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Le féminisme en terre d'islam

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Le féminisme en terre d'islam

Message par maxi le Dim 26 Avr - 21:46

Les féministes d’Algérie ne lâchent pas
L’organisation Femmes sous lois musulmanes (WLUML) en action

Certains pensent que les Algériens ont subi passivement, en victimes, les conséquences des problèmes politiques de leur pays. Ceux-là feraient bien de s’intéresser au mouvement des femmes algériennes pour un changement de mentalité. Il y a 25 ans, s’est engagée une relation singulière entre l’Algérie et une organisation bénévole, Femmes sous lois musulmanes (WLUML), qui aujourd’hui encore sait se fait entendre.


samedi 25 avril 2009

Par Samia Allalou :

En 1984, les femmes d’Algérie assistaient, stupéfaites, à l’adoption par le gouvernement d’une loi qui consacrait leur statut de “mineures”, en totale contradiction avec l’article 29 de la Constitution algérienne, selon lequel “les citoyens sont égaux devant la loi, sans que puisse prévaloir aucune discrimination pour cause de naissance, de race, de sexe, d’opinion ou de toute autre condition ou circonstance personnelle ou sociale”.

En 1984, les féministes algériennes ont immédiatement réagi. Des manifestations contre la loi se sont succédées, et trois femmes furent mises en détention sans la moindre enquête ni procès. C’est pour protester contre cet abus que des femmes d’Algérie, du Maroc, du Soudan, d’Iran, de Maurice, de Tanzanie, du Bengladesh et du Pakistan ont fondé WLUML afin de soutenir le combat de ces femmes en Algérie et ailleurs.

“Les trois Algériennes furent relâchées dans le mois, avec les télégrammes qui se succédaient en provenance de cabinets présidentiels de partout dans le monde”, rappelle Marieme Helie Lucas, sociologue algérienne membre de Femmes sous lois musulmanes [1]. Pendant plus de deux décennies, les femmes manifesteront contre la ratification de cette loi.

Pendant la guerre civile des années 90, qui a opposé le Front Islamique du Salut (FIS), parti politique décrété hors la loi, au gouvernement algérien, WLUML n’a cessé de jouer un rôle politique important. Malgré ces circonstance difficiles, les femmes n’ont cessé de se battre pour rétablir leur pleine et égale citoyenneté au moment même où, conséquence de la guerre, elles avaient à subir une violence qui, elle, ne faisait pas de différences.

A ces Algériennes, WLUML a offert une tribune pour qu’elles fassent entendre leurs réclamations, en les invitant à participer à des conférences internationales, y compris la Conférence mondiale sur les Femmes des Nations Unies de Pékin, en 1995. Elles ont pu y dénoncer publiquement les crimes commis contre des femmes par le FIS et par d’autres groupes armés algériens.

Femmes sous lois musulmanes a continué d’oeuvrer au nom des femmes d’Algérie, même lors que le niveau de violence baissait peu à peu et que l’attention internationale se portait ailleurs.

En janvier 1999, le gouvernement algérien présenta à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination contre les femmes son rapport officiel à ce sujet. En réponse, WLUML et l’International Women’s Human Rights Law Clinic de l’Université de New York ont rédigé en commun un rapport officieux qui mettait l’accent sur “la menace que représente la montée actuelle [en Algérie] d’un fondamentalisme religieux politisé et violent qui a pour dessein d’imposer sa vision particulière de l’islam, par la théocratisation de l’Etat et/ou par la violence et la terreur”.

En 2001, dans la petite ville algérienne d’Hassi Messaoud, des ouvrières furent sauvagement agressées par une troupe de 300 hommes, entraînés par un imam extrémiste de la mosquée locale. Des réseaux internationaux furent incités par WLUML à écrire au gouvernement algérien pour protester. Aux côtés de plusieurs associations de défense des droits de l’homme et de la femme, ces protestataires réclamaient un procès en bonne et due forme contre les prévenus. Plusieurs des auteurs de ces violences furent confondus et déclarés coupables en 2004, et le tribunal a reconnu aux femmes qui avaient été agressées le statut de victimes.

Plus récemment, Cherifa Kheddar, la présidente de Djazairouna, association des familles victimes du terrorisme, a dû faire face à une menace abusive de révocation, et à un harcèlement incessant de la part des autorités algériennes. En dévoilant à l’opinion publique la politique de réconciliation du gouvernement (Loi sur la concorde civile) du gouvernement avec des groupes armés islamiques, parmi lesquels l’Armée islamique du salut (AIS), le Groupe islamique armé (GIA), le Front islamique de défense armée (FIDA), elle parlait haut et fort de crimes commis mais amnistiés sans procès.

Finalement, le gouvernement suspendit Mme Kheddar de ses fonctions, sans toutefois jamais la révoquer formellement. Présentée comme candidate par WLUML, Cherifa Kheddar reçut, le 8 décembre 2008, le Prix international des Droits de l’Homme décerné par l’International Service Human Rights Awards.

Actuellement, les projecteurs internationaux ne sont plus braqués sur l’Algérie, mais Femmes sous lois musulmanes reste vigilante sur les discriminations contre les femmes d’Algérie. Ce soutien sans faille d’un réseau international comme WLUML assure aux mouvements de femmes du pays la puissance nécessaire pour affronter des pressions de toutes sortes et pour continuer de progresser sur une voie difficile : faire admettre sans restrictions les droits des femmes en Algérie et ailleurs.

* Samia Allalou, qui vit à Paris, est une journaliste algérienne, présentatrice de télévision et réalisatrice de documentaires. Depuis 2007, elle fait partie du bureau de Femmes sous lois musulmanes. Cet article fait partie d’une série, écrite pour le Service de Presse de Common Ground (CGNews), sur les femmes musulmanes et leurs droits religieux.

Source : Service de Presse de Common Ground (CGNews), 24 avril 2009 www.commongroundnews.org Reproduction autorisée.

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Re: Le féminisme en terre d'islam

Message par Tofraziel le Dim 26 Avr - 21:50

mode hoplite on


Je trouve qu'elles ont une conception bien étrange du féminisme. Elles sont probablement contaminées par le colonialisme idéologique occidental.
Une femme musulmane doit être voilée et soumise. Ces "féministes" algériennes méritent de finir en prison.

mode hoplite off



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Re: Le féminisme en terre d'islam

Message par maxi le Dim 26 Avr - 22:04

le principe c'est la Liberté, et si l'on impose rien par universalisme, on doit permettre le dialogue et l'échange culturel, et alors le bon sens l'emporte

une femme doit pouvoir faire ce qu'elle veut, ce ce qu'elles pensent visiblement, à elles dy réfléchir et de choisir

mais pas aux hommes ou aux imams

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Re: Le féminisme en terre d'islam

Message par Tofraziel le Dim 26 Avr - 22:08

une femme doit pouvoir faire ce qu'elle veut, ce ce qu'elles pensent visiblement, à elles dy réfléchir et de choisir

mais pas aux hommes ou aux imams


C'est justement ça l'universalisme.

Moi je ne suis pas pour imposer la démocratie ou "nos valeurs", surtout par la guerre.
Je n'ai donc pas le discours de Bush ou de Pearle...

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Re: Le féminisme en terre d'islam

Message par Normand Choinière le Mar 28 Avr - 23:00

Hoplite! En prison! Dans la même cellule que les Algériennes! clap

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Re: Le féminisme en terre d'islam

Message par maxi le Ven 18 Nov - 6:58

Égypte : une blogueuse se met à nu contre l'intégrisme
Le Point.fr - le 16/11/2011


La militante Alia Almahdy entend lutter contre l'intolérance, alors que les islamistes demeurent favoris des prochaines législatives.
La blogueuse souhaite combattre une société rongée par "la violence, le racisme, le sexisme, le harcèlement sexuel et l'hypocrisie", écrit-elle.



Pour combattre l'obscurantisme, la blogueuse égyptienne Alia Almahdy a décidé de frapper fort. Tandis que l'organisation islamiste des Frères musulmans et sa formation politique, le Parti de la liberté et de la justice, apparaît comme le favori des premières élections législatives de l'ère post-Moubarak, l'Égyptienne a décidé de provoquer le débat en posant dans son plus simple appareil, révèle Le Monde.fr. Sur son blog, intitulé "Confessions calmes", la jeune femme de 20 ans se présente à l'internaute de face, la jambe droite appuyée sur un tabouret de bois. Sa chevelure brune se mariant avec ses bas à petits pois donnent au cliché noir et blanc son caractère vintage. Seuls son chouchou et ses ballerines dénotent avec leur couleur rouge sang, offrant la cerise provocante et glamour qui manquait à la photo.

Alia Almahdy, qui se dit étudiante en communication, explique son geste par sa volonté de combattre une société rongée par "la violence, le racisme, le sexisme, le harcèlement sexuel et l'hypocrisie", écrit-elle. En témoigne, selon elle, l'interdiction des modèles nus à la fac des beaux-arts, ou dans les livres d'art. Ainsi, d'après la blogueuse, l'intolérance est telle que les statues antiques sont tout bonnement brisées. Pour ne pas faire de jaloux, la jeune femme a également publié sur son blog les nus d'autres militants égyptiens, dont celui - en couleur cette fois - d'un homme reproduisant le célèbre Penseur de Rodin, une guitare à la main.

Hommes voilés

Mises en ligne le 23 octobre dernier, la publication des photos a créé le buzz dans tout le pays, aussi bien sur la Toile que dans la presse nationale, qui a cependant refusé de reproduire le fameux cliché. Il faut dire que dans la conservatrice société égyptienne, la militante brise un double tabou. En plus de poser nue, elle affirme être athée... Si en Tunisie, les intégristes musulmans ont tenté d'incendier les locaux d'une chaîne satellitaire qui avait diffusé le film franco-iranien Persepolis, parce qu'il représente Dieu, les salafistes égyptiens, ont pour l'instant épargné la jeune femme, qui insiste sur son "droit de vivre librement n'importe où".

Alia Almahdy n'en est pourtant pas à son coup d'essai. Le 1er novembre, elle avait déjà créé la polémique en demandant à tous les internautes masculins de se voiler. Il faut dire qu'elle n'est autre que la petite amie du célèbre blogueur égyptien Karim Amer, qui avait été condamné à quatre ans de prison en 2007 pour insulte à l'ex-président Moubarak et à l'islam : il avait notamment dénoncé dans ses articles la discrimination que les femmes subissent en Égypte.

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Re: Le féminisme en terre d'islam

Message par hendy le Ven 18 Nov - 13:38

Selon Tofraziel
Une femme musulmane doit être voilée et soumise. Ces "féministes" algériennes méritent de finir en prison.

tu vis dans quel monde..Tu ne peux demander à la femme musulmane de se voiler si tu ne le fait pas par esprit de justice..

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Re: Le féminisme en terre d'islam

Message par maxi le Ven 18 Nov - 13:41

relis le message de Tofra, il a mis entre balise "hoplite on et off" et il finit avec une émoticone Humour, c'est une blague

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Re: Le féminisme en terre d'islam

Message par hendy le Ven 18 Nov - 15:36

hoplite on et off" svp en francais

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Re: Le féminisme en terre d'islam

Message par Tofraziel le Ven 18 Nov - 17:51

Si, mais pas du XVIIe siècle.

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