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La Grèce : Le nouveau défi de l'UE.

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La Grèce : Le nouveau défi de l'UE.

Message par Prim le Mar 9 Fév - 15:44

La Grèce subit de très graves problèmes économiques en cette période, avec une dette abyssale et une économie en panne totale. Elle est rentrée dans un cercle vicieux puisqu'elle connait maintenant une fuite de capitaux massive vers Chypre et la Suisse puisque les grandes fortunes s'inquiètent du plan du gouvernement pour redresser la dette (hausse des impôts)
Il existe plusieurs scénarios possibles afin de "sauver" la Grèce.

La Grèce sous surveillance. A ce stade, le scénario principal consiste toujours à maintenir la pression sur Athènes afin qu'il applique strictement, et seul, le programme d'économies élaboré par le gouvernement socialiste. Le premier ministre grec, Georges Papandréou, s'est engagé à ramener le déficit de 12,7 %, en 2008, à moins de 3 % en 2012. En approuvant ce plan, le 3 février, la Commission européenne a placé la Grèce sous étroite surveillance. Pour elle, l'assainissement promis par la Grèce comporte des "risques". Les Européens craignent une nouvelle révision des statistiques grecques, qui déchaînerait de nouveau les spéculateurs. Ils considèrent aussi que les prévisions de croissance sur lesquelles les Grecs ont bâti cet assainissement sont "optimistes ".




Un plan de sauvetage européen. L'option est sérieusement à l'étude, en dépit des démentis officiels. L'idée est de n'intervenir qu'"en cas de catastrophe", selon un expert, afin d'éviter une défaillance de la Grèce susceptible d'ébranler l'ensemble de la zone euro. La difficulté est que les traités européens interdisent un sauvetage de la part des pays de la zone euro. Cette clause a été introduite dans le traité de Maastricht (1991) à la demande des Allemands, qui ne souhaitaient pas être placés dans l'obligation de payer pour l'indiscipline budgétaire des pays du sud de l'Union monétaire.



L'intervention du FMI. Les Etats de la zone euro, la BCE et la Commission veulent éviter cette perspective, avant tout pour des raisons politiques. Dominique Strauss-Kahn, le directeur général du FMI, a pourtant fait savoir que son institution était disponible pour voler au secours de la Grèce. Le FMI estime disposer des moyens et de l'expérience nécessaires, ce qui n'est pas le cas, selon lui, de l'UE. Pour le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, une intervention du Fonds serait au contraire une "humiliation". "Nous devons régler nous-mêmes le problème, sans l'aide du FMI", a insisté le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, lors d'une réunion du G7, samedi 6 février à Iqaluit (Canada). Les Européens entendent en fait garder la main sur les conditions posées à la Grèce, afin de ne pas vider de leur sens leurs efforts de concertation budgétaire et économique.


Une action conjointe du FMI et des Etats de la zone euro. Une telle coopération est en revanche envisageable ; elle a déjà eu lieu dans trois pays européens non membres de l'Union monétaire : la Roumanie, la Hongrie, et la Lettonie. Dans les trois cas, c'est le FMI qui était chef de file. On peut imaginer que la contribution des Etats de la zone euro serait plus importante au sujet de la Grèce ou du Portugal.



Une sortie de la zone euro. Cette dévaluation de fait pourrait permettre de restaurer la compétitivité de l'économie grecque face aux pays de l'euro. Mais cette perspective reste théorique, car elle accentuerait à court terme les difficultés de la Grèce. Jusqu'ici, le pays n'a pas eu à souffrir, comme certains Etats d'Europe centrale en 2009, des fluctuations de sa monnaie. Ce ne serait plus le cas en cas de sortie de la zone. Avec une monnaie faible, le poids de l'endettement grec en euros deviendrait encore plus insupportable. Un éventuel sauvetage serait alors plus coûteux.

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Re: La Grèce : Le nouveau défi de l'UE.

Message par Tofraziel le Mar 9 Fév - 17:43

La Grèce a menti, c'est aussi très grave.

En revanche, le Portugal et l'Espagne eux n'ont pas menti et c'est très grave que les spéculateurs commencent à les attaquer. Quand décidera-t-on de l'éradication de ces vautours (qui, il y a à peine deux ans, ont provoqué les émeutes de la faim après avoir spéculé sur les matières premières alimentaires) ?

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Re: La Grèce : Le nouveau défi de l'UE.

Message par maxi le Mar 9 Fév - 19:23

en définitive dans ce monde de fous, les pays "riches" sont endettés jusqu'au cou, tous, et seule la Chine, pauvre, assure une croissance à 2 chiffres, et fait des recettes, mais au prix d'un esclavagisme de sa population

que c'est beau qd même Rolling Eyes

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Re: La Grèce : Le nouveau défi de l'UE.

Message par Personne le Mar 9 Fév - 20:23

Cela fait des mois que l'on entend nos politiques et industriels pleurnicher sur la faiblesse du dollard cause tous nos maux nous rendant sois disant hors compétition, l'Euro baisse et alors on attend quoi pour se réjouir de cette nouvelle compétitivité de pauvre !
Désespérant

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Re: La Grèce : Le nouveau défi de l'UE.

Message par Tofraziel le Mar 9 Fév - 20:28

J'aime beaucoup ton smiley !

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Re: La Grèce : Le nouveau défi de l'UE.

Message par Normand Choinière le Mar 9 Fév - 22:59

Vous aimez cela devoir soutenir, de vos poches, la Grèce? Continuez à grossir la taille de l'ardoise, vous êtes bien partis. Il est plus que temps de retirer des billes... Vive l'Europe!

Par contre n'allez pas vous imaginer que cela va mieux pour les USA. C'est pathétique. La Grèce avec un déficit à 13% a des finances publiques en excellente santé comparativement aux USA. Le dernier budget Obama est dramatique. Or personne ne semble s'en faire trop. Voilà un des mystères de l'économie qui m'échappe.

Alors que tout, absolument tout devrait faire plonger de façon vertigineuse le US dollar, celui-ci se maintient tant bien que mal. Viendra un moment où on ne pourra échapper à la réalité, C'est IMPOSSIBLE que cela continue bien longtemps. En fait, tout se passe comme je le prévoyais mais à vitesse réduite, en "slow motion", au ralenti. L'or devrait être à, plus de 2,000 USD$, le pétrole à plus de 200 USD$. On s'y dirige mais LENTEMENT.

Ce sont les déficits gargantuesques qui, présentement, expliquent cette situation de ralenti. On en a remis une nouvelle couche avec ce dernier budget Obama. Mais on ne pourra continuer éternellement de la sorte et là, cela va être la dégringolade fatale.

Pas de doute que la France ne connaîtra pas un effondrement comparable à l'effondrement US à venir. Mais dites-vous bien que ce sera bien pire que maintenant d'autant plus que les USA avec leur monnaie de pacotille vont vous offrir des Chevrolet à des prix imbattables même par les Chinois!!!

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Re: La Grèce : Le nouveau défi de l'UE.

Message par maxi le Mer 10 Fév - 8:39

ce sont les USA les tauliers de cette économie mondiale, tout est étudié pour les avantager

ha ils sont beaux les "libérateurs" de 1945 !!

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Re: La Grèce : Le nouveau défi de l'UE.

Message par Personne le Mer 10 Fév - 12:19

La mauvaise gestion grecque est souvent mise en avant comme une bonne raison de la "punir" en la contraignant à une rigueur exemplaire. L'argument est savoureux, au moment où tous les grands Etats viennent massivement de voler au secours de leurs banques en difficulté. De surcroît, Athènes avait déjà dû reconnaître, en 2004, avoir embelli ses statistiques de déficit public pour entrer dans l'euro trois ans plus tard, sans que beaucoup de leçons en soient tirées par ses partenaires.
Extrait article du Monde de ce jour.

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Re: La Grèce : Le nouveau défi de l'UE.

Message par Prim le Jeu 11 Fév - 3:59

Mouais vous extrapolez un peu trop le problème je trouve. C'est surtout la règle des 3% max de déficit public qui est inadaptée je trouve (d'ailleurs elle n'est plus respectée par personne)

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Grèce: déficit & grève générale

Message par maxi le Mer 24 Fév - 23:12

La Grèce paralysée par la grève générale
24/02/2010

Mercredi à Athènes, les forces de l'ordre ont dû charger certains groupes de manifestants en marge de la manifestation contre le plan d'austérité du gouvernement.

Armés de banderoles, de haut-parleurs et de lunettes de soleil, les Grecs ont déclaré la guerre au plan d'austérité annoncé par le gouvernement socialiste. «Ce sont les riches qui doivent payer, et les spéculateurs», scandaient plus de 30 000 personnes dans les trois cortèges qui ont défilé mercredi à Athènes sous un soleil printanier.

L'appel à la grève générale avait été lancé par la Confédération générale des travailleurs et la Fédération des fonctionnaires. Le pays s'est retrouvé presque totalement paralysé : blocage des transports maritimes et aériens, écoles et administrations fermées, hôpitaux et tribunaux en service minimum. Des échauffourées ont éclaté entre la police et quelques centaines de jeunes, provoquant la dispersion des cortèges devant le Parlement sous des nuages de gaz lacrymogènes.

Malgré ces incidents, les syndicats parlent de «succès dans la mobilisation», pour une grève qui se veut «une mise en bouche» avant de prochains mouvements. «Il n'y a pas de justice sociale dans ce pays, s'insurge Makis Karkavela, un fonctionnaire gréviste. Nous ne laisserons pas Bruxelles nous imposer ces mesures.» Le plan d'austérité du gouvernement grec, validé par la Commission européenne en janvier, n'a qu'un seul objectif : réduire le déficit public au plus vite. Celui-ci atteint 12,7 % du PIB, un record en Europe, et doit être réduit de quatre points d'ici à la fin de l'année. Pour rassurer les marchés financiers et les partenaires européens, Bruxelles a mis la Grèce sous tutelle et exige les premiers résultats des réformes d'ici au 16 mars, date du prochain Conseil des ministres de l'Économie de l'UE.

Tension avec Berlin

Des experts de la Commission de Bruxelles, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international repartent jeudi d'Athènes après avoir examiné les comptes du pays pendant trois jours. La semaine prochaine, Olli Rehn, le commissaire européen en charge de la politique monétaire, fera le déplacement.

Ces visites agacent les Grecs, mais elles sont «nécessaires», selon un diplomate à Athènes, car «les Grecs sont approximatifs, surtout dans leurs comptes, et il faut savoir où est allé l'argent européen». La Commission a aussi saisi la justice contre la Grèce mercredi, car elle n'aurait pas récupéré des aides d'État accordées illégalement à des centaines d'entreprises.

Dans ce contexte, la marge de manœuvre du gouvernement est étroite. Pris entre ses promesses électorales et la tourmente internationale, le premier ministre Georges Papandréou s'attend à des semaines de contestation sociale.

Les deux grands syndicats se prononceront vendredi sur la suite du mouvement (les dates des 2 et 3 mars sont déjà évoquées). «Beaucoup d'Européens nous soutiennent, affirme Thanassis Leventis, député de la coalition de gauche Syriza. Ils savent que si ces mesures d'austérité sont appliquées aux Grecs, elles marqueront la fin des acquis sociaux en Europe.»

Mais le ton monte entre Berlin et Athènes. Le vice-premier ministre Théodoros Pangalos a dénoncé les critiques de l'Allemagne en évoquant l'invasion de 1941 par les nazis. Athènes, a-t-il affirmé, n'a jamais reçu d'indemnisation pour les pillages subis : «Ils ont pris les réserves d'or de la banque de Grèce et ne les ont jamais rendues. C'est un sujet qu'il faudra aborder un jour ou l'autre.»


La rigueur monétaire de l'Euro, c'est à dire du Mark, va poser d'amples problèmes à bien d'autres pays, à commencer par la France, elle aussi largement au dessus des fameux 3%

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Re: La Grèce : Le nouveau défi de l'UE.

Message par Personne le Jeu 25 Fév - 1:58

On ne peut faire partie d'une communauté sans respecter un minimum de règles strictes, les allemands sont rigoureux et grâce a cela sont les plus puissants économiquement, la référence au "Nazis" est proprement scandaleuse, la Grèce mérite sanction.
Les déficits budgétaires creuser par Sarkozy pour maintenir l'illusion de la croissance (il est pas le seul a repousser l'échéance) finira par se traduire en hausse brutale du taux de TVA (ce que l'Allemagne a eu le courage de faire pour rester dans les clous).

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Re: La Grèce : Le nouveau défi de l'UE.

Message par Normand Choinière le Jeu 25 Fév - 5:40

On a découvert, dans le monde et depuis quelques années, une autre façon d'assurer le maintient et même l'augmentation des services publics (donc la protection des hommes politiques en place) sans avoir recours à la croissance de la taxation. On a aussi trouvé une autre méthode pour réduire même le fardeau fiscal (surtout des riches). On a aussi une autre façon de faire pour assurer le sauvetage des entreprises en difficulté et le maintient de l'emploi (ce qui plait aux syndicats).

Ceux qui ont donné l'exemple sont les USA sous Bush et, de façon exponentielle sous Obama. On fait des DÉFICITS que l'on finance avec de l'air, de l'argent qu'on imprime et qui ne vaut rien.. par milliers de milliards de USD$!!! Le mot clef, c'est DÉFICIT! Le DÉFICIT, c'est repousser l'échéance de la douleur. Tout le monde le fait à des degrés... divers. d'autres y ont vu la LA panacée.

Ça va bien tant que sa monnaie ne se dévalue pas... et encore mieux si elle se dévalue!!! Car, rendu là, on exporte son problème ailleurs en vendant sa production à des prix imbattables et, en contre-partie, en n'achetant plus rien d'ailleurs (trop cher)... Réalisez que l'Euro a monté et va continuer de monter!!! Tout ceci a aussi un effet... collatéral, celui d'affaiblir les économies qui lsont concurrentes à celle des USA, VOS économies. Au fur et à mesure que vous allez étouffer, eux, les Étatsuniens, vont mieux respirer. Le bonheur total!

On peut dire que bientôt les USA auront dévalué de facto leur dollar de 50% si on se réfère à il y a 5 ans et c'est loin d'être fini!!! L'inflation inévitable, totalement inévitable et énorme s'en vient. Et là. nous n'assiterons pas à une crise seulement monétaire et financière (comme la crise actuelle) mais à une véritable crise économique qui changera toute la donne à la grandeur de la planète, à une bombe thermo-nucléaire économique. La crise actuelle n'aura servie que de détonnateur.

Les Grecs ont encore trouvé mieux que les Américains! Ils n'ont pas de monnaie liée essentiellement à leur économie et faire un déficit ne sera d'aucune conséquence sur la monnaie qui y prévaut. l'Euro! Du moins tant que l'Euro sera leur monnaie.

C'est pas beau ça! Pourquoi ne pas en profiter! Bien plus, leur déficit n'entrainera pas de perte de pouvoir d'achat des Grecs car les Euros détenus par les Grecs vont maintenir leur valeur... à cause de la conduite des Allemands et à un degré moindre, des Français... Mieux, leurs Euros vont gagner en valeur comme je viens de l'expliquer suite aux déficits US. Je l'ai dit et redit, vous allez régler l'ardoise des Grecs... et des Américains et de tous ceux parmi les 27... et plus qui vont jouer aux petits futés comme les Grecs.

Oui, ils ont caché leur jeu mais, en pratique, cela ne fera aucune différence. Ils ne souffriront pas plus que les Espagnols ou les Portugais! Et dites-vous bien qu'ils ne vont pas appliquer de plan d'austérité. Déjà on gueule contre Bruxelles!

Personne ne marchera dans un tel plan en Grèce, le Gouvernement Grec le premier. Un plan d'austérité pour les Grecs? Une farce!!!! Ils ne sont pas fous les socialistes de Papandréou et ils ne perdront pas le soutient populaire pour plaire aux eurocrates! Papandréou n'attend que cela, des manifestations. Il les espère pour pouvoir reculer et passer pour le sauveur de la Grèce.

Pendant combien de temps certains, dont les Allemands, vont tolérer cela et payer l'ardoise de tout un chacun??? Pendant combien de temps vont-ils accepter le reproche de l'invasion de la Grèce en 1941? Pendant combien de temps vont îls accepter de se faire bourrer comme une valise?

Cela fait bien des mois que je vous prédit que la chimère en viendra à... disposer d'elle même justement parce que personne ne voudra payer la facture des autres. C'est exactement ce que je vous prédisais! C'est parti. Regardez bien les Grecs et les Allemands aller.

Pratiquement parlant pour que le "mal" ne s'étende, il n'y aurait qu'une seule position réaliste : faire un exemple et sortir la Grèce de l'UE. Et ça, c'est aussi le commencement de la fin car parmi les 27, il y en a combien de Grèce???!!! Si vous le faites, c'est que vous avez décidé de revoir votre aventure Bruxellloise. Un petit mal pour un grand bien...

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Re: La Grèce : Le nouveau défi de l'UE.

Message par Personne le Jeu 25 Fév - 11:17

Normand, votre vision des choses ne laisse aucune place à la solidarité. Elle existe aujourd'hui en Europe plus de force que de gré et lorsque que l'UE à été crée nous avions l'intuition de cela.
Nous avons fait le choix de l'Europe Unie, au lieu de rigoler à chaque couac vous devriez espérer avec nous, car si, l'Europe explose ce sera chacun pour soi et la réalité prouve que l'union fait la force, simple et évident.
Comme je l'ai dit par ailleurs nous avons choisi un chemin difficile au lendemain de guerres meurtrières dont les relents nous parviennent encore 60ans après.
L'Europe économique explosée n'a aucune chance d'exister politiquement, c'est grave, il faut en être conscient avant de souhaiter la dissolution d'un "machin" qui, qu'on le veuille ou non, participe à l'équilibre mondial.

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Re: La Grèce : Le nouveau défi de l'UE.

Message par maxi le Dim 28 Fév - 7:08

Berlin veut apaiser son opinion sur la crise grecque
LE MONDE | 27.02.10 | Berlin Correspondante

Un plan de sauvetage financier de la Grèce serait-il en train de se concrétiser outre-Rhin ? La rencontre de Josef Ackermann, le président de Deutsche Bank, la première banque privée allemande, avec le premier ministre Georges Papandréou à Athènes, vendredi 26 février, alimente les spéculations dans ce sens.

Le même jour, l'agence de presse Bloomberg indiquait que Berlin pourrait acheter des obligations d'Etat grecques par l'intermédiaire de sa banque publique KFW. Simultanément a été annoncée par Athènes une rencontre le 5 mars entre le premier ministre et la chancelière allemande, Angela Merkel. Quatre jours plus tard (le 9 mars), c'est à la Maison Blanche que M. Papandréou sera reçu.

Ces informations ont permis une détente des taux grecs, vendredi. Officiellement, on refuse toujours, côté allemand, d'évoquer une aide concrète. En cas de menace sur la stabilité de l'euro, la chancelière allemande, Angela Merkel, est prête à mettre la main au portefeuille, mais elle doit composer avec une opinion publique et une classe politique en majorité très hostiles à une telle mesure.

Vu d'Allemagne, où les réformes et la politique de modération salariale ont exigé des sacrifices de la population, il est inconcevable d'accorder une aide à un pays qui a vécu au-dessus de ses moyens. "Il est impossible de justifier auprès des électeurs qu'on aide un autre pays afin que ce dernier puisse s'épargner les douloureux efforts d'adaptation qu'on a soi-même endurés", avait déclaré fin janvier le président de la Bundesbank, Axel Weber. Cette frilosité s'illustre une nouvelle fois dans la décision annoncée vendredi par trois banques allemandes de ne plus souscrire dans l'immédiat à de nouvelles obligations de l'Etat grec.

Pour autant, Berlin semble vouloir apaiser les tensions qui se sont exacerbées ces derniers jours. Toute la semaine, médias et politiques des deux pays se sont livrés à une violente passe d'armes. La "une" du magazine allemand Focus, titrant "Tricheurs dans la famille de l'euro", qui met en scène une Vénus de Milo faisant un doigt d'honneur, a mis le feu aux poudres. Le président du Parlement grec, Filippos Petsalnikos, a convoqué l'ambassadeur d'Allemagne pour une explication tandis que le vice-premier ministre grec, Theodoros Pangalos, a attaqué Berlin sur son passé nazi.

Lors de l'invasion du pays en 1941, "ils ont pris les réserves d'or de la banque de Grèce, ils ont pris l'argent grec et ne l'ont jamais rendu", a-t-il déclaré dans une interview à la BBC. Le ministère allemand des affaires étrangères s'est aussitôt élevé contre ces propos, affirmant que l'équivalent de plusieurs milliards d'euros avaient été versés à Athènes après la seconde guerre mondiale.
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Re: La Grèce : Le nouveau défi de l'UE.

Message par maxi le Dim 28 Fév - 7:22

A l'occasion de cette première grave crise de l'euro, on mesure à quel point il est bati sur l'orthodoxie allemande et à quel point cette UE devient le IVe Reich

l'Allemagne n'est pas "la patronne" ! ce pays a devasté le monde, et là son arrogance renait, ça va pas plaire à tlm ...

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Re: La Grèce : Le nouveau défi de l'UE.

Message par maxi le Sam 6 Mar - 6:28

Un plan rassurant

Comme prévu, la Grèce a adopté vendredi son plan de rigueur alors que le pays était quasiment paralysé par des grèves et des manifestations, dont l'une à Athènes marquée par de violents affrontements entre policiers et jeunes (Lire notre article). Les nouvelles mesures de rigueur comprennent notamment des coupes salariales pour les fonctionnaires, le gel des retraites du secteur privé et public ainsi qu'une hausse des deux points de la TVA, à 21%.


Face à la crise financière que le pays traverse, le gouvernement grec a annoncé mercredi de nouvelles mesures d'austérité pour réduire son déficit budgétaire.


Alors que les annonces de grèves pour vendredi ne cessent de tomber, 10.000 manifestants ont protesté jeudi soir, à Athènes, contre les mesures d'austérités annoncées par le gouvernement grec.


Après un entretien à Luxembourg avec le Premier ministre grec Georges Papandréou, le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, a estimé qu'un plan d'aide financière à la Grèce ne devrait pas être "nécessaire".

La stabilité de la zone euro est "assurée"

La chancelière allemande Angela Merkel, qui a ensuite rencontré Papandréou à Berlin, a également estimé que la Grèce n'avait pas besoin d'aide financière actuellement et que la stabilité de la zone euro était "assurée". Le ministre allemand de l'Economie Rainer Brüderle avait pour sa part prévenu que l'Allemagne ne donnerait "pas un cent" à la Grèce.

Cette tournée de Georges Papandréou, qui doit rencontrer dimanche à Paris le président Nicolas Sarkozy, a pour but de "répéter que la Grèce a fait sa part et que c'est maintenant au tour de l'Europe de faire la sienne" pour aider le pays à surmonter sa débâcle financière, a indiqué à l'AFP une source officielle grecque.

Pour le président de la Banque européenne d'investissement (BEI), Philippe Maystadt, une "action coordonnée" des Etats de la zone euro pourrait encore être nécessaire pour aider la Grèce à faire face à la "spéculation", malgré son retour réussi sur les marchés pour se financer.

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Re: La Grèce : Le nouveau défi de l'UE.

Message par Normand Choinière le Dim 7 Mar - 4:01

C'est loin d'être terminé cette histoire. On assiste à une désescalade transitoire en sauvant les apparences mais dans les faits, ce ne sont que des apparences.

Continuer aurait été trop dangereux pour tous les camps. On laisse passer de la vapeur.

Mais, comme disent les américains, "this is a can of worm"! Cela va donner des idées à bien du monde mais aussi rappeler au chat qu'il craint l'eau chaude. C'est moins une crise de l'Euro (le problème grec est assez minuscule) qu'une crise qui remet en question l'expansion folle de l'Europe et le poids relatif des joueurs. Il y en a qui n'ont pas du tout la même vision que certains autres.

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