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Universités: une balle dans le pied
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Re: Universités: une balle dans le pied
ne prends pas non plus ton cas pour une généralité, et c'est sûr que pdt que les étudiants bloquent ou manifestent, ils font des progrès
continuez à confondre études et syndicalisme
une balle dans le pied
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"Il n'y a pas pire ennemi, qu'un ami trahi" - maxi 2012

maxi- Francophonomaniaque

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Re: Universités: une balle dans le pied
maxi a écrit:ne prends pas non plus ton cas pour une généralité, et c'est sûr que pdt que les étudiants bloquent ou manifestent, ils font des progrès
continuez à confondre études et syndicalisme
une balle dans le pied
Et toi comment peux-tu te permettre de juger d'une situation uniquement par le prisme des communiqués de l'UMP ?
Je te parle de faits. Tu peux toi-même lire ce que sont ces réformes, et comprendre ce qu'elles cherchent.
Et les faits sont têtus : ce sont bien à la fois ces réformes et la stratégie de pourrissement du gouvernement qui tuent l'Université, pas ceux qui se battent contre. Certaines sections n'ont plus rien à perdre car si ces réformes passent, des pans entiers de la recherche n'ont plus que 4 ou 5 ans à vivre. Les EC combattent donc pour leur survie professionnelle.
Quant au gouvernement, il en est à revenir aux pathétiques discours des années 60 : le complot gauchiste ! C'est encore ça sans doute la modernité...
Pourtant, le plus idéologue et fanatique dans l'affaire c'est bien un gouvernement qui impose sans négociation une réforme libérale (dictée par l'UE et l'OCDE) visant à désengager l'Etat de l'enseignement supérieur et de l'Education, pas des contestataires aux tendances et buts très divers mais qui rejettent toujours, et en majorité (l'exemple des maquettes non remontées le prouve), ces réformes destructrices.
Tu considères que les universitaires font du syndicalisme, mais tu avales docilement ce que dit un gouvernement qui se cache derrière un soi-disant pragmatisme, pour en fait faire ce qu'il y a de pire comme idéologie.
Le pire étant que cette idéologie tu la trouves à gerber dans d'autres domaines...
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"Selon l'éthique capitaliste, il est tout à fait normal de laisser un homme mourir de faim après 40 ans de service ; au contraire, c'est sans doute du bon business, une réduction nécessaire des dépenses qui fait partie des obligations envers les actionnaires" (G. Orwell)
Re: Universités: une balle dans le pied
je suis sûr qu'il y a du bon dans la réforme comme il y a du plus discutable voire du mauvais (enfin selon certains points de vue), mais je suis sûr aussi qu'il y a des agitateurs professionnels qui sautent sur chaque occasion pour contrer les gouvernements de droite, et d'ailleurs même si la réforme était parfaite il y aurait qd même de l'agitation, simple question de principe politique
on en est là, c'est la défiance réciproque et on a pas besoin de la propagande du gouvernement pour s'opposer à la propagande des gauchos anarcho bolchevo révolutionnaires des UNEF et Cie
ces pingouins sont ils capables d'apposer leur signature sur un texte de loi proposé par sarkozy ?
réponds juste à cette question, tu sais bien que c'est impossible, alors on fait comment ?
on en est là, c'est la défiance réciproque et on a pas besoin de la propagande du gouvernement pour s'opposer à la propagande des gauchos anarcho bolchevo révolutionnaires des UNEF et Cie
ces pingouins sont ils capables d'apposer leur signature sur un texte de loi proposé par sarkozy ?
réponds juste à cette question, tu sais bien que c'est impossible, alors on fait comment ?
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maxi- Francophonomaniaque

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Re: Universités: une balle dans le pied
Ce post, justement, prouve que tu ne connais rien à la situation : dans les AG, l'UNEF (proche du PS) est sifflé car accusé justement d'avoir signé la LRU (matrice de tous les problèmes d'aujourd'hui) l'année dernière. Sifflé tant par les gauchistes que les plus calmes.
Les gauchistes se siffleraient-ils eux même ?
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Re: Universités: une balle dans le pied
je me contrefout de cette gueguerre syndicale ridicule, c'est le fond qui m'intéresse, pas ces petits rigolos qui ne savent rien faire et qui veulent commander.
je suis contre le système actuel massifiant, et pour une autonomisation des Universités pour adapter notre pays archaïque à ce que font tous les autres pays du monde
je préfère largement moins d'Universités, moins d'étudiants, mais plus de qualité et surtout plus de débouchés pour les lauréats qui bossent dur pdt de nombreuses années et qui méritent de bons débouchés et pas des diplomes de pacotille.
actuellement elles sont des parkings, et pour certaines filières des vases d'expansion pour limiter le chomage des jeunes (pour fausser dans les stats du chomage)
si l'on veut plus d'étudiants à la FAC, il faudrait alors vraiment que les filières correspondent au monde du travail, sinon ça rime à quoi ? qqu'un peut m'expliquer ? on étudie bien pour avoir un meilleur boulot ? or un boulot ne tombe pas du ciel, mais provient d'une entreprise, on ne va pas revenir à une société collectiviste
aujourd'hui le pays manque de grandes entreprises notamment dans l'informatique, les jeux vidéos, l'internet, les ordinateurs, les consoles de jeux, mais aussi tout le high-tech en général, robotique, photo, hi-fi, télé, ... mais surtout il y a une colossale pénurie de manuels, c'est à dire techniciens et artisans, tous de nobles professions, hautement qualifiées et surtout indispensables mais stupidement dévalorisées au profit de doctorats en psychologie ou en histoire de l'art (pour citer 2 exemples particulièrement bouchés)
mais bon continuer à vous battre pour défendre un monde qui n'existe pas
il y a l'université pour les gens brillants (et très travailleurs) celle là doit rester indépendante du monde du travail et doit aboutir à des carrières de chercheurs, mais pour tout le reste, les étudiants doivent rentrer dans le monde du travail, ici même sur Terre et pas dans la Lune.
l'emploi c'est l'Entreprise privée à 80% aussi Fac et Job doivent se rapprocher
je suis contre le système actuel massifiant, et pour une autonomisation des Universités pour adapter notre pays archaïque à ce que font tous les autres pays du monde
je préfère largement moins d'Universités, moins d'étudiants, mais plus de qualité et surtout plus de débouchés pour les lauréats qui bossent dur pdt de nombreuses années et qui méritent de bons débouchés et pas des diplomes de pacotille.
actuellement elles sont des parkings, et pour certaines filières des vases d'expansion pour limiter le chomage des jeunes (pour fausser dans les stats du chomage)
si l'on veut plus d'étudiants à la FAC, il faudrait alors vraiment que les filières correspondent au monde du travail, sinon ça rime à quoi ? qqu'un peut m'expliquer ? on étudie bien pour avoir un meilleur boulot ? or un boulot ne tombe pas du ciel, mais provient d'une entreprise, on ne va pas revenir à une société collectiviste
aujourd'hui le pays manque de grandes entreprises notamment dans l'informatique, les jeux vidéos, l'internet, les ordinateurs, les consoles de jeux, mais aussi tout le high-tech en général, robotique, photo, hi-fi, télé, ... mais surtout il y a une colossale pénurie de manuels, c'est à dire techniciens et artisans, tous de nobles professions, hautement qualifiées et surtout indispensables mais stupidement dévalorisées au profit de doctorats en psychologie ou en histoire de l'art (pour citer 2 exemples particulièrement bouchés)
mais bon continuer à vous battre pour défendre un monde qui n'existe pas
il y a l'université pour les gens brillants (et très travailleurs) celle là doit rester indépendante du monde du travail et doit aboutir à des carrières de chercheurs, mais pour tout le reste, les étudiants doivent rentrer dans le monde du travail, ici même sur Terre et pas dans la Lune.
l'emploi c'est l'Entreprise privée à 80% aussi Fac et Job doivent se rapprocher
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maxi- Francophonomaniaque

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Re: Universités: une balle dans le pied
un de ces quatre il y aura des directives ministérielles pour fixer le nombre de réussite en licence ou en doctorat...
comme pour le bac. quand on y pense deux sec c'est ahurissant cette planification de l'excellence.
suis d'accord avec une certaine autonomie des facs (recrutement de profs, gestion des filières, financement autonome, etc) mais il me semble important aussi que l'état garde un droit de regard et garantisse une cohérence au système en veillant à une égalité des conditions d'accès
(ce qui ne signifie nullement ces filières parallèles d'accès, inégalitaires par essence et qui signent l'échec du secondaire et du primaire. mais la promotion des plus méritants non pas en fonction de leur origine géographique ou de la couleur de leur peau mais en fonction du travail et du mérite! c'est ça la république, pas la discrimination positive qui est un apartheid déguisé)
comme pour le bac. quand on y pense deux sec c'est ahurissant cette planification de l'excellence.
suis d'accord avec une certaine autonomie des facs (recrutement de profs, gestion des filières, financement autonome, etc) mais il me semble important aussi que l'état garde un droit de regard et garantisse une cohérence au système en veillant à une égalité des conditions d'accès
(ce qui ne signifie nullement ces filières parallèles d'accès, inégalitaires par essence et qui signent l'échec du secondaire et du primaire. mais la promotion des plus méritants non pas en fonction de leur origine géographique ou de la couleur de leur peau mais en fonction du travail et du mérite! c'est ça la république, pas la discrimination positive qui est un apartheid déguisé)
Re: Universités: une balle dans le pied
Pourtant, le plus idéologue et fanatique dans l'affaire c'est bien un
gouvernement qui impose sans négociation une réforme libérale (dictée
par l'UE et l'OCDE) visant à désengager l'Etat de l'enseignement
supérieur et de l'Education,
et tofraziel voit juste là dessus: l'avenir c'est des facs garages peu qualifiantes pour les moins bons, les prolos et des facs sélectives et bien équipées pour ceux qui auront les moyens ou feront partie de l'"élite" (people, journalistes, enseignants, bref tous ceux qui connaissent le système et qui en même temps hurlent avec les loups égalitaires et les syndicats enseignants, premiers fossoyeurs de l'EN et de la fac par leur parti pris systématique contre le sélection et la massification de l'enseignement supérieur.)
le seul allié -de toujours- des plus défavorisés, c'est la sélection au mérite (c'est-à-dire la reconnaissance par l'institution du travail et de la volonté d'arriver). Or c'est la gauche qui a détruit -tout au moins qui n'a rien fait pour protéger- ce levier d'ascension sociale et qui en est réduite à adouber une sélection parallèle c'est-à-dire une EN bis pour repêcher des gamins qui ne pourraient pas percer autrement. au lieu de repenser et réformer l'EN.
beaucoup de lâcheté et de veulerie la dedans,quoi qu'on dise.
Dernière édition par hoplite le Sam 9 Mai - 11:42, édité 1 fois
Re: Universités: une balle dans le pied
hoplite a écrit:un de ces quatre il y aura des directives ministérielles pour fixer le nombre de réussite en licence ou en doctorat...
comme pour le bac. quand on y pense deux sec c'est ahurissant cette planification de l'excellence.
On doit admettre la non adéquation entre la demande des Entreprises et la réalité du savoir des Etudiants qui sortent de l'école, sinon cela revient à orienter autoritairement des enfants et en faire des adultes qui vont "s'emmerder" toute leur vie.
Certe il faut prévenir l'étudiant de l'absence de débouchés prévisibles, mais aussi leur montrer l'extraordinaire variété des métiers du monde d'aujourd'hui, c'est bien le diable si tout le monde n'arrive pas à y trouver son compte.
Très franchement ces wagons de volontaires pour des "masters finances", ou autre diplômes en communications me laisse perplexe.
Une bonne orientation professionnelle, c'est le problème de fond à résoudre avant tout autres réformes. Ce conflit entre un gouvernement axé sur l'éfficacité du système et des enseignants attachés à une éducation de qualité ou la culture a encore sa place est inquiétant parce qu'hors sujet.

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Re: Universités: une balle dans le pied
Personne a écrit:
Une bonne orientation professionnelle, c'est le problème de fond à résoudre avant tout autres réformes. Ce conflit entre un gouvernement axé sur l'éfficacité du système et des enseignants attachés à une éducation de qualité ou la culture a encore sa place est inquiétant parce qu'hors sujet.
tout à fait ils mélangent tout, vouloir bec et ongles maintenir certaines facs inutiles c'est un crime envers ces étudiants qui y perdent leur temps, leur argent et leurs rêves, la chute est alors terrible.
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Re: Universités: une balle dans le pied
Je me demande qui mélange tout maxi. Tu fais des amalgames et des raccourcis qui montrent que tu ne connais vraiment rien de ce qui se passe dans les facs.
Et tu nous sors toujours le vieux discours usé jusqu'à la corde du refus des réformes.
L'Université n'a cessé de se réformer depuis 20 ans et même le député UMP Fasquelle dit qu'elle a trop de réformes à digérer, sans en plus qu'on lui en donne les moyens.
De plus, les universitaires ne sont pas contre la sélection, ils sont eux aussi pour une meilleure orientation également. Il n'y a aucun intérêt pour eux à récupérer des étudiants qui n'ont rien à faire dans leurs sections et qui, de toute façon, disparaissent rapidement...
Mais ce que tu refuses de comprendre c'est que les réformes de Darcos et Pécresse n'ont pas pour but d'améliorer l'orientation ou encore de mettre de la sélection.
Elles ont pour but de mettre à la merci totale du Marché et du profit immédiat le système universitaire, excepté des facs d'élite qui verront vite leurs droits d'inscription augmenter. On aura donc un système à deux (voire plus) vitesses, qui excluera les moins aisés et ne favorisera pas forcément ceux qui le méritent.
Quant aux sections "qui ne servent à rien", les Humanités comme on dit, c'est assez marrant que tu trouves normal qu'on les marginalise puisque c'est toi qui a mis en ligne la vidéo de Pagnol qui les défendaient...Avec le projet Pécresse, les Humanités sont menacées même dans leurs facs de prédilection (comme la Sorbonne) ! Sarkozy a dit il n'y a pas si longtemps que l'Etat n'avait pas à payer pour l'enseignement des Lettres ou des langues anciennes...à quand l'Histoire privatisée (je laisse imaginer ce que la recherche historique entièrement privatisée peut amener)?...Encore les dégâts de l'idéologie utilitariste libérale : tout faire au service du Marché, rejeter la pensée autre, et la Pensée en général. Et on critique la Pensée Unique ? Encore un paradoxe...Avec une mentalité pareil, les Lumières n'auraient pas existé, et les gueux auraient continué à servir docilement leurs maîtres...
Défendre les Humanités ne veut pas dire qu'on souhaite que tous les étudiants y aille !
En plus de ça, il y a tout le volet formation des enseignants : moins de disciplinaire (en gros des profs pas spécialistes de leur matière), moins d'expérience de terrain, études plus longues non financées et revalorisation salariale (le grand prétexte) bidon puisque ne concernant que la première année ! C'est censé améliorer l'enseignement ? Non, on fait des économies et en appauvrissant encore le niveau du public, on roule pour le privé. CQFD.
Alors, il ne suffit pas gober que les réformes Darcos/Pécresse sont bien parce que ce sont les réformes Darcos/Pécresse, et qu'obligatoirement elles ont pour but d'empêcher l'échec massif en Université, ou une meilleure adaptation au monde du travail. Car c'est bien plus pervers.
Et il serait bien aussi de sortir des clichés qui commencent à vraiment être saoulants, et qui sont en plus contraires aux faits, de ces universitaires qui refusent la réforme, trouvent génial l'échec massif de leurs étudiants, et ne veulent pas s'adapter au monde du travail...
Et tu nous sors toujours le vieux discours usé jusqu'à la corde du refus des réformes.
L'Université n'a cessé de se réformer depuis 20 ans et même le député UMP Fasquelle dit qu'elle a trop de réformes à digérer, sans en plus qu'on lui en donne les moyens.
De plus, les universitaires ne sont pas contre la sélection, ils sont eux aussi pour une meilleure orientation également. Il n'y a aucun intérêt pour eux à récupérer des étudiants qui n'ont rien à faire dans leurs sections et qui, de toute façon, disparaissent rapidement...
Mais ce que tu refuses de comprendre c'est que les réformes de Darcos et Pécresse n'ont pas pour but d'améliorer l'orientation ou encore de mettre de la sélection.
Elles ont pour but de mettre à la merci totale du Marché et du profit immédiat le système universitaire, excepté des facs d'élite qui verront vite leurs droits d'inscription augmenter. On aura donc un système à deux (voire plus) vitesses, qui excluera les moins aisés et ne favorisera pas forcément ceux qui le méritent.
Quant aux sections "qui ne servent à rien", les Humanités comme on dit, c'est assez marrant que tu trouves normal qu'on les marginalise puisque c'est toi qui a mis en ligne la vidéo de Pagnol qui les défendaient...Avec le projet Pécresse, les Humanités sont menacées même dans leurs facs de prédilection (comme la Sorbonne) ! Sarkozy a dit il n'y a pas si longtemps que l'Etat n'avait pas à payer pour l'enseignement des Lettres ou des langues anciennes...à quand l'Histoire privatisée (je laisse imaginer ce que la recherche historique entièrement privatisée peut amener)?...Encore les dégâts de l'idéologie utilitariste libérale : tout faire au service du Marché, rejeter la pensée autre, et la Pensée en général. Et on critique la Pensée Unique ? Encore un paradoxe...Avec une mentalité pareil, les Lumières n'auraient pas existé, et les gueux auraient continué à servir docilement leurs maîtres...
Défendre les Humanités ne veut pas dire qu'on souhaite que tous les étudiants y aille !
En plus de ça, il y a tout le volet formation des enseignants : moins de disciplinaire (en gros des profs pas spécialistes de leur matière), moins d'expérience de terrain, études plus longues non financées et revalorisation salariale (le grand prétexte) bidon puisque ne concernant que la première année ! C'est censé améliorer l'enseignement ? Non, on fait des économies et en appauvrissant encore le niveau du public, on roule pour le privé. CQFD.
Alors, il ne suffit pas gober que les réformes Darcos/Pécresse sont bien parce que ce sont les réformes Darcos/Pécresse, et qu'obligatoirement elles ont pour but d'empêcher l'échec massif en Université, ou une meilleure adaptation au monde du travail. Car c'est bien plus pervers.
Et il serait bien aussi de sortir des clichés qui commencent à vraiment être saoulants, et qui sont en plus contraires aux faits, de ces universitaires qui refusent la réforme, trouvent génial l'échec massif de leurs étudiants, et ne veulent pas s'adapter au monde du travail...
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Re: Universités: une balle dans le pied
Encore les dégâts de l'idéologie utilitariste libérale
exact
mais cette idéologie est partagée par les libéraux de gauche et ceux de droite...même combat.
et ces libéraux qui, comme sarko ou dsk, prônent cette logique sont responsables du désastre au même titre que tous ceux, à gauche notamment, refusent l'élitisme et la sélection (c'est-à-dire l'orientation) des étudiants à l'entrée de l'univeristé par démagogie ou aveuglement (l'université reste par définition une formation élitiste)
le résultat ce sont des filières engorgées -donc appauvries- par des étudiants qui n'ont pas la capacité de suivre un cursus de 3ème cycle ou qui sont là par défaut.
un gâchis humain et économique sans précédent alors que le constat -et les remèdes- sont connus depuis belle lurette mais ignorés par démagogie égalitaire et effectivement une vision utilitariste libérale et progressiste de l'enseignement et de l'éducation. (pourquoi effectivement continuer à enseigner grec et latin??)
Re: Universités: une balle dans le pied
Claude Allègre se verrait bien ministre de Sarkozy
LEMONDE.FR avec AFP | 09.05.09
LEMONDE.FR avec AFP | 09.05.09
A 72 ans, Claude Allègre se verrait bien de nouveau au gouvernement. L'ancien ministre socialiste a indiqué, dans une interview publiée samedi 9 mai dans Le Journal du dimanche, qu'il ne dirait pas non si Nicolas Sarkozy lui proposait un ministère.
"Si je redeviens ministre, ce sera dans un domaine précis. Un Miti français [ministère du commerce international et de l'industrie au Japon], c'est le genre de chose qui m'intéresse et qui intéresse le président de la République", a déclaré. "Mais je ne serai jamais plus ministre de l'éducation nationale ! C'est un poste difficile, peut-être le plus dur. J'ai eu des manifs contre moi (...) Ministre, c'est passionnant et difficile à la fois. Chaque fois que vous avez une idée, votre administration vous dit que ce n'est pas possible !", a ajouté celui a occupé ce ministère entre 1997 et 2000, sous Lionel Jospin. Depuis janvier 2008, Claude Allègre n'a plus de carte du PS.
"Si je redeviens ministre, ce sera dans un domaine précis. Un Miti français [ministère du commerce international et de l'industrie au Japon], c'est le genre de chose qui m'intéresse et qui intéresse le président de la République", a déclaré. "Mais je ne serai jamais plus ministre de l'éducation nationale ! C'est un poste difficile, peut-être le plus dur. J'ai eu des manifs contre moi (...) Ministre, c'est passionnant et difficile à la fois. Chaque fois que vous avez une idée, votre administration vous dit que ce n'est pas possible !", a ajouté celui a occupé ce ministère entre 1997 et 2000, sous Lionel Jospin. Depuis janvier 2008, Claude Allègre n'a plus de carte du PS.
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Re: Universités: une balle dans le pied
Il faut m'expliquer comment quelques dizaines de bloqueurs peuvent empêcher la tenue des exams de 400 000 étudiants...
La désinformation est complète. J'étais aujourdhui à l'AG de l'UFR d'Histoire de Paris 1. J'ai donc pu voir la réalité du mouvement, et sa complexité (même si je le savais déjà, étant parte prenante depuis le début). Je vous fais état des votes, pour un amphi d'environ 500 personnes (c'est entre 600 et 800 étudiants, l'UFR d'Histoire de Paris, en comptant L1, L2, L3 et Masters) donc assez représentatif, avec étudiants + EC (profs) :
-motion 1 : ceux désirant arrêter le mouvement et qui veulent que tout recommence normalement = 10 votes
-motion 2 : ceux souhaitant continuer la grève active, mais pour la tenue d'examens "adaptés" = 188 votes, dont l'énorme majorité des profs-EC, mais aussi des Masters.
-motion 3 : ceux qui veulent grève totale, pas d'exams et neutralisation du semestre = 264 votes, dont la majorité de L1, L2 et des "leaders" les plus radicaux évidemment...
On voit que la situation est bien plus complexe que le complot de quelques dizaines de gauchistes...
D'ailleurs, si ce mouvement n'était que si peu nombreux (comme le disent Darcos and co), le gouvernement n'aurait aucun problème à faire passer les exams.
La désinformation est complète. J'étais aujourdhui à l'AG de l'UFR d'Histoire de Paris 1. J'ai donc pu voir la réalité du mouvement, et sa complexité (même si je le savais déjà, étant parte prenante depuis le début). Je vous fais état des votes, pour un amphi d'environ 500 personnes (c'est entre 600 et 800 étudiants, l'UFR d'Histoire de Paris, en comptant L1, L2, L3 et Masters) donc assez représentatif, avec étudiants + EC (profs) :
-motion 1 : ceux désirant arrêter le mouvement et qui veulent que tout recommence normalement = 10 votes
-motion 2 : ceux souhaitant continuer la grève active, mais pour la tenue d'examens "adaptés" = 188 votes, dont l'énorme majorité des profs-EC, mais aussi des Masters.
-motion 3 : ceux qui veulent grève totale, pas d'exams et neutralisation du semestre = 264 votes, dont la majorité de L1, L2 et des "leaders" les plus radicaux évidemment...
On voit que la situation est bien plus complexe que le complot de quelques dizaines de gauchistes...
D'ailleurs, si ce mouvement n'était que si peu nombreux (comme le disent Darcos and co), le gouvernement n'aurait aucun problème à faire passer les exams.
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Re: Universités: une balle dans le pied
Alors que la presse se réjouit des déblocages de facs, le gouvernement résume en une mesure toute sa méthode : simulacres de négociations et passage en force !
Une commission a été mise en place pour discuter de la mastérisation pour l'horizon 2010-2011 (suite à la "transition" de l'année prochaine), qui devait commencer ses consultations pour l'objectif mi-juillet. MAIS, le gouvernement publie officiellement, sur le site de l'Education Nationale, ce que sera cette réforme avec probablement un décret validé mi-juin !!!
Question : à quoi sert une commission de consultation si le gouvernement a déjà tout décidé ?
Une méthode qui ne rend pas honneur à la démocratie : on profite de la fin du mouvement pour asséner le coup de grâce en piétinant des négociations par un coup de force. Ce gouvernement est bien le pire qu'on est connu depuis des décennies.
Une commission a été mise en place pour discuter de la mastérisation pour l'horizon 2010-2011 (suite à la "transition" de l'année prochaine), qui devait commencer ses consultations pour l'objectif mi-juillet. MAIS, le gouvernement publie officiellement, sur le site de l'Education Nationale, ce que sera cette réforme avec probablement un décret validé mi-juin !!!
Question : à quoi sert une commission de consultation si le gouvernement a déjà tout décidé ?
Une méthode qui ne rend pas honneur à la démocratie : on profite de la fin du mouvement pour asséner le coup de grâce en piétinant des négociations par un coup de force. Ce gouvernement est bien le pire qu'on est connu depuis des décennies.
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Re: Universités: une balle dans le pied
Question : à quoi sert une commission de consultation si le gouvernement a déjà tout décidé ?
à rien.
anyway, tant que l'on ne sélectionnera pas au départ (ou au niveau bac) les étudiants capables de suivre un cursus de troisième cycle (comme en médecine par exemple), les universités seront condamnées à héberger tout et n'importe quoi et à rester l'antichambre du Pôle emploi...
pas une question de moyens, mais d'esprit: sélection, exigence et discipline (un peu comme le pensionnat de Chavagnes...
et l'université se secondarise, comme le secondaire se primarise, tout va bien et le niveau monte. alors?
tous les ministres de l'éducation, les leaders syndicaux, les journalistes, les profs le savent très bien: ce sont d'ailleurs eux qui mettent leurs gamins dans les ghettos culturels bien traditionnels, genre école Alsacienne, et qui trustent les grandes écoles...tout en récitant leur leçon égalitaire et diversitophile. des lâches et des salauds car il sacrifient des générations de gamins par manque de couilles.
Dernière édition par hoplite le Mer 20 Mai - 18:29, édité 1 fois
Re: Universités: une balle dans le pied
De toute façon, leader (passable)

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