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Archives diverses
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Bruno- Retiarivs Virtvalis

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Bruno- Retiarivs Virtvalis

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Re: Archives diverses
Christ our Lord said, "Think not that I come to bring peace on earth. I come not to bring peace, but a sword."
The Gospel according to St. Matthew. Well, my brethren, the sword of the Lord is in your hands. You are the very defenders of civilization itself. The forces of good against the forces of evil. For this war is indeed a crusade! A holy war to save the freedom of the world. In truth I tell you: the Germans do not act like us, neither do they think like us, for they are not, like us, children of God.
Are those who shell cities populated only by civilians the children of God? Are those who advanced armed hiding behind women and children the children of God? With God's help, you must kill the Germans, good or bad, young or old. Kill every one of them so that it won't have to be done again. The Lord be with you.
________
Sermon de Noël adressé aux soldats écossais qui devaient remplacer les militaires qui ont fraternisé avec l'ennemi à cet époque.
The Gospel according to St. Matthew. Well, my brethren, the sword of the Lord is in your hands. You are the very defenders of civilization itself. The forces of good against the forces of evil. For this war is indeed a crusade! A holy war to save the freedom of the world. In truth I tell you: the Germans do not act like us, neither do they think like us, for they are not, like us, children of God.
Are those who shell cities populated only by civilians the children of God? Are those who advanced armed hiding behind women and children the children of God? With God's help, you must kill the Germans, good or bad, young or old. Kill every one of them so that it won't have to be done again. The Lord be with you.
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Sermon de Noël adressé aux soldats écossais qui devaient remplacer les militaires qui ont fraternisé avec l'ennemi à cet époque.
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Re: Archives diverses
Dès le mois d’août 1914, les belligérants considèrent ce qui allait devenir la Grande Guerre comme une croisade ; c’est à dire une lutte du bien, que l’on est censé représenter, contre le mal, que l’on combat. Ainsi, dès la publication de l’ordre de mobilisation générale, Paul Deschanel fait placarder sur les murs de Nogent-le-Rotrou une affiche dans laquelle il proclame que « ses vœux ardents accompagnent nos soldats qui vont se montrer dignes de leurs aînés en combattant pour la plus sainte des causes, le salut de la civilisation, la liberté de la France et de l’Europe. »
14/18: un conflit entre "Culture et Kultur". Caricature française
http://pagesperso-orange.fr/memoire78/pages/el02.html
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Re: Archives diverses
Traite de Versailles
Documentaire de Gabriele Trost Allemagne - 2004 Résumé: A la fin de la Première Guerre mondiale, le traité de Versailles imposé à l'Allemagne vaincue contient en germe le prétexte de la guerre de 1939-1945
http://video.google.fr/videoplay?docid=-464784518494634182&ei=Iw7iSuf6L4aO-AaS7_zCDw&q=allemagne+1939#
_____
Signé le 28 juin 1919 dans la galerie des Glaces du château, le traité de Versailles met un point final à la Première Guerre mondiale.
La France, le Royaume Uni, l’Italie et les Etats-Unis sont les quatre grandes puissances siégeant à la conférence. Unis dans la guerre, les Alliés ont des avis divergents quant au règlement du conflit. Si Wilson, le Président américain, souhaite ménager l’Allemagne pour éviter que naisse un sentiment de revanche, la France, à l’inverse, exige de la faire payer lourdement.
L’Allemagne, qui comme la Russie, n’est pas invitée à participer aux négociations de paix, considère immédiatement le traité de Versailles comme un Diktat.
http://programmes.france2.fr/apocalypse-seconde-guerre-mondiale/Le-Traite-de-Versailles-les-germes#texteEvenement
Documentaire de Gabriele Trost Allemagne - 2004 Résumé: A la fin de la Première Guerre mondiale, le traité de Versailles imposé à l'Allemagne vaincue contient en germe le prétexte de la guerre de 1939-1945
http://video.google.fr/videoplay?docid=-464784518494634182&ei=Iw7iSuf6L4aO-AaS7_zCDw&q=allemagne+1939#
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Signé le 28 juin 1919 dans la galerie des Glaces du château, le traité de Versailles met un point final à la Première Guerre mondiale.
La France, le Royaume Uni, l’Italie et les Etats-Unis sont les quatre grandes puissances siégeant à la conférence. Unis dans la guerre, les Alliés ont des avis divergents quant au règlement du conflit. Si Wilson, le Président américain, souhaite ménager l’Allemagne pour éviter que naisse un sentiment de revanche, la France, à l’inverse, exige de la faire payer lourdement.
L’Allemagne, qui comme la Russie, n’est pas invitée à participer aux négociations de paix, considère immédiatement le traité de Versailles comme un Diktat.
http://programmes.france2.fr/apocalypse-seconde-guerre-mondiale/Le-Traite-de-Versailles-les-germes#texteEvenement
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Re: Archives diverses

firstworldwar.com
A multimedia history of world war one
http://www.firstworldwar.com/origins/causes.htm
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Re: Archives diverses
Anvers Délivrée - Novembre 1918

sur le Boulevard des Arts devant l'Opéra - soldats allemands en retraite

sur le Boulevard des Arts devant l'Opéra - soldats allemands en retraite
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Re: Archives diverses

Convoi militaire descendant la rue des châteaux vers le Mosty.
(Deux légendes existent pour cette photo:
- Convoi belge ravitaillant les forts de la place de Liège peu avant 1914
- Troupe allemande durant la retraite de 1918
En fonction des tenues ou du drapeau l' une ou l' autre peut se justifier. à suivre ... )
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Re: Archives diverses
AK - CPA / Luxembourg 1918 La Retraite des Allemands Un assau sur les Wagons de vivres .
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Re: Archives diverses
Site qui regroupe une centaine de journeaux de soldats de toutes parties en conflit durant la première guerre mondiale ( en plusieurs langues )
http://www.war-diary.com/index_1_en.htm
http://www.war-diary.com/index_1_en.htm
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Re: Archives diverses

His Majesty, Albert, King of the Belgians
Project Gutenberg's A Journal From Our Legation in Belgium, by Hugh Gibson
This eBook is for the use of anyone anywhere at no cost and with
almost no restrictions whatsoever. You may copy it, give it away or
re-use it under the terms of the Project Gutenberg License included
with this eBook or online at www.gutenberg.org
http://www.gutenberg.org/files/18959/18959-h/18959-h.htm
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Re: Archives diverses
Emile Coué de la Châtaigneraie, naît à Troyes le 26 février 1857 d’une vieille famille bretonne. En 1882, il devient pharmacien dans sa ville natale. C’est là qu’un jour il reçut la visite d’un malade qui lui demanda avec insistance un médicament dont la délivrance sans ordonnance était interdite. Pour s’en débarrasser, Coué finit par donner à son client un flacon d’eau distillée en lui recommandant de ne pas dépasser les doses qu’il lui prescrivait. Huit jours plus tard, le brave homme revenait pour le remercier: il était guéri !
Cet incident fut déterminant dans la vie d’Emile Coué, car il le conduisit à conclure que l’imagination pouvait avoir une action sur l’organisme. Aussi, dès 1885, entreprit-il des études de psychologie appliquée. Il suivit les travaux du docteur Liébault de Nancy qui pratiquait la suggestion et le traitement des maladies par le sommeil. Enfin, il rencontra le docteur Bernheim, professeur à la faculté de Médecine de Nancy, qui, lui aussi, s’efforçait d’agir sur le subconscient de ses malades.
En 1902, il s’installait définitivement à Nancy et mettait au point sa méthode d’autosuggestion. Il mourut en 1926, après avoir suscité des disciples dans les milieux médicaux du monde entier, la France étant le seul pays où ses travaux aient fait, et continuent de faire, ricaner...
[...]
Anecdote reportée par le Docteur Bob Davis, médecin militaire anglais :
[...] Au cours de la Première Guerre mondiale, j'ai soigné en France un soldat qui était en triste état.
Jugez plutôt : une balle avait pénétré par le côté droit, derrière la clavicule, transpercé le poumon droit, le diaphragme, la vésicule biliaire et le foie, sans compter treize perforations intestinales, dont six doubles.
Il avait sa pleine et entière connaissance ; tant et si bien qu'il ne cessa, au cours de l'examen et des préparatifs de l'opération, de répéter (d'une voix assez forte pour que tout le monde l'entende) : "Ca ira très bien, docteur, vous en faites pas pour moi."
Nous l'avons endormi à l'éther, nous lui avons ouvert le ventre, fait les sutures et tout ce qu'il fallait faire. C'était déjà extraordinaire qu'il survécût.
Eh bien ! à peine réveillé, il témoigna d'une étonnante vitalité et annonça qu'il allait très bien. Parmi ses proches voisins (12 hommes très grièvement blessés) l'un s'assit brusquement dans son lit, regarda notre homme et éclata de rire : "Si ce gars-là peut s'en sortir, pourquoi pas moi ?"
A dater de ce jour et pendant toute la semaine qui s'écoula jusqu'à mon départ (je fus alors affecté à un autre secteur) l'homme que j'avais opéré m'adressa cet encouragement : "Ca ira très bien, docteur, vous en faites pas pour moi."
L'homme qui ne voulait pas mourir, c'était lui, et son énergie communicative inspirait à tous ses compagnons la volonté de vivre ! Il fit diverses complications : syncopes, grosses fièvres, tachycardie, le tout accompagné de symptômes alarmants ; mais pas une seule fois, même au cours de ses fréquents délires, il ne désespéra de guérir
[...] Le jour de mon départ, je me suis arrêté pour lui dire adieu : "Faites-moi savoir votre adresse, docteur, et je vous envoie un mot dès que j'aurai rejoint mon régiment. Un homme ne peut pas passer sa vie dans un lit, à se faire dorloter. Au revoir, docteur, vous en faites pas pour moi."
Il était inévitable que ce son de cloche optimiste, quotidiennement répété, galvanisât tout le monde. Des douze grands blessés, quatre moururent, mais les huit autres avaient été si impressionnés qu'ils se tirèrent d'affaire. [...] Quand à moi, ce blessé m'a appris qu'un malade découragé est sur la pente fatale, que la médecine, sans le secours de l'espérance, est parfaitement vaine.
Parmi les souvenirs que j'ai rapportés de la guerre se trouve une lettre, écrite du front par un soldat qui avait rejoint son unité. En voici le texte intégral : "Je vais très bien, docteur, vous en faites pas pour moi." [...]
Cet incident fut déterminant dans la vie d’Emile Coué, car il le conduisit à conclure que l’imagination pouvait avoir une action sur l’organisme. Aussi, dès 1885, entreprit-il des études de psychologie appliquée. Il suivit les travaux du docteur Liébault de Nancy qui pratiquait la suggestion et le traitement des maladies par le sommeil. Enfin, il rencontra le docteur Bernheim, professeur à la faculté de Médecine de Nancy, qui, lui aussi, s’efforçait d’agir sur le subconscient de ses malades.
En 1902, il s’installait définitivement à Nancy et mettait au point sa méthode d’autosuggestion. Il mourut en 1926, après avoir suscité des disciples dans les milieux médicaux du monde entier, la France étant le seul pays où ses travaux aient fait, et continuent de faire, ricaner...
[...]
Anecdote reportée par le Docteur Bob Davis, médecin militaire anglais :
[...] Au cours de la Première Guerre mondiale, j'ai soigné en France un soldat qui était en triste état.
Jugez plutôt : une balle avait pénétré par le côté droit, derrière la clavicule, transpercé le poumon droit, le diaphragme, la vésicule biliaire et le foie, sans compter treize perforations intestinales, dont six doubles.
Il avait sa pleine et entière connaissance ; tant et si bien qu'il ne cessa, au cours de l'examen et des préparatifs de l'opération, de répéter (d'une voix assez forte pour que tout le monde l'entende) : "Ca ira très bien, docteur, vous en faites pas pour moi."
Nous l'avons endormi à l'éther, nous lui avons ouvert le ventre, fait les sutures et tout ce qu'il fallait faire. C'était déjà extraordinaire qu'il survécût.
Eh bien ! à peine réveillé, il témoigna d'une étonnante vitalité et annonça qu'il allait très bien. Parmi ses proches voisins (12 hommes très grièvement blessés) l'un s'assit brusquement dans son lit, regarda notre homme et éclata de rire : "Si ce gars-là peut s'en sortir, pourquoi pas moi ?"
A dater de ce jour et pendant toute la semaine qui s'écoula jusqu'à mon départ (je fus alors affecté à un autre secteur) l'homme que j'avais opéré m'adressa cet encouragement : "Ca ira très bien, docteur, vous en faites pas pour moi."
L'homme qui ne voulait pas mourir, c'était lui, et son énergie communicative inspirait à tous ses compagnons la volonté de vivre ! Il fit diverses complications : syncopes, grosses fièvres, tachycardie, le tout accompagné de symptômes alarmants ; mais pas une seule fois, même au cours de ses fréquents délires, il ne désespéra de guérir
[...] Le jour de mon départ, je me suis arrêté pour lui dire adieu : "Faites-moi savoir votre adresse, docteur, et je vous envoie un mot dès que j'aurai rejoint mon régiment. Un homme ne peut pas passer sa vie dans un lit, à se faire dorloter. Au revoir, docteur, vous en faites pas pour moi."
Il était inévitable que ce son de cloche optimiste, quotidiennement répété, galvanisât tout le monde. Des douze grands blessés, quatre moururent, mais les huit autres avaient été si impressionnés qu'ils se tirèrent d'affaire. [...] Quand à moi, ce blessé m'a appris qu'un malade découragé est sur la pente fatale, que la médecine, sans le secours de l'espérance, est parfaitement vaine.
Parmi les souvenirs que j'ai rapportés de la guerre se trouve une lettre, écrite du front par un soldat qui avait rejoint son unité. En voici le texte intégral : "Je vais très bien, docteur, vous en faites pas pour moi." [...]
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Re: Archives diverses
La bataille de Tannenberg
Le désastre russe
Satisfait de sa victoire, Rennenkampf stoppa sa progression vers l'Ouest. De son côté, au Sud, Samsonov poursuivait sa progression vers le Nord dans de dures conditions. Du fait de graves problèmes d'intendance, les troupes russes manquèrent de nourriture et leur valeur combative s'effondra.
Les généraux allemands, conscients de l'immobilité de Rennenkampf, prirent dès lors le risque de retirer leurs troupes de la région de Gumbinnen, ne laissant que de faibles effectifs face à la 1 ère armée russe, afin de les lancer massivement sur la 2 ème armée russe de Samsonov. Il eut suffit que Rennekampf reprenne sa marche pour soutenir Samsonov et s'en était fait des forces allemandes; mais, pour des raisons que les historiens modernes n'expliquent pas, Rennenkampf ne bougea pas .
Les Russes commirent la terrible négligence de transmettre leurs messages radio en clair permettant aux Allemands de connaître les mouvements prévus pour les jours à venir.
Le 26 août, le lent recul du cordon de troupes allemandes disposé face à la 2 ème armée russe, étirée sur un front d'une centaine de kilomètres, cessa. Les ailes russes virent leur progression bloquée et, sur l'aile droite, une division russe fut anéantie après avoir été acculée au lac Bossau. Le 26 au soir, les ailes russes, battues, refluèrent en désordre et la position du centre devint intenable; étrangement, Sansonov ordonna aux éléments du centre l'ordre de poursuivre vers l'avant, scellant sa propre destruction.
Le 28 août, les Allemands entamèrent un vaste mouvement d'encerclement. Le centre russe se désagrégea, fuyant à travers bois afin d'échapper à la capture.
Les 29 et 30 août, de nombreuses colonnes russes, dépourvues de tout ravitaillement, furent cernées dans les forêts et les marécages. Dans la nuit du 29 au 30, Samsonov échappa à ses officiers d'état-major et se suicida d'un coup de pistolet.
Dans la journée du 30, les Russes tentèrent de briser l'encerclement mais subirent un massacre. Certains groupes, espérant échapper à la fatalité, marchèrent au devant des mitrailleuses allemandes regroupés derrière un prêtre brandissant une croix.
Le 31, les derniers survivants sortirent des forêts pour effectuer leur reddition.
Au prix de 10.000 à 15.000 tués, les Allemands avaient remportaient une victoire majeure. Plus de 30.000 Russes étaient morts et plus de 122.000 furent capturés. Près de 500 pièces d'artillerie russes avaient été perdues...
Même si la bataille s'était déroulée à quelques kilomètres de Tannenberg, Ludendorff proposa ce nom pour la bataille, revanche totale d'une défaite que les Polonais et les Lithuaniens avaient infligée au même endroit aux Chevaliers teutoniques en 1410.
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Re: Archives diverses
Pape Benoit XV - message aux femmes chrétiennes
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Re: Archives diverses
Les [b]émeutes d'Aigues-Mortes du 17 août 1893[/b]
Le pire événement lié à la haine anti-italienne s'est déroulé le 17 août 1893 à Aigues-Mortes (Gard), en Camargue (5).
Dès le matin de cette sinistre journée, des litiges éclataient sans cesse entre ouvriers français et italiens dans les salins de la Fangouse, au sud des murailles de la ville. Les rapports de police évoquent « un ouvrier italien qui reproche à un ouvrier français de son équipe de ne point charger suffisamment sa brouette, (...) un ouvrier français qui se plaint d'un ouvrier italien manoeuvrant intentionnellement sa brouette de manière à la frôler à chaque instant au talon... » Des chicaneries en somme qui vont peu à peu exacerber des sentiments haineux de part et d'autres. A la pause de midi, quelques Français jettent du sable sur les Italiens. Un Italien va laver son mouchoir dans un baquet d'eau potable. Un Français lui en fait le reproche. «Je m'en fous de toi et de tes camarades», rétorque l'Italien. Un bagarre éclate alors. Sept Français sont blessés (dont un a reçu trois coups de couteau).
Vers deux heures, le juge de paix d'Aigues-Mortes se rend sur les lieux avec trois gendarmes et parvient à ramener tout son monde à la raison. Le travail reprend. L'excitation des esprits reste pourtant à son comble.
En ville, les habitants ont appris les événements de la Fangouse.
Une bonne partie d'eux décident de s'associer à des ouvriers des salins et entament une chasse à l'Italien. Des centaines de personnes s'affrontent dans les rues, déchaînant une violence sans limite. Puis la foule décide de sortir des remparts de la ville et d'aller régler leur compte aux Italiens qui se trouvent toujours dans les salins. L'affrontement a lieu à proximité du mas Méjan.
Angelo Pistelli, ouvrier italien : « Un de mes amis tomba atteint dans le dos par une balle. Avant de mourir, il me cria "Salue ma mère !" et je ne pus comprendre rien d'autre car un flot de larmes lui coupa la parole et il tomba à plat ventre sur le terrain. Je vis que des gens le piétinaient... »
Le Procureur général : « Des pierres énormes sont lancées de tous côtés. A chaque pas, on est forcé de laisser sur le sol des victimes sans défense que les forcenés viendront, avec une sauvagerie sans nom, achever à coup de matraques. »
Le Procureur général : « Des pierres énormes sont lancées de tous côtés. A chaque pas, on est forcé de laisser sur le sol des victimes sans défense que les forcenés viendront, avec une sauvagerie sans nom, achever à coup de matraques. »
Au bout du compte, neuf ouvriers italiens furent tués et une centaine furent blessés. Pour mettre fin à cette hystérie, le préfet fut contraint de mettre tous les Italiens dans le train et de les renvoyer d'Aigues-Mortes.
[...]
L'immigration italienne provient pour l'essentiel du nord de la péninsule, en particulier du Piémont et de la Toscane et, dans une moindre mesure, de Lombardie et d'Émilie-Romagne. Dans l'ensemble, les immigrés étaient des hommes jeunes et à forte mobilité. Dans les registres de décès de la fin du XIXe siècle, on trouve en effet rarement la mention d'Italiens âgés nés en France.
[...]
Le procès d'Aigues-Mortes
Le procès d'Aigues-Mortes dura quatre jours, du 27 au 30 décembre 1893. De façon assez surprenante, les accusés étaient jugés pour tentative d'homicide et non pour homicide volontaire. Selon le juge, « il a été impossible de déterminer par qui la blessure ayant entraîné la mort avait été faite. C'est là ce qui explique (...) les qualifications de tentatives d'assassinat et tentatives de meurtre. » Au bout du compte, une sentence d'absolution générale fut prononcée.
Pour mémoire, l'affaire Dreyfus éclatera l'année suivante...
http://74.125.77.132/search?q=cache:qEPo_lxEK-IJ:www.geneprovence.com/2006/12/la-provence-t-la-fin-du-xixe-sicle-une.html+%C3%A9meutes+italiens+marseille&cd=9&hl=fr&ct=clnk&gl=be
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Re: Archives diverses
Culture et bilinguisme de Lorraine
[...]
Durant la première annexion par l'Allemagne (1871-1918) à la suite de la guerre franco-allemande, l'allemand remplace le français dans la vie publique.À partir de 1870, les autorités allemandes s'efforceront de faire reculer lentement mais méthodiquement la limite des langues vers l'ouest. Elles augmentent progressivement le nombre des communes dont la langue officielle est l'allemand. Les mouvements de population (installation d'émigrants allemands et émigration de Mosellans vers la France de l'intérieur et l'Algérie française) modifient la situation linguistique (de 1871 à 1914, quelques 192 000 personnes ont quitté la Moselle). Certaines familles, appartenant pour la plupart aux couches dirigeantes, utilisent toutefois le français comme langue de la vie courante par esprit de contradiction. En 1914, les couches populaires dialectophones se servent presque exclusivement du dialecte comme langue orale et de l'allemand standard comme langue écrite. Entre 1871 et 1918, on utilise aussi souvent le dialecte pour se différencier des immigrants allemands.
Le 11 avril 1871, la langue allemande devient langue scolaire sauf pour les cantons francophones. Une loi de mars 1872 imposa l'allemand comme langue commerciale officielle. Cependant dans les secteurs où la population était principalement francophone, les annonces et décrets publics devaient fournir une traduction française. Une loi de 1873 autorisa l'utilisation du français pour les administrations des arrondissements partiellement ou totalement de langue française. En vertu d'une loi sur l'enseignement de 1873, l'enseignement se faisait exclusivement en allemand dans les communes germanophones et d'abord en français dans les communes francophones. L'administration allemande fit donc preuve d'un certain libéralisme linguistique qui tranche radicalement avec la politique menée par l'administration française après 1918 et 1945 et surtout par les Nazis entre 1940 et 1944.
Le retour à la France
Après la guerre de 14-18, une répression s'organise contre tout ce qui rappelle l'Allemagne. Les Allemands de souche sont expulsés et le dialecte est combattu. L'école, l'administration et les médias renforcent rapidement la langue française malgré quelques concessions faites pour calmer les revendications populaires. On procède à la francisation de la vie publique. En réaction, les mouvements autonomistes prennent de l'importance (1920-1930) mais la montée du nazisme dans l'Allemagne voisine les met dans une position difficile.
[...]
http://www.culture-bilinguisme-lorraine.org/histoiredelalang/index.html
[...]
Durant la première annexion par l'Allemagne (1871-1918) à la suite de la guerre franco-allemande, l'allemand remplace le français dans la vie publique.À partir de 1870, les autorités allemandes s'efforceront de faire reculer lentement mais méthodiquement la limite des langues vers l'ouest. Elles augmentent progressivement le nombre des communes dont la langue officielle est l'allemand. Les mouvements de population (installation d'émigrants allemands et émigration de Mosellans vers la France de l'intérieur et l'Algérie française) modifient la situation linguistique (de 1871 à 1914, quelques 192 000 personnes ont quitté la Moselle). Certaines familles, appartenant pour la plupart aux couches dirigeantes, utilisent toutefois le français comme langue de la vie courante par esprit de contradiction. En 1914, les couches populaires dialectophones se servent presque exclusivement du dialecte comme langue orale et de l'allemand standard comme langue écrite. Entre 1871 et 1918, on utilise aussi souvent le dialecte pour se différencier des immigrants allemands.
Le 11 avril 1871, la langue allemande devient langue scolaire sauf pour les cantons francophones. Une loi de mars 1872 imposa l'allemand comme langue commerciale officielle. Cependant dans les secteurs où la population était principalement francophone, les annonces et décrets publics devaient fournir une traduction française. Une loi de 1873 autorisa l'utilisation du français pour les administrations des arrondissements partiellement ou totalement de langue française. En vertu d'une loi sur l'enseignement de 1873, l'enseignement se faisait exclusivement en allemand dans les communes germanophones et d'abord en français dans les communes francophones. L'administration allemande fit donc preuve d'un certain libéralisme linguistique qui tranche radicalement avec la politique menée par l'administration française après 1918 et 1945 et surtout par les Nazis entre 1940 et 1944.
Le retour à la France
Après la guerre de 14-18, une répression s'organise contre tout ce qui rappelle l'Allemagne. Les Allemands de souche sont expulsés et le dialecte est combattu. L'école, l'administration et les médias renforcent rapidement la langue française malgré quelques concessions faites pour calmer les revendications populaires. On procède à la francisation de la vie publique. En réaction, les mouvements autonomistes prennent de l'importance (1920-1930) mais la montée du nazisme dans l'Allemagne voisine les met dans une position difficile.
[...]
http://www.culture-bilinguisme-lorraine.org/histoiredelalang/index.html
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Bruno- Retiarivs Virtvalis

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