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Sans les abeilles, nous crèverons

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Sans les abeilles, nous crèverons

Message par maxi le Ven 19 Sep - 19:37

Si les abeilles disparaissent, fruits et les légumes seront plus chers

PARIS (AFP) — L'activité des insectes pollinisateurs, menacée par la diminution du nombre d'abeilles, représentait 153 milliards d'euros en 2005, et leur disparition entraînerait une hausse du prix des fruits et légumes, met en garde vendredi l'Institut français de recherche agronomique (Inra).

Cette somme représente 9,5% de la valeur totale de la production agricole mondiale.

Mesurée en poids, 35% de la production mondiale dépend des pollinisateurs, principalement les fruits, les légumes et les oléagineux, et dans une moindre mesure, le café, le cacao, les fruits à coque et les épices.

En revanche, les céréales, qui représentent 60% de la production agricole mondiale, n'en dépendent pas. Une incertitude sur la dépendance à la pollinisation subsiste pour 5% des cultures.
"Dans ce contexte, le déclin des insectes pollinisateurs est une préoccupation majeure", car "les équilibres alimentaires mondiaux seraient profondément modifiés en cas de disparition totale des pollinisateurs", affirme l'INRA dans un communiqué.

"La production de trois catégories de cultures, à savoir les fruits, les légumes et les stimulants (café, cacao) - serait alors réduite nettement en dessous de l'actuel niveau de consommation à l'échelle mondiale - et encore plus pour certaines régions comme l'Europe", selon trois chercheurs français et un allemand qui ont publié leur travail dans la revue Ecological Economics.

Dans cette hypothèse, "le consommateur serait pénalisé parce qu'il consommerait moins et à des prix plus élevés", ajoutent Bernard Vaissière, Jean-Michel Salles, Nicola Gallai et Josef Settele.
Ils ont calculé que la perte pour les consommateurs serait comprise entre 190 milliards d'euros et 310 milliards d'euros, en fonction de la réactivité des prix à la baisse de la production.

Les causes du déclin de la population d'abeilles ces dernières années, en Europe et aux Etats-Unis notamment, sont encore mal élucidées mais s'expliquent vraisemblablement par l'utilisation massive de pesticides dans l'agriculture, l'extension des monocultures et l'apparition de maladies pathogènes parasitaires



Vive les pesticides, en plus de nous empoisonner, ils causeront à terme la disparition des abeilles, donc des fruits !!! c'est pas beau le monde de Monsanto ?

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Dernière édition par maxi le Dim 26 Avr - 14:26, édité 1 fois

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Re: Sans les abeilles, nous crèverons

Message par Sculler le Sam 20 Sep - 11:20

Sincèrement, je suis aussi assez stupéfait de constater que même à la campagne on ne voit pratiquement plus d'abeilles ni de guêpes.

Les moustiques, ça va encore (hélas).

J'ai dans mon jardin un grand nombre de plantes "mellifères" qui attirent les abeilles tous les ans. Et cet été ... Très très peu, alors que c'était jusqu'à présent des bourdonnements permanents !

Pareil pour les hirondelles. Il y a quelques années, on voyait encore quelques nids sous les corniches des maisons, même dans les petites villes. Evidemment plus rien à voir avec ce qu'on voyait dans les années 60, où elles était sans doute 10 fois plus nombreuses ! Mais voilà, cet été, il n'y en avait même pas tous les soirs qui trillaient dans le ciel. Et je trouve que c'est triste, un été sans hirondelles.

Sculler, qui s'en souvient, du bon vieux temps.


Dernière édition par Sculler le Mer 24 Sep - 11:21, édité 1 fois

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Re: Sans les abeilles, nous crèverons

Message par Tofraziel le Sam 20 Sep - 11:22

Oui, avant à chaque fois que j'allais en vacances à la campagne on était envahis d'abeilles (que j'adore) et de guêpes...Même à Paris il y en avait ! Mais c'est de plus en plus rare et effectivement de plus en plus inquiétant.

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Re: Sans les abeilles, nous crèverons

Message par maxi le Sam 20 Sep - 11:22

idem pour les papillons, bienvenue dans le désert

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Re: Sans les abeilles, nous crèverons

Message par Normand Choinière le Sam 20 Sep - 17:13

Jusqu'au 17ème siècle, il n'y avait. en Amérique du Nord, aucune abeille (Apis mellifera) et la pollinisation se faisaitt sans elles. Apis mellifera est un insecte d'origine moyen-orientale qui s'est étendu naturellement à l'Europe, l'Afrique et l'Asie aux cours des millénaires.

Le déclin de l'abeille est multifactoriel mais s'explique d'abord par la disparition de son écosystème bien qu' elle soit particulièrement résistante. Peux savent qu'il y a, à Paris, une quarantaine de ruchers modestes dans un rayon de 3 kilomètres de la Place de l'Étoile, souvent sur le toit des édifices.

L'utilisation de pesticides dans l'agriculture y est pour quelque chose mais je ne partage pas avec autant d'intensité cette conviction que les Européens pour qui c'est, chez-eux, souvent un dogme qui prend souvent la forme d'une explication globale. Il y a, à la fois, plus et moins que cela pour apprécier la réalité des choses.

Par contre l'extension des monocultures, encore plus concentrées en Europe, y est pour beaucoup, beaucoup plus. C'est évidemment pire si les causes pesticides et monocultures se conjuguent. Il y a aussi une autre grande cause, la transhumance dont personne ne veut trop parler. La transhumance existe justement pour satisfaire aux besoins de pollinistaion de l'industrie agricole (alors qu'il y a d'autres solutions que l'abeille). Elle détruit, affaiblit l'abeille et contribue à répandre les maladies au maximum tant en rspidité qu'en intensité.

À titre de référence et d'indicateur de la détérioration de la situation de l'habitat en Europe, disons que, malgré le climat favorable, les apiculteurs, en France, produisent une trentaine de kilos par ruche alors que le Canada en produit une centaine...

L'apparition de maladies virales et parasitaires dont le varroas ont porté un coup quasi fatal à l'abeille Européenne (Apis mellifera ligustica, l'Italienne) qui aussi peuple très largement le reste du monde.

Associé à de multiples virus inconnus et opportunistes, le varroas (Varroas destructor) n'est pas encore vaincu mais devrait être relativement contrôlé par des hybrides issues de la sélection et des abeilles issues des lignées d'abeilles Primorsky (Russes), particulièrement résistantes. Il ne faut pas non plus oublier qu'il se fasse aussi une sélection naturelle de l'abeille parmi les cheptels existants d'une année à l'autre...

Au delà de ces causes, la mondialisation de l'économie fait en sorte que l'apiculture ne peut (hormis des types d'apicultures très particulières) être économiquement rentable dans des pays dits développés. Les Chinois et autres Asiatiques et bientôt l'Afrique produisent et produiront du miel (dégeu...) à moins de 1USD$ la livre
alors que du miel de qualité bio en coûte environ 12 USD$ le kilo. L'apiculteur comme l'abeille sont des espèces envoie de disparition.

Le miel que je produis comme apiculteur amateur me coûte plus que 12 $ le kilo. Je le vend à perte pour le plaisir de l'apiculture amateure...

Alors ce n'est pas demain que l'apiculture redeviendra prospère dans nos pays. Vous verrez de moins en moins d'abeilles. Et ce ne sera pas nécessairement un drame sous l'angle de la pollinistation car il existe beaucoup d'insectes pollinisteurs efficaces qui peuvent être élevés à cette seule fin, souvent indigènes, et dont la durée de vie est aussi éphémère.

N'oublions pas que le journaliste, par ses titres alarmistes et vendeurs, est aussi une espèce dangeureuse.

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Re: Sans les abeilles, nous crèverons

Message par Invité le Sam 20 Sep - 18:52

Merci de nous éclairer de ton expertise sans égal, Normand! Smile

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Re: Sans les abeilles, nous crèverons

Message par maxi le Sam 20 Sep - 20:35

merci normand pour ces explications rassurantes, mais ne loupons pas une occasion de "manipuler" le bon peuple contre les empoisonneurs qui eux ne se privent pas de nous mentir sans aucune vergogne

quant aux miels, étant d'une région riche en miels, je peux confirmer qu'il n'y en a pas 2 les mêmes, c'est comme le vin, et c'est tout un monde gustatif merveilleux à redécouvrir

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Re: Sans les abeilles, nous crèverons

Message par Normand Choinière le Sam 20 Sep - 21:51

maxi a écrit:merci normand pour ces explications rassurantes


Rassurantes pour l'avenir de la pollinisation mais inquiétantes pour l'abeille. Pour ce qui est des pesticides de synthèse, il faut évidemment les combattre tout en leur réservant un usage très marginal dans des circonstances disons... ultimes. Il y a d'ailleurs de nombreuses autres options. Ceux dont je suis qui pratiquent une apiculture biologique doivent y mettre plus de temps mais ont aussi de meilleurs résultats.


quant aux miels, étant d'une région riche en miels, je peux confirmer qu'il n'y en a pas 2 les mêmes, c'est comme le vin, et c'est tout un monde gustatif merveilleux à redécouvrir


C'est là une des voies è suivre... comme pour le vin. Il faut des miels d'appellation contrôlée comme des miels selon la source végétale (pommiers, acacias, sarrazin, trèfle, bluets etc...) ou le lieux (miel de forêts, de milieux l'acustres, de haute montgne etc...). Ces miels sont coûteux à produire, étant aussii, par quasi définition des miels bio. Attendez-vous è payer plus de 10 Euros et plus le kilo, voire même 50 Euros dans certains cas. Mais vous découvrerez toute autre chose que ce que vous trouvez présentement au supermarché, miel issu d'un mélange "international" ayant voyagé par de multiples filières et qui comprend souvent du miel chinois bourré d'antibiotiques proscrits, dangereuxe, voire mortels comme le chloramphénicol. Et ne pensez pas que le fait qu'il soit banni par vos autorités sanitaires il n'entre pas. Souvent il entre par la porte arrière déguisé sous une autre nationalité. Et il n'est pas toujours dans un petit pot mais quand vous voyez "sucre ajouté" en quelque part, méfiez-vous.

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Re: Sans les abeilles, nous crèverons

Message par Invité le Sam 20 Sep - 21:54

Ça me fait penser à un gros distributeur de miel au Québec, dont je n'achète jamais les produits.

Justement, ce même distributeur a de gros investissements en Chine.

Exactement le genre de produit dont les composantes viennent d'un peu partout et cache bien des surprises au détour.

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Re: Sans les abeilles, nous crèverons

Message par maxi le Mer 17 Déc - 21:28

L'autorisation de l'insecticide Cruiser
prorogée en France jusqu'en mai 2009

LEMONDE.FR avec AFP | 17.12.08

Le ministère de l'agriculture a annoncé, mercredi 17 décembre, le renouvellement, jusqu'en mai 2009, de l'autorisation d'utilisation de l'insecticide Cruiser, dont le retrait est réclamé par les apiculteurs et les associations de défense de l'environnement. Cette autorisation "a été accordée à des conditions restrictives et sous réserve d'un renforcement du suivi de son utilisation, après un avis favorable de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa)", a fait valoir le ministère.

Le Cruiser est un insecticide utilisé dans la protection du maïs destiné à l'alimentation animale contre un insecte qui s'attaque aux racines, le taupin. Il avait reçu en janvier une autorisation de mise sur le marché du ministère de l'agriculture pour une durée d'un an. Début décembre, des apiculteurs et des associations de défense de l'environnement avaient manifesté dans plusieurs villes, lors d'une journée d'action nationale, pour demander l'interdiction de ce pesticide.

"EXTRÊMEMENT NÉFASTE"

La molécule active du Cruiser, le thiamethoxam, détruit le système nerveux des insectes. Le produit enrobe la semence et agit pendant la croissance de la plante. Or, ce type d'insecticide neurotoxique systémique, dont font aussi partie le Gaucho et le Régent, est soupçonné, par les apiculteurs, d'être à l'origine de l'affaiblissement des colonies d'abeilles constaté dans de nombreuses régions du monde. L'usage du Gaucho et du Régent sur le maïs est suspendu en France depuis 2004.

Le ministère a assuré, mercredi, que les conditions de fabrication et d'utilisation du Cruiser, produit par la firme suisse Syngenta, "sont strictement encadrées". Ainsi, l'usage de ce pesticide sur une même parcelle ne sera possible qu'une année sur trois. Le ministère a en outre étendu le protocole de suivi de l'autorisation du Cruiser à six régions au lieu de trois en 2008. Ce protocole est "innovant en termes d'évaluation des impacts environnementaux d'un produit phytosanitaire", selon le ministère, et son pilotage "sera assuré par un comité placé auprès du cabinet du ministre, associant toutes les associations qui le souhaiteront dans le cadre d'un suivi régulier et transparent".

Soulignant que "l'Afssa a reconnu les risques de ce produit pour les abeilles, et demandé de nombreuses contraintes d'utilisation (faible densité de semis, utilisation une année sur trois...)", l'association France nature environnement juge que "le renouvellement de l'autorisation de mise en vente du Cruiser [est] extrêmement néfaste pour la survie des pollinisateurs."


carton pour du mais animal, putain mais arrêter de bouffer du steack à macdo !!

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Re: Sans les abeilles, nous crèverons

Message par maxi le Dim 26 Avr - 14:25

encore une bonne nouvelle pour les abeilles, le miel se confirme être le meilleur traitement des plaies difficiles à cicatriser, et que dire de son coût !

lire qqs avis sur ce forum:
http://www.sffpc.org/index.php?pg=forum&pags=3&action=fil&id=880

petit à petit, on redécouvre des choses simples et naturelles plus efficaces que "le progrès"

Very Happy

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Un groupe chimique suisse au secours des abeilles et des papillons

Message par hendy le Jeu 16 Juil - 0:18

Selon Associated Press
Un groupe chimique suisse au secours des abeilles et des papillons
Le groupe chimique suisse Syngenta a lancé son opération "Pollinator" destinée à créer de vastes biotopes pour les insectes pollinisateurs en Europe. Ce programme doté d'un million d'euros s'étend à l'Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie, le Portugal, l'Espagne et la Hongrie, a annoncé mercredi Syngenta. Il va durer cinq ans.
Plus de 80% des cultures européennes de fruits et légumes dépendent directement des insectes pollinisateurs. Leur valeur pour l'économie est estimée à 5 milliards d'euros chaque année, tandis que leur valeur annuelle pour les écosystèmes globaux s'élèverait à 150 milliards d'euros, a expliqué le groupe chimique bâlois.

L'opération vise à accroître la présence d'insectes pollinisateurs indigènes, comme les abeilles et les papillons, en leur fournissant un habitat et des sources de nourriture aux abords des champs cultivés. Le groupe fournira des mélanges de semences aux agriculteurs qui désirent développer la flore sauvage. Il entend également les aider à user de manière innovante des pesticides" et prodiguer des conseils pour la gestion des bordures de champs


L' utilisation d' herbicide et de pesticide pour nos gazons devrait être banni puisqu' il se fait au détriment des oiseaux..
Les villes devraient interdire l' utilisation de ce matériel qui ne sert pas à grand chose si ce n' est que pour l' esthétique..

Nos commercants n' ont pas le droit d'en vendre mais les Cies, qui s' occupent de l'entretien des gazons, ont le droit eux de l' employer..
Réveillez-vous citoyen de ce monde si l' on tue les insectes pollinisateurs, on signe notre arrêt de mort dans un très court terme..Dites-vous bien que l' effort concerté doit venir de tout le monde..

hendy
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Re: Sans les abeilles, nous crèverons

Message par maxi le Jeu 16 Juil - 12:33

les semenciers et les chimiquiers (monsanto, Bayer, Agfa, etc...) vendent des kilotonnes de produits pour l'agriculture intensive, c'est elle qui massacre tout

les 2 leaders de la consommation: les 2 1ere agricultures du monde, USA & France (UE)

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Re: Sans les abeilles, nous crèverons

Message par maxi le Dim 11 Oct - 19:35

Insectes pollinisateurs, leur importance économique
http://m.futura-sciences.com/ Source : INRA



L'incidence des insectes pollinisateurs, principalement les abeilles, dans la pollinisation est difficile à mesurer car d'autres agents comme le vent ou l'auto-pollinisation passive contribuent aussi à la pollinisation de la plupart des plantes. Lorsque l'on parvient à quantifier l'action de ces vecteurs, on réalise combien le rôle des abeilles est important. Les chercheurs de l'INRA ont mis récemment au point une méthodologie pour mesurer l'incidence de la pollinisation réalisée par les insectes sur le rendement et la qualité des productions en termes agronomiques et économiques. Cette méthode, standardisée et reconnue par les scientifiques et les producteurs, sera utilisée dans cinq pays en 2005, dans le cadre du projet européen ALARM, pour évaluer l'impact du déclin des pollinisateurs sur les cultures.

Importance économique de la pollinisation par les abeilles

La contribution totale des abeilles au PIB américain a été estimée en 2000 à 15 milliards de dollars, sur la base d'un coefficient de dépendance aux abeilles multiplié par la valeur économique de chaque production. Mais ces coefficients de dépendance restent pour la plupart subjectifs ou très imprécis car ils reposent sur des travaux réalisés sous cage ou sur des échantillons de fleurs et non en conditions de production sur des plantes entières.
Mesure de la contribution des abeilles à la pollinisation

Les chercheurs de l'INRA d'Avignon ont mis au point une méthodologie qui consiste à mesurer, en terme de production, les contributions relative et absolue de l'activité pollinisatrice des insectes en même temps que celles des autres des modes de pollinisation que sont l'auto-pollinisation passive et les flux polliniques atmosphériques. L'évaluation de la contribution de chaque mode de pollinisation à la production d'une plante entière permet ensuite de calculer cette contribution en termes agronomiques (rendement et qualité) et aussi économique.
On part d'abord du constat que la pollinisation naturelle ou libre résulte de l'action combinée des 3 modes de pollinisation que l'on considère en première approximation comme indépendants.

La mesure de la contribution de l'auto-pollinisation passive est obtenue en isolant toutes les fleurs d'une plante au stade de bouton dans des sachets de plastique hydrophile qui affecte peu l'environnement physique de la fleur tout en étant parfaitement étanche au pollen et aux insectes qui visitent les fleurs.

Pour mesurer la contribution du vent, toutes les fleurs d'une plante sont isolées de la visite des insectes dès le stade bouton à l'aide de sachets de tulle en polyamide, qui laisse passer 75 % du flux de pollen dans l'air et qui n'en n'affecte pas la composition.

La contribution des insectes est alors obtenue par la production des plantes en pollinisation libre une fois déduites les contributions du vent et de l'autopollinisation passive.

Cette méthodologie a déjà été testée chez l'oignon porte-graine et elle a montré que la pollinisation par les abeilles contribue pour 70% à la production de semences. Et au delà du simple rendement, la qualité germinative des graines issues des fleurs visitées par les abeilles est supérieure de plus de 10% à celle des graines produites par les fleurs pollinisées uniquement par le vent.




ALARM, un programme européen pour sauvegarder les pollinisateurs.

Le programme intégré européen ALARM (Assessing LArge-scale environmental Risks for biodiversity with tested Methods) a pour objectif sur cinq ans (2004-2008) d'évaluer les risques encourus par la biodiversité terrestre et aquatique et les conséquences potentielles de son déclin à l'échelle de l'Europe, afin de minimiser les impacts négatifs de l'homme. Avec 54 partenaires dans 26 pays (en Europe et Argentine, Chili, Israël, Russie et Suisse) c'est un des plus gros programmes européens jamais conduit sur la biodiversité.

Il n'existe actuellement pas de méthode permettant d'intégrer de manière globale les différentes pressions exercées par l'homme sur l'environnement. ALARM est structuré autour de 4 modules, complétés par un module transversal socio-économique, qui étudient les changements climatiques, les produits chimiques, les espèces invasives, et les pollinisateurs.

Les chercheurs de l'INRA d'Avignon sont partenaires du module Pollinisateurs. Ils sont chargés d'évaluer l'impact agronomique et économique de l'évolution des populations de pollinisateurs sur l'agriculture de l'Union Européenne.
Évaluation de l'abondance et de la diversité des pollinisateurs.

Sur le terrain, ces mesures s'effectuent sur des parcelles de culture homogènes afin de pouvoir mettre en relation l'incidence de l'activité pollinisatrice des insectes avec leur abondance et leur diversité. Ces mesures sont réalisées par trois méthodes : des comptages instantanés, des captures manuelles d'insectes et des piégeages.
Les comptages instantanés sont réalisés sur 150 fleurs en 4 points précis de la parcelle à l'aide de deux compteurs à main : l'un compte les fleurs examinées et l'autre les insectes présents dans les fleurs. Tous les insectes pollinisateurs présents au moment de l'inspection sont comptabilisés et caractérisés le plus précisément possible dans au moins 4 catégories : abeille domestique, bourdon, autres abeilles et mouche syrphe. Ces comptages sont faits matin et après-midi et au moins 4 fois pendant la période de floraison, à intervalles de 3 à 8 jours.

La capture manuelle est réalisée au cours d'un parcours standardisé de 150 m mis en place avant le début de la floraison. Les abeilles et syrphes visitant les fleurs sont capturées au filet après le comptage instantané, pendant 30 minutes par jour d'observation. Les insectes sont stockés, épinglés et étiquetés (avec date, lieu, portion du parcours dans laquelle ils ont été capturés) selon les méthodes entomologiques usuelles.

Enfin six pièges à coupelles colorées sont disposés dans les sites expérimentaux au milieu du parcours standardisé juste au-dessus de la végétation. Ces pièges sont exposés pendant 24 heures et au moins quatre fois pendant la saison. Les insectes capturés sont étiquetés (avec date, localité, position et couleur des pièges) et conservés dans l'éthanol. Après quoi les pollinisateurs sont triés, séchés et préparés comme ceux des parcours standardisés, pour être ensuite identifiées au niveau taxonomique le plus élevé.

Dans le cadre d'ALARM, les mesures seront effectuées selon ce protocole dans 10 parcelles d'étude situées dans différents contextes paysagers allant d'un milieu naturel dominant à un milieu de culture intensive dominant. Cinq partenaires participeront à cette étude en 2005 sur melon (France), fraise (Allemagne), sarrasin (Pologne), colza de printemps (Suède), et féverole (Royaume-Uni). Les résultats seront centralisés et analysés par l'équipe INRA d'Avignon.

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Re: Sans les abeilles, nous crèverons

Message par maxi le Jeu 29 Oct - 21:24

Les apiculteurs reviennent à la charge contre BASF

ENVIRONNEMENT. «Les abeilles rampaient, les ailes en croix, les pattes arrières paralysées. Elles cherchaient à s’éloigner le plus loin possible de la ruche». Ce jour-là du printemps 2002, l'apiculteur Jean-Claude Cauquil a vu mourir 435 de ses ruches, 80% de son cheptel.

«Le procès du Régent doit avoir lieu». La banderole accrochée ce jeudi 29 octobre aux grilles du palais de justice de Toulouse résume la revendication de tous les apiculteurs de Haute-Garonne et des départements environnants qui ont fait le même constat et ont vu l'hécatombe se reproduire d'une année sur l'autre.

Analyses à l'appui, ils accusent le pesticide Régent contenant du Fipronil et commercialisé par les sociétés Bayer puis BASF, d'avoir mortellement contaminé leurs ruches. Une instruction est ouverte en 2003. En 2004, le ministère de l’Agriculture suspend son utilisation par mesure de précautions.

Ce qui n'empêche pas un juge du tribunal de Saint-Gaudens de prononcer un non-lieu le 30 janvier dernier. Les apiculteurs qui contestent ce non-lieu attendent une «relecture du dossier» par la cour d'appel qui rendra son délibéré le 1° avril 2010. Experts et contre experts n'ont pas fini de ferrailler.

L'audience se déroule à huis-clos Les avocats de l'Union nationale de l'apiculture française et de la Confédération paysanne reviennent à la charge. Ceux de BASF sourient à l'issue. BASF fait savoir par téléphone que «les pesticides ne sont pas responsables de la mort des abeilles», que «d’autres causes telles que la maladie des abeilles, les changements climatiques et le frelon asiatique doivent être considérées. Il n'y a plus de Régent mais les abeilles continuent de mourir».

Un directeur de BASF dit attendre de la Cour d’appel qu'elle confirme l’ordonnance de non-lieu. «Ensuite, reprend-il, après avoir communiqué avec les apiculteurs nous travaillerons à la remise sur le marché du Régent.» Les apiculteurs en question lui souhaitent bien du plaisir.

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Re: Sans les abeilles, nous crèverons

Message par Normand Choinière le Jeu 29 Oct - 22:08

Très difficile à déterminer les causes de telles situations. Les Français sont, sur cette question, très accrochés à la bataille anti pesticides du genre Fipronil. Ils en font une quasi fixation. Ils ont peut-être raison sauf que ce n'est pas si limpide et simple.

Ailleurs dans le monde, cela se présente souvent autrement. Personnellement, je crois que c'est là un facteur parmi plusieurs autres mais quand même un facteur significatif. Se fixer sur cette cause est dangereux car cela détourne de plusieurs autres cibles comme la monoculture, la transhumance, les virus opportunistes, les parasites, les bactéries traditionnelles dont on a oublié la présence etc... Ce problème est multifactoriel ce qui est une situation inusitée dans l'apiculture et dans la vie de l'abeille sur terre. Jamais n'a-t-on autant modifié leur environnement de tous bords et côtés.

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Re: Sans les abeilles, nous crèverons

Message par maxi le Ven 30 Oct - 7:22

la France est la 2e agriculture du monde, et très grosse consommatrice de produits chimiques pour un pays plutôt petit, et tout y est pollué, alors notre combat s'explique

l'abeille est appelée la "sentinelle écologique", un peu comme le petit oiseau qui au fond des mines servait à détecter le gaz grisou.

la France n'a pas un problème d'abeilles, mais un problème de pollution chimique, il est CATASTROPHIQUE

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Re: Sans les abeilles, nous crèverons

Message par Normand Choinière le Jeu 27 Mai - 16:57

Criquette a écrit:
LES PESTICIDES SONT A L'ORIGINE DE LA DISPARITION DES ABEILLES AUX ETATS UNIS.

Les agriculteurs américains sont obligés de faire appel à des colonies d'abeilles venus d'autres états du pays, afin de fertiliser leurs champs d'amandiers. La location d'essaims est devenu un business à part entière, et qui rapporte gros.


Je fais de l'apiculture biologique en amateur... sérieux depuis plusieurs années. Je crois qu'il faut remettre les choses en perspective. La population d'abeilles (apis mellifera) du monde a été détruite à au moins 50% jusqu'à maintenant par varroas destructor et cette destruction se poursuit. Associé à varroas destructor, il existe fort probablement une panoplie de virus non identifiés qui agissent de façon opportuniste et tuent une bonne proportion d'abeilles en 'deuxième vague". Varroas destructor est un acarien originaire de l'Orient qui a commencé son oeuvre avec l'arrivée (19ème siècle) de l'abeille domestique dans ces contrées où auparavant elle était absente. C'est à rebours que varroas destructor a suivi le chemin de l'abeille et il est arrivé en Europe et en Amérique aux environs de 1980. Il est maintenant solidement implanté à travers le monde. Voilà la première cause de la disparition de l'abeille domestique. S'associent à cela les maladies traditionnelles de l'abeille.

Depuis environ 5 ans, on a constaté l'existence du "Syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles" ou CCD (Colony Collapse Disorder). Personne n'explique ce phénomène qui se caractérise par une disparition massive et brutale d'abeilles. Une colonie entière peut disparaître complètement en quelques heures et ce sans laisser de traces.

On ne peut exclure un certain rôle des pesticides, mais les pesticides ne peuvent expliquer tout. Ils ne jouent, à n'en pas douter si on prend un portrait d'ensemble, qu'un rôle marginal. Personnellement, j'ai été victime par deux fois du syndrome. J'attend de nouvelles abeilles dans deux semaines car je n'en ai plus encore à cause de ce syndrome. Je vis, personnellement, dans un réserve écologique privée sans pesticides dans un rayon de 3 km soit le rayon de vie d'une abeille. Soit dit en passant, la France accorde une importance extraordinaire aux pesticides (particulièrement le Gaucho) dans l'apparition de ce syndrome et ce point de vue n'est pas aussi fortement retenu par les autres pays qui, pour la plupart, lient le CCD plutôt à des origines virales, biologiques donc. C'est aussi mon point de vue.

Pour ce qui est de la transhumance, ce n'est pas une pratique nouvelle, elle existe depuis toujours. Je la considère à proscrire car elle favorise la dispersion et la contamination des maladies des abeilles en plus de les affaiblir énormément.

Le hic, c'est que l'élevage quasi-industriel des abeilles, n'a plus rien de naturel et on les bourre d'antibiotiques.


L'élevage des abeilles se fait de la même façon depuis la fin du 19ème siècle, depuis qu'on a inventé la ruche moderne. La ruche moderne, qui rspecte les paramètres biologiques de l'abeille se caractérise par l'existence des "cadres" qui "épargnent" beaucoup les ressources de l'abeille laquelle peut réutiliser les alvéoles vidées de leu miel d'année en année alors qu'elle a, sans cadres, à reconstituer les alvéoles chaque année. On sait que la cire demande prés de 10 fois plus de ressources de l'abeille que le miel. Que l'on ait 2 ruches ou 2,000 ne fait pas une très grosse différence. Pour ce qui est des antibiotiques, l'élevage biologique croissant n'en fait jamais usage et même l'élevage industriel traditionnel n'en fait pas plus usage sauf quand des maladies d'origine bactériennes sont en cause.

On ne donne JAMAIS d'antibiotiques sur une base généralisée et à titre préventif car c'est trop couteux et généralement inutile et même néfaste. Mieux vaut isoler et détruire les colonies atteintes que de les soigner et de risquer de voir s'étendre le problème. Le seul pays au monde soupçonné d'usage industriel d'antibiotiques est la Chine et la Chine voit son exportation de miel arrêté aux frontières de l'Europe et de l'Amérique. Soit dit en passant, la Chine fait usage d'antibiotiques jugés comme souvent dangereux pour l'homme dont le chloramphénicol.

SANS ABEILLES, LA NATURE S'ETEINT. PLUS DE FLEURS, PLUS DE FRUITS. C'EST L'APOCALYPSE !


Voilà une fausseté très largement répandue. Toute l'Amérique était sans abeilles avant la venue des Européens et on peut dire qu'apis mellifera n'a été présente en abondance en Amérique que dans le premier quart du vingtième siècle. L'abeille est une réalité nouvelle dans le Nouveau-Monde. Or toute la végétation de l'Amérique s'est reproduite sans l'abeille pendant des millénaires. Il existe de nombreux insectes qui peuvent se substituer et même agir plus efficacement que l'abeille pour la pollinisation. L'abeille peut être remplacée par d'autres insectes comme les très nombreuses variétés de mégachiles, les papillons, bourdons et autres insectes sauvages et autochtones. L'usage des pesticides est possiblement moins nuisibles aux abeilles qu'aux autres pollinisateurs et il y aurait lieu à la fois de mieux en connaître les effets sur ces insectes comme de s'assurer de l'existence d'un environnement propre à leur reproduction. Il faut voir, ailleurs que dans l'abeille, la solution à la question de la pollinisation. Cela vaut pleinement pour l'Amérique et aussi beaucoup pour l'Europe.

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Re: Sans les abeilles, nous crèverons

Message par Criquette le Jeu 27 Mai - 19:17

oui, dans le documentaire sur la pollinisation artificielle (par des abeilles venant de l'autre bout du pays) des champs d'amendiers, les pros qui étaient interviewés disaient que l'abeille avait été introduite
en Amérique où elle n'existait pas auparavant.

Si la pollinisation peut aussi se faire par le vent ou d'autres pollinisateurs, les spécialistes affirmaient qu'elle était moins efficace.

Quant à la pollinisation de la main de l'homme, elle est quasiment impossible.

Normand, tu prétends que la pollinisation peut se faire par d'autres insectes. ALORS POURQUOI LES PROPRIETAIRES DE CHAMPS D AMENDIERS DOIVENT-ILS FAIRE VENIR A GRANDS FRAIS
DES ABEILLES EN PROVENANCE D'AUTRES REGIONS ??????

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Re: Sans les abeilles, nous crèverons

Message par Normand Choinière le Ven 28 Mai - 3:58

Criquette a écrit:Normand, tu prétends que la pollinisation peut se faire par d'autres insectes. ALORS POURQUOI LES PROPRIETAIRES DE CHAMPS D AMENDIERS DOIVENT-ILS FAIRE VENIR A GRANDS FRAIS
DES ABEILLES EN PROVENANCE D'AUTRES REGIONS ??????


Je ne le sais vraiment pas. De nombreux producteurs fruitiers font usage d'insectes de replacement avec beaucoup de succès : pomiculteurs, bleuets sauvages et d'élevage, tomates, fraises etc... On en fait beaucoup usage ici. Il existe de nombreux élevages commerciaux de tels insectes qui se transportent beaucoup plus facilement que des ruches et sont moins coûteux! La seule explication que je vois, c'est qu'ils ne se sont pas encore adaptés car des alternatives, il y en a. Il est clair que cela exigera une gestion différente particulièrement dans l'usage de pesticides et il leur faudra acquérir des connaissances nouvelles sur l'usage de ces insectes. Mais même là, même avec des abeilles, il ne faut pas de pesticides quand elles sont là. Évidemment que c'était plus simple avec les abeilles, ils n'avaient qu'à prendre le téléphone! Soit dit en passant, ils font venir des abeilles de loin parce que des abeilles, il n'y en presque plus chez eux.

C'est complètement insensé de transporter de l'est à l'ouest de l'Amérique, par trains ou camions des millions d'abeilles dans leurs ruches. La mortalité dans le transport est énorme, Les abeilles qui ne perdent pas la vie sont très affaiblies. En plus de favoriser la transmission de maladies. De nombreuses études démontrent aussi que ce n'est plus économiquement réellement rentable pour les apiculteurs quant on prend en compte les effets à long terme. Je ne vois pas non plus que cette pratique puisse se prolonger avec les pertes énormes qui se produisent d'années en années par la varroase et les maladies opportunistes en plus du syndrome d'effondrement.

Les abeilles sont de plus en plus rares et chères. Le prix d'un nucléi (démarrage de ruche) pour remplacer les mortalités a doublé en 5 ans et ce n'est pas fini. Au train où vont les choses, il ne sera plus possible de produire de miel de façon rentable en Amérique du Nord. Les abeilles deviendront encore plus rares.

Les grands pays producteurs seront, à l'avenir : l'Argentine (principalement en Amérique du sud), la Chine, d'autres pays d'Asie et l'Afrique, somme toute là où la main d'oeuvre est peu couteuse et les normes basses. En Europe et dans les petits pays producteurs, l'avenir est dans la production de miels de spécialités (en fonction du territoire,de certaines fleurs, de certains habitats etc) qui se vendront à des prix fous, avec une appellation contrôlée.

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