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Il était une fois l'Europe...
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Il était une fois l'Europe...
Ce sujet pour gloser des destins croisés des peuples d'Europe au cours de l'Histoire. Comment nous nous sommes opposés, coment nous nous sommes rapprochés, et, qui sait, éclatera enfin au grand jour, la magnificience de l'UE, comme remède ultime à tant de souffrances passées.
Houlà, quelle envolée lyrique
Le 9 mai 1950, Robert Schuman, ministre français des Affaires étrangères, lance l'idée d'une Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier (CECA). Cinq ans après la Seconde Guerre mondiale, alors que les ressentiments sont encore vifs, le plan Schuman amorce le rapprochement franco-allemand.
Une surprise de taille
Le plan a été mis au point par Jean Monnet, au commissariat au Plan, avec le concours de quelques grands commis de l'État : Robert Marjolin, Étienne Hirsch, Pierre Uri, Paul Reuter.
Autodidacte, négociant de terrain, fin politique, Jean Monnet a appris à se méfier des projets utopiques comme celui qu'avaient ébauché dans les années 20 les ministres Briand et Stresemann, l'un français, l'autre allemand.
Après la Libération de 1945, Jean Monnet décide de fonder une première institution commune aux Européens. Il veut jeter les bases d'une union européenne fondée sur des réalisations solides et non plus sur des principes abstraits
Son choix se porte sur un organisme qui sera chargé de superviser et de répartir la production de charbon et d'acier. Le choix est judicieux car le charbon et l'acier sont à cette époque les deux piliers de l'économie.
L'Allemagne vaincue a la plus puissante sidérurgie d'Europe et ses ex-ennemis n'auraient pas vu d'inconvénient à la démanteler. En plaçant la sidérurgie allemande sous une tutelle commune, on neutralise les préventions des autres Européens à son égard.
La France, de son côté, a des revendications sur la Sarre, un pays allemand voisin de la Lorraine et doté d'une sidérurgie dynamique. En offrant à la France un droit de regard sur l'industrie sarroise, la CECA l'amène à renoncer à ses revendications.
Jean Monnet et son équipe bâtissent leur plan dans le plus grand secret. Ces hommes de terrain, en phase avec l'opinion publique, se méfient à juste titre des appareils politiques (communistes, gaullistes,...) et craignent qu'ils ne leur fassent obstruction.
Mais ils bénéficient heureusement du soutien enthousiaste de quelques hommes d'État : Robert Schuman mais aussi de l'Italien Alcide de Gasperi et de l'Allemand Konrad Adenauer, chancelier démocrate-chrétien de la nouvelle République Fédérale Allemande. Celle-ci, qui englobe les zones d'occupation américaine, britannique et française, a été portée sur les fonts baptismaux un an plus tôt, le 23 mai 1949.
Des clivages durables
«Messieurs, il n'est plus question de vaines paroles mais d'un acte, d'un acte hardi, d'un acte constructif... La France accomplit le premier acte décisif de la construction européenne et y associe l'Allemagne», déclare Robert Schuman devant la centaine de journalistes réunis à Paris, au ministère des Affaires étrangères, au quai d'Orsay (*).
Son annonce prend de court la plupart des dirigeants occidentaux. L'opinion publique européenne devine très vite la grande portée du plan Schuman et s'y montre dans l'ensemble favorable.
Mais des clivages se dessinent dans l'heure entre les appareils politiques.
- En France, les chrétiens-démocrates du MRP et les socialistes de la SFIO, qui dominent le gouvernement, se rallient avec enthousiasme au projet,
Les communistes du PCF et les gaullistes le dénoncent avec virulence. Le général de Gaulle, de sa retraite de Colombey-les-deux-Églises, ironise sur le «méli-mélo de l'acier». Les communistes évoquent dans L'Humanité rien moins qu'une «nouvelle trahison, nouveau pas vers la guerre».
- Au sein de l'Europe, la Grande-Bretagne s'oppose au plan Schuman car elle craint d'être tenue à l'écart des affaires du Continent. Par contre, le président américain Harry Truman l'approuve avec chaleur. En pleine guerre froide, il y voit un utile renfort contre la menace soviétique.
Vers l'Union européenne
Le plan Schuman marque clairement la naissance du projet d'union européenne. C'est pourquoi des Européens convaincus ont souhaité faire du 9 Mai le Jour de l'Europe.
La CECA commence son activité en 1951, avec l'Allemagne, la France, l'Italie, le Benelux (Belgique, Luxembourg et Pays-Bas)... et sans le Royaume-Uni.
Le 10 août 1952, Jean Monnet prend naturellement la présidence de la Haute Autorité de la nouvelle institution, à Luxembourg.
Un échec temporaire
Tandis que naît la CECA éclate la guerre de Corée. Elle relance la guerre froide entre les États-Unis et l'URSS et ravive la menace d'une invasion de l'Europe par les Soviétiques.
Forts de leur premier succès, les six pays fondateurs de la CECA envisagent rien moins qu'une Communauté Européenne de Défense (CED) avec 40 divisions sous le même uniforme.
C'est une manière de réarmer l'Allemagne sans avoir à craindre qu'elle menace à nouveau ses voisins. C'est aussi un renfort bienvenu pour l'OTAN et les États-Unis face à l'URSS.
Le 27 mai 1952 est signé le traité de défense commune. Mais il soulève en France l'opposition résolue des communistes (cela va de soi) et des gaullistes.
Là-dessus survient la mort de Staline et la fin de la guerre de Corée. On se dit que la défense commune peut attendre.
Le 30 août 1954, à Paris, l'Assemblée nationale rejette le principe même d'un débat sur le projet de traité malgré les protestations des démocrates-chrétiens et des socialistes.
Après cet échec, les partenaires de la CECA reviendront à plus de mesure et signeront à Rome le 25 mars 1957, le traité d'où est issue l'actuelle Union européenne.
http://www.herodote.net/histoire05091.htm
Houlà, quelle envolée lyrique

9 mai 1950

La Communauté européenne du charbon et de l'acier

La Communauté européenne du charbon et de l'acier
Le 9 mai 1950, Robert Schuman, ministre français des Affaires étrangères, lance l'idée d'une Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier (CECA). Cinq ans après la Seconde Guerre mondiale, alors que les ressentiments sont encore vifs, le plan Schuman amorce le rapprochement franco-allemand.
Une surprise de taille
Le plan a été mis au point par Jean Monnet, au commissariat au Plan, avec le concours de quelques grands commis de l'État : Robert Marjolin, Étienne Hirsch, Pierre Uri, Paul Reuter.
Autodidacte, négociant de terrain, fin politique, Jean Monnet a appris à se méfier des projets utopiques comme celui qu'avaient ébauché dans les années 20 les ministres Briand et Stresemann, l'un français, l'autre allemand.
Après la Libération de 1945, Jean Monnet décide de fonder une première institution commune aux Européens. Il veut jeter les bases d'une union européenne fondée sur des réalisations solides et non plus sur des principes abstraits
Son choix se porte sur un organisme qui sera chargé de superviser et de répartir la production de charbon et d'acier. Le choix est judicieux car le charbon et l'acier sont à cette époque les deux piliers de l'économie.
L'Allemagne vaincue a la plus puissante sidérurgie d'Europe et ses ex-ennemis n'auraient pas vu d'inconvénient à la démanteler. En plaçant la sidérurgie allemande sous une tutelle commune, on neutralise les préventions des autres Européens à son égard.
La France, de son côté, a des revendications sur la Sarre, un pays allemand voisin de la Lorraine et doté d'une sidérurgie dynamique. En offrant à la France un droit de regard sur l'industrie sarroise, la CECA l'amène à renoncer à ses revendications.
Jean Monnet et son équipe bâtissent leur plan dans le plus grand secret. Ces hommes de terrain, en phase avec l'opinion publique, se méfient à juste titre des appareils politiques (communistes, gaullistes,...) et craignent qu'ils ne leur fassent obstruction.
Mais ils bénéficient heureusement du soutien enthousiaste de quelques hommes d'État : Robert Schuman mais aussi de l'Italien Alcide de Gasperi et de l'Allemand Konrad Adenauer, chancelier démocrate-chrétien de la nouvelle République Fédérale Allemande. Celle-ci, qui englobe les zones d'occupation américaine, britannique et française, a été portée sur les fonts baptismaux un an plus tôt, le 23 mai 1949.
Des clivages durables
«Messieurs, il n'est plus question de vaines paroles mais d'un acte, d'un acte hardi, d'un acte constructif... La France accomplit le premier acte décisif de la construction européenne et y associe l'Allemagne», déclare Robert Schuman devant la centaine de journalistes réunis à Paris, au ministère des Affaires étrangères, au quai d'Orsay (*).
Son annonce prend de court la plupart des dirigeants occidentaux. L'opinion publique européenne devine très vite la grande portée du plan Schuman et s'y montre dans l'ensemble favorable.
Mais des clivages se dessinent dans l'heure entre les appareils politiques.
- En France, les chrétiens-démocrates du MRP et les socialistes de la SFIO, qui dominent le gouvernement, se rallient avec enthousiasme au projet,
Les communistes du PCF et les gaullistes le dénoncent avec virulence. Le général de Gaulle, de sa retraite de Colombey-les-deux-Églises, ironise sur le «méli-mélo de l'acier». Les communistes évoquent dans L'Humanité rien moins qu'une «nouvelle trahison, nouveau pas vers la guerre».
- Au sein de l'Europe, la Grande-Bretagne s'oppose au plan Schuman car elle craint d'être tenue à l'écart des affaires du Continent. Par contre, le président américain Harry Truman l'approuve avec chaleur. En pleine guerre froide, il y voit un utile renfort contre la menace soviétique.
Vers l'Union européenne
Le plan Schuman marque clairement la naissance du projet d'union européenne. C'est pourquoi des Européens convaincus ont souhaité faire du 9 Mai le Jour de l'Europe.
La CECA commence son activité en 1951, avec l'Allemagne, la France, l'Italie, le Benelux (Belgique, Luxembourg et Pays-Bas)... et sans le Royaume-Uni.
Le 10 août 1952, Jean Monnet prend naturellement la présidence de la Haute Autorité de la nouvelle institution, à Luxembourg.
Un échec temporaire
Tandis que naît la CECA éclate la guerre de Corée. Elle relance la guerre froide entre les États-Unis et l'URSS et ravive la menace d'une invasion de l'Europe par les Soviétiques.
Forts de leur premier succès, les six pays fondateurs de la CECA envisagent rien moins qu'une Communauté Européenne de Défense (CED) avec 40 divisions sous le même uniforme.
C'est une manière de réarmer l'Allemagne sans avoir à craindre qu'elle menace à nouveau ses voisins. C'est aussi un renfort bienvenu pour l'OTAN et les États-Unis face à l'URSS.
Le 27 mai 1952 est signé le traité de défense commune. Mais il soulève en France l'opposition résolue des communistes (cela va de soi) et des gaullistes.
Là-dessus survient la mort de Staline et la fin de la guerre de Corée. On se dit que la défense commune peut attendre.
Le 30 août 1954, à Paris, l'Assemblée nationale rejette le principe même d'un débat sur le projet de traité malgré les protestations des démocrates-chrétiens et des socialistes.
Après cet échec, les partenaires de la CECA reviendront à plus de mesure et signeront à Rome le 25 mars 1957, le traité d'où est issue l'actuelle Union européenne.
http://www.herodote.net/histoire05091.htm
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Bruno- Retiarivs Virtvalis

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Date d'inscription: 13/09/2005
Re: Il était une fois l'Europe...
Je pense qu'il faut situer les origines de l'Europe à la fondation du Benelux.
Origines
Les trois pays qui constituent le Benelux ont toujours été étroitement liés durant l'histoire. Les anciens Pays-Bas espagnols, puis autrichiens regroupaient la plupart des pays concernés. A ces liens historiques forts répondent des liens économiques : les différentes zones du Benelux ont toujours été en étroite interdépendance économique. Au XIXe siècle, la Belgique et le Luxembourg deviennent indépendants et, très vite, la nécessité d'une union économique apparaît.
La construction du Benelux
La signature, le 25 juillet 1921, du traité créant l'Union économique belgo-luxembourgeoise peut être vue comme les prémices du Benelux (les frontières économiques sont levées et les monnaies sont liées par une parité fixe). Ce n'est toutefois qu'en 1944, en pleine Seconde Guerre mondiale, que les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg conviennent de supprimer les droits de douane à leurs frontières communes et de fixer une taxation commune pour les marchandises venant de l'extérieur. Cette politique libre-échangiste est inspirée par l'échec des politiques protectionnistes menées dans les années 30 à la suite de la crise de 1929. Le 5 septembre 1944, le traité est signé, mais il est prévu qu'il n'entre en fonction que le 1er janvier 1948 (les trois gouvernements, en exil à Londres, se ménagent une période tampon nécessaire à la reconstruction). Le Benelux n'est pas uniquement une union économique. Le 17 mars 1948, le Benelux adhère à l'UEO (France, Royaume-Uni et Benelux) afin de se protéger de l'Allemagne. En 1949, le Benelux adhère à l'Otan.
Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Benelux »
Origines
Les trois pays qui constituent le Benelux ont toujours été étroitement liés durant l'histoire. Les anciens Pays-Bas espagnols, puis autrichiens regroupaient la plupart des pays concernés. A ces liens historiques forts répondent des liens économiques : les différentes zones du Benelux ont toujours été en étroite interdépendance économique. Au XIXe siècle, la Belgique et le Luxembourg deviennent indépendants et, très vite, la nécessité d'une union économique apparaît.
La construction du Benelux
La signature, le 25 juillet 1921, du traité créant l'Union économique belgo-luxembourgeoise peut être vue comme les prémices du Benelux (les frontières économiques sont levées et les monnaies sont liées par une parité fixe). Ce n'est toutefois qu'en 1944, en pleine Seconde Guerre mondiale, que les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg conviennent de supprimer les droits de douane à leurs frontières communes et de fixer une taxation commune pour les marchandises venant de l'extérieur. Cette politique libre-échangiste est inspirée par l'échec des politiques protectionnistes menées dans les années 30 à la suite de la crise de 1929. Le 5 septembre 1944, le traité est signé, mais il est prévu qu'il n'entre en fonction que le 1er janvier 1948 (les trois gouvernements, en exil à Londres, se ménagent une période tampon nécessaire à la reconstruction). Le Benelux n'est pas uniquement une union économique. Le 17 mars 1948, le Benelux adhère à l'UEO (France, Royaume-Uni et Benelux) afin de se protéger de l'Allemagne. En 1949, le Benelux adhère à l'Otan.
Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Benelux »
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Bruno- Retiarivs Virtvalis

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Localisation: Bruxelles (Département de Chère-et-Vilaine)
Date d'inscription: 13/09/2005
Re: Il était une fois l'Europe...
1947 - le Plan Marshall: notez l'attitude noble de la conclusion du grand général:
>> Il appelle clairement les européens à s'unir dans une organisation commune , nous sommes en 1947
il restait a tuer les nationalismes et à réinventer l'idéal européen de charlemagne
>
« Il est déjà évident qu’avant même que le gouvernement des Etats-Unis puisse poursuivre plus loin ses efforts pour remédier à la situation et aider à remettre l’Europe sur le chemin de la guérison, un accord devra être réalisé par les pays de l’Europe sur leurs besoins actuels et ce que ces pays de l’Europe feront eux-mêmes pour rendre efficaces toutes les mesures que ce gouvernement pourrait prendre. Il ne serait ni bon ni utile que ce gouvernement entreprit d’établir de son côté un programme destiné à remettre l’économie de l’Europe sur pied. C’est là l’affaire des Européens. L’initiative, à mon avis, doit venir de l’Europe. »
« Le rôle de ce pays devrait consister à apporter une aide amicale à l’établissement d’un programme européen, et à aider ensuite à mettre en oeuvre ce programme dans la mesure où il sera possible de le faire. Ce programme devrait être général et établi en commun par un grand nombre de nations européennes, sinon par toutes. »
>> Il appelle clairement les européens à s'unir dans une organisation commune , nous sommes en 1947
il restait a tuer les nationalismes et à réinventer l'idéal européen de charlemagne
>
Dernière édition par maxi le Dim 19 Déc - 17:02, édité 2 fois

maxi- Francophonomaniaque

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Re: Il était une fois l'Europe...
Pour moi l'Europe est comme le Graal recherché depuis les romains , puis Charlemagne, Napoleon & même Hitler ou Staline, une volonté fédératrice sous tendue par la géographie, la culture et la religion
Aujourd'hui nationalisme & religions passent enfin derrière les valeurs républicaines, humanistes & laïques, mais elles doivent en reconnaître la paternité
"les valeurs de la chrétienté, sans la foi" (Edouard Balladur)
les droits de l'Homme sont les 10 commandements en mode athée
Aujourd'hui nationalisme & religions passent enfin derrière les valeurs républicaines, humanistes & laïques, mais elles doivent en reconnaître la paternité
"les valeurs de la chrétienté, sans la foi" (Edouard Balladur)
les droits de l'Homme sont les 10 commandements en mode athée
Dernière édition par maxi le Sam 17 Déc - 8:33, édité 2 fois

maxi- Francophonomaniaque

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Nombre de messages: 10738
Date d'inscription: 11/09/2005
Re: Il était une fois l'Europe...
"Il appelle clairement les européens à s'unir dans une organisation commune , nous sommes en 1947"
Bien plus que ça, il force carrément la main aux pays européens !
Une question intéressante à mon avis : est-ce que l'union (sans majusucles) européenne aurait été menée aussi loin sans le danger de l'URSS et le parrainage des Etats-Unis ?
Bien plus que ça, il force carrément la main aux pays européens !
Une question intéressante à mon avis : est-ce que l'union (sans majusucles) européenne aurait été menée aussi loin sans le danger de l'URSS et le parrainage des Etats-Unis ?
_________________
"Savoir distinguer le mouvement qui vient des convoitises du mouvement qui vient des principes, combattre l'un et seconder l'autre, c'est là le génie et la vertu des grands révolutionnaires."
Victor Hugo, Quatrevingt-treize.
"Il est temps que l'on oublie qu'il y a eu des chefs. La République est un vaste atelier où il n'y a aucun chef : nous en sommes tous les ouvriers.
Jean-Marie Collot d'Herbois.

Tanityaël- "Le coup passa si près..."
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Date d'inscription: 21/09/2005
Re: Il était une fois l'Europe...
C'est clair que l'Europe a été créée pour fair face à l'URSS, politiquement et surtout économiquement; ce n'est pas un hasard si la politique économique de l'UE est aussi libérale, et dès le début tout est basé sur le commerce .
_________________
"Selon l'éthique capitaliste, il est tout à fait normal de laisser un homme mourir de faim après 40 ans de service ; au contraire, c'est sans doute du bon business, une réduction nécessaire des dépenses qui fait partie des obligations envers les actionnaires" (G. Orwell)
Re: Il était une fois l'Europe...
Il y'a en fait deux raisons : les Etats-Unis l'ont soutenue et protégée pour faire face à l'URSS, mais les pays européens entre eux l'ont fait surtout pour surveiller l'Allemagne (cf la CECA). Ce sont à mon avis les deux principales raisons de départ de l'union européenne.
_________________
"Savoir distinguer le mouvement qui vient des convoitises du mouvement qui vient des principes, combattre l'un et seconder l'autre, c'est là le génie et la vertu des grands révolutionnaires."
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"Il est temps que l'on oublie qu'il y a eu des chefs. La République est un vaste atelier où il n'y a aucun chef : nous en sommes tous les ouvriers.
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Tanityaël- "Le coup passa si près..."
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Date d'inscription: 21/09/2005
Re: Il était une fois l'Europe...
Oui, l'Europe, sous l'impulsion de la France et de l'Allemagne, a ensuite essayé de s'émanciper de l'influence US . Mais l'Angleterre est arrivée...
_________________
"Selon l'éthique capitaliste, il est tout à fait normal de laisser un homme mourir de faim après 40 ans de service ; au contraire, c'est sans doute du bon business, une réduction nécessaire des dépenses qui fait partie des obligations envers les actionnaires" (G. Orwell)
Re: Il était une fois l'Europe...
En quelque sorte...
:
"Entre le continent et le grand large, l'Angleterre choisira toujours le grand large."
Evidemment, voyant que leur simili-UE (dont j'ai oublié le nom) avait foiré, les Anglais se sont résolus à rejoindre la CEE (après deux refus de De Gaulle).
:
"Entre le continent et le grand large, l'Angleterre choisira toujours le grand large."
Evidemment, voyant que leur simili-UE (dont j'ai oublié le nom) avait foiré, les Anglais se sont résolus à rejoindre la CEE (après deux refus de De Gaulle).
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"Savoir distinguer le mouvement qui vient des convoitises du mouvement qui vient des principes, combattre l'un et seconder l'autre, c'est là le génie et la vertu des grands révolutionnaires."
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"Il est temps que l'on oublie qu'il y a eu des chefs. La République est un vaste atelier où il n'y a aucun chef : nous en sommes tous les ouvriers.
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Tanityaël- "Le coup passa si près..."
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Date d'inscription: 21/09/2005
Re: Il était une fois l'Europe...
J'aime bien les Anglais (et encore plus les Anglaises
), mais c'est clair qu'ils st un frein à une Europe plus sociale et moins libérale, tout comme à une Europe plus indépendante vis-à-vis des USA .
Mais ils ne st plus les seuls, les pays de l'Est, Pologne en tête, les ont rejoint et la position franco-allemande du point de vue éco et international est maintenant minoritaire...
), mais c'est clair qu'ils st un frein à une Europe plus sociale et moins libérale, tout comme à une Europe plus indépendante vis-à-vis des USA .Mais ils ne st plus les seuls, les pays de l'Est, Pologne en tête, les ont rejoint et la position franco-allemande du point de vue éco et international est maintenant minoritaire...
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"Selon l'éthique capitaliste, il est tout à fait normal de laisser un homme mourir de faim après 40 ans de service ; au contraire, c'est sans doute du bon business, une réduction nécessaire des dépenses qui fait partie des obligations envers les actionnaires" (G. Orwell)
Re: Il était une fois l'Europe...
Encore heureux qu'elle soit minoritaire.
Sinon que pensez-vous des nations non alignées : Islande, Norvège, Suisse ?
Sinon que pensez-vous des nations non alignées : Islande, Norvège, Suisse ?

Swiss_Co- Invité
Re: Il était une fois l'Europe...
Ils font ce qu'ils veulent, et ça n'a pas l'air de gêner leur développement...
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"Selon l'éthique capitaliste, il est tout à fait normal de laisser un homme mourir de faim après 40 ans de service ; au contraire, c'est sans doute du bon business, une réduction nécessaire des dépenses qui fait partie des obligations envers les actionnaires" (G. Orwell)
Re: Il était une fois l'Europe...
Apparement, ça leur réussit bien de ne pas être dans l'UE...

Celtic- Invité
Re: Il était une fois l'Europe...
Amandria a écrit:En quelque sorte...![]()
"Entre le continent et le grand large, l'Angleterre choisira toujours le grand large."
Evidemment, voyant que leur simili-UE (dont j'ai oublié le nom) avait foiré, les Anglais se sont résolus à rejoindre la CEE (après deux refus de De Gaulle).
"Entre la mer et la France, l'Angleterre choisira tjrs la mer", je crois que c'est ça la phrase exacte.
_________________


Bruno- Retiarivs Virtvalis

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Date d'inscription: 13/09/2005
Re: Il était une fois l'Europe...
Les empires européens ancestraux
CARTE
précurseur du Saint Empire Romain Germanique de Carolus Magnus
CARTE
précurseur du Saint Empire Romain Germanique de Carolus Magnus
Dernière édition par le Sam 22 Sep - 7:37, édité 2 fois

maxi- Francophonomaniaque

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Re: Il était une fois l'Europe...

l'europe en l'an 1000
- royaume de france
- Empire d'Occident
- Empire d'Orient
toujours du latin , tj la reference romaine , tj la chrétienté

maxi- Francophonomaniaque

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Date d'inscription: 11/09/2005
Re: Il était une fois l'Europe...
Avec comme inscription en bas à droite: renovatio imperii romanorum
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Bruno- Retiarivs Virtvalis

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Age: 39
Localisation: Bruxelles (Département de Chère-et-Vilaine)
Date d'inscription: 13/09/2005
Re: Il était une fois l'Europe...
http://historymedren.about.com/library/atlas/natmapce980.htm
cette carte est plus grande, en 980
on voit clairement le coeur de l'europe
cette carte est plus grande, en 980
on voit clairement le coeur de l'europe

maxi- Francophonomaniaque

-

Nombre de messages: 10738
Date d'inscription: 11/09/2005
Re: Il était une fois l'Europe...
La Bretagne était encore indépendante à cette époque
Pour moi, l'Europe a un coeur à deux pompes : il s'agit de la France et de l'Allemagne.
Pour moi, l'Europe a un coeur à deux pompes : il s'agit de la France et de l'Allemagne.

Celtic- Invité
Re: Il était une fois l'Europe...
avait...
A présent l'Angleterre a pris les devants . Même l'Italie et l'Espagne nous passent devant ! Et si Merkel gouverne, la France va se retrouver seule...
A présent l'Angleterre a pris les devants . Même l'Italie et l'Espagne nous passent devant ! Et si Merkel gouverne, la France va se retrouver seule...
_________________
"Selon l'éthique capitaliste, il est tout à fait normal de laisser un homme mourir de faim après 40 ans de service ; au contraire, c'est sans doute du bon business, une réduction nécessaire des dépenses qui fait partie des obligations envers les actionnaires" (G. Orwell)
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