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La Belgique martyrisée
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Re: La Belgique martyrisée
ANTOON VRINTS
L'ÉCUEIL DU NATIONALISME
’
La Première Guerre mondiale et la disparition de la colonie allemande à Anvers
Linfluence des émigrés allemands à Anvers s’était à ce point accrue à la fin du XIXe siècle qu’on pouvait à juste titre parler alors de colonie allemande. Le groupe frappait par sa position socio-économique et par sa puissance. Il était fortement structuré et avait, par l’engagement des négociants allemands aisés, un grand impact sur la vie sociale et culturelle à Anvers. La conservation d’une identité allemande propre était sans trop de problèmes combinée à une citoyenneté participative au sein de la communauté locale.
Suite au déclenchement de la Première Guerre mondiale, les Allemands d’Anvers se retrouvèrent entre le marteau et l’enclume. La guerre les mit devant un choix douloureux. En effet, en temps de guerre, on exige une identification nationale univoque. Cela provoqua dans la communauté une cassure entre les pro-Belges et les pro-Allemands. Un certain nombre de familles qui étaient installées depuis longtemps en Belgique et étaient étroitement liées à l’establishment belge, rompirent les derniers liens avec le pays d’origine par un choix résolu pour la Belgique. D’autres optèrent pour la collaboration avec l’occupant qui s’efforçait d’assurer l’avenir du Deutschtum en Belgique.
La prise de position en faveur de l’Allemagne d’un certain nombre d’immigrés et de Belges d’origine allemande suscita un important mécontentement. Déjà pendant la guerre, il était devenu évident pour les autorités belges qu’il fallait intervenir. Après l’Armistice, une opération d’épuration fut mise sur pied, qui s’exprima concrètement par le durcissement de la législation sur la nationalité, par l’expulsion des étrangers ennemis” et par la mise sous séquestre des biens allemands. L existence de communautés d’immigrés d’origine “ennemie” ne fut plus tolérée après la guerre.
Seul le groupe limité qui s’était exprimé clairement pendant la guerre pour la Belgique, put continuer à faire partie de la communauté nationale. Vu la place de premier plan occupée par la communauté allemande à Anvers, c’est là que l’impact de l’épuration y aura été incontestablement le plus grand.
[...]
http://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:m9Z-Z9_7GjgJ:www.cegesoma.be/docs/media/chtp_beg/chtp_10/013_resumes_chtp10.pdf+%C3%A9migr%C3%A9s+allemands+aux+%C3%A9tats+unis+premi%C3%A8re+guerre+mondiale&hl=fr&gl=be&pid=bl&srcid=ADGEESg3p7lFfSAqw--ym3l1NexUScjAil1Bt_AyCnWPZfRciQO7FrqjZdvPU745xwFcd30ZODLj4KvjjgeIEb_mTA7CG0HiGD5DBfzLifajHlpA2w052xQn-yemvX_-FLrnB-tdOJFX&sig=AHIEtbRcPLxdbpdGp4pnDeEpCC9plNSwCA
L'ÉCUEIL DU NATIONALISME
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La Première Guerre mondiale et la disparition de la colonie allemande à Anvers
Linfluence des émigrés allemands à Anvers s’était à ce point accrue à la fin du XIXe siècle qu’on pouvait à juste titre parler alors de colonie allemande. Le groupe frappait par sa position socio-économique et par sa puissance. Il était fortement structuré et avait, par l’engagement des négociants allemands aisés, un grand impact sur la vie sociale et culturelle à Anvers. La conservation d’une identité allemande propre était sans trop de problèmes combinée à une citoyenneté participative au sein de la communauté locale.
Suite au déclenchement de la Première Guerre mondiale, les Allemands d’Anvers se retrouvèrent entre le marteau et l’enclume. La guerre les mit devant un choix douloureux. En effet, en temps de guerre, on exige une identification nationale univoque. Cela provoqua dans la communauté une cassure entre les pro-Belges et les pro-Allemands. Un certain nombre de familles qui étaient installées depuis longtemps en Belgique et étaient étroitement liées à l’establishment belge, rompirent les derniers liens avec le pays d’origine par un choix résolu pour la Belgique. D’autres optèrent pour la collaboration avec l’occupant qui s’efforçait d’assurer l’avenir du Deutschtum en Belgique.
La prise de position en faveur de l’Allemagne d’un certain nombre d’immigrés et de Belges d’origine allemande suscita un important mécontentement. Déjà pendant la guerre, il était devenu évident pour les autorités belges qu’il fallait intervenir. Après l’Armistice, une opération d’épuration fut mise sur pied, qui s’exprima concrètement par le durcissement de la législation sur la nationalité, par l’expulsion des étrangers ennemis” et par la mise sous séquestre des biens allemands. L existence de communautés d’immigrés d’origine “ennemie” ne fut plus tolérée après la guerre.
Seul le groupe limité qui s’était exprimé clairement pendant la guerre pour la Belgique, put continuer à faire partie de la communauté nationale. Vu la place de premier plan occupée par la communauté allemande à Anvers, c’est là que l’impact de l’épuration y aura été incontestablement le plus grand.
[...]
http://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:m9Z-Z9_7GjgJ:www.cegesoma.be/docs/media/chtp_beg/chtp_10/013_resumes_chtp10.pdf+%C3%A9migr%C3%A9s+allemands+aux+%C3%A9tats+unis+premi%C3%A8re+guerre+mondiale&hl=fr&gl=be&pid=bl&srcid=ADGEESg3p7lFfSAqw--ym3l1NexUScjAil1Bt_AyCnWPZfRciQO7FrqjZdvPU745xwFcd30ZODLj4KvjjgeIEb_mTA7CG0HiGD5DBfzLifajHlpA2w052xQn-yemvX_-FLrnB-tdOJFX&sig=AHIEtbRcPLxdbpdGp4pnDeEpCC9plNSwCA
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Bruno- Retiarivs Virtvalis

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Age: 39
Localisation: Bruxelles (Département de Chère-et-Vilaine)
Date d'inscription: 13/09/2005
Re: La Belgique martyrisée
Déséquilibre linguistiques au sein de l’armée.
[...]
Par ailleurs, Damien Thiéry et Denis Ducarme ont été agréablement
surpris par la qualité des auditions de ce mercredi 9 février et
souhaitent que tous les exposés des différents responsables auditionnés
s’inscrivent dans le même souci de rigueur et de transparence et
puissent se concentrer sur des données actuelles.
En ce sens, Damien Thiéry entend donner un éclairage objectif sur la
réalité historique du début du 19e siècle et plus particulièrement
sur le mythe du soldat flamand qui pendant la Première Guerre mondiale
mourrait au combat car il ne comprenait pas les ordres de son officier
francophone.
Sur base des travaux réalisés par Stephane Rillaerts, licencié en
sciences politiques et docteur en sciences de gestion, il faut relever
que d’une part la faible scolarisation du simple soldat entrainait de
manière générale des problèmes de compréhension au niveau des ordres
transmis par les supérieurs.
D’autre part, aucun chiffre n’atteste d’une surreprésentation des
flamands parmi les victimes de la première guerre mondiale. Par
ailleurs, la plupart des sous-officiers de terrain étaient
néerlandophones ou bilingues sur l’Yser. Dès lors, c’était eux qui
transmettaient directement les ordres à leurs subalternes.
[...]
http://www.damienthiery.be/index.php/FDF/desequilibre-linguistiques-au-sein-de-larmee.html
[...]
Par ailleurs, Damien Thiéry et Denis Ducarme ont été agréablement
surpris par la qualité des auditions de ce mercredi 9 février et
souhaitent que tous les exposés des différents responsables auditionnés
s’inscrivent dans le même souci de rigueur et de transparence et
puissent se concentrer sur des données actuelles.
En ce sens, Damien Thiéry entend donner un éclairage objectif sur la
réalité historique du début du 19e siècle et plus particulièrement
sur le mythe du soldat flamand qui pendant la Première Guerre mondiale
mourrait au combat car il ne comprenait pas les ordres de son officier
francophone.
Sur base des travaux réalisés par Stephane Rillaerts, licencié en
sciences politiques et docteur en sciences de gestion, il faut relever
que d’une part la faible scolarisation du simple soldat entrainait de
manière générale des problèmes de compréhension au niveau des ordres
transmis par les supérieurs.
D’autre part, aucun chiffre n’atteste d’une surreprésentation des
flamands parmi les victimes de la première guerre mondiale. Par
ailleurs, la plupart des sous-officiers de terrain étaient
néerlandophones ou bilingues sur l’Yser. Dès lors, c’était eux qui
transmettaient directement les ordres à leurs subalternes.
[...]
http://www.damienthiery.be/index.php/FDF/desequilibre-linguistiques-au-sein-de-larmee.html
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Bruno- Retiarivs Virtvalis

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Localisation: Bruxelles (Département de Chère-et-Vilaine)
Date d'inscription: 13/09/2005
Re: La Belgique martyrisée
Le camp de Soltau et la Belgique
[...]
Rapidement en Belgique occupée, les Allemands exigent qu'un certain nombre de Belges travaillent pour eux de manière "volontaire".
Réfractaires au travail obligatoire pour les Allemands (et notamment à l'engagement pour travailler dans les chemin de fer sur les convois allemands) de nombreux Belges refusent de signer un engagement volontaire.
[...]
http://fr.wikipedia.org/wiki/Camps_de_concentration_allemands_14-18
-----
'Prisonnier au Camp de Soltau'
Recueillis par le Baron C. Buffin
Récits de Combattants
[...]
La discipline est rigoureuse, la nourriture saine et peu abondante, le travail obligatoire. Assis sur des bancs, nous passons les journées à tresser des sacs de paille de nos doigts engourdis par le froid, car jamais les appareils de chauffage central r.e sont utilisés. Mes mains ankylosées, percluses de rhumatisme, refusent bientôt tout travail et je reste de longues heures oisif, immobile, le regard fixe, songeant à ma femme, à mes enfants, à mon pays que je ne reverrai sans doute jamais.
Le 10 janvier, on sépara les Flamands des Wallons, et le 25 du même mois, ô bonheur! on nous annonça que les Flamands seraient rapatriés. On se figure notre joie, nos cris, nos danses! Et tout à coup, nous nous tûmes, honteux. Autour de nous, nos malheureux compagnons Wallons pleuraient à chaudes larmes. Nous nous efforçâmes de les encourager, de leur assurer une délivrance prochaine, et, en leur présence, nous dissimulâmes autant que possible notre joie. Quelles que fussent les différences sociales et les divergences d'opinions, les souffrances que nous avions supportées ensemble avaient créé entre nous une amitié solide et ce ne fut pas sans un affreux serrement de cœur que nous nous séparâmes de nos camarades.
Nous partîmes le 28, à 10 heures du matin, au nombre de 2800, arrivâmes à Schaerbeek le 29 à 9 heures du soir, et fûmes mis en liberté le samedi 30 janvier, à 11 heures du matin.
[...]
http://www.greatwardifferent.com/Great_War/Belgique_Recits/Recits_19.htm
[...]
Rapidement en Belgique occupée, les Allemands exigent qu'un certain nombre de Belges travaillent pour eux de manière "volontaire".
Réfractaires au travail obligatoire pour les Allemands (et notamment à l'engagement pour travailler dans les chemin de fer sur les convois allemands) de nombreux Belges refusent de signer un engagement volontaire.
[...]
http://fr.wikipedia.org/wiki/Camps_de_concentration_allemands_14-18
-----
'Prisonnier au Camp de Soltau'
Recueillis par le Baron C. Buffin
Récits de Combattants
[...]
La discipline est rigoureuse, la nourriture saine et peu abondante, le travail obligatoire. Assis sur des bancs, nous passons les journées à tresser des sacs de paille de nos doigts engourdis par le froid, car jamais les appareils de chauffage central r.e sont utilisés. Mes mains ankylosées, percluses de rhumatisme, refusent bientôt tout travail et je reste de longues heures oisif, immobile, le regard fixe, songeant à ma femme, à mes enfants, à mon pays que je ne reverrai sans doute jamais.
Le 10 janvier, on sépara les Flamands des Wallons, et le 25 du même mois, ô bonheur! on nous annonça que les Flamands seraient rapatriés. On se figure notre joie, nos cris, nos danses! Et tout à coup, nous nous tûmes, honteux. Autour de nous, nos malheureux compagnons Wallons pleuraient à chaudes larmes. Nous nous efforçâmes de les encourager, de leur assurer une délivrance prochaine, et, en leur présence, nous dissimulâmes autant que possible notre joie. Quelles que fussent les différences sociales et les divergences d'opinions, les souffrances que nous avions supportées ensemble avaient créé entre nous une amitié solide et ce ne fut pas sans un affreux serrement de cœur que nous nous séparâmes de nos camarades.
Nous partîmes le 28, à 10 heures du matin, au nombre de 2800, arrivâmes à Schaerbeek le 29 à 9 heures du soir, et fûmes mis en liberté le samedi 30 janvier, à 11 heures du matin.
[...]
http://www.greatwardifferent.com/Great_War/Belgique_Recits/Recits_19.htm
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Bruno- Retiarivs Virtvalis

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