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les limites de low cost

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les limites de low cost

Message par maxi le Dim 7 Mar - 9:03

Le yaourt low-cost de Danone a fait splash


Packaging raté, prix faussement cassé, gélatine de porc dans la recette : l’Eco Pack à 1 euro se voulait l’arme anticrise du géant français des produits laitiers. Il a manqué sa cible

C'est ce qui s’appelle pédaler dans le yaourt. Après l’arrêt de Senja, puis d’Essensis au printemps 2009, Danone vient d’essuyer un nouvel échec : sa barquette de 6 pots à 1 euro, baptisée Eco Pack, a quitté les linéaires en septembre dernier, un an seulement après son arrivée. Un retrait express et en catimini qui tranche avec l’énorme buzz médiatique dont elle avait bénéficié à sa sortie.

Pour la première fois en France, le roi du yaourt haut de gamme – Actimel, Activia, Danacol… – s’aventurait en effet dans le low-cost avec quatre références : nature, sucré, arôme vanille et fraise. «Danone doit couvrir le spectre entier du pouvoir d’achat», justifiait alors Franck Riboud, le patron. La nouvelle, révélée par «Le Figa­-ro», fit le tour des gazettes, jusqu’au «Financial Times». Présenté comme l’arme anticrise de Danone, l’Eco Pack eut même les honneurs du 20 Heures de France 2, avec gros plans sur le logo et interview du directeur marketing, Olivier Delamea.

Un battage que le groupe se défend d’avoir orchestré. «Nous n’avons pas dépensé 1 euro en pub», précise-t-on au siège. Il n’empêche : en pleine récession, cette offre à bas prix d’une grande marque réputée chère pouvait difficilement passer inaperçue. Las… Après un pic en décembre 2008 – 75 tonnes écoulées pour la version sans sucre, 22 tonnes pour la ­version sucrée – les ventes n’ont cessé de dégringoler.

A en croire le géant des desserts, ce fiasco n’aurait qu’une seule explication : les distributeurs n’ont pas ou ont mal référencé cette nouveauté par crainte de concurrencer leurs propres marques, qui s’arrogent aujourd’hui 37% de part de marché sur l’ensemble du rayon. Trois mois après son lancement, moins d’un hyper sur deux ­proposait Eco Pack. Leclerc, Monoprix et Auchan, notamment, ont boudé la trouvaille.
Mais le procès en sorcellerie instruit par Danone fait sourire toutes les enseignes, même celles, comme Système U, qui ont joué le jeu.

«Nous sommes des gens pragmatiques, rappelle un responsable des "nouveaux commerçants" : si les clients avaient plébiscité Eco Pack, on l’aurait gardé. Visiblement, ils n’en ont pas vu l’intérêt.» Consultant en alimentaire et président du cabinet XTC, ­Xavier Terlet renchérit : «Le propre d’une innovation, c’est d’apporter un bénéfice au consommateur. Dans le cas présent, il n’y avait rien.» Pire : bricolé en quelques semaines par les équipes de Danone, quand un énième parfum de Danette nécessite à lui seul dix-huit mois de travail, ce yaourt fleurait ­surtout l’attrape-gogos…

Première manip : le prix. Affiché en gros sur l’emballage, l’euro symbolique promettait une bonne affaire. Mais les pots, d’un format rigoureusement identique à ceux d’un Danone classique, contenaient moins de produit : 115 grammes contre 125 grammes. «A moins de comparer les poids nets inscrits en petit sur l’emballage, on n’y voyait que du feu», regrette Charles Pernin, chargé de mission à la CLCV, une association de consommateurs. Au final, l’Eco Pack coûtait plus cher au kilo que son cousin sans sucre en barquette de douze : 1,45 euro, contre 1,39. Un comble !


Comment nos chers québécois appellent ils le "low cost" ?

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Re: les limites de low cost

Message par Normand Choinière le Dim 7 Mar - 16:01

Il n'y a pas, dans cet extrait, que "low cost", il y a "splash", "packaging", "Eco pack", "buzz", "interview", "marketing".... Une vraie logorrhée!

Le "low cost", c'est du yaourt à faible prix, économique, à prix régulier, standard etc... Selon le contexte et ce dont on veut parler précisément. Il n'y a aucune raison à utiliser l'anglais qui n'apporte rien ni ne clarifie rien.

Idem pour votre chiant "people" qui en est rendu à semer la plus grande confusion alors qu'il existe plein de mots français pour traduire avec bien plus de précision la réalité la réalité dont, le premier, "populaire"!

Et le fameux "start up"!!!! Peut-on avoir plus stupide? Personne, ici, ne l'utilise ni ne comprend d'ailleurs l'usage que vous en faites alors qu'il y a tout simplement le "démarrage" d'entreprise. C'est clair, explicite et français.

S'il y a quelque chose qui fait du français une langue exceptionnelle et supérieure à l'anglais, c'est justement la richesse, l'étendue et la précision de son vocabulaire qui permet de nuancer et moduler son intention, son expression de façon exceptionnelle.

Vous êtes une bande de colonisés béats!!! Et je suis... gentil!

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Re: les limites de low cost

Message par Tofraziel le Dim 7 Mar - 16:05

Les colonisés béats sont indépendants eux, les Québécois se contentent de critiquer de façon pavlovienne bien au chauds dans le Canada anglophone, et ne veulent surtout pas prendre le risque de l'indépendance...

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Re: les limites de low cost

Message par maxi le Dim 7 Mar - 18:16

Comme l'avait signalé Mr Juppé, il existe bien une anglolâtrie chez nos élites, elle ne tombe pas du ciel, c'est normal puisque la majorité des écoles de commerce terminent leurs cursus en anglais, et bien évidemment les publicitaires sont complètement américanisés, les conseils d'administration se font de plus en plus en anglais, aussi c'est un véritable raz de marée.

Mais ça reste une problématique planétaire
, la France n'est pas la pire loin de là, l'Europe du nord ou l'Allemagne en sont presque au bilinguisme, chez nous c'est plutôt une mode, au quotidien tlm parle français, sauf les banlieusards, et tlm se comprend

Quant aux Québécois, vous avez un sacré mérite d'avoir préservé notre langue, mais vous en avez créé une autre et sur la durée je pense que vous aurez de plus en plus de mal à résister.

Vous êtes une province du Canada, alors que nous nous sommes devenus une province de la colonie US d'Europe...

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Le low cost est un système de commerces alimentaires à bas prix, avec de faibles prestations commerciales, on appelle ça aussi Discount, pour parler français Laughing

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Re: les limites de low cost

Message par Normand Choinière le Mar 9 Mar - 2:01

Vous voyez combien l'anglais est imprécis. On peut donner, en français, bien des sens à 'low cost". Le franâis est bien plus précis et quand vous avalez les mots anglais vous diminuez le français

On ne dit à peu près jamais "discount store"... bien qu'on en comprenne le sens. On dit quelques fois magasin à escompte (peut-être un anglicisme... à la marge, à votre avis? Mais on le dit.), magasins à rabais, magasin à prix de gros.

On accole aussi le "en gros" quand on parle d'un magasin particulier comme "Bureau en gros" qui est la marque de commerce du géant américain "Staples". Beaucoup de commerces anglophones et américains ont soit traduit ou "enrobé" de mots français les marques de commerce anglaises afin de satisfaire aux exigences de la législation québécoise sur la langue.

Au fait, je suis tout à fait optimiste et très optimiste sur la pérennité du français au Québec. La situation est de beaucoup meilleure qu'elle était dans le passé. Incomparablement meilleure, ce qui ne signifie pas qu'il faille être vigilent et pro-actifs. La bataille ne sera jamais totalement gagnée. De plus la qualité de la langue s'améliore, alors que chez vous, c'est autre chose.

De plus en plus d'anglophone s'expriment en français et même les immigrants non francophones qui choisissent l'anglais (maintenant en minorité) sont bilingues.

Alors qu'il y a 40 ans, il n'y avait pas 20% des anglophones qui étaient bilingues et que la majorité des immigrants choisissaient l'anglais, 70% des anglophones sont, aujourd'hui bilingues. Et les immigrants qui choisissent l'anglais sont aussi, à près de 70%, bilingues.

Avec environ 80% de la population francophone de souche, les mariages ou unions les mariages "mixtes" se soldent par la francisation des enfants à quelque chose comme 80-90%.

Tout est en place pour une diminution à long terme des anglophones et allophones, d'autant plus que notte immigration est maintenant très ciblée vers les pays francophones ou francophiles.

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Re: les limites de low cost

Message par cambronne le Mar 9 Mar - 12:27

Normand Choinière a écrit: les pays francophiles.


lesquels ?

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Re: les limites de low cost

Message par Normand Choinière le Mar 9 Mar - 19:45

cambronne a écrit:
Normand Choinière a écrit: les pays francophiles.


lesquels ?


Tous ceux qui font partie de la francophonie... de la Roumanie au Vietnam, tous les pays de l'Amérique du sud et de l'Amérique centrale, certains pays des Caraïbes qui comme plusieurs pays... musulmans ou africains s'intègrent d'emblée à la majorité francophone du Québec. Mais on n'a rien à espérer de Indiens, des Pakistanais, des Afghans, des gens des Philippines. de la Malaisie etc...

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