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Canada: les indiens mohawks rejetent les visages pales
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Canada: les indiens mohawks rejetent les visages pales
Les Indiens Mohawks ne veulent plus des Blancs
Envoyé spécial à Kahnawake, Ludovic Hirtzmann 12/02/2010
Les chefs de la réserve de Kahnawake, au Canada, ont décidé d'expulser les étrangers.
C'est un Mohawk pansu, à la tête de vieil oiseau. Il tient la première boutique de fumées en tous genres, à l'entrée de la réserve de Kahnawake. « Native Indian Cigarettes - Discount » (« cigarettes indiennes - soldées », NDLR), indique la pancarte près de sa cabane. L'homme sort comme un diable de la baraque le visage plein de haine. Il éructe : « Pas de photos. Pas de questions. Ne notez pas de noms car la route peut être dangereuse. » Le fier-à-bras, casquette rouge vissée sur une tête trop petite, fait signe à deux bouledogues. Kahnawake, dernier refuge de ces Mohawks autrefois alliés des Anglais, a déclaré ouverte la chasse aux Blancs.
Sur les 8 000 habitants, environ 300 ne seraient pas mohawks. Les chefs indiens, à la suite de lettres anonymes et d'appels téléphoniques d'une centaine de leurs compatriotes, ont décidé d'expulser un premier contingent de Blancs, dont les conjoints sont pourtant mohawks. « Nous avons identifié un premier groupe de 26 personnes. Ils ont dix jours pour déguerpir. Ces gens ne sont pas mohawks. Ils n'ont pas le droit de vivre ici. Nous ne faisons qu'appliquer la loi », confie l'ancien chef Joe Delaronde, aujourd'hui porte-parole du conseil de bande, qui gère la vie de la petite communauté.
Une loi raciale de 1981
En 1973, les Amérindiens ont expulsé 1 000 Blancs de Kahnawake. Depuis une loi raciale de 1981, seuls les Mohawks ont droit de vivre dans la réserve. Ceux qui se marient ou vivent avec un étranger transgressent la tradition. « If you marry out, get out » (« Si tu te maries en dehors de la communauté, va-t-en », NDLR), dit le dicton mohawk. « Les gens pensent que nous sommes une ville comme une autre. Nous ne sommes pas canadiens. Nous sommes mohawks. Nous avons une histoire, une terre, une culture. Nous sommes encerclés par les Américains, les Canadiens, les Québécois. Nous préservons notre culture, notre droit d'exister », explique Joe Delaronde.
La décision d'expulser des Blancs a provoqué l'ire des Québécois. Le ministre fédéral des Affaires indiennes, Chuck Strahl, a exprimé son malaise. À Kahnawake même, les avis sont partagés. William, 29 ans, cuisinier du restaurant-épicerie Dustin, lance : « Pourquoi 26 personnes et pas toutes ? Il y a là un problème de justice. » Au Dustin, les travailleurs de force engouffrent des petits déjeuners roboratifs. Des costauds, les épaules rentrées, plongent le nez dans leur tasse de café. Regards en coin. Murmures. C'est une auscultation en règle. Ici, le Blanc est un étranger. Pete, un colosse rigolard, dit mi-figue, mi-raisin : « Un canard ne va pas vivre dans la maison du poulet. » Salopette ocre, veste noire matelassée, le Mohawk est ironworker (travailleur de l'acier sur les gratte-ciel, NDLR) à New York. Depuis trente ans, il aligne les allers-retours entre son appartement de Brooklyn et sa réserve. Pete montre une photo sépia accrochée au mur. C'était lors de l'été 1990. À l'époque, les Mohawks, barricadés, avaient bloqué le pont Mercier qui relie l'île de Montréal aux banlieues. Les Québécois, terrorisés, avaient fait appel à l'armée. Le conflit a duré deux mois.
Il a laissé de fortes rancœurs envers ceux que les Québécois considèrent comme des profiteurs, des « voleurs de taxes » exemptés d'impôts et bénéficiaires des subventions d'Ottawa.
Selon les médias canadiens, la réserve des trafiquants de tabac et des casinos Internet est devenue la ville du nettoyage ethnique. Kahnawake a deux visages. L'un regarde vers Montréal, de l'autre côté du fleuve. L'autre est tourné vers les États-Unis, distants d'une cinquantaine de kilomètres. D'un côté, la haine et les jalousies. La vente des cigarettes se fait à la barbe du gouvernement québécois. « Nous sommes depuis longtemps dans ce commerce qui fait vivre 2 000 personnes sur 8 000 », plaide Steve Bonspiel, le rédacteur en chef du journal autochtone The Eastern Door.
Une nation souveraine
De l'autre côté, la fierté d'un travail aux États-Unis, pour un peuple victime du paternalisme canadien. Joe Delaronde souligne : « Lorsque j'étais enfant, tous nos pères travaillaient comme ironworkers à New York. Nous n'avons rien à voir avec les Canadiens. »
Pete, lui non plus, n'aime pas les mélanges avec les Blancs : « Tu vas vivre avec les chevaux, ça ne veut pas dire que tu deviens cheval. » Les Blancs se terrent. Ils sont devenus pestiférés. À quelques maisons de là, l'un d'eux requiert l'anonymat. Il est marié à une Mohawk. Il vit depuis huit ans dans la réserve. « Je suis inquiet. Je suis très impliqué dans la vie de Kahnawake, alors j'espère qu'ils seront compatissants. En même temps, je les comprends. Ce peuple a été peu à peu dépossédé de tout. » Le petit peuple amérindien est au garde-à-vous devant les chefs du conseil de bande. « Ils divisent la communauté. Historiquement, nous avons toujours adopté, protégé des non-Amérindiens. Des gens sont terrorisés. L'affaire peut très mal tourner, avec de la violence à la clé », déplore Steve Bonspiel. Le journaliste tempère : « Nous sommes une nation souveraine. Nous étions ici avant le Canada. »
Envoyé spécial à Kahnawake, Ludovic Hirtzmann 12/02/2010
Les chefs de la réserve de Kahnawake, au Canada, ont décidé d'expulser les étrangers.
C'est un Mohawk pansu, à la tête de vieil oiseau. Il tient la première boutique de fumées en tous genres, à l'entrée de la réserve de Kahnawake. « Native Indian Cigarettes - Discount » (« cigarettes indiennes - soldées », NDLR), indique la pancarte près de sa cabane. L'homme sort comme un diable de la baraque le visage plein de haine. Il éructe : « Pas de photos. Pas de questions. Ne notez pas de noms car la route peut être dangereuse. » Le fier-à-bras, casquette rouge vissée sur une tête trop petite, fait signe à deux bouledogues. Kahnawake, dernier refuge de ces Mohawks autrefois alliés des Anglais, a déclaré ouverte la chasse aux Blancs.
Sur les 8 000 habitants, environ 300 ne seraient pas mohawks. Les chefs indiens, à la suite de lettres anonymes et d'appels téléphoniques d'une centaine de leurs compatriotes, ont décidé d'expulser un premier contingent de Blancs, dont les conjoints sont pourtant mohawks. « Nous avons identifié un premier groupe de 26 personnes. Ils ont dix jours pour déguerpir. Ces gens ne sont pas mohawks. Ils n'ont pas le droit de vivre ici. Nous ne faisons qu'appliquer la loi », confie l'ancien chef Joe Delaronde, aujourd'hui porte-parole du conseil de bande, qui gère la vie de la petite communauté.
Une loi raciale de 1981
En 1973, les Amérindiens ont expulsé 1 000 Blancs de Kahnawake. Depuis une loi raciale de 1981, seuls les Mohawks ont droit de vivre dans la réserve. Ceux qui se marient ou vivent avec un étranger transgressent la tradition. « If you marry out, get out » (« Si tu te maries en dehors de la communauté, va-t-en », NDLR), dit le dicton mohawk. « Les gens pensent que nous sommes une ville comme une autre. Nous ne sommes pas canadiens. Nous sommes mohawks. Nous avons une histoire, une terre, une culture. Nous sommes encerclés par les Américains, les Canadiens, les Québécois. Nous préservons notre culture, notre droit d'exister », explique Joe Delaronde.
La décision d'expulser des Blancs a provoqué l'ire des Québécois. Le ministre fédéral des Affaires indiennes, Chuck Strahl, a exprimé son malaise. À Kahnawake même, les avis sont partagés. William, 29 ans, cuisinier du restaurant-épicerie Dustin, lance : « Pourquoi 26 personnes et pas toutes ? Il y a là un problème de justice. » Au Dustin, les travailleurs de force engouffrent des petits déjeuners roboratifs. Des costauds, les épaules rentrées, plongent le nez dans leur tasse de café. Regards en coin. Murmures. C'est une auscultation en règle. Ici, le Blanc est un étranger. Pete, un colosse rigolard, dit mi-figue, mi-raisin : « Un canard ne va pas vivre dans la maison du poulet. » Salopette ocre, veste noire matelassée, le Mohawk est ironworker (travailleur de l'acier sur les gratte-ciel, NDLR) à New York. Depuis trente ans, il aligne les allers-retours entre son appartement de Brooklyn et sa réserve. Pete montre une photo sépia accrochée au mur. C'était lors de l'été 1990. À l'époque, les Mohawks, barricadés, avaient bloqué le pont Mercier qui relie l'île de Montréal aux banlieues. Les Québécois, terrorisés, avaient fait appel à l'armée. Le conflit a duré deux mois.
Il a laissé de fortes rancœurs envers ceux que les Québécois considèrent comme des profiteurs, des « voleurs de taxes » exemptés d'impôts et bénéficiaires des subventions d'Ottawa.
Selon les médias canadiens, la réserve des trafiquants de tabac et des casinos Internet est devenue la ville du nettoyage ethnique. Kahnawake a deux visages. L'un regarde vers Montréal, de l'autre côté du fleuve. L'autre est tourné vers les États-Unis, distants d'une cinquantaine de kilomètres. D'un côté, la haine et les jalousies. La vente des cigarettes se fait à la barbe du gouvernement québécois. « Nous sommes depuis longtemps dans ce commerce qui fait vivre 2 000 personnes sur 8 000 », plaide Steve Bonspiel, le rédacteur en chef du journal autochtone The Eastern Door.
Une nation souveraine
De l'autre côté, la fierté d'un travail aux États-Unis, pour un peuple victime du paternalisme canadien. Joe Delaronde souligne : « Lorsque j'étais enfant, tous nos pères travaillaient comme ironworkers à New York. Nous n'avons rien à voir avec les Canadiens. »
Pete, lui non plus, n'aime pas les mélanges avec les Blancs : « Tu vas vivre avec les chevaux, ça ne veut pas dire que tu deviens cheval. » Les Blancs se terrent. Ils sont devenus pestiférés. À quelques maisons de là, l'un d'eux requiert l'anonymat. Il est marié à une Mohawk. Il vit depuis huit ans dans la réserve. « Je suis inquiet. Je suis très impliqué dans la vie de Kahnawake, alors j'espère qu'ils seront compatissants. En même temps, je les comprends. Ce peuple a été peu à peu dépossédé de tout. » Le petit peuple amérindien est au garde-à-vous devant les chefs du conseil de bande. « Ils divisent la communauté. Historiquement, nous avons toujours adopté, protégé des non-Amérindiens. Des gens sont terrorisés. L'affaire peut très mal tourner, avec de la violence à la clé », déplore Steve Bonspiel. Le journaliste tempère : « Nous sommes une nation souveraine. Nous étions ici avant le Canada. »
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"Il n'y a pas pire ennemi, qu'un ami trahi" - maxi 2012

maxi- Francophonomaniaque

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Nombre de messages: 10760
Date d'inscription: 11/09/2005
Re: Canada: les indiens mohawks rejetent les visages pales
Il faut savoir aussi que certaines tribus, aux Etats-Unis, excluent aussi les autres Indiens qui ne sont pas membres de leur propre tribu...
Quand on a mené une politique raciale et parqué les gens depuis deux siècles après un ethnicide, il ne faut pas s'étonner qu'on en arrive à ce genre de délire.
Quand on a mené une politique raciale et parqué les gens depuis deux siècles après un ethnicide, il ne faut pas s'étonner qu'on en arrive à ce genre de délire.
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"Selon l'éthique capitaliste, il est tout à fait normal de laisser un homme mourir de faim après 40 ans de service ; au contraire, c'est sans doute du bon business, une réduction nécessaire des dépenses qui fait partie des obligations envers les actionnaires" (G. Orwell)
Re: Canada: les indiens mohawks rejetent les visages pales
C' est malheureux qu' il refuse l' entrée de blanc dans leur réserve car la consanguinité va se faire d' avantage présente..
Ils sont pour la plupart parent à différent degré..
On a qu' à se souvenir de la consanguinité qui existait chez beaucoup de famille royalle..et du triste sort qui toucha certains descendants.. plus mental que physique.. On m' a déja mentionné que les problèmes physiques étaient éliminés dès la naissance..
Si les indiens veulent se refermer sur eux même maintenant , laissons les faire..
c' est simplement triste..
Beaucoup de peuple ont tendance à se regrouper. dans certains quartiers résidenciels amaricains on le dit clairement aux noirs qu' ils sont indésirables..
Dans les communautés juives de Montréal, certains secteurs religieux sont strictement fermés à l' étranger..
Finalement ce n' est pas nouveau...
Ils sont pour la plupart parent à différent degré..
On a qu' à se souvenir de la consanguinité qui existait chez beaucoup de famille royalle..et du triste sort qui toucha certains descendants.. plus mental que physique.. On m' a déja mentionné que les problèmes physiques étaient éliminés dès la naissance..
Si les indiens veulent se refermer sur eux même maintenant , laissons les faire..
c' est simplement triste..
Beaucoup de peuple ont tendance à se regrouper. dans certains quartiers résidenciels amaricains on le dit clairement aux noirs qu' ils sont indésirables..
Dans les communautés juives de Montréal, certains secteurs religieux sont strictement fermés à l' étranger..
Finalement ce n' est pas nouveau...
hendy- ~ Maitre de la Francophonie ~

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Date d'inscription: 21/04/2009
Re: Canada: les indiens mohawks rejetent les visages pales
c'est curieux mais cette histoire me fait penser au film avatar:
quand 2 cultures différentes se confrontent et qu'une est dominatrice ...
quand 2 cultures différentes se confrontent et qu'une est dominatrice ...
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"Il n'y a pas pire ennemi, qu'un ami trahi" - maxi 2012

maxi- Francophonomaniaque

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Re: Canada: les indiens mohawks rejetent les visages pales
La langue reste souvent une des premières sujets que l' on touche..
Ainsi en France on a passé des lois pour interdire l' usade du breton..
ref.Wikipédia
Formulation vraiment péjorative pour la dernière phrase
Aussi...
Chaque peuple a eu de ses comportements que l' on peut évaluer de raciste, d' abrutissant, d' avilissant, etc...
Ainsi en France on a passé des lois pour interdire l' usade du breton..
ref.Wikipédia
Certains pensent que la politique française vise à imposer pour des motifs idéologiques la langue française comme langue unique de la République (« je ne veux voir qu’une seule tête, n’entendre qu’une seule langue »). Pour illustrer la vigueur de cette politique, ils s’appuient notamment sur une phrase qui aurait été longtemps affichée dans certaines écoles primaires : Il est interdit de parler breton et de cracher par terre[/url] »,
Formulation vraiment péjorative pour la dernière phrase
Aussi...
« Les écoles de la République imposent de même aux élèves pris en flagrant délit de péché linguistique le port d'un « symbole » (appelé « vache » en Bretagne) qui peut être un bout de carton, une planche, une barre de bois ou un bâton, comme dans les Pyrénées Orientales; une cheville comme dans le Cantal, un ruban de papier ou un objet métallique comme en Flandre , ou une brique tenue à bout de bras comme en Corrèze. »
— Pierre Giolitto, Abécédaire et férule, Imago, 1986
Chaque peuple a eu de ses comportements que l' on peut évaluer de raciste, d' abrutissant, d' avilissant, etc...
hendy- ~ Maitre de la Francophonie ~

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Re: Canada: les indiens mohawks rejetent les visages pales
Voilà une histoire absolument farfelue. Pire une bonne partie de la réserve va se vider car il y a là de nombreuses unions mixtes de sorte que tout ce beau monde va sortir de la réserve. La population amérindienne va aussi diminuer et avec un tel raisonnement, à terme, elle va ratatiner comme une peau de chagrin.
Il faut comprendre que cette réserve fait face à Montréal et que la majorité des indiens qui l'habitent travaillent hors réserve, chez les blancs et largement à Montréal. Plus de la moitié des indiens du Canada (qui ne représentent que 2% de la population) vit hors réserves et est déjà intégrée à la population blanche.
Presque systématiquement, les jeunes qui sont éduqués quittent les réserves. Cela ne va que s'amplifier.
Les réserves sont devenues des foyers de pauvreté, de détresse économique avec tout ce qui vient avec au niveau de la santé. Seuls ou à peu près les moins éduqués se retrouvent dans les réserves.
Plusieurs réserves et presque toutes les réserves Mohawks sont devenues des "bunkers" pour criminels. Ce sont ces réserves qui font le commerce illicite du tabac, tiennent des casinos sur Internet, sont au coeur du commerce des armes pour les criminels, de la drogue etc...
La réserve de Kahnawake, celle là en particulier, est un foyer de gangstérisme et ses dirigeants sont directement ou indirectement soit impliqués ou sous le contrôle du banditisme amérindien. Tirez vos conclusions sur le sens véritable de cette mesure. Ils ferment l'accès au bunker.
La situation des réserves non Mohawks ailleurs au Québec n'échappe pas au fait qu'ils soient des ghettos aux prises avec d'énormes problèmes de pauvreté mais, dans l'ensemble, ils ne se comparent absolument pas à la situation des réserves Mohawks. Les Inuits, les Cris et jusqu'à un certain point les Innus présentent, à l'occasion, d'intéressantes initiatives.
Il reste qu'au total on ne pourra espérer de survie à long terme de ces populations et de ces cultures. Je doute que d'ici 50 ans on puisse encore réellement parler des Amérindiens du Canada. Ils n'auront pas pu faire vivre leur culture au sein de la culture majoritaire et s'adapter aux réalités contemporaines. Ces deux mondes ne peuvent exister pleinement et cohabiter pleinement.
Il faut comprendre que cette réserve fait face à Montréal et que la majorité des indiens qui l'habitent travaillent hors réserve, chez les blancs et largement à Montréal. Plus de la moitié des indiens du Canada (qui ne représentent que 2% de la population) vit hors réserves et est déjà intégrée à la population blanche.
Presque systématiquement, les jeunes qui sont éduqués quittent les réserves. Cela ne va que s'amplifier.
Les réserves sont devenues des foyers de pauvreté, de détresse économique avec tout ce qui vient avec au niveau de la santé. Seuls ou à peu près les moins éduqués se retrouvent dans les réserves.
Plusieurs réserves et presque toutes les réserves Mohawks sont devenues des "bunkers" pour criminels. Ce sont ces réserves qui font le commerce illicite du tabac, tiennent des casinos sur Internet, sont au coeur du commerce des armes pour les criminels, de la drogue etc...
La réserve de Kahnawake, celle là en particulier, est un foyer de gangstérisme et ses dirigeants sont directement ou indirectement soit impliqués ou sous le contrôle du banditisme amérindien. Tirez vos conclusions sur le sens véritable de cette mesure. Ils ferment l'accès au bunker.
La situation des réserves non Mohawks ailleurs au Québec n'échappe pas au fait qu'ils soient des ghettos aux prises avec d'énormes problèmes de pauvreté mais, dans l'ensemble, ils ne se comparent absolument pas à la situation des réserves Mohawks. Les Inuits, les Cris et jusqu'à un certain point les Innus présentent, à l'occasion, d'intéressantes initiatives.
Il reste qu'au total on ne pourra espérer de survie à long terme de ces populations et de ces cultures. Je doute que d'ici 50 ans on puisse encore réellement parler des Amérindiens du Canada. Ils n'auront pas pu faire vivre leur culture au sein de la culture majoritaire et s'adapter aux réalités contemporaines. Ces deux mondes ne peuvent exister pleinement et cohabiter pleinement.
Re: Canada: les indiens mohawks rejetent les visages pales
réaliser l'unité linguistique de la france fût une nécessité déjà militaire mais oh combien appréciable aujourdh'ui, je ne vois pas vraiment le rapport avec une colonisation
ce qui est comparable c'est la francisation de nos colonies africaines, une francisation désormais combattue et qui sera bientôt remplacée par les langues arabes ou régionales et ... l'anglais
ce qui est comparable c'est la francisation de nos colonies africaines, une francisation désormais combattue et qui sera bientôt remplacée par les langues arabes ou régionales et ... l'anglais
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maxi- Francophonomaniaque

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Nombre de messages: 10760
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Re: Canada: les indiens mohawks rejetent les visages pales
Mais Maxi, et crois-moi c'est en toute sincérité et sans velléité aucune, il faut réaliser que l'unité linguistique s'est faite par le rouleau compresseur culturel et le tordage de bras avec la conviction du dominant.
La France serait drôlement plus difficile à gérer aujourd'hui, je l'admets, si on avait conservé ces langues et cultures distinctes. Soit dit en passant, les francophones du Canada et particulièrement du Québec sont de super emmerdeurs. Ils exigent une reconnaissance concrète du caractère distinctif de leur nation. Ils ne considèrent pas que le Canada soit une seule nation. Pour eux les Canadian constituent une nation autre que la leur. Présentement, fait rage, tout un débat et il y a toute une réaction à la soirée télévisée d'ouverture des jeux Olympiques. Presque pas un mot de français hormis les exigences du CIO, aucune référence claire aux francophones, rien, absolument rien sur le Québec, les Acadiens.
Voilà exactement un comportement typique d'un rouleau compresseur culturel qui ne supporte pas dans ses murs la différence. Le ROC (Rest of Canada), le Canada des Canadians, répond à cela que le français dans le monde est une langue des plus secondaires, même pas dans les 5 premières et que le Mandarin leur est d'un intérêt supérieur. Ils n'ont pas plus à faire du français que vous du breton.
Que ce rouleau compresseur se manifeste au sein d'un pays ou dans une colonie, dans le fond, il n'y a pas de différence. C'est dans les deux cas le fait du dominateur sans considération pour celui qui lui est différent. Colonisation interne ou externe, blanc bonnet, bonnet blanc.
Dans le cas des Amérindiens, il faut réaliser que ces cultures n'ont pas le minimum vital en terme de taille et de vitalité pour se reproduire et ne peuvent s'adapter au monde nouveau. Leur assimilation, ne serait-ce que par la mixité des mariages, de leur vie hors réserve est une fatalité. Ce n'est pas le fait d'un rouleau compresseur voulu.
Bien sûr, qu'au Québec, encore plus qu'ailleurs, avons-nous favorisé le maintient des langues et cultures aborigènes, leur avons-nous accordé de larges territoires pour qu'ils peuvent vivre selon leurs traditions mais tout cela ne les sauvera pas. Contrairement aux pratiques assimilatrices et au rouleau compresseur du Canada (les Indiens relèvent selon la constitution du fédéral seulement) le Québec s'en est quand même mêlé et nous avons agi très différemment. Et que dire, même dans les pires situations, de la politique autrement plus souple du Canada (hormis à Terre-Neuve, avant son adhésion au Canada, où on les a littéralement assassinés) dans son ensemble si on la compare à celle des USA.
P.S. Il est impératif de corriger cette erreur qui veut que l'on ait "parqué" les Amérindiens dans des réserves. Ce n'est pas la le fait d'une politique d'apartheid quelconque mais de la volonté et du désir des Amérindiens de se regrouper physiquement dans des espaces qu'ils dirigent selon leurs traditions et y vivent selon leur culture. Ce sont des ghettos voulus et auxquels ils tiennent comme la prunelle de leurs yeux aujourd'hui encore. Il faut comprendre que s'ils faisaient partie des populations blanches, de la société courante, ils seraient tout autant assimilés que l'ont été les Italiens, les Polonais, les Grecs qui ont immigré ici, somme tout exactement comme c'est le cas en France ou aux USA. Des Amérindiens, il n'y en aurait déjà plus s'ils n'était des réserves. Oui, la réserve est une espèce de zooo mais où les résidents ont érigé eux même des barreaux pour se protéger du reste du monde. Et l'expulsion de blancs par les Mohawks procède de cette logique aussi.
La France serait drôlement plus difficile à gérer aujourd'hui, je l'admets, si on avait conservé ces langues et cultures distinctes. Soit dit en passant, les francophones du Canada et particulièrement du Québec sont de super emmerdeurs. Ils exigent une reconnaissance concrète du caractère distinctif de leur nation. Ils ne considèrent pas que le Canada soit une seule nation. Pour eux les Canadian constituent une nation autre que la leur. Présentement, fait rage, tout un débat et il y a toute une réaction à la soirée télévisée d'ouverture des jeux Olympiques. Presque pas un mot de français hormis les exigences du CIO, aucune référence claire aux francophones, rien, absolument rien sur le Québec, les Acadiens.
Voilà exactement un comportement typique d'un rouleau compresseur culturel qui ne supporte pas dans ses murs la différence. Le ROC (Rest of Canada), le Canada des Canadians, répond à cela que le français dans le monde est une langue des plus secondaires, même pas dans les 5 premières et que le Mandarin leur est d'un intérêt supérieur. Ils n'ont pas plus à faire du français que vous du breton.
Que ce rouleau compresseur se manifeste au sein d'un pays ou dans une colonie, dans le fond, il n'y a pas de différence. C'est dans les deux cas le fait du dominateur sans considération pour celui qui lui est différent. Colonisation interne ou externe, blanc bonnet, bonnet blanc.
Dans le cas des Amérindiens, il faut réaliser que ces cultures n'ont pas le minimum vital en terme de taille et de vitalité pour se reproduire et ne peuvent s'adapter au monde nouveau. Leur assimilation, ne serait-ce que par la mixité des mariages, de leur vie hors réserve est une fatalité. Ce n'est pas le fait d'un rouleau compresseur voulu.
Bien sûr, qu'au Québec, encore plus qu'ailleurs, avons-nous favorisé le maintient des langues et cultures aborigènes, leur avons-nous accordé de larges territoires pour qu'ils peuvent vivre selon leurs traditions mais tout cela ne les sauvera pas. Contrairement aux pratiques assimilatrices et au rouleau compresseur du Canada (les Indiens relèvent selon la constitution du fédéral seulement) le Québec s'en est quand même mêlé et nous avons agi très différemment. Et que dire, même dans les pires situations, de la politique autrement plus souple du Canada (hormis à Terre-Neuve, avant son adhésion au Canada, où on les a littéralement assassinés) dans son ensemble si on la compare à celle des USA.
P.S. Il est impératif de corriger cette erreur qui veut que l'on ait "parqué" les Amérindiens dans des réserves. Ce n'est pas la le fait d'une politique d'apartheid quelconque mais de la volonté et du désir des Amérindiens de se regrouper physiquement dans des espaces qu'ils dirigent selon leurs traditions et y vivent selon leur culture. Ce sont des ghettos voulus et auxquels ils tiennent comme la prunelle de leurs yeux aujourd'hui encore. Il faut comprendre que s'ils faisaient partie des populations blanches, de la société courante, ils seraient tout autant assimilés que l'ont été les Italiens, les Polonais, les Grecs qui ont immigré ici, somme tout exactement comme c'est le cas en France ou aux USA. Des Amérindiens, il n'y en aurait déjà plus s'ils n'était des réserves. Oui, la réserve est une espèce de zooo mais où les résidents ont érigé eux même des barreaux pour se protéger du reste du monde. Et l'expulsion de blancs par les Mohawks procède de cette logique aussi.
Re: Canada: les indiens mohawks rejetent les visages pales
Petit complément à la saga amérindienne.
Outre la mise au ban des réserves de tout ce qui n'est pas Indien, il se passe d'autres incongruités.
Le Gouvernement fédéral veut maintenant passer une loi (Projet C-3) pour reconnaître comme Indiens les enfants des Amérindiennes expulsées de leurs réserves et dépossédées de leur statut d'Indien suite à un mariage avec un non Indien. Ce traitement fait aux femmes amérindiennes par les Amérindiens... mâles va à l'encontre de la Charte canadienne des droits et libertés!
Voilà une situation absolument farfelue complètement disjonctée..
En termes simples... les "bâtards" seront débâtardisés par l'État canadien et redeviendront Indiens contre la volonté des dirigeants amérindiens qui ne veulent rien savoir. Soit dit en passant, il existerait des Amérindiens... noirs! En effet des Amérindiennes mariés à des Noirs ont eu des enfants noirs. Vous voyez le portrait de famille????!!!!
Et il y aurait aussi des Amérindiens noirs, ceux-là de plein droits car enfants d'Amérindiens mâles, mariés à des femmes noires. Dans de tels cas, les mâles ne perdent pas leur statut d'Indiens. Bienvenue en Amérique amérindienne!!!
Comme on le voit, les Amérindiens n'ont pas besoin des Blancs pour s'exterminer...
Moi, si j'étais vous et à des milliers de kilomètres, je serais relativement prudent avant de crier au génocide par les Blancs et à simplifier à outrance la réalité.
Outre la mise au ban des réserves de tout ce qui n'est pas Indien, il se passe d'autres incongruités.
Le Gouvernement fédéral veut maintenant passer une loi (Projet C-3) pour reconnaître comme Indiens les enfants des Amérindiennes expulsées de leurs réserves et dépossédées de leur statut d'Indien suite à un mariage avec un non Indien. Ce traitement fait aux femmes amérindiennes par les Amérindiens... mâles va à l'encontre de la Charte canadienne des droits et libertés!
Voilà une situation absolument farfelue complètement disjonctée..
En termes simples... les "bâtards" seront débâtardisés par l'État canadien et redeviendront Indiens contre la volonté des dirigeants amérindiens qui ne veulent rien savoir. Soit dit en passant, il existerait des Amérindiens... noirs! En effet des Amérindiennes mariés à des Noirs ont eu des enfants noirs. Vous voyez le portrait de famille????!!!!
Et il y aurait aussi des Amérindiens noirs, ceux-là de plein droits car enfants d'Amérindiens mâles, mariés à des femmes noires. Dans de tels cas, les mâles ne perdent pas leur statut d'Indiens. Bienvenue en Amérique amérindienne!!!
Comme on le voit, les Amérindiens n'ont pas besoin des Blancs pour s'exterminer...
Moi, si j'étais vous et à des milliers de kilomètres, je serais relativement prudent avant de crier au génocide par les Blancs et à simplifier à outrance la réalité.
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