulons jouer et étudier », disaient, mardi, leurs pancartes. Dans la foule : des avocates, des activistes (femmes et hommes confondus), des enseignants, des écolières, mais aussi la petite Nojoud Ali, 12 ans - dont le divorce, à dix ans (une première !) permit de faire la lumière sur la tradition des mariages précoces qui concerne, selon une étude de l'université de Sana'a, plus de la moitié des filles de moins de 18 ans.

Mais leur courage à toute épreuve pourrait essuyer de nouveaux revers. « Pendant sa rencontre avec la délégation des femmes, dans l'enceinte du Parlement, son président a laissé entendre qu'un compromis pourrait être envisageable : le maintien de l'âge à 17 ans, mais le renoncement à l'amende imposée aux parents. Or, une telle initiative ne garantie pas la protection des filles », relève l'avocate Shada Nasser, spécialiste de la question.

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Re: les madrassas de la Honte

Message par Bruno le Ven 26 Mar - 21:25

Il n'y a pas qu'au Yemen, malheureusement

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Re: les madrassas de la Honte

Message par Criquette le Ven 26 Mar - 21:40

Selon un analyste, basé à Islamabad, «dans ce milieu clos de pensionnats religieux, les gosses sont sous contrôle absolu, ce qui facilite les viols. C'est de notoriété publique qu'il y a des mollahs pédophiles, toutefois, personne n'en parlera.


Le même problème de violences sexuelles ou violences tout court
se retrouve dès lors que des enfants sont éloignés de leurs familles et regroupés dans des structures où ce sont des éducateurs (religieux ou non) qui ont plein pouvoir sur eux.

Par exemple : l'internat, les patronnages, les colonies de vacances, les centres aérés, les structures pour handicapés.

Plus l'enfant est pauvre et abandonné, plus il subira la tyrannie
des adultes.

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Re: les madrassas de la Honte

Message par Bruno le Ven 26 Mar - 22:14

J'ai été diplômé en psychologie en 1996, l'année de l'affaire Dutroux. Pendant toutes mes études, je n'ai eu strictement aucune information concernant la pédophilie.

Depuis 1996, le public et les intervenants auprès de la jeunesse ont été sensibilisés au probleme. Non seulement les lois ont changé, mais la pratique professionnelle éducative s'est également adaptée.

Je ne parle pas de surveillance mutuelle ou de parano omniprésente, mais les éducateurs et les psys sont recrutés sur base d'un casier judiciaire vierge concernant les délits sexuels, sont formés pour détécter les premiers symptômes d'abus sexuels et mieux encore se comportent de manière à ce que les choses soient claires d'emblées pour tout le monde. Par ex., même pour les nursings, un enfants ne sera jamais isolé avec un adulte.

Des cas exceptionnels peuvent encore hélas subsister. Si nous connaissions la solution parfaite, nous l'appliquerions tous sur le champs.

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Re: les madrassas de la Honte

Message par Criquette le Ven 26 Mar - 22:41

Par ex., même pour les nursings, un enfants ne sera jamais isolé avec un adulte.


Je ne savais pas que de telles précautions étaient prises.

Je constate que les cas d'abus envers les enfants concernent les milieux éducatifs, justement parceque ce sont eux qui sont les plus
au contact avec les enfants.
Je me base sur les cas cités dans la presse à la rubrique faits divers.

Si les Lois ont évolué depuis 1996, c'est une bonne chose.
Et pour s'occuper des enfants, je pense qu'il faut être clean dans sa tête, pour ne pas voir dans les attitudes de séduction des enfants , des invites sexuelles.

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Re: les madrassas de la Honte

Message par Bruno le Ven 26 Mar - 22:48

Les cas les plus nombreux d'abis sexuels se font dans l'environnement famillial et sont très majoritairement passés sous silence.

La presse ne relaie que les cas tristement éclatants.

Les mécanismes psychiques et environnementaux qui déclenchent un désir sexuel d'un adulte envers un enfant sont à l'heure actuelle inconnus.

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