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L'Islam: une tyrannie ?
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Re: L'Islam: une tyrannie ?
Tofraziel a écrit:Source ? Sais-tu au moins ce qu'est le littéralisme, le fondamentalisme, le salafisme, le soufisme, etc ?
Considères-tu par exemple que Ramadan est un littéraliste ?
Après, la difficulté est que le Coran est la parole directe de Dieu, ce qui n'est pas le cas de la Bible je crois, et en tout cas du Nouveau Testament.
Dieu peut parler de manière imagée ou énigmatique.
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Bruno- Retiarivs Virtvalis

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Re: L'Islam: une tyrannie ?
Oui, mais l'important est de savoir comment sont considérés les textes sacrés par les religions, et le fait que pour les musulmans le Coran soit la parole directe de Dieu au Prophète est fondamental, alors que pour les cathos par ex, le Nouveau Testament (Evangiles "choisis" et le reste) ne sont que les actes et certaines paroles de Jésus transmis par d'autres...C'est en partie pour cela que l'islam est difficile à réformer et que le message coranique ne peut être modifié (alors que l'Eglise, par exemple, s'appuie aussi sur des dogmes validés par le fait que le pape est considéré comme un "descendant" des Apôtres, il a donc une légitimité).
L'enjeu avec le Coran est sur son interprétation : les littéralistes disent qu'il ne peut être interprété et doit être pris tel quel, au premier degré : ils ont un réflexe sectaire. Alors que d'autres, pas pour autant moins intégristes, veulent en donner une certaine interprétation : ce sont les réformes salafistes, comme Ramadan, qui, s'ils se réfèrent comme les précédents aux premiers temps de l'Islam, sont aussi pour l'interpréter (par l'ijtihad) et ainsi islamiser (à leur sauce) le monde qui les entoure et participer à la vie publique (ce qui n'est pas le cas des littéralistes). Ils sont bien plus nombreux (même sans être majoritaires) que les littéralistes...
L'enjeu avec le Coran est sur son interprétation : les littéralistes disent qu'il ne peut être interprété et doit être pris tel quel, au premier degré : ils ont un réflexe sectaire. Alors que d'autres, pas pour autant moins intégristes, veulent en donner une certaine interprétation : ce sont les réformes salafistes, comme Ramadan, qui, s'ils se réfèrent comme les précédents aux premiers temps de l'Islam, sont aussi pour l'interpréter (par l'ijtihad) et ainsi islamiser (à leur sauce) le monde qui les entoure et participer à la vie publique (ce qui n'est pas le cas des littéralistes). Ils sont bien plus nombreux (même sans être majoritaires) que les littéralistes...
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« Lorsque dans le silence de l’abjection l’on entend plus retentir que la chaîne de l’esclave et la voix du délateur, lorsque tout tremble devant le tyran et qu’il est aussi dangereux d’encourir sa faveur que de mériter sa disgrâce, l’historien paraît, chargé de la vengeance des peuples. C’est en vain que Néron prospère, Tacite est déjà né dans l’Empire. » (Chateaubriand)

Tofraziel- Police de la Pensée

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Re: L'Islam: une tyrannie ?
Je mets un extrait d'un article que j'ai fait sur Ramadan et sur les différents courants de l'islam (pour lui, mais c'est instructif) :
Ramadan définit l’islam comme le Coran + la Sunna + le tawhid (l’unicité de Dieu).
Les principes fondamentaux pour lui sont :
- le Dieu unique et le rejet des « associés » (le shirk, comme celui de certaines confréries soufies, mais le polythéisme en général auquel est associé parfois le christianisme à cause de la Trinité) ;
- le témoignage et le pacte entre Dieu et les Hommes ; la reconnaissance des Révélations et des Prophètes;
- la nécessité de se libérer des idoles.
Il définit ensuite des tendances au sein de l’Islam, ce qui est intéressant pour voir où il se trouve...même s’il ne le dit jamais franchement préférant insister sur son « indépendance » :
d’abord le traditionalisme d’école qui reconnaît Coran et Sunna mais aussi une des écoles juridiques (hanafite, malikite, shafi’ite, hanbalite,...), il a une marge d’interprétation réduite que critique Ramadan ; il le juge scotché dans un islam situé entre le VIIIè et le XIè siècle, trop à cheval sur les aspects essentiels du culte et la tenue vestimentaire ; il classe parmi eux le tabligh...et les talibans. Il y a ensuite le littéralisme salafi qui, lui, refuse l’arbitrage des écoles juridiques et ne veut que suivre l’exemple des salafs, les « saints » compagnons du Prophète : pas d’interprétation non plus, seul le Texte compte ; c’est un refus de s’impliquer dans tout espace non islamique, et le rejet de l’occidentalisation : des musulmans très communautaristes donc, ce que Ramadan rejette aussi.
Vient le réformisme salafi, le cœur du sujet : ils se réfèrent aussi aux salafs et rejettent les écoles juridiques, mais il pratique l’ijtihad (l’interprétation) dont nous avons déjà parlé ; il cite à la suite comme réformistes salafistes : El-Afghani, Abduh, Rida, Ibn Badis, Hassan al-Banna mais aussi Mawdudi et Qotb. Il ne nie pas leurs différences sur la méthode ou certaines idées, mais insiste sur leur point commun :
> l’usage de la Raison et la nécessité de s’adapter à la société qui les entoure.
Il en tire cependant deux courants, et c’est ça qui est intéressant :
- le premier a une tradition légaliste, qui doit utiliser l’ijtihad pour s’adapter au « nouveau contexte de vie », sans structure organique ; sa mission : protéger son identité musulmane et la pratique cultuelle, reconnaître le cadre constitutionnel occidental, s’engager au niveau social en tant que citoyen, faire une allégeance au pays « d’accueil »...Il se situe évidemment dans ce courant, MAIS il est intéressant de voir aussi qu’il en défend l’aile dans les pays musulmans, en affirmant qu’ils font partie de l’opposition, qu’ils sont aussi légalistes mais qu’ils subissent tortures et emprisonnement...Il décrit de façon évidente ici les Frères musulmans d’aujourd’hui, dont nous avons parlé dans « L’Islam contre l’islamisme ? », qui officiellement dissous sont donc « sans structure organique » (leurs candidats sont sous étiquette « indépendants »), ont adopté un discours plus modéré, acceptent le cadre constitutionnel égyptien, s’impliquent socialement,...Indirectement, Ramadan reconnaît donc sa filiation avec les Frères.
- Mais il évoque ensuite le deuxième courant, qu’il dit justement issu de la répression : ce courant est avant tout politique et même « révolutionnaire » (il emploie le terme), ayant pour but un Etat islamique et le rétablissement du califat; c’est l’islam de Sayyid Qotb en particulier. Ramadan ne s’y reconnaît pas, mais régulièrement « l’explique » par un contexte de persécution qui pourrait rendre « compréhensible » ce courant...Passons sur le soufisme, et attardons-nous enfin sur ce qu’il appelle le « réformisme libéral ou rationaliste » : il est selon lui d’influence occidentale et coloniale, très (sans doute trop) attaché à la laïcité, et peu intéressé par la pratique du culte ; si Ramadan ne le dit pas, on sent que pour lui ce ne sont pas de « vrais » musulmans, alors qu’ici c’est probablement ceux qu’on va désigner comme les musulmans modérés...
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Tofraziel- Police de la Pensée

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Re: L'Islam: une tyrannie ?
ref texte antérieur
Quand est ce que les musulmans vont se débarrasser de leur lieu
d' idolatrie.. La Kaaba.. la pierre noire..
On a exactement le même réflexe dans les églises chrétiennes... statue, croix, etc..
Finalement c' est exactement le même milieu gravitationnelle dans la pratique du culte..
- la nécessité de se libérer des idoles.
Quand est ce que les musulmans vont se débarrasser de leur lieu
d' idolatrie.. La Kaaba.. la pierre noire..
On a exactement le même réflexe dans les églises chrétiennes... statue, croix, etc..
Finalement c' est exactement le même milieu gravitationnelle dans la pratique du culte..
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Re: L'Islam: une tyrannie ?
surtout que pourquoi leur dieu existerait de façon certaine et pas celui des autres
s'ils ont un cerveau qu'ils s'en servent et apprennent le doute, la foi et la raison
en ma qualité de chrétien, jamais je n'ai eut la certitude de la foi aveugle, et je pense que si Dieu existe il nous a donné un cerveau et une conscience dans ce but:
s'en servir
s'ils ont un cerveau qu'ils s'en servent et apprennent le doute, la foi et la raison
en ma qualité de chrétien, jamais je n'ai eut la certitude de la foi aveugle, et je pense que si Dieu existe il nous a donné un cerveau et une conscience dans ce but:
s'en servir
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Re: L'Islam: une tyrannie ?
Leur Dieu est le même que celui des autres (en tout cas des monothéismes), ils sont juste persuadés de mieux le servir (un peu comme les chrétiens le pensaient par rapport aux juifs).
Après, pour l'usage du cerveau, les réformistes salafistes disent justement d'en user, avec l'emploi de la Raison, mais toujours dans le but religieux de servir Dieu et d'être un bon musulman. La Raison doit servir à s'adapter aux sociétés, tout en étant un bon musulman...et en islamisant ces mêmes sociétés (c'est le cas Tariq Ramadan). Alors que les littéralistes se contentent d'apprendre par coeur et d'obéir au premier degré au Coran (ils ne prennent pas en compte les écoles juridiques ni même parfois les hadiths).
Après, pour l'usage du cerveau, les réformistes salafistes disent justement d'en user, avec l'emploi de la Raison, mais toujours dans le but religieux de servir Dieu et d'être un bon musulman. La Raison doit servir à s'adapter aux sociétés, tout en étant un bon musulman...et en islamisant ces mêmes sociétés (c'est le cas Tariq Ramadan). Alors que les littéralistes se contentent d'apprendre par coeur et d'obéir au premier degré au Coran (ils ne prennent pas en compte les écoles juridiques ni même parfois les hadiths).
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Re: L'Islam: une tyrannie ?
Une fatwa contre le terrorisme
AFP 02/03/2010 | Mise à jour : 17:45
Un éminent érudit musulman d'origine pakistanaise, Muhammad Tahir-ul-Qadri, a condamné aujourd'hui les terroristes comme des ennemis de l'islam, dans une fatwa rendue publique à Londres.
Il a souligné que les actes de terrorisme ne pouvaient avoir aucune justification au nom de l'islam, condamnant notamment les attentats d'Al Qaïda, dans cette fatwa de quelque 600 pages, présentée au cours d'une conférence de presse à Londres en présence notamment de députés et de représentants d'associations caritatives.
Les kamikazes "ne peuvent pas prétendre que leur suicide sont des actes commis par des martyrs qui deviendront des héros de la Oumma (la communauté musulmane), non, ils deviendront des héros du feu de l'enfer", a déclaré le Dr Tahir-ul-Qadri.
Cette fatwa "peut être considérée comme l'argumentaire théologique le plus complet contre le terrorisme islamiste à ce jour", selon la fondation londonienne Quilliam, qui combat l'extrémisme musulman.
Si d'autres responsables musulmans avaient par le passé déjà condamné le terrorisme, M. Qadri, qui s'est exprimé en anglais et en arabe, a souligné que cette fatwa écartait complètement tout type d'excuse pour justifier la violence.
__________
Dr Tahir-ul-Qadri, Santo Subito
AFP 02/03/2010 | Mise à jour : 17:45
Un éminent érudit musulman d'origine pakistanaise, Muhammad Tahir-ul-Qadri, a condamné aujourd'hui les terroristes comme des ennemis de l'islam, dans une fatwa rendue publique à Londres.
Il a souligné que les actes de terrorisme ne pouvaient avoir aucune justification au nom de l'islam, condamnant notamment les attentats d'Al Qaïda, dans cette fatwa de quelque 600 pages, présentée au cours d'une conférence de presse à Londres en présence notamment de députés et de représentants d'associations caritatives.
Les kamikazes "ne peuvent pas prétendre que leur suicide sont des actes commis par des martyrs qui deviendront des héros de la Oumma (la communauté musulmane), non, ils deviendront des héros du feu de l'enfer", a déclaré le Dr Tahir-ul-Qadri.
Cette fatwa "peut être considérée comme l'argumentaire théologique le plus complet contre le terrorisme islamiste à ce jour", selon la fondation londonienne Quilliam, qui combat l'extrémisme musulman.
Si d'autres responsables musulmans avaient par le passé déjà condamné le terrorisme, M. Qadri, qui s'est exprimé en anglais et en arabe, a souligné que cette fatwa écartait complètement tout type d'excuse pour justifier la violence.
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Dr Tahir-ul-Qadri, Santo Subito
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Bruno- Retiarivs Virtvalis

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Re: L'Islam: une tyrannie ?
On attend la fatwa pour appeler à son meurtre... 
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Re: L'Islam: une tyrannie ?
ce sont effectivement les musulmans les premieres victimes de cette folie meurtrière, c'est donc à eux de "faire le ménage", il faut à l'évidence éradiquer ces fanatiques décérébrés
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Re: L'Islam: une tyrannie ?
Je ne comprendrai jamais comment il est possible d'imaginer qu'Allah puisse se repaître du sang des innocents.
Ne serions-nous donc plus tous les descendants d'Abraham?
Ne serions-nous donc plus tous les descendants d'Abraham?
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Re: L'Islam: une tyrannie ?
Les infidèles ou les païens, les athées encore pire, tout comme les "faux" musulmans, tous ne sont justement pas des innocents.
Descendants d'Abraham, pour juifs et chrétiens (plus musulmans évidemment), mais des descendants qui se sont égarés, se sont mépris voire ont trahi le message de Dieu.
Une fois que tout ça est dit, tuer des "innocents" s'ils ne veulent pas se remettre dans le droit chemin, c'est assez logique.
Mais cette mentalité est le propre des monothéismes "abrahamiques"...
Descendants d'Abraham, pour juifs et chrétiens (plus musulmans évidemment), mais des descendants qui se sont égarés, se sont mépris voire ont trahi le message de Dieu.
Une fois que tout ça est dit, tuer des "innocents" s'ils ne veulent pas se remettre dans le droit chemin, c'est assez logique.
Mais cette mentalité est le propre des monothéismes "abrahamiques"...
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Re: L'Islam: une tyrannie ?
La Fatwa concerne ces enfants d'Islam qu'on envoit à une mort certaine pour un bien maigre bénéfice. Ce sont eux les innocents dont je parlais.
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Re: L'Islam: une tyrannie ?
Ben, ce seront au pire des martyrs donc ils auront le Paradis ! 
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Re: L'Islam: une tyrannie ?
Tofraziel a écrit:Ben, ce seront au pire des martyrs donc ils auront le Paradis !
C'est justement ce type de raisonnement absurde que tente de résoudre la fatwa.
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Re: L'Islam: une tyrannie ?
GB: deux musulmanes ne peuvent prendre l'avion après leur refus du scanner
Deux musulmanes n'ont pas pu prendre le vol qui devait les conduire du Royaume-Uni au Pakistan après avoir refusé de se soumettre à un scanner corporel, arguant de motifs religieux et médicaux, ont indiqué jeudi des responsables d'un aéroport.
Il s'agirait des premiers cas au Royaume-Uni de personnes n'ayant pu embarquer depuis que les scanners corporels ont été rendus obligatoires le 1er février pour les passagers sélectionnés dans les aéroports en étant équipés.
Elles devaient voyager ensemble le 19 février au départ de l'aéroport de Manchester (nord-ouest de l'Angleterre) à destination d'Islamabad au Pakistan.
"Deux passagères qui étaient enregistrées pour embarquer au terminal 2 ont refusé d'être scannées pour des raisons médicales et religieuses", a expliqué un porte-parole de l'aéroport de Manchester.
"En application des directives du gouvernement en matière de scanners, elles n'ont pas été autorisées à embarquer", a précisé cette source.
Selon l'aéroport, des agents de sécurité ont passé une demi-heure avec les intéressées pour leur expliquer notamment le fonctionnement des scanners, mais elles ont choisi de ne pas monter à bord de l'avion.
L'aéroport de Manchester et celui d'Heathrow à Londres sont les deux seuls du Royaume-Uni à être équipés de scanners corporels. Ce dernier n'a pour l'heure répertorié aucun refus de s'y soumettre.
L'introduction des scanners corporels fait partie des mesures arrêtées pour renforcer la sécurité du trafic aérien au lendemain de l'attentat manqué du jour de Noël contre un avion assurant la liaison Amsterdam-Detroit. Le Nigérian arrêté portait sur lui des explosifs non détectés lors des contrôles habituels.
Environ 5% des passagers au départ de Manchester sont passés au travers des scanners, soit environ 15.000 personnes depuis le 1er février. Il existe quatre motifs pour être scanné: sélection au hasard, à la demande du passager, en cas de test positif à un explosif, si une fouille tactile ne permet pas d'identifier ce qui déclenche le détecteur de métaux.
Les scanners corporels produisent une image très détaillée, jugée trop intrusive par nombre d'associations.
Il s'agirait des premiers cas au Royaume-Uni de personnes n'ayant pu embarquer depuis que les scanners corporels ont été rendus obligatoires le 1er février pour les passagers sélectionnés dans les aéroports en étant équipés.
Elles devaient voyager ensemble le 19 février au départ de l'aéroport de Manchester (nord-ouest de l'Angleterre) à destination d'Islamabad au Pakistan.
"Deux passagères qui étaient enregistrées pour embarquer au terminal 2 ont refusé d'être scannées pour des raisons médicales et religieuses", a expliqué un porte-parole de l'aéroport de Manchester.
"En application des directives du gouvernement en matière de scanners, elles n'ont pas été autorisées à embarquer", a précisé cette source.
Selon l'aéroport, des agents de sécurité ont passé une demi-heure avec les intéressées pour leur expliquer notamment le fonctionnement des scanners, mais elles ont choisi de ne pas monter à bord de l'avion.
L'aéroport de Manchester et celui d'Heathrow à Londres sont les deux seuls du Royaume-Uni à être équipés de scanners corporels. Ce dernier n'a pour l'heure répertorié aucun refus de s'y soumettre.
L'introduction des scanners corporels fait partie des mesures arrêtées pour renforcer la sécurité du trafic aérien au lendemain de l'attentat manqué du jour de Noël contre un avion assurant la liaison Amsterdam-Detroit. Le Nigérian arrêté portait sur lui des explosifs non détectés lors des contrôles habituels.
Environ 5% des passagers au départ de Manchester sont passés au travers des scanners, soit environ 15.000 personnes depuis le 1er février. Il existe quatre motifs pour être scanné: sélection au hasard, à la demande du passager, en cas de test positif à un explosif, si une fouille tactile ne permet pas d'identifier ce qui déclenche le détecteur de métaux.
Les scanners corporels produisent une image très détaillée, jugée trop intrusive par nombre d'associations.
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Re: L'Islam: une tyrannie ?
Deux regroupements américains ont donné le même avis aux Musulmans des USA de refuser les "scanners" corporels. En espérant que les autres feront de même, les "scanners" vont devenir... efficaces et pas chers. Il n'y aura qu'à fabriquer une boite vide et écrire "scanner" dessus! Des "scanners" placebo quoi! 

Normand Choinière- Brigade antisarko

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Re: L'Islam: une tyrannie ?
Chronique d'un raid de barbus à la Fnac, du vécu perso :
http://elrond.over-blog.com/article-quand-des-barbus-debarquent-a-la-fnac-46119165.html
http://elrond.over-blog.com/article-quand-des-barbus-debarquent-a-la-fnac-46119165.html
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Tofraziel- Police de la Pensée

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Re: L'Islam: une tyrannie ?
Tofraziel a écrit:Chronique d'un raid de barbus à la Fnac, du vécu perso :
http://elrond.over-blog.com/article-quand-des-barbus-debarquent-a-la-fnac-46119165.html
Très intéressant et symptomatique Tofra! On peut dire que rendu là, vous êtes dans un maxi-merdier! Ce qui se passe ici, c'est de la "petite bière"... Et plusieurs ne réalisent pas qu'on court quand même dans la même direction que vous.

Normand Choinière- Brigade antisarko

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Re: L'Islam: une tyrannie ?
la méthode de conquête est pourtant bien connue, on est en train de basculer, et l'europe avec... le Kosovo est pourtant là pour nous ouvrir les yeux sur la tolérance islamique ...
c'est à l'état de faire régner l'ordre, il était où ?
c'est à l'état de faire régner l'ordre, il était où ?
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Re: L'Islam: une tyrannie ?
Il est consciencieusement détruit par une élite au pouvoir depuis quelques décennies, cette question.
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"Je ris quand nous enflons notre colère d'homme
Pour empêcher l'enfant de cueillir une pomme,
Et quand nous permettons de faux serments aux rois.
Défends moins tes pommiers et défends mieux tes droits."
Victor Hugo, L'Art d'être grand-père.

Tanityaël- "Le coup passa si près..."
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Re: L'Islam: une tyrannie ?
Mon article est une star du net !
400 visites depuis samedi ! J'ai même eu les félicitations de Sifaoui lui-même sur FB, et un commentaire de son éditrice sur mon blog...
400 visites depuis samedi ! J'ai même eu les félicitations de Sifaoui lui-même sur FB, et un commentaire de son éditrice sur mon blog...

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Re: L'Islam: une tyrannie ?
Tant mieux, ce genre de chose doit se savoir. 
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Pour empêcher l'enfant de cueillir une pomme,
Et quand nous permettons de faux serments aux rois.
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Tanityaël- "Le coup passa si près..."
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Re: L'Islam: une tyrannie ?
Une gloire méritée, tu es un juste tofra, une âme de combattant et de résistant


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Re: L'Islam: une tyrannie ?
.Devenu chrétien, un Égyptien vit un calvaire
Le jeune homme voulait officialiser son changement de religion sur ses papiers d’identité. Considéré comme apostat, il vit dans la clandestinité après avoir reçu des menaces de mort de la part d’extrémistes musulmans
Oui l'Islam n'est qu'une tyrannie.
Je m'oppose donc à l'islamisation de la France et de l'Europe.
Car l'Islam soumet les individus, prône l'inégalité homme-femme.
Mêle politique et religieux.
Place la Loi d'Allah avant la Loi des hommes.
Autorise la bigamie, la répudiation.
Aspire à être partout en Europe à ce que ses fidèles soient jugés par la Loi coranique via la charia.
Pour conclure : l'Islam n'est pas "émancipateur", ni ne libère les individus.

Criquette- ~ Maitre de la Francophonie ~

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Re: L'Islam: une tyrannie ?
Je serais curieux de savoir où tu as trouvé ta définition de l'islam (et d'ailleurs tu as l'air de confondre avec l'Islam)...
Je rappelle aussi que Mohamed Sifaoui, que je défends plus haut et qui combat les islamistes, est lui-même musulman et le revendique...Pourtant il ne prône pas l'inégalité homme-femme, ou ne met pas la loi d'Allah au-dessus de celle des hommes...
Réduire l'islam à ces clichés éculés, c'est un peu comme dire le catholicisme ce sont les Lefévristes...
Je rappelle aussi que Mohamed Sifaoui, que je défends plus haut et qui combat les islamistes, est lui-même musulman et le revendique...Pourtant il ne prône pas l'inégalité homme-femme, ou ne met pas la loi d'Allah au-dessus de celle des hommes...
Réduire l'islam à ces clichés éculés, c'est un peu comme dire le catholicisme ce sont les Lefévristes...
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« Lorsque dans le silence de l’abjection l’on entend plus retentir que la chaîne de l’esclave et la voix du délateur, lorsque tout tremble devant le tyran et qu’il est aussi dangereux d’encourir sa faveur que de mériter sa disgrâce, l’historien paraît, chargé de la vengeance des peuples. C’est en vain que Néron prospère, Tacite est déjà né dans l’Empire. » (Chateaubriand)

Tofraziel- Police de la Pensée

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Re: L'Islam: une tyrannie ?
Il ne faut donc pas généraliser. L'apostasie n'est pas traitée aussi violemment dans les pays démocratiques.
C'est la raison pour laquelle autant d'intellectuels musulmans fuient leur pays pour demander la protection des états européens.
Mais, même en France, les musulmans laïques ou apostats, voient leurs sites internet supprimés.
Aussi ne faut-il pas s'étonner que l'on ne les entendent pas davantage lorsqu'il s'agit de s'opposer aux dérives islamistes.
On leur a fermé le bec !
"Les fondateurs de ces mouvements ont en commun le sentiment d'avoir été trahis par les pouvoirs publics qui, disent-ils, auraient privilégié les organisations islamiques pour « acheter la paix sociale ».
http://www.coranix.org/203sat/musulmans_laiques.htm

Criquette- ~ Maitre de la Francophonie ~

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Re: L'Islam: une tyrannie ?
Si on n'entend pas les musulmans laïques c'est aussi parce que pour les medias il est bien plus tentant d'inviter Tariq Ramadan pour faire de l'audimat, qu'un Soheib Bencheikh ou un Abdennour Bidar...
Et c'est vrai que les pouvoirs publics ont favorisé les extrémistes, en particulier un certain NS qui a ouvert grand les portes du CFCM à l'UOIF...
Et c'est vrai que les pouvoirs publics ont favorisé les extrémistes, en particulier un certain NS qui a ouvert grand les portes du CFCM à l'UOIF...
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Tofraziel- Police de la Pensée

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Re: L'Islam: une tyrannie ?
Bien écrit ton article Tofra !
Du coup ça m'a donné envie d'acheter le livre, il est bien ?

Prim- Rillette libérale

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Re: L'Islam: une tyrannie ?
Oui, il est pas mal, surtout si on ne connait pas trop ces sujets. 
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Tofraziel- Police de la Pensée

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Re: L'Islam: une tyrannie ?
La Malaisie se déchire au nom d'Allah
Par Florence Compain 03/02/2010 LeFigaro

Par Florence Compain 03/02/2010 LeFigaro

La semaine dernière, des extrémistesont vandalisé l'église Sainte-Elizabethdans la ville touristique de Kota Tinggi, dans l'État de Johor.
Les actes de vandalisme contre les lieux de culte se multiplient et les relations entre musulmans et chrétiens s'enveniment.
Ils tendent leurs paumes vers un Christ auréolé de rose fluo et ils pleurent. De leurs prières, des mots s'échappent : «cocktail Molotov», «stupeur», «liberté religieuse menacée». La brume ne s'est pas encore dissipée sur les faubourgs de Kuala Lumpur, mais, dans l'église de l'Assomption, vandalisée il y a peu, les paroissiens sont venus nombreux pour évoquer la «querelle d'Allah».
La Malaisie est secouée par une vague de violences inédites contre ses églises. En quelques jours, onze lieux de culte ont été la cible d'attaques et de dégradations. Au départ de la polémique qui divise le pays : The Herald. Cet hebdomadaire catholique local revendique le droit d'user, pour désigner Dieu, du terme d'«Allah» dans son édition de langue malaise, destinée aux fidèles de l'île de Bornéo. À l'issue d'une longue bataille juridique, la Haute Cour de Kuala Lumpur a autorisé, le 30 décembre dernier, les non-musulmans à utiliser le nom «Allah» dans leurs écrits. Mais, face à la colère de groupes islamiques et aux pressions du gouvernement, qui a agité la menace de tensions interconfessionnelles, cette même cour a suspendu son autorisation le 6 janvier dans l'attente d'un jugement en appel.
Dans l'église de l'Assomption, sous des ventilateurs qui peinent à dissiper la moiteur de l'été tropical permanent, le ton du sermon du révérend Larry Tan est ferme : «Si nous cédons sur ce point, nous ne cesserons de perdre du terrain pour notre pratique religieuse.»
Changement de décor : à la sortie de la mosquée Asy-Shyakirin, à deux pas des tours jumelles Petronas, emblème de la modernité malaisienne, Muhammad Faisal Abdul Aziz, président d'une association d'étudiants musulmans, explique que l'emploi du terme «Allah» par les chrétiens est susceptible de «créer la confusion et favoriser le prosélytisme». «Où s'arrêteront les chrétiens ? Bientôt, ils vont appeler leur église la maison d'Allah et leur Bible, les versets d'Allah». Derrière lui, un homme bedonnant, ne décolère pas : «Allah n'appartient qu'aux musulmans.» Peu lui importe que dans la plupart des pays arabophones, le mot «Allah» désigne à la fois le mot «dieu» et le Dieu de l'islam et qu'il soit utilisé par les non-musulmans. «En Malaisie, l'usage du nom d'Allah est une exclusivité musulmane», insiste-t-il.
«La religion est devenue un facteur de division de notre société», estime l'analyste politique, Chandra Muzaffar. La Malaisie qui était autrefois une nation multiraciale unie est aujourd'hui tiraillée entre ses trois communautés ethniques : les Malais musulmans (60 % des 28 millions d'habitants du pays) et les minorités chinoises et indiennes, réparties entre chrétiens (9 %), bouddhistes et hindouistes.
Derrière «l'absurdité de cette histoire de sémantique», c'est l'islamisation de la société et du débat public qui inquiète le père Lawrence Andrew, directeur du journal catholique au cœur de la polémique. «Cette mainmise sur le mot d'“Allah” est une façon de réaffirmer l'identité et la prééminence politique des Malais, estime-t-il. C'est dans la même veine que la notion de “suprématie malaise”, dont le gouvernement nous rebat les oreilles.»
Anwar Ibrahim, principal opposant du pays, y voit également «une manipulation de la question religieuse». «Ce rigorisme affiché par l'Umno, la coalition gouvernementale sclérosée et gangrenée par la corruption, est une tentative désespérée de se faire passer pour un parti islamique et récupérer l'électorat malais conservateur qui l'a déserté au dernier scrutin», explique le chef de l'opposition parlementaire.
Pour Aziz Bari, spécialiste de droit constitutionnel, l'explication tient aussi dans la Constitution du pays, un texte quelque peu ambigu qui garantit la liberté de religion, mais qualifie l'islam de religion officielle. «Dans un pays où la Constitution met en équation les identités malaise et musulmane, la ligne de démarcation entre la race et la religion ne peut être que floue», estime l'universitaire.
Dans cette ambiance délétère, la Malaisie a du mal à échapper au poids des divisions communautaires : sur le campus de l'université islamique internationale, les discussions sur la supériorité et l'identité malaises nourrissent la haine contre les «pilleurs chrétiens». Et l'ostracisme des non-musulmans est tel qu'ils perdent leur sentiment d'appartenance à ce pays qu'ils considéraient jadis comme le leur. L'implosion guette un pays, dévoré par le démon identitaire.
Les actes de vandalisme contre les lieux de culte se multiplient et les relations entre musulmans et chrétiens s'enveniment.
Ils tendent leurs paumes vers un Christ auréolé de rose fluo et ils pleurent. De leurs prières, des mots s'échappent : «cocktail Molotov», «stupeur», «liberté religieuse menacée». La brume ne s'est pas encore dissipée sur les faubourgs de Kuala Lumpur, mais, dans l'église de l'Assomption, vandalisée il y a peu, les paroissiens sont venus nombreux pour évoquer la «querelle d'Allah».
La Malaisie est secouée par une vague de violences inédites contre ses églises. En quelques jours, onze lieux de culte ont été la cible d'attaques et de dégradations. Au départ de la polémique qui divise le pays : The Herald. Cet hebdomadaire catholique local revendique le droit d'user, pour désigner Dieu, du terme d'«Allah» dans son édition de langue malaise, destinée aux fidèles de l'île de Bornéo. À l'issue d'une longue bataille juridique, la Haute Cour de Kuala Lumpur a autorisé, le 30 décembre dernier, les non-musulmans à utiliser le nom «Allah» dans leurs écrits. Mais, face à la colère de groupes islamiques et aux pressions du gouvernement, qui a agité la menace de tensions interconfessionnelles, cette même cour a suspendu son autorisation le 6 janvier dans l'attente d'un jugement en appel.
Dans l'église de l'Assomption, sous des ventilateurs qui peinent à dissiper la moiteur de l'été tropical permanent, le ton du sermon du révérend Larry Tan est ferme : «Si nous cédons sur ce point, nous ne cesserons de perdre du terrain pour notre pratique religieuse.»
Changement de décor : à la sortie de la mosquée Asy-Shyakirin, à deux pas des tours jumelles Petronas, emblème de la modernité malaisienne, Muhammad Faisal Abdul Aziz, président d'une association d'étudiants musulmans, explique que l'emploi du terme «Allah» par les chrétiens est susceptible de «créer la confusion et favoriser le prosélytisme». «Où s'arrêteront les chrétiens ? Bientôt, ils vont appeler leur église la maison d'Allah et leur Bible, les versets d'Allah». Derrière lui, un homme bedonnant, ne décolère pas : «Allah n'appartient qu'aux musulmans.» Peu lui importe que dans la plupart des pays arabophones, le mot «Allah» désigne à la fois le mot «dieu» et le Dieu de l'islam et qu'il soit utilisé par les non-musulmans. «En Malaisie, l'usage du nom d'Allah est une exclusivité musulmane», insiste-t-il.
«La religion est devenue un facteur de division de notre société», estime l'analyste politique, Chandra Muzaffar. La Malaisie qui était autrefois une nation multiraciale unie est aujourd'hui tiraillée entre ses trois communautés ethniques : les Malais musulmans (60 % des 28 millions d'habitants du pays) et les minorités chinoises et indiennes, réparties entre chrétiens (9 %), bouddhistes et hindouistes.
Derrière «l'absurdité de cette histoire de sémantique», c'est l'islamisation de la société et du débat public qui inquiète le père Lawrence Andrew, directeur du journal catholique au cœur de la polémique. «Cette mainmise sur le mot d'“Allah” est une façon de réaffirmer l'identité et la prééminence politique des Malais, estime-t-il. C'est dans la même veine que la notion de “suprématie malaise”, dont le gouvernement nous rebat les oreilles.»
Anwar Ibrahim, principal opposant du pays, y voit également «une manipulation de la question religieuse». «Ce rigorisme affiché par l'Umno, la coalition gouvernementale sclérosée et gangrenée par la corruption, est une tentative désespérée de se faire passer pour un parti islamique et récupérer l'électorat malais conservateur qui l'a déserté au dernier scrutin», explique le chef de l'opposition parlementaire.
Pour Aziz Bari, spécialiste de droit constitutionnel, l'explication tient aussi dans la Constitution du pays, un texte quelque peu ambigu qui garantit la liberté de religion, mais qualifie l'islam de religion officielle. «Dans un pays où la Constitution met en équation les identités malaise et musulmane, la ligne de démarcation entre la race et la religion ne peut être que floue», estime l'universitaire.
Dans cette ambiance délétère, la Malaisie a du mal à échapper au poids des divisions communautaires : sur le campus de l'université islamique internationale, les discussions sur la supériorité et l'identité malaises nourrissent la haine contre les «pilleurs chrétiens». Et l'ostracisme des non-musulmans est tel qu'ils perdent leur sentiment d'appartenance à ce pays qu'ils considéraient jadis comme le leur. L'implosion guette un pays, dévoré par le démon identitaire.
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Homo Sapiens Sapiens

maxi- Humanité une et indivisible

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