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OGM ........ halte là !!! MONSANTO DELENDA EST
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Re: OGM ........ halte là !!! MONSANTO DELENDA EST
Les pratiques commerciales de Monsanto sur la sellette
Associated Press 23 décembre 2009 Actualités économiques
St. Louis — Une nouvelle pierre dans le jardin de Monsanto. Une enquête de l'Associated Press montre comment le semencier américain évince la concurrence, contrôle des sociétés plus petites et protège sa suprématie sur le marché des organismes génétiquement modifiés aux États-Unis.
Alors que les gènes brevetés de Monsanto sont présents dans 95 % du soja et 80 % du maïs cultivés aux États-Unis, la firme s'efforce de limiter la capacité des nouvelles sociétés de biotechnologie à distribuer leurs propres produits, révèle cette enquête. Une politique d'affaiblissement de la concurrence qui pourrait faire grimper les prix de l'alimentation aux États-Unis.
Les méthodes commerciales de Monsanto sont exposées dans des accords de licence confidentiels, auxquels l'AP a eu accès. La firme a utilisé ces contrats pour diffuser sa technologie, octroyant à quelque 200 sociétés le droit d'introduire des gènes Monsanto dans leurs propres variétés de maïs ou de soja. Mais ce droit a un coût et il est assorti de nombreuses conditions.
Une clause interdit par exemple aux entreprises indépendantes de cultiver des plantes contenant à la fois les gènes de Monsanto et de firmes rivales — sauf autorisation écrite préalable —, ce qui permet au semencier d'exclure la concurrence de la vaste part de marché qu'il contrôle déjà.
Les pratiques commerciales de Monsanto font actuellement l'objet d'une enquête du département américain de la Justice et de deux États (Iowa et Texas), pour déterminer si elles violent les lois antitrust. Des plaintes au civil ont déjà été déposées contre la firme par des concurrents.
Le géant des biotechnologies basé à St. Louis juge infondées les critiques sur ses accords de licence. Un avis que ne partagent pas certains de ses rivaux et des semenciers plus petits.
«Nous estimons désormais que Monsanto contrôle jusqu'à 90 %» des OGM, ce qui est «presque incroyable», souligne Neil Harl, un économiste en agriculture de l'université de l'Iowa, spécialiste de l'industrie semencière. «Le résultat est un renforcement de l'emprise de Monsanto et la possibilité pour la firme d'augmenter ses prix sur le long terme. C'est ce que nous avons déjà observé ces cinq dernières années.»
Monsanto a augmenté le prix de certaines variétés de maïs de 25 % l'an dernier, et une hausse supplémentaire de 7 % est prévue pour les semences de maïs en 2010. Les prix des sojas Monsanto se sont envolés de 28 % en 2008 et seront stables ou en hausse de 6 % en 2010, selon la porte-parole de la société Kelli Powers.
La controverse autour de Monsanto soulève une question essentielle: quel contrôle une entreprise peut-elle avoir sur les semences, qui sont à la base de la production alimentaire? Les accords de licence ont fait de la technologie de Monsanto l'une des plus largement et rapidement diffusées dans l'histoire de l'agriculture américaine. Aujourd'hui, lorsqu'un fermier américain achète des sacs de semences aux noms commerciaux obscurs, comme AgVenture ou M-Pride Genetics, il paye en fait pour des produits sous licence Monsanto.
Une clause de ses contrats pour le maïs a aidé Monsanto à acheter 24 sociétés semencières indépendantes aux États-Unis ces dernières années: elle stipule que si une entreprise change de propriétaire, son stock contenant des gènes Monsanto doit être «détruit immédiatement». Selon un porte-parole de la firme, cette disposition n'aurait plus cours.
Une autre clause figurant dans des contrats remontant à plusieurs années aide aussi à comprendre la croissance rapide de Monsanto. L'un des contrats offrait à un semencier indépendant des rabais importants s'il s'engageait à ce que les produits Monsanto représentent jusqu'à 70 % de son stock total pour le maïs. Dans une plainte déposée en 2004, et qui s'est soldée par un règlement à l'amiable, la société rivale Syngenta a qualifié cette pratique de «politique de la terre brûlée» pour l'exclure du marché.
Les contrats examinés par l'AP interdisent aux semenciers d'en discuter les termes, et Monsanto se réserve le droit de les annuler, et du coup de priver une entreprise de son stock, en cas de violation des clauses de confidentialité.
Les semenciers indépendants ont théoriquement la possibilité de rompre leur contrat pour recommencer à vendre des semences conventionnelles, mais en pratique ils expliquent que ce peut être ruineux financièrement.
Le gène de résistance à l'herbicide Roundup de Monsanto est en effet devenu la norme dans l'agriculture américaine, et les petites entreprises craignent de perdre des clients si elles y renoncent. En outre, ces sociétés ont souvent investi du temps et de l'argent pour adapter les produits Monsanto à leurs besoins, et leur abandon peut donc être coûteux.
La question de la nocivité des OGM est un des aspects du problème, ces conséquences économiques devraient nous faire réfléchir, à elles seules, elles justifient nos réticences.
Associated Press 23 décembre 2009 Actualités économiques
St. Louis — Une nouvelle pierre dans le jardin de Monsanto. Une enquête de l'Associated Press montre comment le semencier américain évince la concurrence, contrôle des sociétés plus petites et protège sa suprématie sur le marché des organismes génétiquement modifiés aux États-Unis.
Alors que les gènes brevetés de Monsanto sont présents dans 95 % du soja et 80 % du maïs cultivés aux États-Unis, la firme s'efforce de limiter la capacité des nouvelles sociétés de biotechnologie à distribuer leurs propres produits, révèle cette enquête. Une politique d'affaiblissement de la concurrence qui pourrait faire grimper les prix de l'alimentation aux États-Unis.
Les méthodes commerciales de Monsanto sont exposées dans des accords de licence confidentiels, auxquels l'AP a eu accès. La firme a utilisé ces contrats pour diffuser sa technologie, octroyant à quelque 200 sociétés le droit d'introduire des gènes Monsanto dans leurs propres variétés de maïs ou de soja. Mais ce droit a un coût et il est assorti de nombreuses conditions.
Une clause interdit par exemple aux entreprises indépendantes de cultiver des plantes contenant à la fois les gènes de Monsanto et de firmes rivales — sauf autorisation écrite préalable —, ce qui permet au semencier d'exclure la concurrence de la vaste part de marché qu'il contrôle déjà.
Les pratiques commerciales de Monsanto font actuellement l'objet d'une enquête du département américain de la Justice et de deux États (Iowa et Texas), pour déterminer si elles violent les lois antitrust. Des plaintes au civil ont déjà été déposées contre la firme par des concurrents.
Le géant des biotechnologies basé à St. Louis juge infondées les critiques sur ses accords de licence. Un avis que ne partagent pas certains de ses rivaux et des semenciers plus petits.
«Nous estimons désormais que Monsanto contrôle jusqu'à 90 %» des OGM, ce qui est «presque incroyable», souligne Neil Harl, un économiste en agriculture de l'université de l'Iowa, spécialiste de l'industrie semencière. «Le résultat est un renforcement de l'emprise de Monsanto et la possibilité pour la firme d'augmenter ses prix sur le long terme. C'est ce que nous avons déjà observé ces cinq dernières années.»
Monsanto a augmenté le prix de certaines variétés de maïs de 25 % l'an dernier, et une hausse supplémentaire de 7 % est prévue pour les semences de maïs en 2010. Les prix des sojas Monsanto se sont envolés de 28 % en 2008 et seront stables ou en hausse de 6 % en 2010, selon la porte-parole de la société Kelli Powers.
La controverse autour de Monsanto soulève une question essentielle: quel contrôle une entreprise peut-elle avoir sur les semences, qui sont à la base de la production alimentaire? Les accords de licence ont fait de la technologie de Monsanto l'une des plus largement et rapidement diffusées dans l'histoire de l'agriculture américaine. Aujourd'hui, lorsqu'un fermier américain achète des sacs de semences aux noms commerciaux obscurs, comme AgVenture ou M-Pride Genetics, il paye en fait pour des produits sous licence Monsanto.
Une clause de ses contrats pour le maïs a aidé Monsanto à acheter 24 sociétés semencières indépendantes aux États-Unis ces dernières années: elle stipule que si une entreprise change de propriétaire, son stock contenant des gènes Monsanto doit être «détruit immédiatement». Selon un porte-parole de la firme, cette disposition n'aurait plus cours.
Une autre clause figurant dans des contrats remontant à plusieurs années aide aussi à comprendre la croissance rapide de Monsanto. L'un des contrats offrait à un semencier indépendant des rabais importants s'il s'engageait à ce que les produits Monsanto représentent jusqu'à 70 % de son stock total pour le maïs. Dans une plainte déposée en 2004, et qui s'est soldée par un règlement à l'amiable, la société rivale Syngenta a qualifié cette pratique de «politique de la terre brûlée» pour l'exclure du marché.
Les contrats examinés par l'AP interdisent aux semenciers d'en discuter les termes, et Monsanto se réserve le droit de les annuler, et du coup de priver une entreprise de son stock, en cas de violation des clauses de confidentialité.
Les semenciers indépendants ont théoriquement la possibilité de rompre leur contrat pour recommencer à vendre des semences conventionnelles, mais en pratique ils expliquent que ce peut être ruineux financièrement.
Le gène de résistance à l'herbicide Roundup de Monsanto est en effet devenu la norme dans l'agriculture américaine, et les petites entreprises craignent de perdre des clients si elles y renoncent. En outre, ces sociétés ont souvent investi du temps et de l'argent pour adapter les produits Monsanto à leurs besoins, et leur abandon peut donc être coûteux.
La question de la nocivité des OGM est un des aspects du problème, ces conséquences économiques devraient nous faire réfléchir, à elles seules, elles justifient nos réticences.

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Re: OGM ........ halte là !!! MONSANTO DELENDA EST
OGM: l’étude russe qui pourrait «déraciner» une industrie
En 2009, près de 3% des terres agricoles étaient couvertes d'OGM avec 134 millions d'hectares, selon l'ISAAA qui chaque année fait état des cultures des plantes transgéniques dans le monde. Et le dossier des OGM alimentaires - dont de très nombreuses pages restent encore floues à ce jour - pourrait bien s'alourdir prochainement alors qu'une nouvelle pièce en provenance de Russie est sur le point d'y être ajoutée.
Celle-ci prend la forme d'une étude, dont les résultats les plus frappants viennent d'être présentés à la presse en Russie dans le cadre de l'ouverture dans ce pays des Journées de Défense contre les Risques Environnementaux. Elle est même évoquée par Jeffrey Smith, fondateur de l'Institute for Responsible Technology aux Etats-Unis et auteur de référence dans le monde des OGM avec notamment son ouvrage Seeds of Deception (littéralement « les semences de la tromperie ») publié en 2003. Menée conjointement par l'Association Nationale pour la Sécurité Génétique et l'Institut de l'Ecologie et de l'Evolution, cette étude russe a duré deux ans avec pour cobaye des hamsters de race Campbell, une race qui possède un taux de reproduction élevé. Ainsi, le Dr Alexey Surov et son équipe ont nourri pendant deux ans et d'une manière classique les petits mammifères, à l'exception près que certains d'entre eux ont été plus ou moins nourris avec du soja OGM (importé régulièrement en Europe) tolérant à un herbicide .
Au départ, quatre groupes de cinq paires (mâles / femelles) ont été constitués : le premier a été nourri avec des aliments qui ne contenaient pas de soja, le second a quant à lui suivi un régime alimentaire qui comportait du soja conventionnel, le troisième a été alimenté avec en complément du soja OGM et enfin le quatrième groupe a eu des plateaux repas dans lesquels la part de soja transgénique était encore plus élevée que dans ceux du troisième. A la fin de cette première phase, l'ensemble des quatre groupes a eu en tout 140 petits. L'étude s'est poursuivie dans une deuxième phase par la sélection de nouvelles paires issues de chacun de ces premiers groupes. Et dans la logique du déroulement, les nouvelles paires de la deuxième génération ont elles aussi eux des petits, créant de fait la troisième et dernière génération de cobayes. Ainsi, il y a eu au final 52 naissances parmi les spécimens de troisième génération qui n'ont pas consommé du tout de soja, 78 parmi ceux qui ont consommé du soja conventionnel.
Quelles conclusions peut-on tirer de cette expérience ? A ce stade, aucune, comme le reconnaissent eux-mêmes les scientifiques qui ont fait ces observations. D'ailleurs, leur étude qui doit être rendue public dans ses détails en juillet prochain, ne pourra être reconnue comme valide uniquement dans la mesure où elle sera publiée dans une revue scientifique internationale avec un comité de relecture par des pairs. Cependant, même si cette récente étude ne permet pas de tirer de conclusions définitives, elle pourrait avoir un impact non-négligeable dans l'approche globale des OGM agricoles qui sont aujourd'hui consommés dans le monde par des millions d'animaux d'élevage et d'être humains depuis leur avènement en 1996. Car en effet, pouvoir effectuer une étude d'une durée aussi longue (deux ans) est tout à fait rare tant les semenciers qui en font la promotion veillent au grain, de peur que l'étude en question ne soit pas en leur faveur : « Des scientifiques qui découvrent que des OGM provoquent des effets inattendues sont régulièrement attaqués, tournés en ridicule, voient leurs crédits de recherches stoppés, et sont mêmes renvoyés », explique Jeffrey Smith dans son billet repris notamment par The Huffington Post et qui évoque l'étude du Dr Surov et de son équipe en Russie. Et pouvoir effectuer des tests pendant deux ans est d'importance capitale selon les associations écologistes. Celles-ci estiment que deux ans représentent une durée suffisante pour mesurer les effets chroniques d'un produit ou d'une molécule, et donc d'un pesticide. Or, jusqu'à présent, les plantes OGM qui sont consommés dans le monde sont dans une très large majorité des plantes qui accumulent dans leurs cellules un ou plusieurs pesticides (soit par absorption extérieure soit par une production permanente). De plus, les études de plus de trois mois sur des mammifères (généralement des rats) nourris à ces OGM-pesticides (de première génération) sont toutes aussi rares.
Selon Jeffrey Smith, l'étude du Dr Surov et de son équipe pourrait bien « déraciner » une industrie qui vaut plusieurs milliards de dollars. L'affaire est donc à suivre, mais quoi qu'il en soit, depuis l'introduction en 1996 dans l'environnement et dans la chaîne alimentaire de produits agricoles transgéniques (issus de semences dans lesquelles y sont ajoutées un ou plusieurs gênes étrangers afin de conférer à la plante une propriété spécifique), les risques qui y sont liés restent encore très largement inconnus car très peu observés faute d'études suffisamment longues et indépendantes, mais aussi à cause du refus des semenciers de publier leurs propres études (sauf sous la contrainte juridique) pour des raisons de stratégies industrielles et commerciales. Aussi surprenant que cela puisse paraître, le principe de précaution dans ce domaine semble effectivement illusoire alors que les incertitudes scientifiques qui demeurent devraient justement le mettre au cœur du processus d'évaluation. Et d'ailleurs, on peut même supposer que cette absence de précaution large et de manque de transparence vis-à-vis du public nuisent par la même occasion aux OGM agricoles expérimentaux (de seconde génération) qui ne peuvent pas être évalués dans les meilleures conditions puisque ceux qui sont actuellement sur le marché ne l'ont été que partiellement (le proverbe de la « charrue avant les boeufs»...). Car l'ennui au fond c'est que nous tous, les consommateurs, sommes au bout de cette chaîne alimentaire: alors finalement dans l'histoire, qui sont réellement les cobayes?
mediapart.fr
En 2009, près de 3% des terres agricoles étaient couvertes d'OGM avec 134 millions d'hectares, selon l'ISAAA qui chaque année fait état des cultures des plantes transgéniques dans le monde. Et le dossier des OGM alimentaires - dont de très nombreuses pages restent encore floues à ce jour - pourrait bien s'alourdir prochainement alors qu'une nouvelle pièce en provenance de Russie est sur le point d'y être ajoutée.
Celle-ci prend la forme d'une étude, dont les résultats les plus frappants viennent d'être présentés à la presse en Russie dans le cadre de l'ouverture dans ce pays des Journées de Défense contre les Risques Environnementaux. Elle est même évoquée par Jeffrey Smith, fondateur de l'Institute for Responsible Technology aux Etats-Unis et auteur de référence dans le monde des OGM avec notamment son ouvrage Seeds of Deception (littéralement « les semences de la tromperie ») publié en 2003. Menée conjointement par l'Association Nationale pour la Sécurité Génétique et l'Institut de l'Ecologie et de l'Evolution, cette étude russe a duré deux ans avec pour cobaye des hamsters de race Campbell, une race qui possède un taux de reproduction élevé. Ainsi, le Dr Alexey Surov et son équipe ont nourri pendant deux ans et d'une manière classique les petits mammifères, à l'exception près que certains d'entre eux ont été plus ou moins nourris avec du soja OGM (importé régulièrement en Europe) tolérant à un herbicide .
Au départ, quatre groupes de cinq paires (mâles / femelles) ont été constitués : le premier a été nourri avec des aliments qui ne contenaient pas de soja, le second a quant à lui suivi un régime alimentaire qui comportait du soja conventionnel, le troisième a été alimenté avec en complément du soja OGM et enfin le quatrième groupe a eu des plateaux repas dans lesquels la part de soja transgénique était encore plus élevée que dans ceux du troisième. A la fin de cette première phase, l'ensemble des quatre groupes a eu en tout 140 petits. L'étude s'est poursuivie dans une deuxième phase par la sélection de nouvelles paires issues de chacun de ces premiers groupes. Et dans la logique du déroulement, les nouvelles paires de la deuxième génération ont elles aussi eux des petits, créant de fait la troisième et dernière génération de cobayes. Ainsi, il y a eu au final 52 naissances parmi les spécimens de troisième génération qui n'ont pas consommé du tout de soja, 78 parmi ceux qui ont consommé du soja conventionnel.
Mais le troisième groupe, celui qui a été nourri avec du soja OGM, n'a eu que 40 petits, dont 25% sont morts. Et pire, dans le groupe qui a mangé le plus de soja génétiquement modifié, une seule femelle a réussi à donner naissance, soit 16 petits au total dont 20% sont finalement morts. Ainsi, à la troisième génération, les hamsters qui, pour les besoins de l'étude ont eu dans leur menu une part importante de soja OGM, n'étaient plus capables de se reproduire... Mais une autre surprise de taille a été observée : certains de ces hamsters issus de la troisième génération se sont retrouvés avec des poils... dans la bouche, un phénomène d'une extrême rareté.
Quelles conclusions peut-on tirer de cette expérience ? A ce stade, aucune, comme le reconnaissent eux-mêmes les scientifiques qui ont fait ces observations. D'ailleurs, leur étude qui doit être rendue public dans ses détails en juillet prochain, ne pourra être reconnue comme valide uniquement dans la mesure où elle sera publiée dans une revue scientifique internationale avec un comité de relecture par des pairs. Cependant, même si cette récente étude ne permet pas de tirer de conclusions définitives, elle pourrait avoir un impact non-négligeable dans l'approche globale des OGM agricoles qui sont aujourd'hui consommés dans le monde par des millions d'animaux d'élevage et d'être humains depuis leur avènement en 1996. Car en effet, pouvoir effectuer une étude d'une durée aussi longue (deux ans) est tout à fait rare tant les semenciers qui en font la promotion veillent au grain, de peur que l'étude en question ne soit pas en leur faveur : « Des scientifiques qui découvrent que des OGM provoquent des effets inattendues sont régulièrement attaqués, tournés en ridicule, voient leurs crédits de recherches stoppés, et sont mêmes renvoyés », explique Jeffrey Smith dans son billet repris notamment par The Huffington Post et qui évoque l'étude du Dr Surov et de son équipe en Russie. Et pouvoir effectuer des tests pendant deux ans est d'importance capitale selon les associations écologistes. Celles-ci estiment que deux ans représentent une durée suffisante pour mesurer les effets chroniques d'un produit ou d'une molécule, et donc d'un pesticide. Or, jusqu'à présent, les plantes OGM qui sont consommés dans le monde sont dans une très large majorité des plantes qui accumulent dans leurs cellules un ou plusieurs pesticides (soit par absorption extérieure soit par une production permanente). De plus, les études de plus de trois mois sur des mammifères (généralement des rats) nourris à ces OGM-pesticides (de première génération) sont toutes aussi rares.
C'est pourquoi des « lanceurs d'alerte » (l'équivalent français du terme « whistle blowers », littéralement ceux qui soufflent dans le sifflet) dénoncent régulièrement cette situation et demandent à ce que les OGM agricoles soient évalués comme des pesticides à part entière. Autre grand problème : les organismes d'évaluation se basent toujours sur des études faites par ou pour les semenciers et ne possèdent pas de moyens financiers suffisants pour effectuer eux-mêmes des expertises ou contre-expertises. A ce jour, les évaluations d'OGM conduites et financées grâce à des fonds publics se comptent sur les doigts d'une seule main.
Selon Jeffrey Smith, l'étude du Dr Surov et de son équipe pourrait bien « déraciner » une industrie qui vaut plusieurs milliards de dollars. L'affaire est donc à suivre, mais quoi qu'il en soit, depuis l'introduction en 1996 dans l'environnement et dans la chaîne alimentaire de produits agricoles transgéniques (issus de semences dans lesquelles y sont ajoutées un ou plusieurs gênes étrangers afin de conférer à la plante une propriété spécifique), les risques qui y sont liés restent encore très largement inconnus car très peu observés faute d'études suffisamment longues et indépendantes, mais aussi à cause du refus des semenciers de publier leurs propres études (sauf sous la contrainte juridique) pour des raisons de stratégies industrielles et commerciales. Aussi surprenant que cela puisse paraître, le principe de précaution dans ce domaine semble effectivement illusoire alors que les incertitudes scientifiques qui demeurent devraient justement le mettre au cœur du processus d'évaluation. Et d'ailleurs, on peut même supposer que cette absence de précaution large et de manque de transparence vis-à-vis du public nuisent par la même occasion aux OGM agricoles expérimentaux (de seconde génération) qui ne peuvent pas être évalués dans les meilleures conditions puisque ceux qui sont actuellement sur le marché ne l'ont été que partiellement (le proverbe de la « charrue avant les boeufs»...). Car l'ennui au fond c'est que nous tous, les consommateurs, sommes au bout de cette chaîne alimentaire: alors finalement dans l'histoire, qui sont réellement les cobayes?
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"Selon l'éthique capitaliste, il est tout à fait normal de laisser un homme mourir de faim après 40 ans de service ; au contraire, c'est sans doute du bon business, une réduction nécessaire des dépenses qui fait partie des obligations envers les actionnaires" (G. Orwell)
Re: OGM ........ halte là !!! MONSANTO DELENDA EST
magnifique étude !!
la science fiction aurait elle raison ?
la science fiction aurait elle raison ?

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Re: OGM ........ halte là !!! MONSANTO DELENDA EST
La Cour suprême des Etats-Unis autorise la luzerne transgénique de Monsanto
| 22.06.10 Washington Correspondante
Comme disent les Mafiosos lorsqu'ils tuent :C'est pas personnel, c'est "les affaires".
| 22.06.10 Washington Correspondante
Statuant pour la première fois sur les OGM, la Cour suprême des Etats-Unis a donné raison, lundi 21 juin, à la multinationale Monsanto contre un groupe d'agriculteurs "bio" opposés à la commercialisation de semences génétiquement modifiées.
A la quasi-unanimité, les juges ont invalidé la décision du juge fédéral de Californie, Charles Breyer, qui avait été saisi en 2006 par Philip Geertson, un producteur de luzerne biologique de l'Oregon, et plusieurs autres fermiers. Ceux-ci avaient porté plainte contre le ministère de l'agriculture pour avoir autorisé la mise sur le marché de la luzerne résistante aux herbicides produite par Monsanto sans avoir mené d'étude d'impact sur l'environnement. Les fermiers craignaient que les champs voisins ne soient contaminés, ce qui les empêcherait de revendiquer le label "bio".
Le juge Charles Breyer - le frère du juge Stephen Breyer de la Cour suprême - avait interdit les semences en attendant que le ministère de l'agriculture conduise une étude d'impact. La cour d'appel avait confirmé l'interdiction en 2009. Les fermiers qui avaient déjà planté leurs champs avaient été autorisés à poursuivre leur culture mais la commercialisation de nouvelles semences avait été suspendue, ce qui revenait à une interdiction de fait de la luzerne génétiquement modifiée. En décembre 2009, le ministère de l'agriculture a finalement lancé l'étude d'impact.
Dans sa décision, la Cour suprême déclare que le juge n'était en rien fondé à remettre en question la décision du ministère de l'agriculture en 2004. Elle estime qu'il aurait dû tenir compte des circonstances : la superficie limitée sur laquelle la luzerne devait être semée ; la distance entre les OGM et les autres champs, le fait, donc, que le risque était "minime pour l'environnement".
Dossier emblématique
Au-delà de l'agriculture, le dossier est devenu emblématique du conflit entre les industriels et les écologistes sur l'interprétation de l'une des lois fondamentales en matière de protection de l'environnement, le National Environmental Policy Act de 1970. Les associations de défense de la nature s'en servent pour contester en justice les décisions du gouvernement.
Les industriels, eux, estiment que les écologistes utilisent la loi pour faire systématiquement obstruction à leurs projets. La chambre de commerce, l'association nationale du bâtiment, l'Institut américain du pétrole, avaient rejoint Monsanto dans le dossier, demandant à la Cour de "dire une fois pour toutes" que les tribunaux doivent établir qu'un "dommage irréparable" est "probable", avant de décider d'interrompre leurs activités.
Le juge Stephen Breyer s'était récusé pour des raisons familiales. Sept des huit autres ont jugé en faveur des OGM, le dissident étant le juge le plus à gauche, John Paul Stevens. La Cour suprême n'avait jamais accepté de se pencher sur un dossier d'OGM. Les tribunaux de première instance considèrent généralement les deux cultures de manière indifférenciée.
Corine Lesnes
A la quasi-unanimité, les juges ont invalidé la décision du juge fédéral de Californie, Charles Breyer, qui avait été saisi en 2006 par Philip Geertson, un producteur de luzerne biologique de l'Oregon, et plusieurs autres fermiers. Ceux-ci avaient porté plainte contre le ministère de l'agriculture pour avoir autorisé la mise sur le marché de la luzerne résistante aux herbicides produite par Monsanto sans avoir mené d'étude d'impact sur l'environnement. Les fermiers craignaient que les champs voisins ne soient contaminés, ce qui les empêcherait de revendiquer le label "bio".
Le juge Charles Breyer - le frère du juge Stephen Breyer de la Cour suprême - avait interdit les semences en attendant que le ministère de l'agriculture conduise une étude d'impact. La cour d'appel avait confirmé l'interdiction en 2009. Les fermiers qui avaient déjà planté leurs champs avaient été autorisés à poursuivre leur culture mais la commercialisation de nouvelles semences avait été suspendue, ce qui revenait à une interdiction de fait de la luzerne génétiquement modifiée. En décembre 2009, le ministère de l'agriculture a finalement lancé l'étude d'impact.
Dans sa décision, la Cour suprême déclare que le juge n'était en rien fondé à remettre en question la décision du ministère de l'agriculture en 2004. Elle estime qu'il aurait dû tenir compte des circonstances : la superficie limitée sur laquelle la luzerne devait être semée ; la distance entre les OGM et les autres champs, le fait, donc, que le risque était "minime pour l'environnement".
Dossier emblématique
Au-delà de l'agriculture, le dossier est devenu emblématique du conflit entre les industriels et les écologistes sur l'interprétation de l'une des lois fondamentales en matière de protection de l'environnement, le National Environmental Policy Act de 1970. Les associations de défense de la nature s'en servent pour contester en justice les décisions du gouvernement.
Les industriels, eux, estiment que les écologistes utilisent la loi pour faire systématiquement obstruction à leurs projets. La chambre de commerce, l'association nationale du bâtiment, l'Institut américain du pétrole, avaient rejoint Monsanto dans le dossier, demandant à la Cour de "dire une fois pour toutes" que les tribunaux doivent établir qu'un "dommage irréparable" est "probable", avant de décider d'interrompre leurs activités.
Le juge Stephen Breyer s'était récusé pour des raisons familiales. Sept des huit autres ont jugé en faveur des OGM, le dissident étant le juge le plus à gauche, John Paul Stevens. La Cour suprême n'avait jamais accepté de se pencher sur un dossier d'OGM. Les tribunaux de première instance considèrent généralement les deux cultures de manière indifférenciée.
Corine Lesnes
Comme disent les Mafiosos lorsqu'ils tuent :C'est pas personnel, c'est "les affaires".

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Re: OGM ........ halte là !!! MONSANTO DELENDA EST
Sept des huit autres ont jugé en faveur des OGM
Hum, je crois que le journaliste tourne les choses à sa sauce et ne rend pas un compte objectif de ce qui s'est passé.
la Cour suprême en l'occurrence n'a pas eu à statuer "sur les OGM", mais sur la procédure des cours californiennes, dont ils ont estimé qu'elles s'étaient fondées sur des opinions et non sur des risques avérés.
Et sur ce point de droit, elle a mille fois raison !
ce qu'on peut regretter, sans doute, c'est que les écologiqtes et les agriculteurs n'aient pas su vraiment se battre, ce sont eux qui perdent, sur une question de droit, et pas sur le fond concernant les OGM.
Mais l'amalgame sera vite fait par les lobbies OGM : "La culture d'OGM est autorisée ! Youpi !".
Sculler, pointilleux, mais contre les OGM néanmoins.
Re: OGM ........ halte là !!! MONSANTO DELENDA EST
Bové et 85 faucheurs anti-OGM risquent 5 ans de prison
Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 11/10/2010
Ils comparaissent devant le tribunal correctionnel pour "destruction de bien d'autrui commise en réunion".
Rappel des faits reprochés:
Le 2 septembre 2006, entre 200 et 300 personnes avaient fauché une parcelle de maïs OGM MON810 du semencier américain Monsanto, cultivés à Grézet-Cavagnant (Lot-et-Garonne) par Claude Ménara, l'un des pionniers du maïs transgénique en Aquitaine.
A la fin de l'action, José Bové avait remis aux gendarmes des listes comportant les noms et adresses de plusieurs dizaines de participants, une pratique habituelle des "faucheurs volontaires".
Le plus important procès de "faucheurs volontaires" s'ouvre ce lundi devant le tribunal correctionnel de Marmande. 86 personnes, dont l'eurodéputé Vert José Bové, comparaissent pour la destruction de 15 hectares de maïs OGM en 2006 dans le Lot-et-Garonne.
Les prévenus seront jugés pour "destruction de bien d'autrui commise en réunion", des faits passibles de cinq ans de prison et 75 000 euros d'amende.
"Nous allons plaider la relaxe", a déclaré Me Marie-Christine Etelin, l'une des trois avocates des 86 faucheurs, qui selon elle ont agi "en état de nécessité" face à un "danger sanitaire", les parcelles de Claude Ménara "contaminant" les champs voisins.
"Situation ambiguë"
Inscrit dans le code pénal, l'état de nécessité permet d'écarter la responsabilité d'une personne qui, "face à un danger actuel ou imminent qui la menace elle-même, autrui ou un bien", accomplit un acte normalement répréhensible sur le plan pénal.
Ce procès va juger "une action qui a permis la transformation de la situation en France. On va être jugés pour avoir eu raison avant l'heure", estime encore le député européen, déjà condamné à plusieurs reprises pour des faits similaires et qui encourt désormais 10 ans de prison.
"Nous sommes dans une situation ambiguë: d'un côté, l'action des faucheurs est reconnue au niveau politique, le MON810, jugé problématique, est retiré du marché, mais pourtant les faucheurs sont toujours renvoyés devant les tribunaux" et les juridictions d'appel sont sans pitié pour eux, déplore de son côté Nicolas Gallon, également chargé de la défense des faucheurs.
Le procès doit durer jusqu'à mardi. Le jugement devrait être mis en délibéré.
______________________________________________________
Les magistrats devraient mesurer à quel point les combats écologiques servent l'intérêt général et que dans ce cas précis, la politique a fini par ouvrir les yeux en interdisant ce maïs, les combattants ont parfois un temps d'avance et surtout ne sont pas asservis aux lobbies

maxi- Francophonomaniaque

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Re: OGM ........ halte là !!! MONSANTO DELENDA EST
Carrefour lance l'étiquetage "nourri sans OGM"
25.10.2010 LeParisien

25.10.2010 LeParisien

Carrefour lance mardi 26 octobre un étiquetage "nourri sans OGM" sur plus de 300 références alimentaires de produits d'animaux, annonce le groupe ce lundi. Pour l'heure, ce sont les articles à marque propre qui seront concernés.
Dès mardi, 300 références alimentaires de produits d'animaux, marqués "Engagement Qualité Carrefour" ou Carrefour, seront étiquetés "nourris sans OGM".
Elles concerneront le porc, le veau, la volaille, le poisson, les oeufs et les poissons d'élevage. Une vaste campagne d'information est initiée à l'encontre des consommateurs, dans la presse écrite, sur le Web et en magasin.
Selon une étude IFOP réalisée mi-octobre, 63% des Français arrêteraient de consommer des produits s'ils savaient qu'ils sont issus d'animaux nourris avec des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM). Pour 96% des répondants, il est nécessaire d'indiquer sur l'emballage la présence ou l'absence d'OGM dans l'alimentation animale.
A l'annonce de Carrefour, Greenpeace France a fait part lundi de sa satisfaction. "Dans la logique des "guides des produits avec ou sans OGM", nous sommes en contact régulier avec Carrefour" avance Arnaud Apoteker, chargé de campagne OGM pour l'organisation. "Aujourd'hui, concrètement, pour être certains de consommer des produits issus d'animaux nourris sans OGM, les consommateurs n'ont d'autre choix que les produits bio. Pour le reste, c'est l'inconnu".
Comme quoi la lutte citoyenne et médiatique pourrait aboutir plus vite que par les traitres qu'on a élus et ceux qu'on a pas élus mais qui gouvernent contre nous

maxi- Francophonomaniaque

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Re: OGM ........ halte là !!! MONSANTO DELENDA EST
OGM: La justice donne raison au chercheur
20minutes le 18.01.11
Encore une preuve qu'une réflexion profonde est à engager sur l'indépendance des Experts et plus généralement sur l'éthique de la recherche, les chercheurs sous influences ou corrompus n'agissent plus dans l'intérêt supérieur de LA Science et on ne peut actuellement qu'être fortement remonté contre le législateur qui ne prend aucune mesure pour combattre ce fléau qui est planétaire.
20minutes le 18.01.11
SCIENCE - Le procès qui opposait Gilles-Eric Séralini à un organisme soupçonné d'être un lobby pro-OGM a donné raison au chercheur...
Il avait attaqué pour diffamation mais le symbole est bien plus fort. Gilles-Eric Séralini, professeur à l’université de Caen spécialisé dans l’étude des OGM, a remporté le procès qu’il intentait à Marc Fellous, président de l’AFBV (Association française des biotechnologie végétales) pour diffamation. La justice a condamné Marc Fellous à 1.000 euros d’amende avec sursis, un euro de dommages et intérêts à verser à Gilles-Eric Séralini et 4.000 euros de remboursement de frais de justice, soit ce que demandait l’avocat de Gilles-Eric Séralini.
Des propos jugés diffamatoires
En janvier 2010, Marc Fellous avait déclaré, après une émission de télévision durant laquelle Gilles-Eric Séralini présentait ses recherches concernant les effets sur la santé des mammifères de trois variétés de maïs génétiquement modifiées, que le chercheur était un «activiste» qui avait un «parti-pris» anti-OGM, et surtout «qu’il se prétendait indépendant alors que ses études sont financées par Greenpeace».
Le tribunal a jugé ces propos diffamatoires et a signalé que Marc Fellous «manquait de prudence» en tenant ces propos.
Pour une recherche scientifique indépendante
La fondation Sciences citoyennes, qui soutient Gilles-Eric Séralini, parle d’une «superbe victoire». Christian Vélot, chercheur en génétique et membre de la fondation contacté par 20minutes.fr, se félicite que, dans le contexte général «avec l’affaire du Médiator et les histoires de conflit d’intérêts, ce verdict est de bonne augure pour que le dénigrement mensonger ne prenne pas le pas sur la véritable controverse scientifique».
Plus de 1.000 scientifiques ont soutenu Gilles-Eric Séralini, ainsi que des personnalités politiques telles que la députée européenne Corinne Lepage. «Les lignes doivent bouger aussi en politique, explique Christian Vélot. Il ne faut pas attendre un nouveau scandale sanitaire pour interroger le bien-fondé des autorisations données par l’Efsa (Autorité européenne de sécurité des aliments) dont les comités d’évaluation sont inféodés à l’industrie».
Encore une preuve qu'une réflexion profonde est à engager sur l'indépendance des Experts et plus généralement sur l'éthique de la recherche, les chercheurs sous influences ou corrompus n'agissent plus dans l'intérêt supérieur de LA Science et on ne peut actuellement qu'être fortement remonté contre le législateur qui ne prend aucune mesure pour combattre ce fléau qui est planétaire.

maxi- Francophonomaniaque

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Re: OGM ........ halte là !!! MONSANTO DELENDA EST
Le livre noir de l'agriculture:
Comment on assassine nos paysans, notre santé et l'environnement

Comment on assassine nos paysans, notre santé et l'environnement

Présentation de l'éditeur
Vous souvenez-vous des Shadoks, ces étranges oiseaux qui passaient leur vie à pomper, pomper, pomper et à inventer des machines toujours plus absurdes ? Les Shadoks, aujourd’hui, c’est nous, ou plutôt notre agriculture. Malgré son coût prohibitif, celle-ci ne respecte ni le pacte social qui la lie aux paysans, ni le pacte environnemental qui la lie aux générations futures, ni même le pacte de santé publique qui la lie à chacun de nous. Les ressources d’eau sont gaspillées, polluées. Nous recevons chaque jour dans nos assiettes notre dose de pesticides et autres résidus médicamenteux. L’agriculteur ne s’en sort plus, et il est injustement voué aux gémonies, lui qui n’est que le bouc émissaire d’un système qu’il subit. La confiance est rompue.
Pendant deux ans, Isabelle Saporta a parcouru les campagnes françaises. Dans cette enquête, elle met au jour l’absurdité du système, en le remontant de la fourche à la fourchette, du cours d’eau pollué aux cancers environnementaux provoqués par les pesticides, des animaux trop traités à l’antibiorésistance.
La conclusion semble s’imposer : puisque notre agriculture pose plus de problèmes qu’elle n’en résout, il est urgent de changer de cap et de revenir à davantage de raison. Mais si tout le monde s’accorde sur le constat d’échec, aucun responsable politique ne veut prendre le risque de s’attaquer aux fondements de l’agriculture intensive.
Loin de se contenter de brosser un tableau alarmiste, Isabelle Saporta avance des solutions simples. Pour les trouver, il suffit de savoir écouter ceux qui connaissaient le monde avant son délire productiviste. Ceux qui, aujourd’hui, travaillent d’arrache-pied à remettre les champs dans les sillons du bon sens paysan.
Isabelle Saporta est journaliste. Elle a longtemps préparé les émissions de Jean-Pierre Coffe sur France Inter. Elle est l’auteur de documentaires, dont Manger peut-il nuire à notre santé ? et collabore à Marianne.

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Re: OGM ........ halte là !!! MONSANTO DELENDA EST
OGM : l’Union Européenne au service de Monsanto
mercredi 6 avril 2011 à 14h53
Par Laurent Pinsolle, porte-parole de DLR
L’affaire de la commercialisation du maïs Monsanto vient de connaître un nouveau rebondissement : après l’échec de la tentative de la Commission Européenne pour interdire son interdiction, la multinationale reprend son combat avec l’aide de la Cour de Justice Européenne.
L’UE contre les Etats et les peuples
Il y a un très large consensus dans les pays européens et au sein des gouvernements pour ne pas autoriser la culture des OGM. Si on peut comprendre les regrets des scientifiques, le principe de précaution est tout de même recevable. Il y a suffisamment de littérature soulignant les dangers à long terme de certaines innovations scientifiques pour n’autoriser que très progressivement l’utilisation de ces nouvelles technologies, après des tests sérieux.
Mais malgré l’opposition des peuples et des gouvernements, cette europe cherche absolument à faire valoir les intérêts de Monsanto. Après un feuilleton incroyable, la Commission Européenne avait trouvé le moyen d’interdire aux Etats d’interdire la culture d’un certain nombre de plantes OGM. Mais les Etats avaient bloqué la manœuvre en réunissant 75% des voix contre le projet de Bruxelles (il faut noter qu’en-deçà de deux tiers, le projet de la Commission passait !).
Mais cet échec n’a pas découragé Monsanto, qui tente une nouvelle manœuvre par le biais de la Cour Européenne de Justice. Son avocat général a tranché dans le sens de Monsanto, jugeant illégale l’interdiction faite par la France de la culture du maïs Monsanto. Il aurait fallu demander à la Commission, dont on connaît bien les penchants pour les produits transgéniques, ou même pour les farines animales, qu’elle essaie d’autoriser de nouveau.
Une Europe anti-démocratique et soumise aux intérêts particuliers
Il y a énormément d’aspects choquants dans ce mauvais feuilleton. Tout d’abord, cette Europe cherche à imposer la culture de produits que ni les peuples ni les gouvernements ne souhaitent. Après d’innombrables affrontements où la Commission a été mise en large minorité, il est vraiment révoltant que cette autorisation revienne par la fenêtre de la Cour Européenne de Justice. Il y a un manque de respect très préoccupant pour les avis exprimés démocratiquement par les Etats.
Mais ce n’est pas tout. Comme pour les farines animales, il est difficile de ne pas y voir des affaires de gros sous. Monsanto va bien, très bien. De 2003 à 2009, son chiffre d’affaire est passé de 5 à 12 milliards de dollars, et ses profits ont été multipliés par 20, à 2 milliards. Bref, Monsanto a beaucoup d’argent pour essayer de peser sur les décisions de cette europe, qui semble particulièrement ouverte à l’influence financière des lobbys et autres intérêts privés.
Pire, il est question de conflits d’intérêts entre les autorités européennes chargées des avis scientifiques sur les OGM. En clair, certains des décisionnaires européens travaillent directement pour les industriels, ce qui permet de questionner leur indépendance et leur perméabilité à l’avis de ces mêmes grands industriels, gouvernés par la seule logique du profit maximal et non de la sécurité maximale. D’ailleurs, c’était l’Europe qui avait imposé à la France la commercialisation du Red Bull…
Cette affaire de la commercialisation des semences transgéniques de Monsanto éclaire d’une lumière très inquiétante ce projet européen, antidémocratique et qui semble à la botte des intérêts des puissants au mépris de l’avis des peuples et des gouvernements.
Par Laurent Pinsolle, porte-parole de DLR
mercredi 6 avril 2011 à 14h53
Par Laurent Pinsolle, porte-parole de DLR
L’affaire de la commercialisation du maïs Monsanto vient de connaître un nouveau rebondissement : après l’échec de la tentative de la Commission Européenne pour interdire son interdiction, la multinationale reprend son combat avec l’aide de la Cour de Justice Européenne.
L’UE contre les Etats et les peuples
Il y a un très large consensus dans les pays européens et au sein des gouvernements pour ne pas autoriser la culture des OGM. Si on peut comprendre les regrets des scientifiques, le principe de précaution est tout de même recevable. Il y a suffisamment de littérature soulignant les dangers à long terme de certaines innovations scientifiques pour n’autoriser que très progressivement l’utilisation de ces nouvelles technologies, après des tests sérieux.
Mais malgré l’opposition des peuples et des gouvernements, cette europe cherche absolument à faire valoir les intérêts de Monsanto. Après un feuilleton incroyable, la Commission Européenne avait trouvé le moyen d’interdire aux Etats d’interdire la culture d’un certain nombre de plantes OGM. Mais les Etats avaient bloqué la manœuvre en réunissant 75% des voix contre le projet de Bruxelles (il faut noter qu’en-deçà de deux tiers, le projet de la Commission passait !).
Mais cet échec n’a pas découragé Monsanto, qui tente une nouvelle manœuvre par le biais de la Cour Européenne de Justice. Son avocat général a tranché dans le sens de Monsanto, jugeant illégale l’interdiction faite par la France de la culture du maïs Monsanto. Il aurait fallu demander à la Commission, dont on connaît bien les penchants pour les produits transgéniques, ou même pour les farines animales, qu’elle essaie d’autoriser de nouveau.
Une Europe anti-démocratique et soumise aux intérêts particuliers
Il y a énormément d’aspects choquants dans ce mauvais feuilleton. Tout d’abord, cette Europe cherche à imposer la culture de produits que ni les peuples ni les gouvernements ne souhaitent. Après d’innombrables affrontements où la Commission a été mise en large minorité, il est vraiment révoltant que cette autorisation revienne par la fenêtre de la Cour Européenne de Justice. Il y a un manque de respect très préoccupant pour les avis exprimés démocratiquement par les Etats.
Mais ce n’est pas tout. Comme pour les farines animales, il est difficile de ne pas y voir des affaires de gros sous. Monsanto va bien, très bien. De 2003 à 2009, son chiffre d’affaire est passé de 5 à 12 milliards de dollars, et ses profits ont été multipliés par 20, à 2 milliards. Bref, Monsanto a beaucoup d’argent pour essayer de peser sur les décisions de cette europe, qui semble particulièrement ouverte à l’influence financière des lobbys et autres intérêts privés.
Pire, il est question de conflits d’intérêts entre les autorités européennes chargées des avis scientifiques sur les OGM. En clair, certains des décisionnaires européens travaillent directement pour les industriels, ce qui permet de questionner leur indépendance et leur perméabilité à l’avis de ces mêmes grands industriels, gouvernés par la seule logique du profit maximal et non de la sécurité maximale. D’ailleurs, c’était l’Europe qui avait imposé à la France la commercialisation du Red Bull…
Cette affaire de la commercialisation des semences transgéniques de Monsanto éclaire d’une lumière très inquiétante ce projet européen, antidémocratique et qui semble à la botte des intérêts des puissants au mépris de l’avis des peuples et des gouvernements.
Par Laurent Pinsolle, porte-parole de DLR

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Re: OGM ........ halte là !!! MONSANTO DELENDA EST
et ça empire !
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Le maïs OGM n'est plus interdit, le gouvernement promet de réagir
TF1 - le 28 novembre 2011
Franchement, ils sont tous verreux et vendus ces hauts commissaires !
Vivement que l'Euro meurent et que cette UE implose
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Le maïs OGM n'est plus interdit, le gouvernement promet de réagir
TF1 - le 28 novembre 2011
Des arrêtés de 2007 et 2008 interdisant en France la commercialisation et l'utilisation des semences de maïs génétiquement modifiées Monsanto 810 ont été suspendus lundi par le Conseil d'Etat. Le gouvernement a aussitôt assuré étudier les moyens d'une nouvelle interdiction.
La justice française a annulé lundi la suspension de culture du maïs OGM de Monsanto prise par le gouvernement français en février 2008 et remise en cause depuis par la Cour de justice européenne. "Tirant les conséquences de l'arrêt de la Cour de justice européenne, le Conseil d'État relève que le ministre de l'Agriculture n'a pu justifier de sa compétence pour prendre les arrêtés, faute d'avoir apporté la preuve de l'existence d'un niveau de risque particulièrement élevé pour la santé ou l'environnement", a indiqué le Conseil dans un communiqué.
Dès la prise de position de la Cour de justice européenne, qui avait demandé début septembre à la France de revoir sa copie, estimant que sa décision ne reposait pas sur une base juridique acceptable, le gouvernement avait indiqué qu'il prendrait "une nouvelle clause de sauvegarde" si la suspension actuelle était annulée. L'objectif, avait alors souligné le ministère de l'Ecologie, reste "d'éviter la mise en culture d'un OGM qui n'a pas été évalué suivant les nouvelles exigences demandées au niveau européen ou pour lequel des incertitudes quant à ses impacts potentiels sur l'environnement persistent." "La balle est dans le camp du gouvernement (qui) doit à nouveau interdire la mise en culture du Mon 810 en se servant des fondements juridiques adaptés", a réagi le mouvement écologiste Greenpeace.
Lundi soir, Bruno Le Maire, le ministre de l'Agriculture, a indiqué que le gouvernement examinerait tous les moyens possibles pour maintenir l'interdiction, malgré la décision du Conseil d'Etat. A son tour, la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, s'est dite lundi "déterminée" à faire interdire le maïs Monsanto 810 en France et même "et plus convaincue encore qu'en 2008".
"La balle est dans le camp du gouvernement"
"Si le gouvernement ne fait pas le nécessaire, en mettant en place une nouvelle interdiction, on risque donc de voir réapparaître les OGM dans nos champs dès le printemps prochain" a prévenu dans un communiqué Sylvain Tardy, directeur des campagnes de Greenpeace France. "Est-ce quelque chose que Nicolas Sarkozy, très probable candidat à la présidentielle, est prêt à assumer, alors que les Français restent très majoritairement opposés à la présence d'OGM dans nos champs et dans nos assiettes ?", s'est-il interrogé. "Il ne se passe pas une semaine depuis 2008 sans qu'une nouvelle information ne vienne étayer le dossier à charge contre la variété de maïs de Monsanto 810", a de son côté réagi l'eurodéputé José Bové. "Le gouvernement français dispose maintenant de tous les éléments nécessaires, tant au niveau juridique que sur le fond du dossier pour établir une clause de sauvegarde solide et conforme au droit européen", a-t-il ajouté.
"La balle est maintenant dans le camp du gouvernement puisqu'il s'était engagé à trouver une nouvelle base juridique pour instaurer une nouvelle clause de sauvegarde", a estimé le député de Gironde, Noël Mamère, auprès de l'AFP. "Il faut que le gouvernement tienne ses engagements, a-t-il insisté, sinon on trouvera beaucoup d'OGM dans nos champs et donc beaucoup de faucheurs volontaires!". "Au gouvernement de montrer sa sincérité sur un sujet qui concerne notre santé, notre alimentation et tout le devenir de notre agriculture", a ajouté M. Mamère. Une association représentant les semenciers français, Initiatives Biotechnologies Végétales (IBV), a pour sa part souhaité lundi reprendre la culture des OGM en France, en accueillant "positivement" la décision du Conseil d'Etat.
Franchement, ils sont tous verreux et vendus ces hauts commissaires !
Vivement que l'Euro meurent et que cette UE implose

maxi- Francophonomaniaque

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Re: OGM ........ halte là !!! MONSANTO DELENDA EST
Ce genre de décision fait perdre beaucoup de terrain aux fans de l'Europe en France où la tradition agricole est encore forte ....
l'Europe vit AMHA ses derniers moments ....car la dernière goutte d'eau ( celle qui fait déborder le vase ) arrive !
l'Europe vit AMHA ses derniers moments ....car la dernière goutte d'eau ( celle qui fait déborder le vase ) arrive !

Clavier- Gd Officier de la francophonie

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Re: OGM ........ halte là !!! MONSANTO DELENDA EST
Sujet très intéressant à débattre.
1. En tant que citoyen - c'est-à-dire ceux qui subiront la loi de l'UE ou de Mosanto - nous pouvons réagir en cultivant notre jardin. Même si cela ne permet pas de vivre en autarcie, il est possible de produire de bons fruits et de bon légumes sains sans faire usage de pesticides et en économisant de l'argent. En période de crise, c'est un moyen de survie.
Les variétés a utiliser doivent être des variétés locales, bien plus résistantes que ce qu'on nous vend en supermarché (il est possible de trouver des semences que certaines organisations ont pu sauver de l'oubli, tel le chou de Saint Saens). Les fruits et légumes que nous achetons sont gorgés de pesticides et d'engrais, qu'ils soient OGM ou non. A titre d'exemple, la pomme Golden nécessite 35 interventions chimiques avant d'arriver dans nos supermarchés.
2. Autre détail. Pendant que l'on se bat en ce qui concerne les OGM, des investissements massifs sont réalisés en Afrique, ou des sommes énormes sont investies pour acheter ou louer des terres aux africains. La surface totale déjà acquise représenterait la superficie de la France. Et tout çà ne servira pas à nourrir les africains, mais produire à bas coût et dans des pays où les contrôles qualités sont quasi inexistants. Nul doute que la production sera vendue à bas coût, au début bien entendu, afin de concurrencer nos agriculteurs, qui ne pourront survivre.
1. En tant que citoyen - c'est-à-dire ceux qui subiront la loi de l'UE ou de Mosanto - nous pouvons réagir en cultivant notre jardin. Même si cela ne permet pas de vivre en autarcie, il est possible de produire de bons fruits et de bon légumes sains sans faire usage de pesticides et en économisant de l'argent. En période de crise, c'est un moyen de survie.
Les variétés a utiliser doivent être des variétés locales, bien plus résistantes que ce qu'on nous vend en supermarché (il est possible de trouver des semences que certaines organisations ont pu sauver de l'oubli, tel le chou de Saint Saens). Les fruits et légumes que nous achetons sont gorgés de pesticides et d'engrais, qu'ils soient OGM ou non. A titre d'exemple, la pomme Golden nécessite 35 interventions chimiques avant d'arriver dans nos supermarchés.
2. Autre détail. Pendant que l'on se bat en ce qui concerne les OGM, des investissements massifs sont réalisés en Afrique, ou des sommes énormes sont investies pour acheter ou louer des terres aux africains. La surface totale déjà acquise représenterait la superficie de la France. Et tout çà ne servira pas à nourrir les africains, mais produire à bas coût et dans des pays où les contrôles qualités sont quasi inexistants. Nul doute que la production sera vendue à bas coût, au début bien entendu, afin de concurrencer nos agriculteurs, qui ne pourront survivre.

Ulmo- Gd Officier de la francophonie

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Re: OGM ........ halte là !!! MONSANTO DELENDA EST
Paul François, un paysan charentais, affronte Monsanto devant la justice française
LEMONDE.FR | 12.12.11
La Justice au pied du mur, l'heure est arrivée pour elle de prouver au citoyen si elle travaille pour la vérité ou si elle est sous influence comme le milieu politique, ce ramassis de pourris verreux et irresponsables.
LEMONDE.FR | 12.12.11
Lyon (correspondant) - C'est une première dans le domaine du droit environnemental. Lundi 12 décembre, la 4e chambre civile du tribunal de grande instance de Lyon devait examiner la plainte d'un agriculteur charentais, Paul François, contre le géant de l'agrochimie Monsanto, dont il accuse un produit herbicide d'être à l'origine de ses graves problèmes de santé.
Chez Monsanto, personne ne voulait s'exprimer avant l'audience. Ni le directeur des relations extérieures ni l'avocat chargé de plaider le dossier. La firme américaine, dont le siège social français est basé à Bron (Rhône), près de Lyon, faisait le dos rond, en attendant un procès pendant lequel la Confédération paysanne avait prévu un rassemblement devant le palais de justice.
Pour M.François, 47 ans, agriculteur à Bernac, c'est l'aboutissement d'un long et éprouvant combat. Ce céréalier ne travaille plus qu'à mi-temps, en proie à des fatigues chroniques et des maux de tête tenaces. Les médecins considèrent que son système nerveux central a été affecté à la suite de l'inhalation d'un puissant désherbant, le Lasso, fabriqué par Monsanto.
L'accident s'est produit le 27a vril 2004. Après le traitement d'un champ de maïs, l'agriculteur a nettoyé une cuve, dont se sont échappées des vapeurs gazeuses. Il est tombé dans le coma et a été frappé d'amnésie. En 2008, les séquelles de son accident ont été considérées comme une maladie professionnelle par le tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS) de Charente. Ce qu'a confirmé la cour d'appel de Bordeaux en janvier 2010. "Ce produit présentait un réel danger potentiel. Monsanto ne peut pas dire qu'il ne savait pas", accuse M.François.
DEUX MOLÉCULES TOXIQUES
"Engager une action en responsabilité contre un fabricant est une première dans le secteur de l'agroalimentaire", souligne l'avocat du plaignant, Me François Lafforgue. Celui-ci appartient à un cabinet parisien spécialisé dans les questions de santé publique. Il a défendu les victimes de l'amiante, des essais nucléaires ou encore de l'explosion de l'usine AZF à Toulouse. "Dans le cas présent, il s'agit de démontrer une faute, dit-il. Nous considérons que le fabricant n'avait pas signalé les sérieux risques liés à des composants chimiques du produit."
Le Lasso est notamment constitué de chlorobenzène et d'alachlore, deux molécules toxiques. Me Lafforgue fait remarquer que le désherbant avait été interdit au Canada dès 1985, en Belgique en 1990, au Royaume-Uni en 1992. En France, il ne l'a été qu'en 2007. Selon le juriste, Monsanto va sans doute s'abriter derrière l'homologation officielle de l'Etat dont bénéficiait son produit avant son interdiction, pour justifier sa commercialisation. Mais, note-t-il, "depuis l'affaire du Mediator, on sait que les homologations ne sont pas à l'abri de désinformation de la part des industriels". A ses yeux, "l'éventuelle carence de l'Etat n'exonère en rien le fabricant de sa responsabilité".
"DES PAYSANS SONT EN TRAIN DE CREVER DANS LEUR COIN"
A travers son cas, Paul François veut attirer l'attention sur l'état de santé des agriculteurs français, nombreux à souffrir de maladies dues aux produits qu'ils manipulent, sans oser en parler. "Ils passent sous silence leurs problèmes de santé, le nez qui saigne, les yeux qui piquent, le mal de tête… Ils laissent filer, mais les intoxications chimiques finissent par provoquer des maladies graves", dit-il. Et de résumer brutalement : "Des paysans sont en train de crever dans leur coin." La raison de leur silence ? Les agriculteurs se laissent enfermer par un sentiment de culpabilité, analyse M. François. Selon lui, ils se sentent visés par des reproches sur l'utilisation de produits nocifs pour l'environnement et la santé. Du coup, ils n'osent pas évoquer leurs problèmes de santé, de crainte d'alimenter la polémique. "Ils meurent, et en plus on les accuse, s'indigne-t-il. On les stigmatise, mais les firmes agrochimiques, elles, continuent d'engranger des bénéfices !"
Les cultivateurs, défend-il, font évoluer leurs méthodes de travail, lentement certes, mais avec une prise de conscience des risques pour l'environnement. "Il y a encore des travers, reconnaît-il, de même qu'il existe des automobilistes qui roulent à 250 km/h sur l'autoroute. Mais ce n'est pas la majorité des cas." Paul François est impatient que la justice se prononce. "Je ne me lève pas chaque matin en pensant à Monsanto, confie-t-il, mais ce procès est une étape importante, même si la procédure juridique dure encore des années. Il me tarde de passer cette épreuve." Et il ajoute : "Dès qu'on touche à la chimie, on touche à des conflits d'intérêts et ça devient compliqué. Je suis un simple citoyen. Je ne représente rien contre une puissance comme Monsanto. Mais la justice est là pour dire nos droits."
Richard Schittly
La Justice au pied du mur, l'heure est arrivée pour elle de prouver au citoyen si elle travaille pour la vérité ou si elle est sous influence comme le milieu politique, ce ramassis de pourris verreux et irresponsables.

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Re: OGM ........ halte là !!! MONSANTO DELENDA EST
Que dire à décharge de ces manipulations, qu'il faut nourrir 7 milliards d'êtres humains, que certaines modifications génétiques permettent: de ne plus utiliser de pesticides, d'augmenter les rendements, de perfectionner les produits, des applications médicales...
Une posture d'équilibriste pipée par la recherche du profit.
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Re: OGM ........ halte là !!! MONSANTO DELENDA EST
Monsanto ne cherche que le monopole planétaire, d'où une dictature sans précédent !

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