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vivre avec le chomage
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vivre avec le chomage
Depuis 30 ans, en gros depuis le premier choc pétrolier on vit avec un fort taux de chomage
on sait que les raisons sont complexes et diverses:
- recul du secteur primaire fort demandeur d'emplois: délocalisé très loin
- rallongement de la durée de vie et retardement du départ à la retraite
- inadéquation du système éducatif et des besoins des entreprises: pas simple à solutionner
- explosion démographique: tj plus d'emplois à proposer
- démotivation de l'entreprenariat: cause très importante !
- longue période de paix: et oui la guerre hélas c'est le plein emploi
- féminisation du travail: pourquoi occulter cette évolution récente ?, elles occupent bien des emplois jadis masculins
- ...
alors doit on tout simplement intégrer le chomage comme paramètre normal de nos sociétés modernes ?
pour initier ce sujet de réflexion, je propose ce graphique qui situe son évolution ds qqs grands pays:

on sait que les raisons sont complexes et diverses:
- recul du secteur primaire fort demandeur d'emplois: délocalisé très loin
- rallongement de la durée de vie et retardement du départ à la retraite
- inadéquation du système éducatif et des besoins des entreprises: pas simple à solutionner
- explosion démographique: tj plus d'emplois à proposer
- démotivation de l'entreprenariat: cause très importante !
- longue période de paix: et oui la guerre hélas c'est le plein emploi
- féminisation du travail: pourquoi occulter cette évolution récente ?, elles occupent bien des emplois jadis masculins
- ...
alors doit on tout simplement intégrer le chomage comme paramètre normal de nos sociétés modernes ?
pour initier ce sujet de réflexion, je propose ce graphique qui situe son évolution ds qqs grands pays:


maxi- Francophonomaniaque

-

Nombre de messages: 12404
Age: 52
Localisation: Nimes
Date d'inscription: 12/09/2005
Re: vivre avec le chomage
Je sais une chose sur cette question: il est impossible - et même pas souhaitable - que le taux de chômage soit sous la barre des 3-4%. J'aimrerais me rappeler la raison, mais j'ai déjà entendu un expert se prononcer sur la question.
Évidemment, au-delà de 7-8%, c'est autre chose.
Un taux de chômage minimal fait déjà partie de nos barêmes normaux.
Évidemment, au-delà de 7-8%, c'est autre chose.
Un taux de chômage minimal fait déjà partie de nos barêmes normaux.

Invité- Invité
Re: vivre avec le chomage
La raison, c'est ce qui a été vécu en France fin des années 70 et début des années 80.
A cette époque, juste après la crise pétrolière du milieu des années 70, la France entre dans ce qu'on appelle la "société de consommation", après une phase de société de production (de l'après guerre à la fin des années 60).
Les ménages se mettent à consommer pour leur confort : c'est l'époque de la démocratisation des congélateurs, de la télé en couleur, du téléphone, et c'est aussi l'époque où la femme commence à quitter le foyer pour travailler.
Le prix de l'énergie a une incidence sur les prix en général, mais elle est masquée par un phénomène qui la surpasse : l'augmentation de la demande en biens d'équipement et en services, qui crée de l'emploi avec une inflation supérieure à 10% (on est allé jusqu'à 13% vers 1978 / 1979). L'accès au travail des femmes associé à une forte immigration (la politique du regroupement familiale y contribue aussi) fait que le chômage est quasi-inexistant : moins de 3%.
Les salaires suivent l'inflation sans trop de problème, puisque la consommation est au rendez-vous, créant des emplois et permettant aux foyers d'avoir plusieurs revenus. C'est aussi l'époque où les ménages acquierent une deuxième voiture, où se généralisent les vacances aux sports d'hiver ...
Bref, dans l'inconscient collectif, le faible taux de chômage de cette période est associée à une forte inflation.
C'est pourquoi des économistes soutiennent qu'il faut choisir entre chômage ou inflation.
Ce qui est finalement une ânerie.
Le fait est qu'à partir des années 1984 / 1985, l'inflation étant redescendue sous les 10% et même plus bas, le chômage commence à apparaître. Selon la comptabilité de l'époque, qui était plus sévère qu'aujourd'hui, on envisageait avec une certaine angoisse un chômage à 5%. Notre chômage actuelle autour de 9 ou 10 % aurait été comptabilisé à l'époque à environ 15%, compte-tenu des personnes qui sont aujourd'hui exclues des statistiques.
Mais dans les faits, le pic de la société de consommation était passé : les ménages étaient équipés, et on entrait dans une phase de renouvellement en biens d'investissement (voiture, électroménager) et non plus de première acquisition.
Les emprunts contractés à taux fixe pendant la période de forte inflation commençaient à peser lourd aussi (immobilier notamment) réduisant le pouvoir d'achat. En effet, l'inflation étant plus faible, les salaires évoluaient moins vite et les mensualités restaient les mêmes.
Enfin, la politique de regroupement familiale pour les immigrés contribuait à accroître les populations urbaines, qui ne trouvaient plus autant de débouchés sur le marché du travail. Ce fut le début de la "ghetoïsation" des banlieues, qui est devenue phénomène majeur de notre société avec la crise de 1993.
Nous ne sommes évidemment plus dans les mêmes circonstances et le même environnement socio-économique aujourd'hui.
A l'époque, les politiques nationales avaient un effet sur l'économie, en bien ou en mal, mais surtout les entreprises pourvoyeuses d'emploi et de valeur ajoutée étaient elles aussi "nationales", dans le sens qu'elles ne rayonnaient guère au-delà de leurs frontières. Ce n'est plus le cas de nos jours, où le marché du travail aussi bien que le marché du commerce sont mondialisés.
Ainsi les politiques nationales ne s'appliquent guère qu'aux entreprises à caractère strictement local, comme les services et les commerces, peu génératrices d'emplois et de valeur ajoutée. Les multinationales n'ont pas à s'adapter aux règles nationales, elles imposent des règles internationales.
La mondialisation du marché du travail crée une concurrence sans pitié entre les populations vivant pauvrement dans des pays pauvres, et celles qui vivent avec tout le confort du début du 3ème millénaire dans des pays riches. Ce grand écart social crée une tension extraordinaire entre l'occident et ce qu'on appelait il y a 40 ans le tiers-monde : nous achetons à volonté des produits fabriqués dans les pays pauvres, mais nous voyons disparaître les emplois qui nous permettent d'avoir des revenus.
Les inerties à l'échelle de la planète sont telles qu'il va encore se passer plusieurs années avant que cette tension atteigne son paroxysme : lorsque nous n'aurons définitivement plus les moyens d'acquérir des produits fabriqués ailleurs, où les populations pauvres, restées pauvres, verront leurs emplois de production disparaître.
En effet, l'idée selon laquelle les emplois vont revenir en occident dans le temps où les populations pauvres accèderont à un certain confort grâce à leur travail et leur production propre est une lubie, certes optimiste et positive, mais qui néglige un facteur essentiel qui apparaît avec la crise que nous connaissons : l'évaporation même de la valeur des monnaies.
C'est ainsi que nous devrons payer de plus en plus cher des produits fabriqués par des pauvres dont les revenus resteront insuffisants pour accéder au confort. Le système du crédit, basé sur la spirale infernale de la spéculation, s'abat sous nos yeux comme un arbre monté trop haut et soumis à la tempête. Et sans ce système, il sera impossible aux Chinois ou aux Indiens d'accéder au financement des investissements qui a fait la gloire des années 50 à 70 en occident, créant des emplois et des revenus dans le même temps pour alimenter une consommation à crédit.
La période qui se profile sera, selon mon analyse personnelle, une période de pénurie d'emplois au niveau planétaire. Tout simplement parce que plus personne n'aura assez de revenus pour alimenter une machine économique qui est basée sur l'idée qu'un euro investit doit rapporter au moins 10 centimes de plus value en un an (taux attendu du rendement des actions, notamment, qu'on appelle le price earning ratio, ou PER, et qui était fixé à environ 16% pour juger qu'un investissement financier est rentable).
La production de biens à forte valeur ajoutée va décliner de manière impressionnante, comme nous commençons à le voir en France et ailleurs dans le monde : le chômage technique de la fin de l'année 2008 a montré ses limites, et l'industrie a déjà engagé une phase de dégraissage intense. Les personnes privées d'emploi, les collectivités privées de recettes, vont alimenter immédiatement le cercle vicieux de la sous-consommation : nous allons voir les conteneurs en provenance d'Asie rester sur les quais des ports, faute d'acheteur. Et les ateliers du tiers monde vont fermer, laissant dans la misère des millions de personnes qui n'auront rien à faire des tee-shirts Nike ou des écrans plats d'ordinateur qu'ils fabriquaient à la chaîne : ils n'auront simplement rien à manger.
Oui, il faut s'habituer à voir le chômage. Mais le plus dur, c'est qu'il te faudra toi, et chacun d'entre nous, nous habituer à notre chômage.
Sculler, à peine pessimiste.
A cette époque, juste après la crise pétrolière du milieu des années 70, la France entre dans ce qu'on appelle la "société de consommation", après une phase de société de production (de l'après guerre à la fin des années 60).
Les ménages se mettent à consommer pour leur confort : c'est l'époque de la démocratisation des congélateurs, de la télé en couleur, du téléphone, et c'est aussi l'époque où la femme commence à quitter le foyer pour travailler.
Le prix de l'énergie a une incidence sur les prix en général, mais elle est masquée par un phénomène qui la surpasse : l'augmentation de la demande en biens d'équipement et en services, qui crée de l'emploi avec une inflation supérieure à 10% (on est allé jusqu'à 13% vers 1978 / 1979). L'accès au travail des femmes associé à une forte immigration (la politique du regroupement familiale y contribue aussi) fait que le chômage est quasi-inexistant : moins de 3%.
Les salaires suivent l'inflation sans trop de problème, puisque la consommation est au rendez-vous, créant des emplois et permettant aux foyers d'avoir plusieurs revenus. C'est aussi l'époque où les ménages acquierent une deuxième voiture, où se généralisent les vacances aux sports d'hiver ...
Bref, dans l'inconscient collectif, le faible taux de chômage de cette période est associée à une forte inflation.
C'est pourquoi des économistes soutiennent qu'il faut choisir entre chômage ou inflation.
Ce qui est finalement une ânerie.
Le fait est qu'à partir des années 1984 / 1985, l'inflation étant redescendue sous les 10% et même plus bas, le chômage commence à apparaître. Selon la comptabilité de l'époque, qui était plus sévère qu'aujourd'hui, on envisageait avec une certaine angoisse un chômage à 5%. Notre chômage actuelle autour de 9 ou 10 % aurait été comptabilisé à l'époque à environ 15%, compte-tenu des personnes qui sont aujourd'hui exclues des statistiques.
Mais dans les faits, le pic de la société de consommation était passé : les ménages étaient équipés, et on entrait dans une phase de renouvellement en biens d'investissement (voiture, électroménager) et non plus de première acquisition.
Les emprunts contractés à taux fixe pendant la période de forte inflation commençaient à peser lourd aussi (immobilier notamment) réduisant le pouvoir d'achat. En effet, l'inflation étant plus faible, les salaires évoluaient moins vite et les mensualités restaient les mêmes.
Enfin, la politique de regroupement familiale pour les immigrés contribuait à accroître les populations urbaines, qui ne trouvaient plus autant de débouchés sur le marché du travail. Ce fut le début de la "ghetoïsation" des banlieues, qui est devenue phénomène majeur de notre société avec la crise de 1993.
Nous ne sommes évidemment plus dans les mêmes circonstances et le même environnement socio-économique aujourd'hui.
A l'époque, les politiques nationales avaient un effet sur l'économie, en bien ou en mal, mais surtout les entreprises pourvoyeuses d'emploi et de valeur ajoutée étaient elles aussi "nationales", dans le sens qu'elles ne rayonnaient guère au-delà de leurs frontières. Ce n'est plus le cas de nos jours, où le marché du travail aussi bien que le marché du commerce sont mondialisés.
Ainsi les politiques nationales ne s'appliquent guère qu'aux entreprises à caractère strictement local, comme les services et les commerces, peu génératrices d'emplois et de valeur ajoutée. Les multinationales n'ont pas à s'adapter aux règles nationales, elles imposent des règles internationales.
La mondialisation du marché du travail crée une concurrence sans pitié entre les populations vivant pauvrement dans des pays pauvres, et celles qui vivent avec tout le confort du début du 3ème millénaire dans des pays riches. Ce grand écart social crée une tension extraordinaire entre l'occident et ce qu'on appelait il y a 40 ans le tiers-monde : nous achetons à volonté des produits fabriqués dans les pays pauvres, mais nous voyons disparaître les emplois qui nous permettent d'avoir des revenus.
Les inerties à l'échelle de la planète sont telles qu'il va encore se passer plusieurs années avant que cette tension atteigne son paroxysme : lorsque nous n'aurons définitivement plus les moyens d'acquérir des produits fabriqués ailleurs, où les populations pauvres, restées pauvres, verront leurs emplois de production disparaître.
En effet, l'idée selon laquelle les emplois vont revenir en occident dans le temps où les populations pauvres accèderont à un certain confort grâce à leur travail et leur production propre est une lubie, certes optimiste et positive, mais qui néglige un facteur essentiel qui apparaît avec la crise que nous connaissons : l'évaporation même de la valeur des monnaies.
C'est ainsi que nous devrons payer de plus en plus cher des produits fabriqués par des pauvres dont les revenus resteront insuffisants pour accéder au confort. Le système du crédit, basé sur la spirale infernale de la spéculation, s'abat sous nos yeux comme un arbre monté trop haut et soumis à la tempête. Et sans ce système, il sera impossible aux Chinois ou aux Indiens d'accéder au financement des investissements qui a fait la gloire des années 50 à 70 en occident, créant des emplois et des revenus dans le même temps pour alimenter une consommation à crédit.
La période qui se profile sera, selon mon analyse personnelle, une période de pénurie d'emplois au niveau planétaire. Tout simplement parce que plus personne n'aura assez de revenus pour alimenter une machine économique qui est basée sur l'idée qu'un euro investit doit rapporter au moins 10 centimes de plus value en un an (taux attendu du rendement des actions, notamment, qu'on appelle le price earning ratio, ou PER, et qui était fixé à environ 16% pour juger qu'un investissement financier est rentable).
La production de biens à forte valeur ajoutée va décliner de manière impressionnante, comme nous commençons à le voir en France et ailleurs dans le monde : le chômage technique de la fin de l'année 2008 a montré ses limites, et l'industrie a déjà engagé une phase de dégraissage intense. Les personnes privées d'emploi, les collectivités privées de recettes, vont alimenter immédiatement le cercle vicieux de la sous-consommation : nous allons voir les conteneurs en provenance d'Asie rester sur les quais des ports, faute d'acheteur. Et les ateliers du tiers monde vont fermer, laissant dans la misère des millions de personnes qui n'auront rien à faire des tee-shirts Nike ou des écrans plats d'ordinateur qu'ils fabriquaient à la chaîne : ils n'auront simplement rien à manger.
Oui, il faut s'habituer à voir le chômage. Mais le plus dur, c'est qu'il te faudra toi, et chacun d'entre nous, nous habituer à notre chômage.
Sculler, à peine pessimiste.

maxi- Francophonomaniaque

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Date d'inscription: 12/09/2005
Re: vivre avec le chomage
Un constat a été fait sur l'évolution du chômage et la baisse des indicateurs économiques (consommation notamment) : elles sont plus fortes dans les régions qui ont conservé un fort tissu industriel, plus faibles dans les régions où on trouve le plus de services et ... de fonctionnaires.
D'où l'impact plus faible sur la région parisienne et la Corse.
Sculler.
D'où l'impact plus faible sur la région parisienne et la Corse.
Sculler.
Re: vivre avec le chomage
Oui les sièges sociaux Parisiens remplis de cadres surpayés ne sont pas très solidaires de leurs usines de province remplies d'ouvriers mal payés, il serait pourtant logique que tous participent, Renault à émis cette hypothèse il y a peu, silence radio depuis.

Personne- ♥ Grand Maitre ♥

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Date d'inscription: 01/06/2008
Re: vivre avec le chomage
"Les chiffres du chômage seront mauvais au moins jusqu'à la fin de l'année"
LEMONDE.FR avec AFP | 26.04.09
LEMONDE.FR avec AFP | 26.04.09
"Les chiffres du chômage seront mauvais au moins jusqu'à la fin de l'année." C'est ce qu'a estimé le secrétaire d'Etat à l'emploi, Laurent Wauquiez, dans une interview paru le 26 avril dans le Journal du Dimanche. Le ministère de l'emploi publiera lundi le nombre de chômeurs inscrits à Pôle Emploi en mars, dont l'augmentation devrait être du même ordre que les mois précédents (+80 000 environ).
"Nous sommes face à une crise très dure" mais "la France résiste mieux que ses voisins", note M. Wauquiez. En "un an, le chômage a augmenté de 16 % dans notre pays, contre 30 % au Royaume-Uni et 107 % en Espagne", a-t-il souligné. D'après le secrétaire d'Etat, cela montre que "si on se bat, on peut amortir le choc" et "c'est la seule vraie réponse au désespoir et à la violence sociale" qui "ne résout rien", juge-t-il.
"LE RÔLE DES POLITIQUES N'EST PAS DE SOUFFLER SUR LES BRAISES"
Il a ajouté ne pas avoir "beaucoup d'estime pour les politiques comme Ségolène Royal ou Olivier Besancenot qui instrumentalisent la situation pour faire peur aux Français" selon lui. "Le rôle des politiques n'est pas de souffler sur les braises mais d'éteindre les incendies", a-t-il affirmé. Par rapport aux mesures prises par le gouvernement face à la crise, M. Wauquiez a assuré que "s'il faut aller plus loin, on le fera".
Dans une autre interview parue samedi dans le même journal, qui concernait cette fois le chômage des jeunes, M. Wauquiez a souligné que le gouvernement voulait obtenir des entreprises et des branches professionnelles "des engagements chiffrés" sur l'emploi de jeunes en alternance, espérant "10 000 promesses d'embauche" dès cet été. "Nous souhaitons que les grands groupes et les branches professionnelles signent des engagements chiffrés. Nous savons que le BTP, l'hôtellerie-restauration, et des groupes comme Eiffage, Vinci, Total, EDF ou Air France sont prêts à jouer le jeu très vite", a-t-il déclaré.
"Nous sommes face à une crise très dure" mais "la France résiste mieux que ses voisins", note M. Wauquiez. En "un an, le chômage a augmenté de 16 % dans notre pays, contre 30 % au Royaume-Uni et 107 % en Espagne", a-t-il souligné. D'après le secrétaire d'Etat, cela montre que "si on se bat, on peut amortir le choc" et "c'est la seule vraie réponse au désespoir et à la violence sociale" qui "ne résout rien", juge-t-il.
"LE RÔLE DES POLITIQUES N'EST PAS DE SOUFFLER SUR LES BRAISES"
Il a ajouté ne pas avoir "beaucoup d'estime pour les politiques comme Ségolène Royal ou Olivier Besancenot qui instrumentalisent la situation pour faire peur aux Français" selon lui. "Le rôle des politiques n'est pas de souffler sur les braises mais d'éteindre les incendies", a-t-il affirmé. Par rapport aux mesures prises par le gouvernement face à la crise, M. Wauquiez a assuré que "s'il faut aller plus loin, on le fera".
Dans une autre interview parue samedi dans le même journal, qui concernait cette fois le chômage des jeunes, M. Wauquiez a souligné que le gouvernement voulait obtenir des entreprises et des branches professionnelles "des engagements chiffrés" sur l'emploi de jeunes en alternance, espérant "10 000 promesses d'embauche" dès cet été. "Nous souhaitons que les grands groupes et les branches professionnelles signent des engagements chiffrés. Nous savons que le BTP, l'hôtellerie-restauration, et des groupes comme Eiffage, Vinci, Total, EDF ou Air France sont prêts à jouer le jeu très vite", a-t-il déclaré.

maxi- Francophonomaniaque

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Date d'inscription: 12/09/2005
Re: vivre avec le chomage
C'est exaspérant cette capacité piteuse de ce gouvernement de taxer toute critique soit d'archaïque, soit d'incitation à la révolte.
Si on les écoutait, il faudrait docilement s'agenouiller et applaudir tout ce que fait le gouvernement.
Une étrange idée de la démocratie...
En attendant, le gouvernement légifère contre les bandes et les cagoules, les salariés désespérés risquent la taule, et les patrons voyous courent toujours...
Si on les écoutait, il faudrait docilement s'agenouiller et applaudir tout ce que fait le gouvernement.
Une étrange idée de la démocratie...
En attendant, le gouvernement légifère contre les bandes et les cagoules, les salariés désespérés risquent la taule, et les patrons voyous courent toujours...
_________________
"Selon l'éthique capitaliste, il est tout à fait normal de laisser un homme mourir de faim après 40 ans de service ; au contraire, c'est sans doute du bon business, une réduction nécessaire des dépenses qui fait partie des obligations envers les actionnaires" (G. Orwell)
Re: vivre avec le chomage
Chômage: dégradation en novembre, 4 millions de Français en quête d'emploi
De Elahe MEREL (AFP)
De Elahe MEREL (AFP)
PARIS — La situation s'est dégradée en novembre sur le front du chômage, avec désormais plus de 4 millions de Français en quête d'un emploi, dont plus d'un tiers de seniors, à qui le gouvernement a promis vendredi une amélioration en 2011, tandis que les économistes restent prudents.
Selon les données du ministère du Travail, le nombre de demandeurs d'emploi n'ayant pas du tout travaillé durant le mois de novembre a progressé de 21.300, à 2,698 millions, soit une hausse mensuelle de 0,8% et de 2% sur un an.
En incluant les personnes en activité réduite -courte ou longue- le nombre des inscrits sur les listes de Pôle emploi a progressé de 33.600, à 4,019 millions (+0,8% sur un mois et 5% sur un an).
A fin novembre, avec les DOM, 4,272 millions de Français figuraient sur les listes de Pôle emploi.
La dégradation fait suite à une embellie en octobre, qui avait vu le nombre de demandeurs d'emploi des deux catégories refluer.
Pour le ministère du Travail, au-delà des évolutions mensuelles, il y a une "stabilisation du nombre de demandeurs d?emplois" au deuxième semestre 2010, et ce "malgré une reprise économique encore fragile".
Revenu depuis un mois au ministère du Travail, Xavier Bertrand s'est fixé comme objectif "de faire baisser le chômage de manière durable". Il a promis, au regard des données de novembre, "une "mobilisation sans relâche du gouvernement" afin que "2011 soit l?année de la baisse significative du chômage".
Ce sont en priorité "les publics les plus fragiles" que la politique du gouvernement veut secourir : "jeunes, salariés peu qualifiés, salariés ayant fait l'objet d'un licenciement économique et chômeurs de longue durée".
Mais, en novembre la situation s'est encore dégradée pour ces catégories: le nombre de jeunes en quête d'emploi (incluant ceux en activité réduite), a augmenté de 0,8% sur le mois à 624.000. Sur un an toutefois le chiffre recule de 4%.
La situation est plus sombre pour les seniors (plus de 50 ans): 748.000 sont à la recherche d'un emploi, soit une hausse de 1,7% sur le mois et un bond de 16% par rapport à novembre 2009.
Quant aux chômeurs de longue durée (figurant sur les listes depuis plus d'un an) ils sont 1,5 million, soit 21% de plus que l'an dernier.
Après deux années noires -2008 et 2009- au cours desquelles plus de 500.000 emplois ont été détruits en France du fait de la plus grave crise économique depuis la Seconde guerre mondiale, l'Insee prévoit désormais une amélioration du chômage à "un rythme modéré", à l'appui d'une lente reprise de l'économie.
A horizon mi-2011, l'institut table sur une "légère décrue" du taux chômage à 9,1% de la population active (contre 9,3% au troisième trimestre 2010).
Se disant "plutôt pessimiste", Eric Heyer, économiste à l'OFCE, prévoit, lui, une "poursuite de la hausse du chômage". D'abord parce qu'"il n'y aura pas "un gros rebond de la croissance en 2011" et il ne sera "pas suffisant pour faire baisser le chômage".
Par ailleurs, souligne-t-il, les entreprises, qui, certes, ont détruit des emplois durant la crise mais pas à la hauteur de la chute de l'activité, poursuivent leurs "ajustements" qui ne passent pas par des embauches.
Les économistes du Crédit agricole rappellent un "environnement très incertain" qui "incite à la prudence". Ils prévoient une "reprise particulièrement molle de l'emploi au cours des prochains trimestres", le temps pour les entreprises "de combler le retard accumulé pendant la crise".
Pour le Parti socialiste, les chiffres de novembre apportent "un démenti cinglant" au gouvernement qu'il accuse de n'avoir "aucune politique de l'emploi".
Selon les données du ministère du Travail, le nombre de demandeurs d'emploi n'ayant pas du tout travaillé durant le mois de novembre a progressé de 21.300, à 2,698 millions, soit une hausse mensuelle de 0,8% et de 2% sur un an.
En incluant les personnes en activité réduite -courte ou longue- le nombre des inscrits sur les listes de Pôle emploi a progressé de 33.600, à 4,019 millions (+0,8% sur un mois et 5% sur un an).
A fin novembre, avec les DOM, 4,272 millions de Français figuraient sur les listes de Pôle emploi.
La dégradation fait suite à une embellie en octobre, qui avait vu le nombre de demandeurs d'emploi des deux catégories refluer.
Pour le ministère du Travail, au-delà des évolutions mensuelles, il y a une "stabilisation du nombre de demandeurs d?emplois" au deuxième semestre 2010, et ce "malgré une reprise économique encore fragile".
Revenu depuis un mois au ministère du Travail, Xavier Bertrand s'est fixé comme objectif "de faire baisser le chômage de manière durable". Il a promis, au regard des données de novembre, "une "mobilisation sans relâche du gouvernement" afin que "2011 soit l?année de la baisse significative du chômage".
Ce sont en priorité "les publics les plus fragiles" que la politique du gouvernement veut secourir : "jeunes, salariés peu qualifiés, salariés ayant fait l'objet d'un licenciement économique et chômeurs de longue durée".
Mais, en novembre la situation s'est encore dégradée pour ces catégories: le nombre de jeunes en quête d'emploi (incluant ceux en activité réduite), a augmenté de 0,8% sur le mois à 624.000. Sur un an toutefois le chiffre recule de 4%.
La situation est plus sombre pour les seniors (plus de 50 ans): 748.000 sont à la recherche d'un emploi, soit une hausse de 1,7% sur le mois et un bond de 16% par rapport à novembre 2009.
Quant aux chômeurs de longue durée (figurant sur les listes depuis plus d'un an) ils sont 1,5 million, soit 21% de plus que l'an dernier.
Après deux années noires -2008 et 2009- au cours desquelles plus de 500.000 emplois ont été détruits en France du fait de la plus grave crise économique depuis la Seconde guerre mondiale, l'Insee prévoit désormais une amélioration du chômage à "un rythme modéré", à l'appui d'une lente reprise de l'économie.
A horizon mi-2011, l'institut table sur une "légère décrue" du taux chômage à 9,1% de la population active (contre 9,3% au troisième trimestre 2010).
Se disant "plutôt pessimiste", Eric Heyer, économiste à l'OFCE, prévoit, lui, une "poursuite de la hausse du chômage". D'abord parce qu'"il n'y aura pas "un gros rebond de la croissance en 2011" et il ne sera "pas suffisant pour faire baisser le chômage".
Par ailleurs, souligne-t-il, les entreprises, qui, certes, ont détruit des emplois durant la crise mais pas à la hauteur de la chute de l'activité, poursuivent leurs "ajustements" qui ne passent pas par des embauches.
Les économistes du Crédit agricole rappellent un "environnement très incertain" qui "incite à la prudence". Ils prévoient une "reprise particulièrement molle de l'emploi au cours des prochains trimestres", le temps pour les entreprises "de combler le retard accumulé pendant la crise".
Pour le Parti socialiste, les chiffres de novembre apportent "un démenti cinglant" au gouvernement qu'il accuse de n'avoir "aucune politique de l'emploi".

maxi- Francophonomaniaque

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Date d'inscription: 12/09/2005
Re: vivre avec le chomage
Quant aux chômeurs de longue durée (figurant sur les listes depuis plus d'un an) ils sont 1,5 million, soit 21% de plus que l'an dernier.
Après deux années noires -2008 et 2009- au cours desquelles plus de 500.000 emplois ont été détruits en France du fait de la plus grave crise économique depuis la Seconde guerre mondiale, l'Insee prévoit désormais une amélioration du chômage à "un rythme modéré", à l'appui d'une lente reprise de l'économie.
Cette analyse m'apparait fausse, il ne s'agit pas d'une crise économique, car en premier lieu ,il s'agit d'une crise financière,née d'une conception massive de fraudes mise en application, la crise économique n'est que le pendant. La date elle aussi est fausse ,car c'est en 1929 que cela démarre pour peu près les mêmes raisons.
Le chômage dans tous les pays occidentaux augmentera, jamais un pays ne sera en mesure à court terme d'avoir un prix de revient concurentiel par rapport à la chine,qui dispose d'une main d'oeuvre à bon marché ,sans garde fou,et qui plus est , de beaucoup d'argent àlors que les pays occidentaux sont fotement endettés.
Les projections sont conçues à partir des données transmises, mais celles ci occultent par exemple tous les séniors qui sont dispensés de pointer et qui ne figurent pas dans les données chômage....
Concevoir une équation sans connaître exactement les paramètres exacts relèvent tout simplement de l'hypocrisie et jamais cela ne deviendra crédible.
Après deux années noires -2008 et 2009- au cours desquelles plus de 500.000 emplois ont été détruits en France du fait de la plus grave crise économique depuis la Seconde guerre mondiale, l'Insee prévoit désormais une amélioration du chômage à "un rythme modéré", à l'appui d'une lente reprise de l'économie.
Cette analyse m'apparait fausse, il ne s'agit pas d'une crise économique, car en premier lieu ,il s'agit d'une crise financière,née d'une conception massive de fraudes mise en application, la crise économique n'est que le pendant. La date elle aussi est fausse ,car c'est en 1929 que cela démarre pour peu près les mêmes raisons.
Le chômage dans tous les pays occidentaux augmentera, jamais un pays ne sera en mesure à court terme d'avoir un prix de revient concurentiel par rapport à la chine,qui dispose d'une main d'oeuvre à bon marché ,sans garde fou,et qui plus est , de beaucoup d'argent àlors que les pays occidentaux sont fotement endettés.
Les projections sont conçues à partir des données transmises, mais celles ci occultent par exemple tous les séniors qui sont dispensés de pointer et qui ne figurent pas dans les données chômage....
Concevoir une équation sans connaître exactement les paramètres exacts relèvent tout simplement de l'hypocrisie et jamais cela ne deviendra crédible.

un artisan- Gd Officier de la francophonie

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Re: vivre avec le chomage
En novembre, le gouvernement pavoisait avec les chiffres d'octobre, profil bas ce mois-ci, la réalité revient : le chômage continue d'augmenter.
Sincèrement, toutes les économies budgétaires de l'état et des collectivités locales annoncées pour 2011 vont encore peser lourd sur le travail. En effet, si environ 1/4 de la population active est payée directement par l'état et les collectivités locales (fonctionnaires et autres personnels d'établissements publics), c'est 1/4 des salariés du privé qui sont indirectement rémunérés grâce aux dépenses publiques.
Or les entreprises (du secteur du BTP principalement) qui comptent sur les contrats et marchés de la fonction publique vont bien devoir réduire leurs effectifs avec la baisse ou le report des commandes publiques. Souvenez-vous qu'en 2009 et 2010 l'état et les collectivités locales avaient mis en oeuvre un "plan de relance" en avançant notamment des projets programmés pour des périodes plus lointaines.
Dans ma région, un projet de tram-train avait ainsi été avancé de quelques années pour le plan de relance. Résultat : le chantier a été terminé, le projet a abouti, mais d'autres extensions de réseau sont ajournées sine die, et le programme uinitialement prévu pour 2011 / 2012 (année électorale) ne sera pas réalisé (plus de financement et endettement trop important).
On a reculé pour mieux sauter, et on est tombé dans le fossé ... pas glorieux.
Sculler.
Sincèrement, toutes les économies budgétaires de l'état et des collectivités locales annoncées pour 2011 vont encore peser lourd sur le travail. En effet, si environ 1/4 de la population active est payée directement par l'état et les collectivités locales (fonctionnaires et autres personnels d'établissements publics), c'est 1/4 des salariés du privé qui sont indirectement rémunérés grâce aux dépenses publiques.
Or les entreprises (du secteur du BTP principalement) qui comptent sur les contrats et marchés de la fonction publique vont bien devoir réduire leurs effectifs avec la baisse ou le report des commandes publiques. Souvenez-vous qu'en 2009 et 2010 l'état et les collectivités locales avaient mis en oeuvre un "plan de relance" en avançant notamment des projets programmés pour des périodes plus lointaines.
Dans ma région, un projet de tram-train avait ainsi été avancé de quelques années pour le plan de relance. Résultat : le chantier a été terminé, le projet a abouti, mais d'autres extensions de réseau sont ajournées sine die, et le programme uinitialement prévu pour 2011 / 2012 (année électorale) ne sera pas réalisé (plus de financement et endettement trop important).
On a reculé pour mieux sauter, et on est tombé dans le fossé ... pas glorieux.
Sculler.
Re: vivre avec le chomage
et ça empire !!!
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Chômage. Nette hausse des demandeurs d'emploi, baisse en Bretagne
26 octobre 2011
Il vaut mieux parler de la Lybie et de la Tunisie dans les médias ...
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Chômage. Nette hausse des demandeurs d'emploi, baisse en Bretagne
26 octobre 2011
Plus 0,9% : le nombre de demandeurs d'emploi sans activité a nettement progressé en septembre. Sur l'année, la hausse est de 3%. Quant au total des personnes en quête de travail, y compris celles exerçant une activité réduite, il a également augmenté : +0,7% par rapport au mois précédent et +4,5% sur un an. Il se monte à 4,175 millions. En revanche, les chiffres bretons montrent une décrue du chômage avec 0,2% de demandeurs d'emploi sans activité en moins par rapport au mois précédent.
Le nombre de demandeurs d'emploi sans activité en France métropolitaine a nettement progressé en septembre, de 0,9% à 2,780 millions de personnes, soit 26.000 demandeurs de plus, selon les données mercredi du ministère du Travail.
Après trois mois de hausse (mai-juin-juillet) et une petite baisse de 2.000 personnes en août, le nombre des demandeurs d'emploi sans aucune activité a ainsi progressé d'environ 58.000 depuis le début de cette année (+3% sur un an).
En Bretagne : ce nombre s'établit à 114.940. Il diminue par rapport à la fin août (-280, soit -0,2%). Sur un an, la variation est de +2 840 personnes, soit 2,5%.
Par département, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A varie en septembre 2011 par rapport à la fin août 2011 entre -0,8% et +0,3%.
Côtes d'Armor : +0,3%
Finistère : -0,8%
Ille-et-Vilaine : +0,2%
Morbihan : -0,5%
Par ailleurs, le total des personnes en quête de travail, y compris celles exerçant une activité réduite, a également augmenté de 0,7% en septembre par rapport au mois précédent, à 4,175 millions personnes, soit une hausse de 27.600 par rapport à août. Leur nombre a nettement cru, de quelque 130.000, depuis le début de cette année (+4,5% sur un an).
En Bretagne, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en catégories A,B,C s'établit à 190.270. Il diminue par rapport à la fin août (-280, soit -0,1%). Sur un an, la variation est de +7.350 demandeurs d'emploi (soit +4,0%).
En intégrant les départements d'outremer, la France compte 4,441 millions de demandeurs d'emploi avec ou
sans activité réduite.
Du côté des jeunes, l'embellie du mois précédent n'a pas perduré : le nombre des demandeurs de moins de 25 ans sans activité a grimpé de 0,6% sur le mois (-2% sur l'année), à près de 438.000 personnes. En revanche, les jeunes ayant exercé une activité réduite sont moins nombreux (-0,5%) à 625.000.
La situation s'est nettement dégradée pour les seniors (plus de 50 ans): pour la catégorie sans activité leur nombre a progressé de 2,1% sur le mois et de 14,3% sur l'année, à 572.000 et pour celle avec une activité réduite la progression est de 1,9% sur le mois à 835.000.
Le nombre de chômeurs de longue durée, inscrits sur les listes de Pôle emploi depuis plus d'un an, est également en nette hausse 0,7% sur le mois et de 7,7% sur un an, touchant 1,593 million de personnes.
Il vaut mieux parler de la Lybie et de la Tunisie dans les médias ...

maxi- Francophonomaniaque

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Re: vivre avec le chomage
La crise ? quelle crise ? c'est probablement ce que pense une grande partie de la population, celle qui a du travail ou qui, pour cause de retraite, a des revenus réguliers.
La crise c'est comme une inondation que l'on regarde avec curiosité, et même, quelquefois, on indique l'endroit où il serait bon de mettre quelques sacs de sable.
Et puis par-ci par-là on apprend que tel ou tel neveu s'en va à l'étranger chercher un employeur ou que tel ou tel membre de notre famille peine à trouver de l'emploi ou simplement à occuper sa journée de "travail".
La crise c'est comme une inondation, l'humidité "chômage" monte et les dernières courbes sont éloquentes quand à la situation réelle de chaque pays :
http://www.google.fr/publicdata/explore?ds=z8o7pt6rd5uqa6_&met_y=unemployment_rate&idim=country:fr&fdim_y=seasonality:sa&dl=fr&hl=fr&q=ch%C3%B4mage#ctype=l&strail=false&bcs=d&nselm=h&met_y=unemployment_rate&fdim_y=seasonality:sa&scale_y=lin&ind_y=false&rdim=country_group&idim=country_group:non-eu&idim=country:de:fr&ifdim=country_group&hl=fr&dl=fr
La crise c'est comme une inondation que l'on regarde avec curiosité, et même, quelquefois, on indique l'endroit où il serait bon de mettre quelques sacs de sable.
Et puis par-ci par-là on apprend que tel ou tel neveu s'en va à l'étranger chercher un employeur ou que tel ou tel membre de notre famille peine à trouver de l'emploi ou simplement à occuper sa journée de "travail".
La crise c'est comme une inondation, l'humidité "chômage" monte et les dernières courbes sont éloquentes quand à la situation réelle de chaque pays :
http://www.google.fr/publicdata/explore?ds=z8o7pt6rd5uqa6_&met_y=unemployment_rate&idim=country:fr&fdim_y=seasonality:sa&dl=fr&hl=fr&q=ch%C3%B4mage#ctype=l&strail=false&bcs=d&nselm=h&met_y=unemployment_rate&fdim_y=seasonality:sa&scale_y=lin&ind_y=false&rdim=country_group&idim=country_group:non-eu&idim=country:de:fr&ifdim=country_group&hl=fr&dl=fr

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202 Millions de chômeurs mondiaux en 2012
Chômage attendu en hausse dans le monde à 202 millions de personnes en 2012, selon l'OIT
De Agnes PEDRERO OSTERTAG (AFP)
GENEVE — Les politiques d'austérité assombrissent les perspectives de l'emploi dans le monde et quelque 202 millions de personnes seront au chômage cette année, 6 millions de plus que l'an passé, selon le rapport sur le travail dans le monde 2012 de l'Organisation internationale du travail (OIT) publié lundi à Genève.
"Notre chiffre estimé provisoire pour l'année 2011 est que le chômage total serait de 196 millions, et nous passerions en 2012 à 202 millions, une augmentation de 6 millions, et en 2013 à 207 millions, une augmentation de 5 millions supplémentaires", a déclaré le Directeur de l'Institut international d'études sociales de l'OIT, Raymond Torres, lors d'une conférence de presse.
"Ceci voudrait dire qu'on aboutirait à un taux de chômage d'environ 6,1% en 2012", a-t-il souligné.
Cela pose d'autant plus problème, pour l'OIT, qu'environ 50 millions d'emplois font toujours défaut par rapport à la situation qui prévalait avant la crise de 2008.
Pour l'organisation basée à Genève, il est peu probable que l'économie mondiale croisse à un rythme suffisant ces deux prochaines années pour, simultanément, combler le déficit d'emplois actuel et fournir du travail à plus de 80 millions de personnes qui devraient arriver sur le marché du travail au cours de la même période.
Les tendances sont particulièrement préoccupantes en Europe, où le taux de chômage a augmenté dans près de deux-tiers des pays depuis 2010, selon le rapport de l'OIT. Par ailleurs, soulignent les experts, la reprise du marché du travail est aussi "au point mort" dans d'autres économies avancées, comme le Japon et les Etats-Unis.
Ailleurs, les offres d'emplois ne sont pas à la hauteur des besoins d'une population en âge de travailler de plus en plus nombreuse et qualifiée, comme en Chine. Les déficits d'emplois demeurent critiques dans l'essentiel du monde arabe et de l'Afrique, selon l'OIT.
Selon le rapport, cet assombrissement des perspectives de l'emploi se traduit par une augmentation des risques de troubles sociaux, notamment en Europe, Moyen-Orient, Afrique du Nord et Afrique subsaharienne. L'Amérique latine, où l'OIT constate un certain redressement de l'emploi, a en revanche vu son risque de troubles sociaux reculer.
Pour l'OIT, les difficultés d'accès au crédit, notamment pour les PME dans les économies avancées, et les mesures d'austérité mises en place pour "apaiser les marchés financiers" sont à l'origine de cette dégradation de la situation de l'emploi.
"L'austérité n'a pas produit plus de croissance économique", a souligné M. Torres, critiquant des politiques d'austérité "contre-productives" ayant conduit à une faible croissance économique et à des destructions d'emploi sans pour autant avoir réduit de façon majeure les déficits budgétaires.
"Par exemple, en Espagne, le déficit a été réduit d'un peu plus de 9% du PIB en 2010 à 8,5% du PIB en 2011: une très petite réduction après un programme d'austérité drastique", a fait valoir M. Torres.
Pour l'OIT, "le piège de l'austérité est en train de se refermer".
L'OIT encourage donc les gouvernements à mettre en place des stratégie de relance de la demande intérieure et se félicite que dans certains pays, comme en Inde, en Amérique latine, en Afrique du Sud ou plus récemment en Chine, les salaires semblent augmenter progressivement pour rattraper la productivité.
Concernant l'Union européenne, M. Torres recommande aux autorités de repenser l'action de la Banque européenne d'investissement, afin qu'elle facilite des prêts pour relancer la croissance. L'expert pointe aussi la nécessité de revoir les objectifs des Fonds structurels européens afin q'ils permettent de soutenir l'emploi, au lieu de développer les zones rurales comme ils l'ont fait jusqu'à présent.
Enfin, l'OIT est favorable à la mise sur pied d'une véritable politique d'emploi qui serait financer par un nouvel instrument financier au niveau européen.
De Agnes PEDRERO OSTERTAG (AFP)
GENEVE — Les politiques d'austérité assombrissent les perspectives de l'emploi dans le monde et quelque 202 millions de personnes seront au chômage cette année, 6 millions de plus que l'an passé, selon le rapport sur le travail dans le monde 2012 de l'Organisation internationale du travail (OIT) publié lundi à Genève.
"Notre chiffre estimé provisoire pour l'année 2011 est que le chômage total serait de 196 millions, et nous passerions en 2012 à 202 millions, une augmentation de 6 millions, et en 2013 à 207 millions, une augmentation de 5 millions supplémentaires", a déclaré le Directeur de l'Institut international d'études sociales de l'OIT, Raymond Torres, lors d'une conférence de presse.
"Ceci voudrait dire qu'on aboutirait à un taux de chômage d'environ 6,1% en 2012", a-t-il souligné.
Cela pose d'autant plus problème, pour l'OIT, qu'environ 50 millions d'emplois font toujours défaut par rapport à la situation qui prévalait avant la crise de 2008.
Pour l'organisation basée à Genève, il est peu probable que l'économie mondiale croisse à un rythme suffisant ces deux prochaines années pour, simultanément, combler le déficit d'emplois actuel et fournir du travail à plus de 80 millions de personnes qui devraient arriver sur le marché du travail au cours de la même période.
Les tendances sont particulièrement préoccupantes en Europe, où le taux de chômage a augmenté dans près de deux-tiers des pays depuis 2010, selon le rapport de l'OIT. Par ailleurs, soulignent les experts, la reprise du marché du travail est aussi "au point mort" dans d'autres économies avancées, comme le Japon et les Etats-Unis.
Ailleurs, les offres d'emplois ne sont pas à la hauteur des besoins d'une population en âge de travailler de plus en plus nombreuse et qualifiée, comme en Chine. Les déficits d'emplois demeurent critiques dans l'essentiel du monde arabe et de l'Afrique, selon l'OIT.
Selon le rapport, cet assombrissement des perspectives de l'emploi se traduit par une augmentation des risques de troubles sociaux, notamment en Europe, Moyen-Orient, Afrique du Nord et Afrique subsaharienne. L'Amérique latine, où l'OIT constate un certain redressement de l'emploi, a en revanche vu son risque de troubles sociaux reculer.
Pour l'OIT, les difficultés d'accès au crédit, notamment pour les PME dans les économies avancées, et les mesures d'austérité mises en place pour "apaiser les marchés financiers" sont à l'origine de cette dégradation de la situation de l'emploi.
"L'austérité n'a pas produit plus de croissance économique", a souligné M. Torres, critiquant des politiques d'austérité "contre-productives" ayant conduit à une faible croissance économique et à des destructions d'emploi sans pour autant avoir réduit de façon majeure les déficits budgétaires.
"Par exemple, en Espagne, le déficit a été réduit d'un peu plus de 9% du PIB en 2010 à 8,5% du PIB en 2011: une très petite réduction après un programme d'austérité drastique", a fait valoir M. Torres.
Pour l'OIT, "le piège de l'austérité est en train de se refermer".
L'OIT encourage donc les gouvernements à mettre en place des stratégie de relance de la demande intérieure et se félicite que dans certains pays, comme en Inde, en Amérique latine, en Afrique du Sud ou plus récemment en Chine, les salaires semblent augmenter progressivement pour rattraper la productivité.
Concernant l'Union européenne, M. Torres recommande aux autorités de repenser l'action de la Banque européenne d'investissement, afin qu'elle facilite des prêts pour relancer la croissance. L'expert pointe aussi la nécessité de revoir les objectifs des Fonds structurels européens afin q'ils permettent de soutenir l'emploi, au lieu de développer les zones rurales comme ils l'ont fait jusqu'à présent.
Enfin, l'OIT est favorable à la mise sur pied d'une véritable politique d'emploi qui serait financer par un nouvel instrument financier au niveau européen.

maxi- Francophonomaniaque

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Re: vivre avec le chomage
La perspective de nouveaux équilibres, ainsi va le monde depuis sa création.

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