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La Belgique martyrisée

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Re: La Belgique martyrisée

Message par Bruno le Ven 12 Déc - 17:12

Personne a écrit:Ce "skynet" me dit vaguement quelque chose Rolling Eyes


càd?

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Re: La Belgique martyrisée

Message par Bruno le Sam 13 Déc - 12:17

"Le renouveau de l'historiographie de la Première Guerre mondiale a (re)mis la Belgique sur la
carte de l'histoire européenne. En tant que "laboratoire" de la guerre et de l'occupation, la
Belgique est de plus en plus considérée par les historiens étrangers comme un cas d’étude
particulièrement intéressant.

Le livre de John Horne et d’Alan Kramer en est certainement l’exemple le plus réussi et le plus connu.
[size=7]1 [/size]L’étude de l’historien allemand Jens Thiel s’inscrit dans une démarche similaire. Issue d’une thèse en histoire défendue en 2003 à la Humboldt-Universität (Berlin), l’analyse porte sur le « bassinhumain » que constitue la Belgique pour pallier les besoins allemands en travailleurs pendant la Première Guerre mondiale. La question qui le guide est celle de la totalisation de la guerre à travers les pratiques de l’occupation."

[...]

http://benoit.majerus.googlepages.com/Majerus_Thiel.pdf

__________


Notes on
"German Atrocities, 1914: A History of Denial"

John Horne and Alan Kramer

Yale University Press 2001. Isbn 0-300-08975-9

(450 pages of text and 145 pages of notes, sources and bibliography)
[...]


Part II

War of Illusions? "Francs Tireurs" and "German Atrocities", 1914.

Chapter 3. The German army and the myth of the francs tireurs, 1914.

Collective delusion based originally on wrong understanding of 1870-71 and fed by press reports. Compared with "The Great Fear" in France in 1789. Similar pattern of rumour, gossip, story telling reinforced by the press and the authorities. Sad cases of Belgian burgomasters who had, on government instructions designed to prevent civilian resistance, collected up the firearms in their districts only to be killed by the Germans in the belief they were aiding francs tireurs. Many legends of women and girls (cf the equally mythical "pétroleuses" of the Commune) involved and of savage attacks on wounded Germans especially mutilation of them. Francs tireurs used as excuse for failure to keep to the timetable and the consequent failure of the Schlieffen Plan [if there was one that is]. Rare cases of German discipline being restored (121). Long discussion of the German failure to understand the distinction between the active and inactive Garde Civique even though it had been made clear by the Belgian government. German officers worried by the breakdown of discipline [and occasionally shot by their own men].

[...]

http://www.vlib.us/wwi/resources/archives/texts/t040831d.html

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Re: La Belgique martyrisée

Message par Bruno le Lun 15 Déc - 13:24

La production de voitures en Belgique

la production belge a connu ses heures de gloire avant la première guerre mondiale. Les marques nationales rivalisaient alors avec les constructeurs internationaux les plus prestigieux.

Les pionniers
Grâce à son industrialisation précoce, la Belgique entre rapidement dans l'aventure de la production automobile. En 1894, la Vincke, première voiture commercialisée en Belgique, est conçue dans un atelier malinois de garnissage de wagons de chemin de fer.

1900 - 1914 : l'âge d'or



De nombreuses marques fabriquent des voitures et motocyclettes d'excellente qualité, dont les prix restent compétitifs. Elles remportent un joli succès à l'étranger, trois quarts des voitures conçues et produites en Belgique suivent alors le chemin de l'exportation.


Les principales marques dont on peut admirer certains modèles au Musée sont Minerva, la marque belge la plus célèbre, fondée par Sylvain de Jong, F.N. : spécialisée aussi dans les motocyclettes, Imperia et Miesse.

Le choc de la Grande Guerre
En 1914, la Belgique figure au tout premier rang de la construction automobile internationale. Mais la guerre aura raison de cet essor. Curieusement, l'élément le plus déterminant n'est pas la mise à sac des usines, mais bien la fin du "libre échange" et l'apparition, juste après la guerre, du protectionnisme économique adopté par différents pays.

Minerva continue de s'imposer comme une très grande marque. F.N., Excelsior et Imperia se tournent vers des voitures plus élaborées qui sont de véritables réussites. Pipe, se consacre exclusivement aux camions.

Années 30 : le déclin
Dans la plupart des pays, le début des années 30 est marqué par un renouveau technique important : apparition des roues indépendantes, de la traction avant et des carrosseries tout en acier. Mais l'industrie belge, gravement touchée par la crise économique, ne dispose pas des moyens financiers pour faire face à ce renouveau.

La fin de la création



La période de 1930 à 1940 voit progressivement le remplacement d'une industrie purement nationale par une activité de montage de modèles étrangers. Tout esprit de recherche et d'invention disparaît, seule une activité de pure production est maintenue.


IMPERIA. Incapable de renouveler ses modèles, Imperia se procure la licence d'une voiture très moderne : l'Adler, excellente voiture allemande à traction avant. Ce qui permet au nom d'Imperia de figurer sur de jolies voitures jusqu'en 1940.

F.N. abandonne la construction de voitures en 1935, mais continue cependant avec succès la production de ses excellentes motos et véhicules utilitaires. Dans le domaine des utilitaires, la Belgique bénéficie d'un sursis et fabrique pendant quelques années, même jusqu'après la seconde guerre mondiale, d'excellents camions et autobus, tels que Brossel, Miesse, F.N. et les jeeps Minerva.

La mémoire de l'automobile belge
Après la seconde guerre mondiale, les quelques fabricants belges n'ont pas résisté à la concurrence étrangère. Et des grandes heures de la création automobile en Belgique, il ne nous reste que les souvenirs.

Quelques rares collectionneurs passionnés ont la chance de rouler, aujourd'hui encore, dans un ancêtre qui a vu le jour dans notre petit pays. Et pour tous les autres, des quatre coins du monde, la collection d'Autoworld fait la part belle aux superbes modèles qui ont fait la gloire de notre industrie




FN 6900 30/40HP à chaînes, en Afrique (peu avant la première guerre mondiale) :






GERMAIN type 18HP 1912-1913 :






NAGANT 16cv, utilisée en Australie en 1910 :





PIPE 18/28HP, pilotée par Deplus au critérium de SPA en 1909 :


________

Pour plus de détails:

http://www.forum-auto.com/automobiles-mythiques-exception/section5/sujet382584.htm

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Re: La Belgique martyrisée

Message par Bruno le Ven 24 Juil - 16:20



Ces petits bouts de la grande guerre.

Extrait du documentaire réalisé par yves et damien ghesquière avec le soutient de la ville de comines et de la maison du patrimoine .ce film retrace la vie à comines pendant la guerre 14-18 à partir de documents photographiques d'époque et d'interviews de 27 personnes agées au moment du tournage de 92 à 99 ans.c'est donc un regard d'enfant porté sur la vie
au quotidien pendant l'occupation

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Re: La Belgique martyrisée

Message par Bruno le Dim 4 Oct - 11:06

[dailymotion][/dailymotion]

YPRES L ENFER DU GAZ 1/3

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Re: La Belgique martyrisée

Message par Bruno le Dim 4 Oct - 11:29

[dailymotion][/dailymotion]

YPRES L ENFER DU GAZ 2/3

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Re: La Belgique martyrisée

Message par Bruno le Dim 4 Oct - 11:38

[dailymotion][/dailymotion]

YPRES L ENFER DU GAZ 3/3

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Re: La Belgique martyrisée

Message par Bruno le Dim 4 Oct - 13:13

"La science en temps de paix appartient à l'humanité toute entière, en temps de guerre elle appartient à la Nation" ( Fritz Haber, créateur de l'arme chimique et prix Nobel 1920 )

L'analogie avec ce qui se passe avec la question nucléaire de nos jours est plus inquiétante que pertinente.

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Re: La Belgique martyrisée

Message par Bruno le Mer 7 Avr - 17:08

La Wallonie et la Première Guerre mondiale, perspectives historiques récentes (I Paul Delforge)

[...]

Pour atteindre cet objectif, sa stratégie personnelle ( celle du général Moritz von Bissing, gouverneur général de la Belgique - NDR ) reposait sur cinq principes : une politique de force et d’expropriation appliquée aux Wallons ; favoriser le mouvement flamand pour diviser la Belgique en deux sans toutefois autoriser la constitution d’un Etat flamand indépendant ; se rapprocher du clergé ; introduire diverses réformes sociales et se débarrasser du Roi. 5

La « Flamenpolitik » menée par l’occupant à partir de 1915 a donc pour unique objectif de favoriser les buts de guerre allemands par le biais de diverses réformes : flamandisation des communes bruxelloises, de l’université de Gand, de la Justice et de l’Enseignement, transfert unilatéral à la Flandre des communes « bilingues » situées le long de la frontière linguistique, scission des ministères en section flamande et wallonne, etc. La séparation administrative décidée en mars 1917 ne s’adresse qu’aux Flamands et ne se soucient nullement des Wallons et de leurs éventuelles préoccupations. Mais « après avoir considéré le territoire wallon comme quantité négligeable (…) l’occupant lui accorde une attention soutenue dès l’été 1917.» 6 L’Allemagne verrait bien la mise en place d’une confédération de deux Etats, unis par une couronne commune. « En créant les conditions de la séparation administrative, l’occupant allemand n’a rien inventé ; il a joué sur des aspirations politiques inscrites dans la société belge avant l’éclatement du conflit mondial. » 7.




(Structure administrative wallonne sous l'occupation allemande )

[...]

http://www.larevuetoudi.org/fr/story/la-wallonie-et-la-premi%C3%A8re-guerre-mondiale-perspectives-historiques-r%C3%A9centes-i-paul-delforge

______

Le schéma démontre clairement que les allemands excerçaient un contrôle hierarchique ET politique direct sur l'administraton wallonne, jusqu'au niveau communal.

Vous aurez noté comment la "Flamenpolitik" de 1914 est en tous points supperposable à la politique flamande radicale d'ajd.

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Re: La Belgique martyrisée

Message par Bruno le Jeu 8 Avr - 18:08

Flamenpolitik

[...]

Pour un aperçu de la Flamenpolitik allemande de la Première Guerre mondiale, nous avons l'occasion d'en voir un bon résumé de la main du gouverneur général Von Bissing dans une lettre envoyée à l'empereur Guillaume II le 6 avril 1917 :

«Conformément aux indications de Votre Majesté, j'applique toute mon énergie à développer le plus rapidement possible la politique flamande [Flamenpolitik] ordonnée par Votre Majesté. Après m’être entendu sur les mesures à prendre, le 17 du mois passé, avec le représentant du chancelier, le secrétaire d’état à l’Intérieur, j'ai institué une commission qui doit préparer la division de l'ancien royaume de Belgique en partie flamande et partie wallonne. Comme premier pas, j'ai, d'après l'avis de cette commission, divisé, par ordonnance du 21 écoulé, le territoire du gouvernement général en deux régions administratives, une flamande et une wallonne. En prenant pour base la limite linguistique, ces deux territoires sont bornés par les frontières des provinces et il n'y a que le Brabant qui sera divisé en deux.

À mesure que l'avancement des travaux le permettra, les ministères wallons seront transférés à Namur, tandis que les [ministères] flamands resteront à Bruxelles. Suivant nos prévisions, on commencera par le déplacement du ministère wallon de l’Industrie et du Travail à Namur. Dès maintenant, on prend des mesures pour trouver des locaux à Namur. La séparation des ministères sera suivie d’autres mesures de séparation. Il convient de signaler particulièrement l’organisation judiciaire.

Aux mesures de séparation des autorités belges se joindra la nomination de deux chefs d'administration allemands, pour la Flandre et la Wallonie, et cette désignation va même se faire, dès maintenant. Les espérances fondées sur la création d'une Flandre délivrée de l'influence des Wallons seront, espérons-le, réalisées et serviront alors certainement les intérêts allemands.
Je me permets cependant, d’ajouter qu'il ne serait pas bon d'abandonner à son sort la Flandre délivrée de là domination de la Wallonie, ou encore de la considérer comme un objet de marchandage dans les pourparlers de paix qui sont imminents.

Si l'Empire allemand n’y prend garde, le sort de la Wallonie sera celui d'un ennemi de l'Allemagne, entièrement francisé. Une Wallonie rendue à l'influence française deviendrait automatiquement un instrument de domination anglaise et servirait de prétexte aux visées anglaises sur les côtes de la Flandre.

L'extension de la puissance allemande et de l'influence allemande en Wallonie ne me paraissent pas moins importante qu'en Flandre. Économiquement, la Wallonie vaut même plus pour l'Allemagne que la Flandre, à cause de son industrie, en particulier à cause de ses charbonnages que j'ai maintenus en pleine activité. Assurément, la valeur économique des Flandres grandira considérablement lorsque les trésors en charbon de la Campine seront exploités.

Il faut montrer, en outre, qu'il y a entre Flamands et Wallons beaucoup de relations économiques qui doivent continuer après la séparation, si l'on ne veut pas que tous deux, ou au moins l'un des deux, ne subissent des dommages. La population wallonne est plus facile à manier et à diriger que la flamande. Les Flamands sont naturellement plus lourds et plus enclins à la résistance. Les Wallons sont plus légers et, s’ils gagnent beaucoup, s’ils ont quelques avantages sociaux, s'ils peuvent jouir de la vie, ils sont faciles à gouverner ( NDR ). En conséquence, je considère comme un devoir envers Votre Majesté et envers la patrie de faire remarquer qu’il faut avoir soin de conserver une Wallonie bien organisée à côté d'une Flandre bien organisée.»

http://fr.wikipedia.org/wiki/Flamenpolitik

[...]

_______

Les Allemands de l'époque avaient + d'égards envers les Wallons que certains Flamingants d'ajd

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Re: La Belgique martyrisée

Message par Bruno le Lun 19 Avr - 20:50

ANTOON VRINTS

L'ÉCUEIL DU NATIONALISME

La Première Guerre mondiale et la disparition de la colonie allemande à Anvers

Linfluence des émigrés allemands à Anvers s’était à ce point accrue à la fin du XIXe siècle qu’on pouvait à juste titre parler alors de colonie allemande. Le groupe frappait par sa position socio-économique et par sa puissance. Il était fortement structuré et avait, par l’engagement des négociants allemands aisés, un grand impact sur la vie sociale et culturelle à Anvers. La conservation d’une identité allemande propre était sans trop de problèmes combinée à une citoyenneté participative au sein de la communauté locale.

Suite au déclenchement de la Première Guerre mondiale, les Allemands d’Anvers se retrouvèrent entre le marteau et l’enclume. La guerre les mit devant un choix douloureux. En effet, en temps de guerre, on exige une identification nationale univoque. Cela provoqua dans la communauté une cassure entre les pro-Belges et les pro-Allemands. Un certain nombre de familles qui étaient installées depuis longtemps en Belgique et étaient étroitement liées à l’establishment belge, rompirent les derniers liens avec le pays d’origine par un choix résolu pour la Belgique. D’autres optèrent pour la collaboration avec l’occupant qui s’efforçait d’assurer l’avenir du Deutschtum en Belgique.

La prise de position en faveur de l’Allemagne d’un certain nombre d’immigrés et de Belges d’origine allemande suscita un important mécontentement. Déjà pendant la guerre, il était devenu évident pour les autorités belges qu’il fallait intervenir. Après l’Armistice, une opération d’épuration fut mise sur pied, qui s’exprima concrètement par le durcissement de la législation sur la nationalité, par l’expulsion des étrangers ennemis” et par la mise sous séquestre des biens allemands. L existence de communautés d’immigrés d’origine “ennemie” ne fut plus tolérée après la guerre.

Seul le groupe limité qui s’était exprimé clairement pendant la guerre pour la Belgique, put continuer à faire partie de la communauté nationale. Vu la place de premier plan occupée par la communauté allemande à Anvers, c’est là que l’impact de l’épuration y aura été incontestablement le plus grand.

[...]

http://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:m9Z-Z9_7GjgJ:www.cegesoma.be/docs/media/chtp_beg/chtp_10/013_resumes_chtp10.pdf+%C3%A9migr%C3%A9s+allemands+aux+%C3%A9tats+unis+premi%C3%A8re+guerre+mondiale&hl=fr&gl=be&pid=bl&srcid=ADGEESg3p7lFfSAqw--ym3l1NexUScjAil1Bt_AyCnWPZfRciQO7FrqjZdvPU745xwFcd30ZODLj4KvjjgeIEb_mTA7CG0HiGD5DBfzLifajHlpA2w052xQn-yemvX_-FLrnB-tdOJFX&sig=AHIEtbRcPLxdbpdGp4pnDeEpCC9plNSwCA

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Re: La Belgique martyrisée

Message par Bruno le Jeu 10 Fév - 17:26

Déséquilibre linguistiques au sein de l’armée.


[...]

Par ailleurs, Damien Thiéry et Denis Ducarme ont été agréablement
surpris par la qualité des auditions de ce mercredi 9 février et
souhaitent que tous les exposés des différents responsables auditionnés
s’inscrivent dans le même souci de rigueur et de transparence et
puissent se concentrer sur des données actuelles.

En ce sens, Damien Thiéry entend donner un éclairage objectif sur la
réalité historique du début du 19e siècle et plus particulièrement
sur le mythe du soldat flamand qui pendant la Première Guerre mondiale
mourrait au combat car il ne comprenait pas les ordres de son officier
francophone.

Sur base des travaux réalisés par Stephane Rillaerts, licencié en
sciences politiques et docteur en sciences de gestion, il faut relever
que d’une part la faible scolarisation du simple soldat entrainait de
manière générale des problèmes de compréhension au niveau des ordres
transmis par les supérieurs.


D’autre part, aucun chiffre n’atteste d’une surreprésentation des
flamands parmi les victimes de la première guerre mondiale. Par
ailleurs, la plupart des sous-officiers de terrain étaient
néerlandophones ou bilingues sur l’Yser. Dès lors, c’était eux qui
transmettaient directement les ordres à leurs subalternes.
[...]
http://www.damienthiery.be/index.php/FDF/desequilibre-linguistiques-au-sein-de-larmee.html

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Re: La Belgique martyrisée

Message par Bruno le Mar 22 Fév - 1:52

Le camp de Soltau et la Belgique

[...]

Rapidement en Belgique occupée, les Allemands exigent qu'un certain nombre de Belges travaillent pour eux de manière "volontaire".

Réfractaires au travail obligatoire pour les Allemands (et notamment à l'engagement pour travailler dans les chemin de fer sur les convois allemands) de nombreux Belges refusent de signer un engagement volontaire.

[...]

http://fr.wikipedia.org/wiki/Camps_de_concentration_allemands_14-18

-----

'Prisonnier au Camp de Soltau'

Recueillis par le Baron C. Buffin

Récits de Combattants

[...]

La discipline est rigoureuse, la nourriture saine et peu abondante, le travail obligatoire. Assis sur des bancs, nous passons les journées à tresser des sacs de paille de nos doigts engourdis par le froid, car jamais les appareils de chauffage central r.e sont utilisés. Mes mains ankylosées, percluses de rhumatisme, refusent bientôt tout travail et je reste de longues heures oisif, immobile, le regard fixe, songeant à ma femme, à mes enfants, à mon pays que je ne reverrai sans doute jamais.

Le 10 janvier, on sépara les Flamands des Wallons, et le 25 du même mois, ô bonheur! on nous annonça que les Flamands seraient rapatriés. On se figure notre joie, nos cris, nos danses! Et tout à coup, nous nous tûmes, honteux. Autour de nous, nos malheureux compagnons Wallons pleuraient à chaudes larmes. Nous nous efforçâmes de les encourager, de leur assurer une délivrance prochaine, et, en leur présence, nous dissimulâmes autant que possible notre joie. Quelles que fussent les différences sociales et les divergences d'opinions, les souffrances que nous avions supportées ensemble avaient créé entre nous une amitié solide et ce ne fut pas sans un affreux serrement de cœur que nous nous séparâmes de nos camarades.

Nous partîmes le 28, à 10 heures du matin, au nombre de 2800, arrivâmes à Schaerbeek le 29 à 9 heures du soir, et fûmes mis en liberté le samedi 30 janvier, à 11 heures du matin.

[...]

http://www.greatwardifferent.com/Great_War/Belgique_Recits/Recits_19.htm

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