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Des conventions encadrants le sort des prionniers et otages.
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Des conventions encadrants le sort des prionniers et otages.
La situation des prisonniers de guerre de la Première Guerre mondiale en Allemagne est un aspect du conflit peu abordé par la recherche historique. Le nombre de soldats faits prisonniers s’est pourtant élevé à un peu plus de sept millions[1] pour l’ensemble des belligérants dont environ 2 400 000[2] par l’Allemagne.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Prisonniers_de_guerre_de_la_Premi%C3%A8re_Guerre_mondiale_en_Allemagne
Contexte historique
A Holzminden, déportation de civils des territoires occupés
A leur arrivée en Alsace en 1914, les troupes françaises ont emmené les fonctionnaires impériaux en poste dans les villes sous contrôle de l’armée française ainsi que leur famille. Ceux-ci ont été internés dans des camps en France et en Algérie. De longues tractations ont commencé entre la France et l’Allemagne pour régler leur sort. Afin de faire céder le gouvernement français, les Allemands décident en novembre 1916 de déporter 300 civils du Nord. Ces otages – hommes et femmes – sont choisis dans les mêmes catégories socioprofessionnelles que les Allemands emprisonnés. Parmi eux se trouvent de grands industriels (Prouvost, Pollet, Motte, Masurel, Tiberghien…), des élus, des juristes, des avocats, des médecins… Un début d’accord ayant été signé entre les gouvernements français et allemand, ces premiers otages sont rapatriés en avril 1917 après six mois d’une détention relativement clémente.
Comme les négociations franco-allemandes piétinent, les Allemands procèdent à une deuxième déportation massive (600 personnes) en janvier 1918. Cette fois, seules les femmes sont internées à Holzminden. Les hommes sont déportés en Lituanie dans les camps de Jewie, Milejgany et Roon, dans des conditions bien plus dures : vingt-six d'entre eux y trouvent la mort.
Interprétation
Les conditions de vie à Holzminden
Le camp de concentration de Holzminden est un camp de prisonniers de guerre civils prévu pour héberger 10 000 personnes. Dès la déclaration de guerre tous les ressortissants des pays belligérants y sont internés ainsi que les Allemands indésirables : prisonniers de droit commun, pacifistes, prostituées… Le camp compte une centaine de baraquements et il est entouré par une enceinte de deux mètres de haut dominée par des miradors. Son aspect n’est pas sans rappeler celui des camps de sinistre mémoire de la Seconde Guerre mondiale. Mais la comparaison s’arrête là. Les conditions de détention n’y sont pas dramatiques. Certes, les prisonniers souffrent du froid, de la faim, de l’isolement et d’une bureaucratie tatillonne et vexatoire ; mais ils peuvent recevoir du courrier, des colis de victuailles et sont parfois autorisés à sortir en ville. Toute une vie sociale est par ailleurs recréée dans le camp : université, chapelle, cafés, studio de photographie.
La prise d’otages a été couramment pratiquée pendant la guerre de 1914-1918. Choisis parmi les notables (élus, industriels, ecclésiastiques, hauts fonctionnaires), ces prisonniers doivent répondre de la tranquillité de la population ou servent de moyen de pression, comme dans ce cas de déportation, afin d’obliger l’ennemi à céder sur un objectif particulier. La déportation qui s’ajoute à une occupation particulièrement dure dans le Nord de 1914 à 1918 est aussi un moyen d’effrayer les populations et d’écarter les indésirables.
Auteur : Claudine WALLART et Marine VASSEUR
http://www.histoire-image.org/site/etude_comp/etude_comp_detail.php?i=281&d=801
http://fr.wikipedia.org/wiki/Prisonniers_de_guerre_de_la_Premi%C3%A8re_Guerre_mondiale_en_Allemagne
Contexte historique
A Holzminden, déportation de civils des territoires occupés
A leur arrivée en Alsace en 1914, les troupes françaises ont emmené les fonctionnaires impériaux en poste dans les villes sous contrôle de l’armée française ainsi que leur famille. Ceux-ci ont été internés dans des camps en France et en Algérie. De longues tractations ont commencé entre la France et l’Allemagne pour régler leur sort. Afin de faire céder le gouvernement français, les Allemands décident en novembre 1916 de déporter 300 civils du Nord. Ces otages – hommes et femmes – sont choisis dans les mêmes catégories socioprofessionnelles que les Allemands emprisonnés. Parmi eux se trouvent de grands industriels (Prouvost, Pollet, Motte, Masurel, Tiberghien…), des élus, des juristes, des avocats, des médecins… Un début d’accord ayant été signé entre les gouvernements français et allemand, ces premiers otages sont rapatriés en avril 1917 après six mois d’une détention relativement clémente.
Comme les négociations franco-allemandes piétinent, les Allemands procèdent à une deuxième déportation massive (600 personnes) en janvier 1918. Cette fois, seules les femmes sont internées à Holzminden. Les hommes sont déportés en Lituanie dans les camps de Jewie, Milejgany et Roon, dans des conditions bien plus dures : vingt-six d'entre eux y trouvent la mort.
Interprétation
Les conditions de vie à Holzminden
Le camp de concentration de Holzminden est un camp de prisonniers de guerre civils prévu pour héberger 10 000 personnes. Dès la déclaration de guerre tous les ressortissants des pays belligérants y sont internés ainsi que les Allemands indésirables : prisonniers de droit commun, pacifistes, prostituées… Le camp compte une centaine de baraquements et il est entouré par une enceinte de deux mètres de haut dominée par des miradors. Son aspect n’est pas sans rappeler celui des camps de sinistre mémoire de la Seconde Guerre mondiale. Mais la comparaison s’arrête là. Les conditions de détention n’y sont pas dramatiques. Certes, les prisonniers souffrent du froid, de la faim, de l’isolement et d’une bureaucratie tatillonne et vexatoire ; mais ils peuvent recevoir du courrier, des colis de victuailles et sont parfois autorisés à sortir en ville. Toute une vie sociale est par ailleurs recréée dans le camp : université, chapelle, cafés, studio de photographie.
La prise d’otages a été couramment pratiquée pendant la guerre de 1914-1918. Choisis parmi les notables (élus, industriels, ecclésiastiques, hauts fonctionnaires), ces prisonniers doivent répondre de la tranquillité de la population ou servent de moyen de pression, comme dans ce cas de déportation, afin d’obliger l’ennemi à céder sur un objectif particulier. La déportation qui s’ajoute à une occupation particulièrement dure dans le Nord de 1914 à 1918 est aussi un moyen d’effrayer les populations et d’écarter les indésirables.
Auteur : Claudine WALLART et Marine VASSEUR
http://www.histoire-image.org/site/etude_comp/etude_comp_detail.php?i=281&d=801
Dernière édition par Bruno le Mar 28 Juil - 11:25, édité 2 fois
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Bruno- Retiarivs Virtvalis

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Date d'inscription: 13/09/2005
Re: Des conventions encadrants le sort des prionniers et otages.
À la fin du XIXe siècle, une réflexion s’engage sur le cadre juridique de la guerre et de la captivité des soldats faits prisonniers, en particulier à la suite des conflits de Crimée ou austro-prussiens. Le tsar Nicolas II est à l’origine des deux conférences qui fixent les termes des lois et coutumes de la guerre à La Haye en 1899 puis en 1907.
Le chapitre II de la convention signée en octobre 1907 est entièrement consacré aux prisonniers de guerre et débute ainsi : « Les prisonniers de guerre sont au pouvoir du gouvernement ennemi, mais non des individus ou des corps qui les ont capturés. Ils doivent être traités avec humanité. Tout ce qui leur appartient personnellement, excepté les armes, les chevaux et les papiers militaires, reste leur propriété[3]. »
http://fr.wikipedia.org/wiki/Prisonniers_de_guerre_de_la_Premi%C3%A8re_Guerre_mondiale_en_Allemagne
_______
Convention (IV) concernant les lois et coutumes de la guerre sur terre et son Annexe: Règlement concernant les lois et coutumes de la guerre sur terre. La Haye, 18 octobre 1907.
http://www.icrc.org/dih.nsf/FULL/195
Le chapitre II de la convention signée en octobre 1907 est entièrement consacré aux prisonniers de guerre et débute ainsi : « Les prisonniers de guerre sont au pouvoir du gouvernement ennemi, mais non des individus ou des corps qui les ont capturés. Ils doivent être traités avec humanité. Tout ce qui leur appartient personnellement, excepté les armes, les chevaux et les papiers militaires, reste leur propriété[3]. »
http://fr.wikipedia.org/wiki/Prisonniers_de_guerre_de_la_Premi%C3%A8re_Guerre_mondiale_en_Allemagne
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Convention (IV) concernant les lois et coutumes de la guerre sur terre et son Annexe: Règlement concernant les lois et coutumes de la guerre sur terre. La Haye, 18 octobre 1907.
http://www.icrc.org/dih.nsf/FULL/195
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Bruno- Retiarivs Virtvalis

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