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3 mars 1924 les Turcs abolissent le Califat
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Re: 3 mars 1924 les Turcs abolissent le Califat
Dans "Le sort de l'Empire Ottoman" de Mandelstam ( 1917 ) ...
http://www.archive.org/stream/lesortdelempireo00manduoft
... on se rend compte que l'avènement de la République turque resprésentait la fin des exactions des fanatiques musulmans de l'empire ottoman
____________
La Société des Nations et les Puissances devant LE PROBLÈME ARMÉNIEN
[...]
Facteurs qui ont déterminé l’abandon des revendications arméniennes par les Puissances alliées
Si l’on compare le traité de Sèvres qui a réalisé l’indépendance de l’Arménie avec celui de Lausanne qui a rejeté jusqu’à son autonomie, on constate dans ce dernier, à côté de cet abandon de la cause arménienne, la disparition ou la modification en faveur de la Turquie d’un grand nombre des clauses qui avaient marqué la victoire alliée. La Turquie qui recouvre Smyrne et la Thrace orientale demeure, il est vrai, amputée des provinces syriennes et arabes. Mais à cette Turquie réduite les Alliés non seulement ont consenti à Lausanne l’abandon de la tutelle financière et du contrôle militaire imposés par le traité de Sèvres, mais lui ont encore accordé la suppression des Capitulations et la renonciation à une grande partie des droits ou privilèges qui leur appartenaient dans le domaine financier ou économique. Sans qu’aucune amélioration apparente eût été apportée à son régime public et dans beaucoup de cas sans aucune transition, les Alliés ont sacrifié la plupart des garanties qui, avant leur victoire, avaient été jugées indispensables à l’activité étrangère dans les pays turcs.
Nous avons exposé, au cours de cette étude, dans l’ordre historique, les facteurs qui nous semblent avoir créé cette situation paradoxale. Il nous paraît maintenant possible de dégager de nos constatations les conclusions générales suivantes :
[...]
http://www.imprescriptible.fr/mandelstam/c18/p2
________
La SDN n'a pas été à la hauteur dans ses ambitions de paix éternelle et universelle, hélas.
http://www.archive.org/stream/lesortdelempireo00manduoft
... on se rend compte que l'avènement de la République turque resprésentait la fin des exactions des fanatiques musulmans de l'empire ottoman
____________
La Société des Nations et les Puissances devant LE PROBLÈME ARMÉNIEN
[...]
Facteurs qui ont déterminé l’abandon des revendications arméniennes par les Puissances alliées
Si l’on compare le traité de Sèvres qui a réalisé l’indépendance de l’Arménie avec celui de Lausanne qui a rejeté jusqu’à son autonomie, on constate dans ce dernier, à côté de cet abandon de la cause arménienne, la disparition ou la modification en faveur de la Turquie d’un grand nombre des clauses qui avaient marqué la victoire alliée. La Turquie qui recouvre Smyrne et la Thrace orientale demeure, il est vrai, amputée des provinces syriennes et arabes. Mais à cette Turquie réduite les Alliés non seulement ont consenti à Lausanne l’abandon de la tutelle financière et du contrôle militaire imposés par le traité de Sèvres, mais lui ont encore accordé la suppression des Capitulations et la renonciation à une grande partie des droits ou privilèges qui leur appartenaient dans le domaine financier ou économique. Sans qu’aucune amélioration apparente eût été apportée à son régime public et dans beaucoup de cas sans aucune transition, les Alliés ont sacrifié la plupart des garanties qui, avant leur victoire, avaient été jugées indispensables à l’activité étrangère dans les pays turcs.
Nous avons exposé, au cours de cette étude, dans l’ordre historique, les facteurs qui nous semblent avoir créé cette situation paradoxale. Il nous paraît maintenant possible de dégager de nos constatations les conclusions générales suivantes :
Les Alliés ont commis la lourde faute initiale de ne pas avoir pris envers la Turquie les précautions nécessaires pour rendre impossible toute résistance ultérieure à leurs volontés. L’armistice de Lemnos a laissé les Turcs maîtres de l’Anatolie et l’absence d’un contrôle efficace des Alliés sur le désarmement stipulé a permis l’éclosion et l’organisation du mouvement nationaliste. Ce mouvement aurait pu être considéré comme légitime s’il n’avait tendu qu’à la pleine indépendance d’une Turquie ethnographique. Mais le Kémalisme s’est installé au cœur même de l’Arménie et a, dès ses débuts, proclamé son opposition violente à toutes les aspirations arméniennes garanties par les Puissances ; et, malgré cela, ces dernières n’ont pris aucune mesure pour lui imposer leurs volontés quand la chose était encore comparativement facile.
[...]
http://www.imprescriptible.fr/mandelstam/c18/p2
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La SDN n'a pas été à la hauteur dans ses ambitions de paix éternelle et universelle, hélas.
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Mens Totvm Corivm

Bruno- Retiarivs Virtvalis

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Re: 3 mars 1924 les Turcs abolissent le Califat
La question des détroits en Turquie.
[...]
À partir de là, pendant un siècle et demi, ce que l’on a appelé la «question d’Orient», le démembrement progressif de l’Empire ottoman sous les coups des grandes puissances et des mouvements nationaux dans les Balkans, s’est doublée plus précisément d’une «question des Détroits». Il ne nous appartient pas d’en retracer ici l’historique détaillé (voir en turc Tukin, 1947, et en français les chapitres XI à XIV de Mantran, 1989), mais de rappeler qu’elle a vu alterner, en fonction des alliances et des rapports de force internationaux, des périodes d’ouverture et de fermeture des Détroits aux navires de guerre, et d’indiquer les résultats des épisodes les plus récents (Macfie, 1993).
À l’issue de la Première Guerre mondiale, à la suite de la défaite de l’Empire ottoman, les Détroits furent placés sous le contrôle d’une Commission internationale des Détroits. Après la victoire turque dans la guerre gréco-turque de 1920-1922, le traité de Lausanne (24 juillet 1923) établit par une convention particulière la démilitarisation des Détroits et la liberté de passage et de navigation, tout en conservant la Commission internationale, désormais présidée par un délégué turc.
Enfin la Convention de Montreux du 20 juillet 1936 a défini les bases du système actuel: la Turquie a retrouvé la pleine souveraineté sur les deux rives des Détroits et le droit d’y installer des forces militaires; la Commission internationale a été supprimée; les navires de commerce ont le droit de libre circulation de jour comme de nuit, tandis que le passage des navires de guerre en temps de guerre est interdit, sauf en exécution d’une décision de la Société des Nations ou d’un accord duquel la Turquie serait partie prenante.
[...]
http://www.erudit.org/revue/cgq/2004/v48/n135/011795ar.html
__________
La situation géographique particulière de la Turquie a déterminé décisivement son positionnement politique et diplomatique et ce tout au long de l'Histoire.
Il est interressant de noter comment la libre circulation des marchandises fut et reste encore ajd la seule solution viable pour des rapports harmonieux et surtout durables avec nos amis et voisins Turcs.
La Turquie est à la croisée de deux grandes voies de communications pour s'ouvrir vers le monde civilisé, l'une maritime par les Dardanelles, l'autre terrestre ( pontique ) via essentiellement Istanbul. Ça personne ne pourra jamais le changer et le Traité de Lausanne ( 1923 ) fut l'esquisse d'un début de résolution des conflits que cet état de fait était susceptible d'engendrer. C'était déjà un embryon de communauté économique avec l'Europe.
[...]
À partir de là, pendant un siècle et demi, ce que l’on a appelé la «question d’Orient», le démembrement progressif de l’Empire ottoman sous les coups des grandes puissances et des mouvements nationaux dans les Balkans, s’est doublée plus précisément d’une «question des Détroits». Il ne nous appartient pas d’en retracer ici l’historique détaillé (voir en turc Tukin, 1947, et en français les chapitres XI à XIV de Mantran, 1989), mais de rappeler qu’elle a vu alterner, en fonction des alliances et des rapports de force internationaux, des périodes d’ouverture et de fermeture des Détroits aux navires de guerre, et d’indiquer les résultats des épisodes les plus récents (Macfie, 1993).
À l’issue de la Première Guerre mondiale, à la suite de la défaite de l’Empire ottoman, les Détroits furent placés sous le contrôle d’une Commission internationale des Détroits. Après la victoire turque dans la guerre gréco-turque de 1920-1922, le traité de Lausanne (24 juillet 1923) établit par une convention particulière la démilitarisation des Détroits et la liberté de passage et de navigation, tout en conservant la Commission internationale, désormais présidée par un délégué turc.
Enfin la Convention de Montreux du 20 juillet 1936 a défini les bases du système actuel: la Turquie a retrouvé la pleine souveraineté sur les deux rives des Détroits et le droit d’y installer des forces militaires; la Commission internationale a été supprimée; les navires de commerce ont le droit de libre circulation de jour comme de nuit, tandis que le passage des navires de guerre en temps de guerre est interdit, sauf en exécution d’une décision de la Société des Nations ou d’un accord duquel la Turquie serait partie prenante.
[...]
http://www.erudit.org/revue/cgq/2004/v48/n135/011795ar.html
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La situation géographique particulière de la Turquie a déterminé décisivement son positionnement politique et diplomatique et ce tout au long de l'Histoire.
Il est interressant de noter comment la libre circulation des marchandises fut et reste encore ajd la seule solution viable pour des rapports harmonieux et surtout durables avec nos amis et voisins Turcs.
La Turquie est à la croisée de deux grandes voies de communications pour s'ouvrir vers le monde civilisé, l'une maritime par les Dardanelles, l'autre terrestre ( pontique ) via essentiellement Istanbul. Ça personne ne pourra jamais le changer et le Traité de Lausanne ( 1923 ) fut l'esquisse d'un début de résolution des conflits que cet état de fait était susceptible d'engendrer. C'était déjà un embryon de communauté économique avec l'Europe.
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Bruno- Retiarivs Virtvalis

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Re: 3 mars 1924 les Turcs abolissent le Califat
Je remonte ce sujet, car c'est ici que nous avions fait la meilleure analyse de la question arménienne.
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Bruno- Retiarivs Virtvalis

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