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Benoit XVI: ses positions
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Re: Benoit XVI: ses positions
oui la spiritualité est une nébuleuse, mais n'est elle pas la chose la plus importante ?
être medecin, technicien, ingénieur, ... c'est bien, ça s'apprend
mais être philosophe, sage, libre penseur, c'est une longue quête, aux sources infinies
personnellement je ne me lasse pas de lire confucius ou des extraits de la bible, ils m'apportent énormément, éclaire ma vie et mes choix
ya pire comme guides je pense
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"Il n'y a pas pire ennemi, qu'un ami trahi" - maxi 2012

maxi- Francophonomaniaque

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Date d'inscription: 11/09/2005
Re: Benoit XVI: ses positions
Benoît XVI est arrivé au Bénin, « ce pays en paix »
Dans son avion vers le Bénin, puis à son arrivée à Cotonou, Benoît XVI a dessiné vendredi les grandes lignes d’une feuille de route possible pour l’Afrique de demain.
Ce n’est pas un hasard si, dès la première journée de son périple béninois, Benoît XVI a décidé de s’appuyer sur les vertus traditionnelles de l’Afrique. Dans l’avion, s’adressant aux journalistes, il a mis d’emblée en évidence « l’âme africaine » , « sa fraîcheur, sa jeunesse, son enthousiasme, son espérance » , mais surtout son « sens religieux » .
Le pape théologien discerne en Afrique une « perception de la réalité métaphysique de la vie dans sa totalité, avec Dieu, sans se résoudre au positivisme qui restreint notre vie, la rend aride et atteint l’espérance. » Au total, pour Benoît XVI, « on trouve dans l’âme africaine un humanisme frais, une réserve sur laquelle nous pouvons compter pour le futur. »
Et, à son arrivée à l’aéroport « Cardinal Bernardin Gantin », qui porte le nom de son vieil « ami et exemple » , Benoît XVI, là encore, s’est adressé aux chefs traditionnels, saluant « leur contribution importante pour construire le futur de ce pays. » . Il les a « encouragés à contribuer par leur sagesse et leur intelligence des coutumes, au délicat passage qui s’opère actuellement entre la tradition et la modernité ».
Pour une modernité prudente
Cette dernière est alors pointée du doigt par le pape autant comme une chance que comme un danger pour l’Afrique : « Elle ne peut se construire sur l’oubli du passé. Elle doit être accompagnée avec prudence pour le bien de tous en évitant les écueils qui existent sur le continent africain et ailleurs, par exemple la soumission inconditionnelle aux lois du marché ou de la finance, le nationalisme ou le tribalisme exacerbé et stérile qui peuvent devenir meurtriers, la politisation extrême des tensions interreligieuses au détriment du bien commun, ou enfin l’effritement des valeurs humaines, culturelles, éthiques et religieuses. »
Et c’est précisément à ce point nodal que Benoît XVI situe l’enjeu de son voyage, orienté non seulement vers le Bénin, mais aussi vers toute l’Afrique, celle-ci devant être éclairée à la lumière de l’Évangile. Avec à la clé, la justice, la paix et la réconciliation, objectifs fixés par le synode d’octobre 2009, dont le pape remettra demain les conclusions aux Églises d’Afrique.
Conjuguer les vertus proprement africaines aux vertus évangéliques, c’est possible seulement par un « renouvellement de la fraternité universelle, qui exige un renoncement pour aller au-delà de l’égoïsme. » À nouveau, le théologien apparaît : « Il nous faut prendre l’homme comme il est depuis le péché originel. Il préfère être et avoir plutôt que se donner. Seul l’amour et la connaissance de Dieu qui aime et se donne permet de donner jusqu’à sa propre vie. »
Le Bénin, pays idéal pour annoncer son message
Cette conjugaison entre le fond ancestral africain et la nouveauté évangélique rythmera les cinquante heures de la visite du pape, qui est apparu en bonne forme aux journalistes. Selon son entourage, les discours ont été conçus brefs, pour le ménager.
Le Bénin est, pour le pape, le juste pays, apte à recevoir les conclusions du synode pour l’Afrique. Outre qu’il est la patrie du cardinal Gantin, « ce pays est en paix, intérieure, comme extérieure. Les institutions démocratiques fonctionnent, dans un esprit de liberté et de responsabilité. La justice et le travail pour le bien commun sont possibles et garantis par ce fonctionnement démocratique et ce sens de la liberté et de la responsabilité. »
Par ailleurs, Benoît XVI a loué la « convivialité » des religions, y compris traditionnelles, au Bénin, orientées vers le bien commun. Il faut noter, au-delà de cette « convivialité » , l’inquiétude exprimée par le pape, dans l’avion, à propos des groupes pentecôtistes, « peu institutionnalisées, au message simple et apparemment compréhensible ». Il en tire les conséquences « pour donner une nouvelle vitalité à la foi chrétienne » : « Professer une foi simple, profonde, compréhensible, présentée comme un message vraiment universel, avec Dieu au centre, un Dieu connu et aimé dans une relation concrète et simple, qui provoque à vivre la fraternité. »
Un discours prophétique attendu samedi
Allant plus loin, et évoquant l’Église de demain, le pape a souhaité que « l’institution ne soit pas trop pesante, reconnaisse l’initiative de la communauté et de la personne. » Enfin, il souhaite des liturgies « participatives mais pas sentimentales » pour « laisser exister la présence du mystère. »
Il n’y eut pas vraiment de bain de foule aujourd’hui pour Benoît XVI. Pas non plus, comme au Cameroun en 2009, de questions sur le sida. L’hommage, à la cathédrale Notre-Dame de Miséricorde, aux archevêques de Cotonou, Mgr Christophe Adimou (1971-1990) et Mgr Isidore de Sousa (1990-1999), ce dernier ayant été la clé de voûte de la nouvelle démocratie béninoise, s’est voulu sobre.
Pour le samedi 19 novembre est attendu un discours important, voire prophétique, disent certains, devant l’ensemble de la société civile béninoise. Benoît XVI devrait, plus largement, s’adresser, à tous les dirigeants africains.
Puis sera levé le voile sur l’exhortation apostolique faisant suite au synode pour l’Afrique de 2009. Nul doute que le pape théologien reviendra sur l’un des points importants de son intervention dans l’avion : « Il faut que l’inculturation concoure à l’universalité, afin de reconnaître l’héritage commun de notre humanité. Ainsi peut croître la fraternité universelle. La catholicité est une grande chose. Partout dans le monde, nous sommes des frères. Nous sommes une famille qui se connaît et collabore dans un esprit de fraternité. » À partir de cet idéal, Benoît XVI plongera demain dans la réalité des Églises d’Afrique.
La Croix - FRÉDÉRIC MOUNIER (à Cotonou, Bénin)
Dans son avion vers le Bénin, puis à son arrivée à Cotonou, Benoît XVI a dessiné vendredi les grandes lignes d’une feuille de route possible pour l’Afrique de demain.
Ce n’est pas un hasard si, dès la première journée de son périple béninois, Benoît XVI a décidé de s’appuyer sur les vertus traditionnelles de l’Afrique. Dans l’avion, s’adressant aux journalistes, il a mis d’emblée en évidence « l’âme africaine » , « sa fraîcheur, sa jeunesse, son enthousiasme, son espérance » , mais surtout son « sens religieux » .
Le pape théologien discerne en Afrique une « perception de la réalité métaphysique de la vie dans sa totalité, avec Dieu, sans se résoudre au positivisme qui restreint notre vie, la rend aride et atteint l’espérance. » Au total, pour Benoît XVI, « on trouve dans l’âme africaine un humanisme frais, une réserve sur laquelle nous pouvons compter pour le futur. »
Et, à son arrivée à l’aéroport « Cardinal Bernardin Gantin », qui porte le nom de son vieil « ami et exemple » , Benoît XVI, là encore, s’est adressé aux chefs traditionnels, saluant « leur contribution importante pour construire le futur de ce pays. » . Il les a « encouragés à contribuer par leur sagesse et leur intelligence des coutumes, au délicat passage qui s’opère actuellement entre la tradition et la modernité ».
Pour une modernité prudente
Cette dernière est alors pointée du doigt par le pape autant comme une chance que comme un danger pour l’Afrique : « Elle ne peut se construire sur l’oubli du passé. Elle doit être accompagnée avec prudence pour le bien de tous en évitant les écueils qui existent sur le continent africain et ailleurs, par exemple la soumission inconditionnelle aux lois du marché ou de la finance, le nationalisme ou le tribalisme exacerbé et stérile qui peuvent devenir meurtriers, la politisation extrême des tensions interreligieuses au détriment du bien commun, ou enfin l’effritement des valeurs humaines, culturelles, éthiques et religieuses. »
Et c’est précisément à ce point nodal que Benoît XVI situe l’enjeu de son voyage, orienté non seulement vers le Bénin, mais aussi vers toute l’Afrique, celle-ci devant être éclairée à la lumière de l’Évangile. Avec à la clé, la justice, la paix et la réconciliation, objectifs fixés par le synode d’octobre 2009, dont le pape remettra demain les conclusions aux Églises d’Afrique.
Conjuguer les vertus proprement africaines aux vertus évangéliques, c’est possible seulement par un « renouvellement de la fraternité universelle, qui exige un renoncement pour aller au-delà de l’égoïsme. » À nouveau, le théologien apparaît : « Il nous faut prendre l’homme comme il est depuis le péché originel. Il préfère être et avoir plutôt que se donner. Seul l’amour et la connaissance de Dieu qui aime et se donne permet de donner jusqu’à sa propre vie. »
Le Bénin, pays idéal pour annoncer son message
Cette conjugaison entre le fond ancestral africain et la nouveauté évangélique rythmera les cinquante heures de la visite du pape, qui est apparu en bonne forme aux journalistes. Selon son entourage, les discours ont été conçus brefs, pour le ménager.
Le Bénin est, pour le pape, le juste pays, apte à recevoir les conclusions du synode pour l’Afrique. Outre qu’il est la patrie du cardinal Gantin, « ce pays est en paix, intérieure, comme extérieure. Les institutions démocratiques fonctionnent, dans un esprit de liberté et de responsabilité. La justice et le travail pour le bien commun sont possibles et garantis par ce fonctionnement démocratique et ce sens de la liberté et de la responsabilité. »
Par ailleurs, Benoît XVI a loué la « convivialité » des religions, y compris traditionnelles, au Bénin, orientées vers le bien commun. Il faut noter, au-delà de cette « convivialité » , l’inquiétude exprimée par le pape, dans l’avion, à propos des groupes pentecôtistes, « peu institutionnalisées, au message simple et apparemment compréhensible ». Il en tire les conséquences « pour donner une nouvelle vitalité à la foi chrétienne » : « Professer une foi simple, profonde, compréhensible, présentée comme un message vraiment universel, avec Dieu au centre, un Dieu connu et aimé dans une relation concrète et simple, qui provoque à vivre la fraternité. »
Un discours prophétique attendu samedi
Allant plus loin, et évoquant l’Église de demain, le pape a souhaité que « l’institution ne soit pas trop pesante, reconnaisse l’initiative de la communauté et de la personne. » Enfin, il souhaite des liturgies « participatives mais pas sentimentales » pour « laisser exister la présence du mystère. »
Il n’y eut pas vraiment de bain de foule aujourd’hui pour Benoît XVI. Pas non plus, comme au Cameroun en 2009, de questions sur le sida. L’hommage, à la cathédrale Notre-Dame de Miséricorde, aux archevêques de Cotonou, Mgr Christophe Adimou (1971-1990) et Mgr Isidore de Sousa (1990-1999), ce dernier ayant été la clé de voûte de la nouvelle démocratie béninoise, s’est voulu sobre.
Pour le samedi 19 novembre est attendu un discours important, voire prophétique, disent certains, devant l’ensemble de la société civile béninoise. Benoît XVI devrait, plus largement, s’adresser, à tous les dirigeants africains.
Puis sera levé le voile sur l’exhortation apostolique faisant suite au synode pour l’Afrique de 2009. Nul doute que le pape théologien reviendra sur l’un des points importants de son intervention dans l’avion : « Il faut que l’inculturation concoure à l’universalité, afin de reconnaître l’héritage commun de notre humanité. Ainsi peut croître la fraternité universelle. La catholicité est une grande chose. Partout dans le monde, nous sommes des frères. Nous sommes une famille qui se connaît et collabore dans un esprit de fraternité. » À partir de cet idéal, Benoît XVI plongera demain dans la réalité des Églises d’Afrique.
La Croix - FRÉDÉRIC MOUNIER (à Cotonou, Bénin)
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