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Ciné-Club: 1927 - Métropolis - Fritz lang

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Ciné-Club: 1927 - Métropolis - Fritz lang

Message par maxi le Mer 14 Oct - 19:59

METROPOLIS

Part I & II







Metropolis est une mégalopole divisée en deux :
- la ville haute, où vivent les familles dirigeantes, dans l'oisiveté, le luxe et le divertissement
- la ville basse, où les travailleurs font fonctionner la ville.

Maria (Brigitte Helm), une femme de la ville basse, essaie de promouvoir l'entente entre les classes, et emmène clandestinement des enfants d'ouvriers visiter la ville haute ; le groupe se fait repousser par les forces de l'ordre, mais Freder Fredersen (Gustav Fröhlich), le fils du dirigeant de Metropolis, tombe amoureux d'elle. En descendant dans la ville basse pour la retrouver, il voit un ouvrier épuisé défaillir à son poste de travail, le rythme imposé par les machines étant trop important, une explosion se produit ; le monstre machine dévore les ouvriers.

Freder va voir son père, Johhan « Joh » Fredersen (Alfred Abel), pour l'alerter sur les conditions extrêmement pénibles dans lesquelles travaillent les ouvriers et lui demande d'améliorer cela. Johhan, voyant qu'il ne peut convaincre son fils des bienfaits de cette société ségrégatrice, le fait suivre par un espion.

Freder retourne dans la ville basse où, voyant un ouvrier au bord de l'épuisement, il décide de le remplacer. Après une journée pénible de travail, il se rend à une réunion secrète dans un souterrain en suivant un plan qu'il a trouvé dans la poche du vêtement qu'il a échangé avec l'ouvrier qu'il a remplacé. Là, il découvre Maria en train de s'adresser aux ouvriers et d'annoncer l'arrivée d'un messie qui apportera l'égalité entre les habitants des villes haute et basse.

Entre temps, Joh reçoit des plans trouvés dans les poches de certains ouvriers. Il se rend chez Rotwang, l'inventeur du monstre machine qui fait fonctionner toute la ville : celui-ci lui indique qu'il s'agit du plan qui mène aux catacombes où se tient la réunion secrète. Joh surprend la réunion sans pour autant reconnaître son fils parmi la foule. Sentant la menace venir, Joh ordonne à Rotwang de donner le visage de Maria à un robot pour qu'il détruise l'œuvre de la vraie Maria. Mais ce que Joh ne sait pas, c'est que Rotwang a d'autres plans…


Dernière édition par maxi le Dim 25 Sep - 18:05, édité 7 fois

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Re: Ciné-Club: 1927 - Métropolis - Fritz lang

Message par maxi le Ven 12 Fév - 17:20

La version longue de Métropolis présentée au public allemand et français

Par LEXPRESS.fr, publié le 12/02/2010

Présentée en avant-première mondiale à l'occasion du festival du film de Berlin, la version longue inédite de Métropolis de Fritz Lang est à l'honneur ce soir en Allemagne et en France.

Le public allemand pourra découvrir les 25 minutes supplémentaires retrouvées il y a près de deux ans à Buenos Aires lors d'une soirée ciné-concert gratuite à la porte de Brandebourg, organisée dans le cadre de la 60eBerlinale. Le public français retrouvera l'intégralité de cette soirée sur Arte, soit les 145 minutes du film suivies d'un documentaire sur sa réalisation.

Métropolis, de Fritz Lang est sorti en 1927 et est inscrit au registre de la "Mémoire du monde de l'Unesco".


Explications sur ARTE



Dernière édition par maxi le Mar 13 Déc - 14:39, édité 4 fois

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Re: Ciné-Club: 1927 - Métropolis - Fritz lang

Message par maxi le Mar 9 Mar - 21:59

Ce film est exceptionnel a bien des égards:

C'est d'abord le 1er film à gros budget de l'époque, un genre d'"avatar" avant-gardiste, ensuite sa durée est exceptionnelle, cette période est en effet dominée par le court métrage et là on dépasse les 2h, le nombre d'effets spéciaux est étonnant et puis c'est le premier robot célèbre du cinéma, enfin le message est universel puisqu'il s'agit de la fraternité entre les classes sociales, bref c'est un chef d'oeuvre intemporel que tout cinéphile se doit de visionner.

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Re: Ciné-Club: 1927 - Métropolis - Fritz lang

Message par Personne le Mar 26 Oct - 12:09

Mon avis d'amateur de cinéma : Tout arrive, j'ai donc fini par le voir ce film "mythique".
C'est une vieille production et un "monument" du cinéma, après avoir vu il n'y a pas si longtemps "Citizen Kane" je ne m'attendais pas à vivre un moment inoubliable, je ne vais pas mentir ce ne fut effectivement pas le cas pour la simple et bonne raison que tous les thèmes de ce cinéma nous sont maintenant familiers et rien dans ce film pour m'enthousiasmer sensuellement, image noir et blanc, son médiocre, jeu des acteurs "théatral", aucun humour, pas de surprises.
Alors un "navet", bien sûr que non, je me range largement au côté de ceux qui voient dans ce film un Chef d'oeuvre.
Chef d'oeuvre parce que ce film, pour l'époque, est incroyable d'innovations (lire absolument les influences ultérieures citées dans Wikipédia).
Chef d'oeuvre technique avec des scènes de cinéma (je suis pas spécialiste) visuellement remarquable (à un moment du film une main saisi un bout de tissu et la caméra suit cette main comme le ferait notre oeil, c'est saisissant comme effet, et je me rappelle pas avoir vu cela ailleurs).
Chef d'oeuvre d'intelligence sociale enfin et largement de quoi alimenter quelques idéologies.

Mon avis politique à prendre donc avec les "pincettes d'usages" car parfaitement partial et à ne lire que si on a vu le film.
Spoiler:
Lorsque les ouvriers détruisent les machines, ils mettent en périls leurs propres enfants (ici la noyade), cette théorie largement défendue encore actuellement que nous devons êtres des moutons soumis à l'économie mondiale est sans cesse rabâchée par tous les économistes, la ficelle est si grosse dans le film, que je me dis que quelque part le cinéaste est bien plus marxiste que national socialiste.
Ce film a presque un siècle, difficile d'échapper à la tentation du bilan capitaliste et marxiste, c'est vous qui voyez
Quand à l'hypothèse développée dans Métropolis que le médiateur entre la main et le cerveau doit être le coeur, pour moi "foutaises" religieuses (hé oui elle a aussi sa place dans ce film décidémment très complet et très polémique) qui tendrait à nous faire croire que la révolution engendre l'apocalypse (ou bien encore grosse ficelle et 2è degré ??) et qu'il faut s'en remettre au "bon coeur" des cerveaux pour une redistribution des richesses.
Un autre truc aussi qui m'agace toujours au cinéma est la diabolisation presque systématique du savant (un peu moins depuis que l'on devient écolo), en réalité ce sont souvent eux les vrais humanistes et leurs motivations sont la plupart du temps désintèréssées.


En résumé : Malgré son côté vieillot voilà un film qui se regarde à plusieurs niveaux, le cinéphile averti qui y retrouvera la genèse de multiples techniques qui font le cinoche d'aujourd'hui.L'amateur de surprise et d'innovation qui saura faire le lien avec tout ce qui fut remis au goût du jour depuis, le citoyen engagé ou pas qui y trouvera matière à réflexion sur notre société car ce film est d'abord fait pour cela même s'il ne faut jamais perdre de vue qu'il s'agit d'un film de Sciences fiction Wink

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Re: Ciné-Club: 1927 - Métropolis - Fritz lang

Message par maxi le Mar 26 Oct - 12:24

tu oublies de dire que le fond du film c'est une histoire d'Amour qui surmonte tout

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Re: Ciné-Club: 1927 - Métropolis - Fritz lang

Message par Personne le Mar 26 Oct - 12:42

maxi a écrit:tu oublies de dire que le fond du film c'est une histoire d'Amour qui surmonte tout


Je dirais que ce "côté là" existe aussi et contribue à nous faire croire que le médiateur entre la main et le cerveau doit être le coeur, le fond pour moi est bien la lutte des classes.
Mais peu importe, reste un film intéressant à plusieurs niveaux de compréhension.

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Re: Ciné-Club: 1927 - Métropolis - Fritz lang

Message par maxi le Mar 26 Oct - 12:45

j'adore cette époque, même si il faut bien sûr avoir une approche d'archéologue et pas de cinéphile Very Happy

je suis en train de visionner le cinéma russe, dont bien sûr Eisenstein.

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Re: Ciné-Club: 1927 - Métropolis - Fritz lang

Message par maxi le Jeu 22 Sep - 11:44

ALLELUIAH, il arrive !!

restauré le Blu-Ray de ce monument Historique est là



la Bande-Annonce HD



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Re: Ciné-Club: 1927 - Métropolis - Fritz lang

Message par maxi le Sam 31 Déc - 0:22

Cinq choses à savoir sur Metropolis de Fritz Lang
Par Anne Demoulin (LEXPRESS.fr), publié le 20/10/2011

A l'occasion de l'exposition et de la rétrospective Metropolis à la Cinémathèque française, retour sur l'aventure d'un film unique, considéré comme le premier chef d'oeuvre de la science-fiction.



Après le succès de l'exposition Stanley Kubrick -100 000 visiteurs-, la Cinémathèque française consacre une série de rétrospectives et une exposition, depuis le 19 octobre, à ce qui est considéré aujourd'hui comme le premier chef d'oeuvre de la science-fiction. Cinq choses à savoir sur Metropolis de Fritz Lang.

Metropolis est boudé à sa sortie

"On se donne un mal fou avec un tas de gens intelligents pour faire le meilleur film possible et on se fait éreinter par la critique", confie Fritz Lang à L'Express le 6 juillet 1961. Et Metropolis ne fait pas exception. A sa sortie, le public et la critique apprécient, comme Bunuel, "la technique si parfaite" de Fritz Lang mais n'adhèrent pas à l'idéologie "rétrograde" du scénario de Thea von Harbou. "J'ai récemment vu le film le plus stupide", écrit ainsi H.G. Wells, l'auteur de La guerre des mondes, le 17 avril 1927 dans les colonnes du New York Times. Echec critique et commercial en Allemagne et ailleurs.

Avec ce film, Fritz Lang a ruiné le cinéma allemand


36 000 figurants, 310 jours et 60 nuits de tournage, 620 km de pellicule, Metropolis est un film hors norme. Avec cette superproduction, la Ufa, le plus grand consortium cinématographique européen des années 20, comptait rivaliser avec Hollywood. Tandis que le budget de Metropolis explose, les studios de Babelsberg se séparent de plus de 1000 employés, signent un accord avec la Paramount et la MGM, et sont finalement rachetés par le capitaine d'industrie Alfred Hugenberg en 1927. Bien qu'il s'en défende, Fritz Lang conservera, tout au long de sa carrière, la réputation de "l'homme qui a ruiné la Ufa". De quoi suciter la méfiance des producteurs hollywoodiens!

L'incroyable histoire d'une bobine

A la première du film à l'Ufa-Palast am Zoo de Berlin, le 10 janvier 1927, Metropolis durait plus de trois heures. Critiques désastreuses et second montage. Remonté, raccourci, amputé à maintes reprises, en 1984, lorsque Giorgio Moroder le colorise, il ne reste que 80 minutes de film. La Fondation Friedrich Wilhelm Murnau entreprend un long travail de reconstitution. En 2001, il semble acquis qu'une demi-heure du film est définitivement perdue. Rebondissement en 2008, une copie originale de Metropolis est retrouvée en Argentine. La version originale restaurée est présentée au festival de Berlin en 2010.


Le premier film inscrit au registre de l'Unesco


En effet, entretemps, le film a acquis son statut de chef d'oeuvre lors d'une ressortie à la fin de la Seconde guerre mondiale. La Fondation Murnau propose en 2001 que le négatif reconstitué et restauré de Metropolis soit inscrit au registre Mémoire du Monde de l'Unesco. L'Unesco reconnaît que la fiction de Fritz Lang est "devenue le symbole d'un modèle d'architecture cinématographique du futur". Un seul autre film de fiction aura cet honneur, Los Olivados de Luis Buñuel, en 2003.

Fritz Lang est l'inventeur du visiophone


L'affaire est entendue: Metropolis, inspiré par le futurisme et Aelita, un film de martiens russe, a influencé l'esthétique de la SF au cinéma. Le design de C-3PO dans Star wars, le commissariat de Blade Runner, les ouvriers dans The Wall, les voitures volantes du Cinquième élément, que de références à l'oeuvre de Fritz Lang. Ce que l'on sait moins en revanche, c'est que l'imagination du cinéaste d'origine autrichienne a pesé sur l'apparition d'une nouvelle technologie, le visiophone. Une séquence du film montre en effet une conversation téléphonique par écrans interposés.

Bonus: Des invités célèbres sur le plateau

Alfred Hitchcock part en Allemagne en 1924. Il travaille aux studios Babelsberg comme décorateur et scénariste. Dans ce cadre, le jeune Hitch assiste pour se perfectionner au tournage du Dernier des hommes de Murnau et à celui de Metropolis de Lang. S.M. Eisenstein vient également observer le travail du "Meister" (maitre), Fritz Lang. Curt Siodmak, journaliste au moment du tournage, se fait engager comme figurant pour y assister.

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