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Universités: une balle dans le pied
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Universités: une balle dans le pied
Grève : «les enseignants se tirent une balle dans le pied»
Propos recueillis parChristine Ducros 04/05/2009
Propos recueillis parChristine Ducros 04/05/2009
Michel Godet (ici à Paris, le 13 avril dernier) estime que «ceux qui souffrent le plus de ce grand gâchis, ce sont évidemment les étudiants des milieux populaires». Crédits photo : Le Figaro
Michel Godet, professeur d'économie et auteur du Courage du bon sens, s'avoue pessimiste sur l'avenir de l'université, dont il est pourtant issu. Pour lui, «il n'y a plus de bons étudiants à l'université» car ceux-ci préfèrent désormais les filières sélectives.
LE FIGARO - Comment jugez-vous le conflit qui oppose la ministre et les enseignants-chercheurs ?
Michel GODET - Je ne décolère pas. Avec ce mouvement qui dure, les enseignants se tirent une balle dans le pied. Ils sabordent l'université, alors qu'ils savent qu'elle va mal, notamment dans les filières de sciences humaines. Il y a une désaffection à son égard : cette année, dans leurs vœux d'orientation, il y a 25 % de lycéens de terminale en moins qui ont choisi la fac. Les bons élèves de terminale optent désormais pour des filières sélectives, ils vont en prépa ou en prépa intégrée, ils font des écoles d'ingénieurs, de commerce, ou se dirigent en IUT. Ils ne choisissent l'université qu'en dernier recours, au point qu'il n'y a plus de bons étudiants à l'université. Et, incroyable paradoxe, les meilleurs professeurs, eux, sont recrutés par de grandes écoles non pas pour enseigner, mais pour écrire dans des revues hyperspécialisées et faire progresser ces établissements dans les classements internationaux comme celui de Shanghaï. On marche sur la tête.
Faut-il pousser nos enfants à décrocher un diplôme universitaire ?
Hélas, certaines universités délivrent des assignats en guise de diplômes, car elles veulent tout simplement fidéliser leurs étudiants pour maintenir leurs effectifs, leur enseignement et surtout leur budget. Ceux qui souffrent le plus de ce grand gâchis, ce sont évidemment les étudiants des milieux populaires, qui restent bien plus nombreux à l'université que ceux des milieux aisés et n'ont pas les moyens de se payer des écoles à 7 000 euros par an. Savez-vous que les étudiants les plus favorisés sont deux fois moins nombreux en proportion dans la jeunesse, mais dix fois plus nombreux dans les filières sélectives de notre pays ? Pis encore, les entreprises mais aussi les administrations se méfient de plus en plus des frustrés et des aigris qui, après avoir accumulé les années de fac, déplorent ne pas trouver de poste à leur mesure. Un diplôme n'est pas une formation professionnelle. Il faut au plus vite créer des numerus clausus dans des filières sans débouchés, comme Staps (sports, NDLR) ou psycho. Arrêtons le gâchis et la sclérose du système.
Que va-t-il se passer pour les diplômes délivrés cette année ?
Là où c'est possible, on va faire des trucs bidon pour sauver la face, bricoler des cours de rattrapage ici ou là et puis il y aura aussi des sacrifiés. On parle souvent en ironisant des diplômes délivrés en 1968, mais, cette année-là, il y avait eu cours jusqu'en mai. C'est à la fois un drame humain et social pour notre pays, et c'est un fiasco pour l'image de la France à l'étranger. Imaginez le nombre d'étudiants étrangers qui avaient payé cher pour étudier chez nous et n'ont pas reçu le moindre cours…
Peut-on encore changer les choses ?
Il faut appliquer la loi qui a été votée. Celle sur l'autonomie des universités partait d'un bon constat. Valérie Pécresse avait fait dès le départ des concessions sur l'élection des présidents d'université. Elle a accepté de renoncer à ce que des personnes extérieures à l'université participent à l'élection du président. Aujourd'hui, la ministre joue la montre. Cependant, je reste confiant, car, même si l'on applique la loi a minima, on enclenchera l'émulation et la contagion des bonnes pratiques.
Qui dirige ce mouvement ?
Ceux qui animent le mouvement et bloquent les cours depuis des mois sont des révolutionnaires d'opérette, plutôt bien nés, des bobos de gauche et de droite. Vous savez, à l'université, les boursiers ou ceux qui travaillent pour payer leurs études, comme c'était mon cas, sont rarement ceux qu'on retrouve au premier rang des meneurs. Ils savent le prix à payer pour faire des études. Une chose est sûre, au Cnam (Conservatoire national des arts et métiers) où je travaille, tous les cours sont bel et bien assurés.
Michel Godet, professeur d'économie et auteur du Courage du bon sens, s'avoue pessimiste sur l'avenir de l'université, dont il est pourtant issu. Pour lui, «il n'y a plus de bons étudiants à l'université» car ceux-ci préfèrent désormais les filières sélectives.
LE FIGARO - Comment jugez-vous le conflit qui oppose la ministre et les enseignants-chercheurs ?
Michel GODET - Je ne décolère pas. Avec ce mouvement qui dure, les enseignants se tirent une balle dans le pied. Ils sabordent l'université, alors qu'ils savent qu'elle va mal, notamment dans les filières de sciences humaines. Il y a une désaffection à son égard : cette année, dans leurs vœux d'orientation, il y a 25 % de lycéens de terminale en moins qui ont choisi la fac. Les bons élèves de terminale optent désormais pour des filières sélectives, ils vont en prépa ou en prépa intégrée, ils font des écoles d'ingénieurs, de commerce, ou se dirigent en IUT. Ils ne choisissent l'université qu'en dernier recours, au point qu'il n'y a plus de bons étudiants à l'université. Et, incroyable paradoxe, les meilleurs professeurs, eux, sont recrutés par de grandes écoles non pas pour enseigner, mais pour écrire dans des revues hyperspécialisées et faire progresser ces établissements dans les classements internationaux comme celui de Shanghaï. On marche sur la tête.
Faut-il pousser nos enfants à décrocher un diplôme universitaire ?
Hélas, certaines universités délivrent des assignats en guise de diplômes, car elles veulent tout simplement fidéliser leurs étudiants pour maintenir leurs effectifs, leur enseignement et surtout leur budget. Ceux qui souffrent le plus de ce grand gâchis, ce sont évidemment les étudiants des milieux populaires, qui restent bien plus nombreux à l'université que ceux des milieux aisés et n'ont pas les moyens de se payer des écoles à 7 000 euros par an. Savez-vous que les étudiants les plus favorisés sont deux fois moins nombreux en proportion dans la jeunesse, mais dix fois plus nombreux dans les filières sélectives de notre pays ? Pis encore, les entreprises mais aussi les administrations se méfient de plus en plus des frustrés et des aigris qui, après avoir accumulé les années de fac, déplorent ne pas trouver de poste à leur mesure. Un diplôme n'est pas une formation professionnelle. Il faut au plus vite créer des numerus clausus dans des filières sans débouchés, comme Staps (sports, NDLR) ou psycho. Arrêtons le gâchis et la sclérose du système.
Que va-t-il se passer pour les diplômes délivrés cette année ?
Là où c'est possible, on va faire des trucs bidon pour sauver la face, bricoler des cours de rattrapage ici ou là et puis il y aura aussi des sacrifiés. On parle souvent en ironisant des diplômes délivrés en 1968, mais, cette année-là, il y avait eu cours jusqu'en mai. C'est à la fois un drame humain et social pour notre pays, et c'est un fiasco pour l'image de la France à l'étranger. Imaginez le nombre d'étudiants étrangers qui avaient payé cher pour étudier chez nous et n'ont pas reçu le moindre cours…
Peut-on encore changer les choses ?
Il faut appliquer la loi qui a été votée. Celle sur l'autonomie des universités partait d'un bon constat. Valérie Pécresse avait fait dès le départ des concessions sur l'élection des présidents d'université. Elle a accepté de renoncer à ce que des personnes extérieures à l'université participent à l'élection du président. Aujourd'hui, la ministre joue la montre. Cependant, je reste confiant, car, même si l'on applique la loi a minima, on enclenchera l'émulation et la contagion des bonnes pratiques.
Qui dirige ce mouvement ?
Ceux qui animent le mouvement et bloquent les cours depuis des mois sont des révolutionnaires d'opérette, plutôt bien nés, des bobos de gauche et de droite. Vous savez, à l'université, les boursiers ou ceux qui travaillent pour payer leurs études, comme c'était mon cas, sont rarement ceux qu'on retrouve au premier rang des meneurs. Ils savent le prix à payer pour faire des études. Une chose est sûre, au Cnam (Conservatoire national des arts et métiers) où je travaille, tous les cours sont bel et bien assurés.
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"Il n'y a pas pire ennemi, qu'un ami trahi" - maxi 2012

maxi- Francophonomaniaque

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Date d'inscription: 11/09/2005
Re: Universités: une balle dans le pied
Les profs grévistes savent très bien ce qu'ils font.
Ils pourrissent l'université, dont les diplômes ne valent plus rien (sauf quelques exceptions).
Pendant ce temps, ces profs contestataires envoient leurs propres enfants en prépa, en math Sup, puis en grandes écoles.
Comme ça, les enfants de pauvres issus de l'université ne leur feront pas concurrence.
Ils pourrissent l'université, dont les diplômes ne valent plus rien (sauf quelques exceptions).
Pendant ce temps, ces profs contestataires envoient leurs propres enfants en prépa, en math Sup, puis en grandes écoles.
Comme ça, les enfants de pauvres issus de l'université ne leur feront pas concurrence.
georges jean- Cadet de la Francophonie

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Date d'inscription: 03/02/2009
Re: Universités: une balle dans le pied
Cela fait 15 semaines que je vis ce mouvement au jour le jour, de l'intérieur, et j'arrive à chaque fois à être étonné de tant de bêtises et de mensonges sur ce qui se passe vraiment, sur les enjeux, la réalité des réformes et leurs conséquences.
J'en ai assez de répéter que ce mouvement est inédit, qu'il touche des EC qui sont loin d'être des gauchistes, que les réformes du gouvernement visent à terme à détruire l'Université publique, la recherche dans certaines branches mais aussi la formation des enseignements et à terme leur statut...le tout pour favoriser le privé et par idéologie libérale "utilitariste".
Je n'ai jamais vu, et avec moi des EC dont c'est souvent la première grève (même à plus de 50 ans), autant de désinformation et de mensonges médiatiques tant sur les réformes elle-mêmes que sur les soi-disant reculs du gouvernement. Palme pour Le Monde (Le Figaro devenant aussi pathétique que L'Humanité époque Georges Marchais) qui a réussi à provoquer une fronde au sein même des EC grévistes, ulcérés de ses articles mensongers.
L'interview du Figaro est une grosse caricature de ce que la droite peut sortir comme clichés pour discréditer un mouvement (Godet est un spécialiste des plateaux télé, et même Groland aurait du mal à imaginer une telle caricature du libéral vulgaire...je suis sûr que vous l'avez déjà vu). On est vraiment de retour dans les années 60...
Autant on peut dire qu'une partie des étudiants est noyautée par l'extrême gauche, autant c'est totalement imbécile de le dire à propos des EC et même des doctorants (qui ne sont pas non plus des bobos). Les premiers n'ont pas fait grève depuis 1976, et ils sont bien plus radicaux que les étudiants aujourd"hui, il faudrait peut-être se demander pourquoi...Il faudrait aussi se demander pourquoi des facs bien de droite comme Assas ou Lyon III se sont aussi bougées...
Enfin, marre du piteux discours sur le refus des réformes par l'Université. Plutôt que de régurgiter le discours officiel par le biais de quelques medias aux ordres ou paresseux, il suffit de faire fonctionner son cerveau (on apprend ça à l'université, avec bien moins de moyens qu'ailleurs -car oui, les moutons l'ignorent, le budget de l'Université est l'un des plus bas d'Europe et n'a rien à voir avec celui de l'Education Nationale) et d'aller sur les sites des différents acteurs de la grève, qu'ils soient radicaux ou non pour voir que des réformes les universitaires en ont des dizaines à proposer, qu'ils n'arrêtent pas et que, surtout en 20 ans l'Université s'est réformée chaque année (et pas avec une grève systématique) ! Qui peut oser dire aujourd'hui que les facs sont les mêmes qu'il y a 20, 10 ou même 5 ans, dans leur fonctionnement en particulier (bien sûr, je présume que ceux qui relaient les communiqués gouvernementaux ignorent ce qu'est le LMD) ?
Enfin, je concluerai en me posant une question : comment certains peuvent applaudir une réforme en France, alors qu'elle est le produit exact de ce qu'ils dénoncent à longueur de journée ? Car, oui, comme celle de l'hôpital, la réforme des Universités et de la formation des maîtres obéit à la logique libérale imposée à la fois par l'UE (le processus de Bologne) et par l'OCDE, organe majeure de la mondialisation libérale !
Quand le suivisme et la dévotion idéologique et personnelle, alliés aux clichés les plus éculés (sur l'Université et les fonctionnaires en général) met face à ses propres paradoxes : dénoncer un système quand il ne nous concerne pas directement, et l'applaudir aveuglément quand c'est le Grand Chef, avec l'aide de ses grossiers organes de propagande, qui le met en place ici et maintenant.
J'en ai assez de répéter que ce mouvement est inédit, qu'il touche des EC qui sont loin d'être des gauchistes, que les réformes du gouvernement visent à terme à détruire l'Université publique, la recherche dans certaines branches mais aussi la formation des enseignements et à terme leur statut...le tout pour favoriser le privé et par idéologie libérale "utilitariste".
Je n'ai jamais vu, et avec moi des EC dont c'est souvent la première grève (même à plus de 50 ans), autant de désinformation et de mensonges médiatiques tant sur les réformes elle-mêmes que sur les soi-disant reculs du gouvernement. Palme pour Le Monde (Le Figaro devenant aussi pathétique que L'Humanité époque Georges Marchais) qui a réussi à provoquer une fronde au sein même des EC grévistes, ulcérés de ses articles mensongers.
L'interview du Figaro est une grosse caricature de ce que la droite peut sortir comme clichés pour discréditer un mouvement (Godet est un spécialiste des plateaux télé, et même Groland aurait du mal à imaginer une telle caricature du libéral vulgaire...je suis sûr que vous l'avez déjà vu). On est vraiment de retour dans les années 60...
Autant on peut dire qu'une partie des étudiants est noyautée par l'extrême gauche, autant c'est totalement imbécile de le dire à propos des EC et même des doctorants (qui ne sont pas non plus des bobos). Les premiers n'ont pas fait grève depuis 1976, et ils sont bien plus radicaux que les étudiants aujourd"hui, il faudrait peut-être se demander pourquoi...Il faudrait aussi se demander pourquoi des facs bien de droite comme Assas ou Lyon III se sont aussi bougées...
Enfin, marre du piteux discours sur le refus des réformes par l'Université. Plutôt que de régurgiter le discours officiel par le biais de quelques medias aux ordres ou paresseux, il suffit de faire fonctionner son cerveau (on apprend ça à l'université, avec bien moins de moyens qu'ailleurs -car oui, les moutons l'ignorent, le budget de l'Université est l'un des plus bas d'Europe et n'a rien à voir avec celui de l'Education Nationale) et d'aller sur les sites des différents acteurs de la grève, qu'ils soient radicaux ou non pour voir que des réformes les universitaires en ont des dizaines à proposer, qu'ils n'arrêtent pas et que, surtout en 20 ans l'Université s'est réformée chaque année (et pas avec une grève systématique) ! Qui peut oser dire aujourd'hui que les facs sont les mêmes qu'il y a 20, 10 ou même 5 ans, dans leur fonctionnement en particulier (bien sûr, je présume que ceux qui relaient les communiqués gouvernementaux ignorent ce qu'est le LMD) ?
Enfin, je concluerai en me posant une question : comment certains peuvent applaudir une réforme en France, alors qu'elle est le produit exact de ce qu'ils dénoncent à longueur de journée ? Car, oui, comme celle de l'hôpital, la réforme des Universités et de la formation des maîtres obéit à la logique libérale imposée à la fois par l'UE (le processus de Bologne) et par l'OCDE, organe majeure de la mondialisation libérale !
Quand le suivisme et la dévotion idéologique et personnelle, alliés aux clichés les plus éculés (sur l'Université et les fonctionnaires en général) met face à ses propres paradoxes : dénoncer un système quand il ne nous concerne pas directement, et l'applaudir aveuglément quand c'est le Grand Chef, avec l'aide de ses grossiers organes de propagande, qui le met en place ici et maintenant.
Dernière édition par Tofraziel le Mar 5 Mai - 15:56, édité 1 fois
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"Selon l'éthique capitaliste, il est tout à fait normal de laisser un homme mourir de faim après 40 ans de service ; au contraire, c'est sans doute du bon business, une réduction nécessaire des dépenses qui fait partie des obligations envers les actionnaires" (G. Orwell)
Re: Universités: une balle dans le pied
Je renvoie aussi à ce topic : http://www.politiclub.net/france-f4/reforme-des-universites-et-masterisation-la-honte-t3852.htm .
Tout y est expliqué, en particulier la réalité de la mastérisation, en rien repoussé comme l'ont vomi les medias.
Tout y est expliqué, en particulier la réalité de la mastérisation, en rien repoussé comme l'ont vomi les medias.
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"Selon l'éthique capitaliste, il est tout à fait normal de laisser un homme mourir de faim après 40 ans de service ; au contraire, c'est sans doute du bon business, une réduction nécessaire des dépenses qui fait partie des obligations envers les actionnaires" (G. Orwell)
Re: Universités: une balle dans le pied
est-ce qu'un des problèmes de l'université n'est pas sa "secondarisation"?
et n'est-il pas fatal que la massification de l'enseignement et l'abandon d'une culture élitiste de l'université débouche sur un engorgement des filières, une diminution générale du niveau des étudiants, des professeurs et donc des enseignements?
n'y a-t-il pas beaucoup de démagogie à faire croire à tous les étudiants du secondaire qu'ils peuvent accéder à une formation de troisième cycle?
est-ce que le refus de la sélection à l'entrée et en cours de cursus n'est pas le pire ennemi des classes sociales les moins favorisées?
pourquoi les étudiants brillants et les rejetons de l'"élite" (politique, journalistique, enseignante) ne mettent-ils plus leurs gamins à l'université, comme il ya une ou deux générations, mais font des pieds et des mains pour les faire admettre en grandes écoles, ces dernières filières réellement sélectives?
au fond, l'université est prise entre deux feux: celui des libéraux de droite qui ne s'intéressent pas vraiment aux questions d'éducation et souhaitent réduire au maximum le budget de l'EN (pourquoi s'emmerder à fabriquer des êtres pensants et libres quand de bons consommateurs suffisent?); et celui des libéraux de gauche pronant massification, égalitarisme et refus de toute sélection.
résultat: les meilleurs désertent l'université pour des filieres sélectives (écoles privées, grandes écoles) qui devient un secondaire bis, voie de garage pour des jeunes mal orientés qui vont perdre des années avant de faire qques concours administratifs pour survivre avec des diplômes inutiles?
et n'est-il pas fatal que la massification de l'enseignement et l'abandon d'une culture élitiste de l'université débouche sur un engorgement des filières, une diminution générale du niveau des étudiants, des professeurs et donc des enseignements?
n'y a-t-il pas beaucoup de démagogie à faire croire à tous les étudiants du secondaire qu'ils peuvent accéder à une formation de troisième cycle?
est-ce que le refus de la sélection à l'entrée et en cours de cursus n'est pas le pire ennemi des classes sociales les moins favorisées?
pourquoi les étudiants brillants et les rejetons de l'"élite" (politique, journalistique, enseignante) ne mettent-ils plus leurs gamins à l'université, comme il ya une ou deux générations, mais font des pieds et des mains pour les faire admettre en grandes écoles, ces dernières filières réellement sélectives?
au fond, l'université est prise entre deux feux: celui des libéraux de droite qui ne s'intéressent pas vraiment aux questions d'éducation et souhaitent réduire au maximum le budget de l'EN (pourquoi s'emmerder à fabriquer des êtres pensants et libres quand de bons consommateurs suffisent?); et celui des libéraux de gauche pronant massification, égalitarisme et refus de toute sélection.
résultat: les meilleurs désertent l'université pour des filieres sélectives (écoles privées, grandes écoles) qui devient un secondaire bis, voie de garage pour des jeunes mal orientés qui vont perdre des années avant de faire qques concours administratifs pour survivre avec des diplômes inutiles?
Re: Universités: une balle dans le pied
Oui, il y a effectivement un problème de massification et de sélection, mais ne doit-on pas se féliciter que plus de jeunes aient accès à l'enseignement supérieur ?
Ce n'est pas parce qu'ils sont mal orientés et que l'Université ne fonctionne pas toujours bien (en grande partie par le manque de moyens, proportionnellement quasiment les mêmes depuis 20 ans alors que le nombre d'étudiants a explosé !) qu'il faut revenir en arrière et empêcher une majorité de jeunes à avoir cette possibilité.
Ou alors on veut qu'il y ait deux "catégories" de jeunes : ceux des grandes écoles, et les sous-diplômés (corvéables à merci) ?
Tout le monde ne peut pas faire HEC ou Maths Spé, ni même un IUT ou "à l'inverse" un CAP, un BEP ou même un BTS. Il en faut pour tout le monde, et pas uniquement à fournir le marché cannibale en matière consommable et jetable à loisir...
Il faut évidemment réformer l'Université, mieux orienter dès le lycée, mais aussi ne pas tomber dans la marchandisation et la concurrence déloyale, livrer ces universités au bon vouloir d'entreprises qui ne voient qu'à court terme...Sauf, évidemment, si on veut détruire des pans entiers de la Recherche, tous ceux qui ne servent pas à se faire du fric immédiatement.
Il faut surtout cesser de croire et de dire que ce gouvernement travaille pour le bien des universitaires et des étudiants, c'est le cadet de ses soucis. Il suffit juste d'étudier tranquillement ses réformes, et qui les a commandées.
Ce n'est pas parce qu'ils sont mal orientés et que l'Université ne fonctionne pas toujours bien (en grande partie par le manque de moyens, proportionnellement quasiment les mêmes depuis 20 ans alors que le nombre d'étudiants a explosé !) qu'il faut revenir en arrière et empêcher une majorité de jeunes à avoir cette possibilité.
Ou alors on veut qu'il y ait deux "catégories" de jeunes : ceux des grandes écoles, et les sous-diplômés (corvéables à merci) ?
Tout le monde ne peut pas faire HEC ou Maths Spé, ni même un IUT ou "à l'inverse" un CAP, un BEP ou même un BTS. Il en faut pour tout le monde, et pas uniquement à fournir le marché cannibale en matière consommable et jetable à loisir...
Il faut évidemment réformer l'Université, mieux orienter dès le lycée, mais aussi ne pas tomber dans la marchandisation et la concurrence déloyale, livrer ces universités au bon vouloir d'entreprises qui ne voient qu'à court terme...Sauf, évidemment, si on veut détruire des pans entiers de la Recherche, tous ceux qui ne servent pas à se faire du fric immédiatement.
Il faut surtout cesser de croire et de dire que ce gouvernement travaille pour le bien des universitaires et des étudiants, c'est le cadet de ses soucis. Il suffit juste d'étudier tranquillement ses réformes, et qui les a commandées.
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Re: Universités: une balle dans le pied
Quand ce Professeur dit qu'il n'y a déjà plus de bons élèves à l'université, est ce faux ?
Quand il dit que les entreprises évitent les super diplomés, ne tire t il pas un constat d'échec de l'université sur la valeur de ses diplomes ?
or ça n'a aucun rapport avec cette réforme pas encore appliquée, mais avec l'état des lieux ?
la massification a aussi été décidée en 85 mais SANS moyens supplémentaires
Quand il dit que les entreprises évitent les super diplomés, ne tire t il pas un constat d'échec de l'université sur la valeur de ses diplomes ?
or ça n'a aucun rapport avec cette réforme pas encore appliquée, mais avec l'état des lieux ?
la massification a aussi été décidée en 85 mais SANS moyens supplémentaires
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Re: Universités: une balle dans le pied
mais ne doit-on pas se féliciter que plus de jeunes aient accès à l'enseignement supérieur ?
si c'est pour obtenir des diplômes dévalués -correspondants à des formations indigentes- et inutiles, non.
Ce n'est pas parce qu'ils sont mal orientés et que l'Université ne
fonctionne pas toujours bien (en grande partie par le manque de moyens,
proportionnellement quasiment les mêmes depuis 20 ans alors que le
nombre d'étudiants a explosé !) qu'il faut revenir en arrière et
empêcher une majorité de jeunes à avoir cette possibilité.
il y a une vie sans l'université! des dizaines de filières pros manquent de jeunes en apprentissage, qui feraient d'excellents artisans gagnant bien leur vie au lieu de végéter 3 ou 4 ans en fac et finir par rentrer en IUFM par défaut.
Il en faut pour tout le monde, et pas uniquement à fournir le marché cannibale en matière consommable et jetable à loisir...
d'accord, mais le marché cannibale se nourrit avant tout (comme consommateurs et producteurs) de jeunes aux formations indigentes et gâchées.
la vrai problème est dans le fait d'encourager des milliers de bacheliers à entrer dans un troisième cycle alors qu'ils n'en ont pas les capacités et qu'on les envoie à l'abattoir. Et, faute d'une sélection nécessaire (pour repérer les meilleurs, toutes classes sociales confondues) et suffisante (pour éliminer ceux qui vont perdre leur temps et gaspiller de l'argent précieux), on arive à la situation actuelle:
-des milliers d'étudiants en psycho et en histoire de l'art, avec des filières bloquées..
-des filieres d'admission parallèle dans les grandes écoles qui montrent la faillite de la sélection au mérite dans le secondaire et à l'université!
Il faut surtout cesser de croire et de dire que ce gouvernement
travaille pour le bien des universitaires et des étudiants
loin de moi cette pensée..

Re: Universités: une balle dans le pied
je rappelle que l'URSS aussi avait un excellent systeme universitaire massifiant et a d'ailleurs produit quantité de mathématiciens et ingénieurs
beaucoup font des ménages désormais ...
beaucoup font des ménages désormais ...
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maxi- Francophonomaniaque

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Re: Universités: une balle dans le pied
maxi a écrit:Quand ce Professeur dit qu'il n'y a déjà plus de bons élèves à l'université, est ce faux ?
Quand il dit que les entreprises évitent les super diplomés, ne tire t il pas un constat d'échec de l'université sur la valeur de ses diplomes ?
or ça n'a aucun rapport avec cette réforme pas encore appliquée, mais avec l'état des lieux ?
la massification a aussi été décidée en 85 mais SANS moyens supplémentaires
S'il y autant de si mauvais élèves à l'Université, on se demande pourquoi tant d'étudiants de prépas remplissent nos masters et nos doctorats...
A moins que ce ne soit pas l'Université ?
Quant à la comparaison avec l'URSS, c'est bien tu arrives presque à être aussi caricatural que Le Figaro (ça tombe bien, c'est la Pravda de l'UMP)...
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Re: Universités: une balle dans le pied
Je ne suis pas contre une sélection, mais je suis surtout pour une meilleure orientation au lycée pour effectivement ne pas envoyer certains lycéens en fac par défaut.
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Re: Universités: une balle dans le pied
Je ne suis pas contre une sélection, mais je suis surtout pour une
meilleure orientation au lycée pour effectivement ne pas envoyer
certains lycéens en fac par défaut.

Re: Universités: une balle dans le pied
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Re: Universités: une balle dans le pied
L'ami de Carla Sarkozy fait son boulot, comme le bon petit toutou qu'il est devenu !
Cette vidéo est collector tant elle accumule mépris et contre-vérités, à l'image de la couverture médiatique depuis le début : il parle de mouvement idéologique (en fin de vidéo) alors que, justement, l'une des particularités de ce mouvement est qu'il est très divers et se repose sur des faits, loin d'être seulement issu de gauchistes et surtout marqué par la participation de très nombreux EC qui ne sont pas syndiqués et n'ont parfois jamais fait grève ! Il y a ceux qui sont contre la LRU, ceux qui sont pour mais contre la mastérisation, ceux qui sont pour la mastérisation mais contre le nouveau décret, etc. Barbier ment déjà sur ce point.
Il ment aussi quand il parle de l'échec de la mobilisation : pendant les 8-9 premières semaines, la majorité de facs ont été mobilisées, chose inédite, puisque ça a commencé avec les EC, les étudiants ne les rejoignant qu'ensuite. De plus, la majorité des UFR et des facs n'ont pas remonté les maquettes des nouveaux masters, et c'est toujours le cas, ce qui signifie que la majorité des facs (et des IUFM) sont contre la réforme Darcos ! Que le mouvement s'érode et se radicalise, c'est logique après autant de temps...
Il ment encore en n'évoquant que les blocages : ceux-ci sont ultra-minoritaires, toujours, ils sont aussi très ponctuels et, surtout, sont arrivés au bout de plus de 6 voire 7 semaines dans la majorité des cas, devant le mépris et le mutisme du gouvernement ! Alors que la particularité des mouvements précédents était justement le blocage systématique et idiot...Barbier réduit 15 semaines de mouvement à ces blocages, il "oublie" les grèves actives, les cours hors-les-murs et alternatifs, les happenings pacifistes, etc.
A l'image de la majorité des medias, enfin, il ne traite ce mouvement (inédit par son ampleur je le répète) que comme un jeu politique : qui a gagné, qui a perdu. A aucun moment il n'entre dans le fond, à aucun moment il ne parle de ces fameuses réformes rejetées par le monde universitaire, il va même ce piteux collabo jusqu'à accuser les universitaires eux mêmes de détruite l'Université ! Va-t-il aller dire aux salariés licenciés qu'ils détruisent leur entreprise ? Pourquoi ne s'interroge-t-il pas sur les dangers que risquent de causer les réformes Darcos/Pécresse ? Ce n'est pas ça le coeur du problème ? Qu'il soit d'accord ou non avec elles, pourquoi ne jamais les évoquer (L'Express n'a traité que les blocages et les manifs, et encore) et en faire une analyse objective ?
L'Histoire, puisque ce courtisan en parle, retiendra que jamais les medias n'ont traité de façon aussi honteuse, caricaturale, mensongère et incompétente un mouvement qui a mobilisé pendant des semaines et une longueur jamais vue, des milliers d'enseignant-chercheurs et des dizaines de milliers d'étudiants, parvenant chaque semaine à mettre entre 5000 et 20 000 manifestants dans la rue, et réussissant, contrairement encore à ce que dit ce pauvre type, à s'allier avec les hôpitaux (manifestation unitaire pas plus tard qu'il y a deux semaines) et à participer massivement à toutes les grandes manifestations (comme le 19 mars et le 1er mai).
Ce n'est pas parce que les medias à genoux comme Barbier n'en parlaient pas que ça n'existait pas. C'est bien là le problème : si échec du mouvement il y a, ce sera en partie à cause de syndicats débordés mais surtout à cause de l'inexistence d'un relais médiatique, pas partisan mais au moins objectif. Et face à un gouvernement qui ne joue que le rapport de force, ça ne peut pas marcher. Pour le quidam, si les medias n'en parlent pas, ça n'existe pas; et quand les medias sont complices ou incompétents, cela devient grave pour la démocratie puisque cela nie l'existence même du mouvements de contestation, au profit du pouvoir en place.
Avec des medias aussi soumis, qui ne parlent que des contestations qui les arrangent même quand elles sont moins massives, ce pouvoir est bien protégé et pour longtemps.
Cette vidéo est collector tant elle accumule mépris et contre-vérités, à l'image de la couverture médiatique depuis le début : il parle de mouvement idéologique (en fin de vidéo) alors que, justement, l'une des particularités de ce mouvement est qu'il est très divers et se repose sur des faits, loin d'être seulement issu de gauchistes et surtout marqué par la participation de très nombreux EC qui ne sont pas syndiqués et n'ont parfois jamais fait grève ! Il y a ceux qui sont contre la LRU, ceux qui sont pour mais contre la mastérisation, ceux qui sont pour la mastérisation mais contre le nouveau décret, etc. Barbier ment déjà sur ce point.
Il ment aussi quand il parle de l'échec de la mobilisation : pendant les 8-9 premières semaines, la majorité de facs ont été mobilisées, chose inédite, puisque ça a commencé avec les EC, les étudiants ne les rejoignant qu'ensuite. De plus, la majorité des UFR et des facs n'ont pas remonté les maquettes des nouveaux masters, et c'est toujours le cas, ce qui signifie que la majorité des facs (et des IUFM) sont contre la réforme Darcos ! Que le mouvement s'érode et se radicalise, c'est logique après autant de temps...
Il ment encore en n'évoquant que les blocages : ceux-ci sont ultra-minoritaires, toujours, ils sont aussi très ponctuels et, surtout, sont arrivés au bout de plus de 6 voire 7 semaines dans la majorité des cas, devant le mépris et le mutisme du gouvernement ! Alors que la particularité des mouvements précédents était justement le blocage systématique et idiot...Barbier réduit 15 semaines de mouvement à ces blocages, il "oublie" les grèves actives, les cours hors-les-murs et alternatifs, les happenings pacifistes, etc.
A l'image de la majorité des medias, enfin, il ne traite ce mouvement (inédit par son ampleur je le répète) que comme un jeu politique : qui a gagné, qui a perdu. A aucun moment il n'entre dans le fond, à aucun moment il ne parle de ces fameuses réformes rejetées par le monde universitaire, il va même ce piteux collabo jusqu'à accuser les universitaires eux mêmes de détruite l'Université ! Va-t-il aller dire aux salariés licenciés qu'ils détruisent leur entreprise ? Pourquoi ne s'interroge-t-il pas sur les dangers que risquent de causer les réformes Darcos/Pécresse ? Ce n'est pas ça le coeur du problème ? Qu'il soit d'accord ou non avec elles, pourquoi ne jamais les évoquer (L'Express n'a traité que les blocages et les manifs, et encore) et en faire une analyse objective ?
L'Histoire, puisque ce courtisan en parle, retiendra que jamais les medias n'ont traité de façon aussi honteuse, caricaturale, mensongère et incompétente un mouvement qui a mobilisé pendant des semaines et une longueur jamais vue, des milliers d'enseignant-chercheurs et des dizaines de milliers d'étudiants, parvenant chaque semaine à mettre entre 5000 et 20 000 manifestants dans la rue, et réussissant, contrairement encore à ce que dit ce pauvre type, à s'allier avec les hôpitaux (manifestation unitaire pas plus tard qu'il y a deux semaines) et à participer massivement à toutes les grandes manifestations (comme le 19 mars et le 1er mai).
Ce n'est pas parce que les medias à genoux comme Barbier n'en parlaient pas que ça n'existait pas. C'est bien là le problème : si échec du mouvement il y a, ce sera en partie à cause de syndicats débordés mais surtout à cause de l'inexistence d'un relais médiatique, pas partisan mais au moins objectif. Et face à un gouvernement qui ne joue que le rapport de force, ça ne peut pas marcher. Pour le quidam, si les medias n'en parlent pas, ça n'existe pas; et quand les medias sont complices ou incompétents, cela devient grave pour la démocratie puisque cela nie l'existence même du mouvements de contestation, au profit du pouvoir en place.
Avec des medias aussi soumis, qui ne parlent que des contestations qui les arrangent même quand elles sont moins massives, ce pouvoir est bien protégé et pour longtemps.
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"Selon l'éthique capitaliste, il est tout à fait normal de laisser un homme mourir de faim après 40 ans de service ; au contraire, c'est sans doute du bon business, une réduction nécessaire des dépenses qui fait partie des obligations envers les actionnaires" (G. Orwell)
Re: Universités: une balle dans le pied
chacun son point de vue, en tout cas les mouvements syndicats dans l'éducation nationale ont perdu poids et crédibilité en raison de leur récurrence, c'est à mon avis le fond du problème.
Peut-être que vos craintes sont fondées, en tout cas rien n'est sûr, les procès d'intention ne m'interesse plus, il est urgent de réformer ce système scolaire dans son ensemble, c'est l'intérêt même des classes populaires dont les enfants sont trompés sur la marchandise
l'idée générale c'est de briser le statu-quo, véritable anesthésie, pour évoluer vers ce que fait le reste du monde, on vit bien sur terre non ? alors que celà contredise l'idéologie des nababs installés n'est pas surprenant
la vérité c'est ce qui est expliqué ds le premier entretien: il y a dévalorisation des diplomes, désaffection de certaines filières, bref le système régresse dans son rôle qui demeure la préparation à la VIE REELLE, or hormis se rapprocher du monde du travail je ne vois pas ce qu'il y a d'autre à faire puisqu'on ne va pas passer sa vie à étudier, il faut aller au boulot un jour ou l'autre !!
ou tu fais une université d'élites, et là tu restes dans un nombre restreint d'étudiants, donc tu valorises le diplome
ou tu massifies à l'extrème et là tu ne peux pas prétendre à l'excellence, donc tu dévalorises le diplome.
c'est implacable, c'est ce qui est arrivé au baccalauréat, aussi indispensable scolairement qu'inutile socialement
Peut-être que vos craintes sont fondées, en tout cas rien n'est sûr, les procès d'intention ne m'interesse plus, il est urgent de réformer ce système scolaire dans son ensemble, c'est l'intérêt même des classes populaires dont les enfants sont trompés sur la marchandise
l'idée générale c'est de briser le statu-quo, véritable anesthésie, pour évoluer vers ce que fait le reste du monde, on vit bien sur terre non ? alors que celà contredise l'idéologie des nababs installés n'est pas surprenant
la vérité c'est ce qui est expliqué ds le premier entretien: il y a dévalorisation des diplomes, désaffection de certaines filières, bref le système régresse dans son rôle qui demeure la préparation à la VIE REELLE, or hormis se rapprocher du monde du travail je ne vois pas ce qu'il y a d'autre à faire puisqu'on ne va pas passer sa vie à étudier, il faut aller au boulot un jour ou l'autre !!
ou tu fais une université d'élites, et là tu restes dans un nombre restreint d'étudiants, donc tu valorises le diplome
ou tu massifies à l'extrème et là tu ne peux pas prétendre à l'excellence, donc tu dévalorises le diplome.
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Re: Universités: une balle dans le pied
chacun son point de vue, en tout cas les mouvements syndicats dans l'éducation nationale ont perdu poids et crédibilité en raison de leur récurrence, c'est à mon avis le fond du problème.
La question du point de vue est importante, mais ce qui me gène avec des types comme Barbier, ce n'est même pas qu'ils défendent des idées différentes (après tout, on a le droit d'être pour la privatisation, la concurrence et la marginalisation des sciences humaines), mais qu'ils mentent sur la réalité d'un mouvement autant que sur la réalité des réformes et des soi-disant reculs du gouvernement.
Il y a une différence entre défendre un point de vue opposé à celui des contestataires, et mentir sur le fond des projets ainsi que sur la forme de la contestation.
Là on n'est plus dans le débat d'idées, mais dans la grossière propagande...
Pour les syndicats, oui ils sont débordés (et dans bien d'autres secteurs) parce que les gens se rendent compte que toutes les concessions qu'ils ont faites (même si je sais que l'usé cliché dit qu'ils disent toujours non) ont mené à des régressions graves ! Le meilleur exemple est la LRU, finalement acceptée par les syndicats malgré la contestation des étudiants, mais qui est la matrice des réformes destructrices d'aujourd'hui; les syndicats sont donc cocus par le gouvernement, et plus audibles par leur base qui les avait prévenu...
L'affaiblissement des syndicats n'a donc rien à voir avec la récurrence des grèves.
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Re: Universités: une balle dans le pied
Qui est responsable de la poursuite de la crise ?
Encore un jour de crise à l'université. Occupation temporaire d'un bâtiment du ministère de Valérie Pécresse. Décision d'occuper l'IUFM de Paris, y compris la nuit. Des centres universitaires soumis à des blocages... Au moins une dizaine d'universités où la tenue des examens n'est pas assurée : Aix-Marseille-I, Bordeaux-III, Lille-III, Orléans, Paris-III, IV, VIII et XII et Toulouse-II, sans compter les multiples départements et UFR dans la même situation. Les initiatives publiques se poursuivent, en voici une liste.
Qui est responsable ? Qui prend le risque de faire perdre un an à plus de 100 000 étudiants ? Valérie Pécresse et des députés UMP accusent des groupes minoritaires, spéculent sur l'extrême gauche et menacent de sanctions financières les enseignants qui participent à des actions collectives comme la rétention des notes. Cette posture signifie clairement que la ministre veut aller jusqu'au bout de sa démarche, imposer sa politique coûte que coûte.
Comme le soulignait Lionel Collet, le président de la CPU, hier sur France-Inter, le gouvernement aurait pu mettre fin à cette crise dès février en acceptant un compromis négocié avec les acteurs principaux. Le choix de ne pas répondre à l'appel au secours lancé dès début janvier par la CPU, puis le discours provocateur de Nicolas Sarkozy le 22 janvier, enfin les multiples manoeuvres de Valérie Pécresse qui ont systématiquement écarté les principaux syndicats de l'annonce des quelques reculs et reports de réforme (ce qui empêche ces derniers de jouer un éventuel rôle modérateur, en particulier devant les formes d'actions minoritaires qui se retournent contre les étudiants) peuvent désormais se lire comme une stratégie de combat. Ce qui pouvait apparaître comme des erreurs ou des maladresses, ressort plutôt de la volonté de mettre à genoux les opposants.
Le prix à payer pour cette stratégie à la Thatcher... revient aux étudiants. Il semble de plus en plus clair que les discours de l'UMP sur le trop grand nombre d'étudiants inscrits en lettres et sciences humaines et sociales n'a rien de fortuit : vider les amphis de Paris-3, Paris-8, Nanterre ou Toulouse le Mirail et Lille-3 peut se faire par différents moyens, dont la gestion de cette crise par Valérie Pécresse. [...]
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/05/qui-est-responsable-de-la-poursuite-de-la-crise-.html#more
Encore un jour de crise à l'université. Occupation temporaire d'un bâtiment du ministère de Valérie Pécresse. Décision d'occuper l'IUFM de Paris, y compris la nuit. Des centres universitaires soumis à des blocages... Au moins une dizaine d'universités où la tenue des examens n'est pas assurée : Aix-Marseille-I, Bordeaux-III, Lille-III, Orléans, Paris-III, IV, VIII et XII et Toulouse-II, sans compter les multiples départements et UFR dans la même situation. Les initiatives publiques se poursuivent, en voici une liste.
Qui est responsable ? Qui prend le risque de faire perdre un an à plus de 100 000 étudiants ? Valérie Pécresse et des députés UMP accusent des groupes minoritaires, spéculent sur l'extrême gauche et menacent de sanctions financières les enseignants qui participent à des actions collectives comme la rétention des notes. Cette posture signifie clairement que la ministre veut aller jusqu'au bout de sa démarche, imposer sa politique coûte que coûte.
Comme le soulignait Lionel Collet, le président de la CPU, hier sur France-Inter, le gouvernement aurait pu mettre fin à cette crise dès février en acceptant un compromis négocié avec les acteurs principaux. Le choix de ne pas répondre à l'appel au secours lancé dès début janvier par la CPU, puis le discours provocateur de Nicolas Sarkozy le 22 janvier, enfin les multiples manoeuvres de Valérie Pécresse qui ont systématiquement écarté les principaux syndicats de l'annonce des quelques reculs et reports de réforme (ce qui empêche ces derniers de jouer un éventuel rôle modérateur, en particulier devant les formes d'actions minoritaires qui se retournent contre les étudiants) peuvent désormais se lire comme une stratégie de combat. Ce qui pouvait apparaître comme des erreurs ou des maladresses, ressort plutôt de la volonté de mettre à genoux les opposants.
Le prix à payer pour cette stratégie à la Thatcher... revient aux étudiants. Il semble de plus en plus clair que les discours de l'UMP sur le trop grand nombre d'étudiants inscrits en lettres et sciences humaines et sociales n'a rien de fortuit : vider les amphis de Paris-3, Paris-8, Nanterre ou Toulouse le Mirail et Lille-3 peut se faire par différents moyens, dont la gestion de cette crise par Valérie Pécresse. [...]
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/05/qui-est-responsable-de-la-poursuite-de-la-crise-.html#more
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Re: Universités: une balle dans le pied
Je regrette presque de ne pas avoir été à la Sorbonne cette année pour pouvoir suivre tout ça de beaucoup plus près.
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"Savoir distinguer le mouvement qui vient des convoitises du mouvement qui vient des principes, combattre l'un et seconder l'autre, c'est là le génie et la vertu des grands révolutionnaires."
Victor Hugo, Quatrevingt-treize.
"Il est temps que l'on oublie qu'il y a eu des chefs. La République est un vaste atelier où il n'y a aucun chef : nous en sommes tous les ouvriers.
Jean-Marie Collot d'Herbois.

Tanityaël- "Le coup passa si près..."
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Re: Universités: une balle dans le pied
et rater ton année ?
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Re: Universités: une balle dans le pied
Je suis dans une des facs les plus actives dans la grève, et personne ne va rater son année.
Les EC ne sont pas le gouvernement, qui lui n'en a rien à foutre des étudiants.
Les profs font des cours alternatifs, distribuent des bibliographies et même dans certaines UFR tout se passe relativement normalement.
Mais bien sûr la propagande tourne à plein régime, comme depuis 3 mois.
Les EC ne sont pas le gouvernement, qui lui n'en a rien à foutre des étudiants.
Les profs font des cours alternatifs, distribuent des bibliographies et même dans certaines UFR tout se passe relativement normalement.
Mais bien sûr la propagande tourne à plein régime, comme depuis 3 mois.
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